Petit éloge du slow travel : quelques jours de printemps à Munich

8 février 2018

 

En ce moment, j’ai l’impression que je coche la case de nombreuses « premières fois » sur ce blog.

La première fois où… je lance une rubrique « Lectures » (merci de vos retours si enthousiastes !).

La première fois où… je publie régulièrement depuis à peu près dix ans (on y croit pour la suite).

La première fois où… j’arrive à répondre à (presque) tous les commentaires depuis au moins cent ans (j’adore vraiment vous lire) (bon, pour les courriels, ça ne marche pas aussi bien)

La première fois où… je me décide enfin à partager mes voyages.

 

Le voyage-consommation

Partager les petits bouts du monde où j’ai mis les pieds me trotte dans la tête depuis très longtemps. Je l’avais déjà un petit peu fait lors de mon premier voyage à Montréal (ici et ), mais j’avais toujours hésité à réitérer l’expérience. Pourtant, je suis géographe, j’aime voyager, j’ai fait de nombreux terrains à l’étranger et je ne peux nier que découvrir de nouveaux endroits, palper l’atmosphère d’un lieu, baragouiner trois mots appris quelques minutes auparavant, saisir une société dans ses déambulements quotidiens me plaît beaucoup. Néanmoins, je ne peux m’empêcher de ressentir un profond malaise devant la propulsion du voyage comme nouveau besoin. Internet regorge de week-ends par-ci par-là. De billets d’avion à prix cassés. De fuites d’une petite vie trop ennuyeuse sans le piment de l’étranger. De marques qui invitent et paient trajet, hôtel et dîner. Le voyage est promu et sur-promu. Ne pas voyager, d’ailleurs, ce serait ne pas faire preuve de curiosité, être trop casanier. Plutôt que reprendre le dessus sur un quotidien chiffré, rentabilisé, capitalisé, on s’évade en fin de semaine, tiens, regarde, il y avait une promo de dernière minute, ç’aurait été fou de ne pas en profiter. On reste un jour, deux jours, on court, on consomme, on immortalise, on storyse, et puis c’est déjà le moment de repartir vers un lundi métro boulot dodo. Ce n’est pas grave, on remettra cela dans quinze jours.

Ces voyages éclairs, ces voyages dévorés, ces voyages en direct sur smartphone me gênent. Le voyage est devenu un objet de consommation comme un autre et ne pas se prêter au jeu du week-end à l’étranger, c’est comme ne pas avoir le dernier gadget à la mode, le rouge à lèvres dernier cri. Au-delà du coût écologique évident des ces trajets à gogo, le voyage-consommation est, plus que jamais, reflet des inégalités sociales. Car tout le monde ne peut se payer un week-end à Barcelone, Katmandou ou Saint-Tropez. Les petites cases colorées sur Instagram suscitent l’envie et le soleil des uns devient la pluie grise des autres. Pourtant, le voyage est-il vraiment un besoin ? Ne pas aller à l’étranger, c’est être trop borné·e ? A-t-on vraiment besoin de voyager pour être heureux·se ? 

 

Voyager lentement

Soyons clairs, je ne veux pas juger les personnes qui partent beaucoup et partagent leurs épopée en direct de l’autre bout du monde. Moi même ai-je partagé sur les réseaux sociaux mes voyages au fur et à mesure que je les faisais et je continue (à moindre mesure) de le faire. Mon travail me donne l’occasion de souvent partir à l’étranger. Je me sens tiraillée. En créant cette rubrique, vais-je inspirer la curiosité ou créer de faux besoins ? Ouvrir des perspectives ou susciter l’envie ? Le risque est là. Je ne veux pas non plus donner l’impression qu’il n’y a qu’une bonne manière de voyager et, à la manière de ces touristes prétentieux·ses, râler sur le trop grand nombre de touristes qui les entourent. Chacun·e voyage comme iel l’entend et je n’aurais pas la prétention d’ériger une manière de voyager en modèle.

J’aime, personnellement, voyager lentement. J’essaie dans mes voyages de ne pas participer à cette course au week-end, ce rythme effréné, ces cases à cocher en fin de journée. Je suis une amoureuse inconditionnée du « slow travel ». Mes voyages de plaisir sont rares et longs. J’aime me poser plusieurs semaines quelque part plutôt que courir à droite à gauche en 24h chrono. Je n’aime pas les road-trips tant vantés, ces longues heures de voiture qui s’achèvent en un claquement de portière sitôt le panorama photographié. J’aime déguster les lieux. J’aime en sentir doucement l’atmosphère, apprendre à les découvrir petit à petit, comme un cadeau que l’on ouvre jour après jour. Et tant pis si je n’ai pas tout vu, pas tout coché. J’essaie également de partir pour des raisons précises : rendre visite à ma famille en Asie, profiter d’une conférence, aller voir des ami·e·s. Pas « partir pour partir », mais partir parce que cela fait sens pour moi, pour renforcer des liens, profiter d’une occasion.

Je suis cependant loin d’être parfaite. Je prends l’avion bien plus que je ne le souhaite. Je suis souvent tentée, au cœur de l’hiver, de filer voir si l’atmosphère n’est pas un peu plus douce ailleurs. J’ai soif de découvertes, de nouveauté. Et si j’aime profondément le quotidien où il ne se passe rien, la routine casanière qui m’attache à mon chez-moi et me permet d’apprivoiser des jours qui filent trop vite, l’éternel retour des mêmes choses, des mêmes rythmes, des mêmes dimanches, il arrive toujours un moment où mon désir d’ailleurs reprend. J’ai envie de découvrir la région qui m’entoure, je me surprends à rêver vivre dans de nouvelles contrées, moi qui n’ai fait que déménager et vivre à l’étranger ces dernières années. Bref, j’ai aussi la bougeotte innée.

 

Vous voilà donc au courant de mes hésitations, de mes contradictions. Mon envie de vous montrer ces jolis endroits que je ne veux pas garder pour moi. Ces photos qui attendent sagement dans leur coin, comme une collection de timbres empoussiérés. Ces moments que j’égrène un à un sur le fil imaginaire de mon collier baladeur. Ces adresses que j’ai aimées parfois et que je vous conseillerais volontiers, ici et là. Ces petits bouts d’horizon à partager. Et ces fleurs, car j’aime les fleurs.

 

 

Je suis partie fin mars dernier à Munich pour une petite semaine. J’ai un très joli souvenir de ce voyage qui a, lui aussi, été marqué par plusieurs premières fois. C’était notamment la première fois depuis près de sept ans que j’accompagnais mon conjoint en conférence. Je ne sais pas pourquoi nous avons tant attendu avant de réitérer l’expérience. Il est vraiment plaisant de pouvoir joindre l’utile à l’agréable et de grappiller quelques heures de balades par-ci par-là, loin des péripéties de la vie universitaire.

C’était la première fois aussi que je revenais en Allemagne, après l’avoir quittée deux ans auparavant et y avoir habité bien longtemps. J’aime énormément l’Allemagne et je pourrais volontiers m’y établir à vie. J’aime son atmosphère calme, accueillante et alternative (même si parfois un bon brin conservatrice, je le reconnais volontiers). J’aime que la conscience écologique y soit si développée (sauf pour le vrac en magasin bio, snif). J’aime que le harcèlement de rue y soit inexistant. J’aime que les restaurants végés pullulent au coin des rues. J’aime sa langue si riche et précise. J’aime aussi l’Allemagne, bien sûr, car elle me fait penser à celui qui partage ma vie.

Ce voyage, c’était aussi la première fois où je remettais les pieds dehors après plusieurs mois vissée à mon bureau à tenter de boucler Planète Végane. Et la première fois où les fleurs ont éclaté hors de leurs bourgeons et nous ont offert, après ces longs mois de froid, un magnifique printemps.

 

 

Ne comptez pas sur moi pour vous offrir un guide touristique complet sur Munich. Tout au plus vous proposerai-je quelques petites adresses (miam, les restos véganes !) en fin de billet. Pour quelle raison ? D’abord, parce que cette semaine à Munich a été marquée par les corrections intenses de mon livre et je ne sortais essentiellement qu’en fin de journée, une fois le gros du travail achevé. D’autre part et surtout, parce que je n’ai pas vocation à visiter tous les coins plus ou moins fameux d’une ville quand je pars en voyage. Certes, c’est peut-être « dommage » d’avoir été là et de ne pas avoir vu cette exposition / église / cathédrale (rayez la mention inutile), mais pour qui ? Personnellement, je prends nettement plus de plaisir à vivre au jour le jour qu’à avoir une liste de choses à faire avant même la journée commencée. Je ne planifie pas à l’avance mes visites, mes dîners, mes activités. Au lieu de cela, je me laisse guider par mes envies du moment, mes pas empreints de curiosité.

Alors oui, je n’ai pas vu tout Munich. Cela ne m’empêche pourtant pas de vous parler de cette atmosphère printanière si joyeuse, des gens pique-niquant sur les pelouses verdoyantes de l’Englischer Garten, des derniers rayons du soleil entre ses arbres, des petites vestes qui tombaient vite pour révéler des T-shirts tirés de leur hibernation. Cela ne m’empêche pas non plus de vous parler de cette routine que l’on recrée même loin de chez soi. De ces pic-verts que j’entendais chaque jour taillader le bois des arbres depuis ma fenêtre. De ce café que j’allais chercher chaque matin à la petite boulangerie non loin de notre appartement, quelques gorgées pour me donner du cœur à l’ouvrage. De ces arbres gorgés de fleurs que je prenais le temps de regarder lors de chacune de mes pauses, sur le balcon. De ce bretzel, que mon compagnon me rapportait chaque soir, à son retour de conférence. De nos balades sur les nombreux chemins du parc et de ce petit spot de surf (!) que recèle la rivière Eisbach. De l’université Ludwig-Maximilians, imposante, baignée de la lumière rasante du soleil en fin de journée et dévorant le quartier construit à ses flancs.

Je pourrais aussi vous parler de cette longue marche à travers le parc et ses allées avoisinantes, par laquelle nous avons fini par gagner le centre historique, non sans nous être arrêtés au passage dans les petites rues couvertes de cafés et de tables où les familles viennent bruncher le samedi matin. Ce centre-ville, je l’ai peut-être un peu moins aimé, ses rues étant un peu trop bondées à mon goût. C’est pourtant le cœur culturel de Munich, riche en musées, en églises, en cathédrales et en terrasses où s’entrechoquent les pintes de bière blonde. C’est un endroit où il ferait bon se balader au petit matin, lorsque le lieu n’est pas encore pris d’assaut par les badauds. Un jour, peut-être, j’y reviendrai et je visiterai ses musées, ses églises, ses jolies cases à cocher.

 


 

Malgré la brièveté de notre séjour, j’ai adoré Munich. Moi qui m’attendais à une ville conservatrice et rangée (c’est 1) la Bavière, 2) l’une des villes les plus chères d’Allemagne), j’ai été surprise d’y trouver une atmosphère bien plus alternative et décontractée que je n’imaginais. J’ai également beaucoup aimé son architecture et l’abondante présence de verdure dans ses rues (je crois surtout qu’après six mois de vie à Louvain-la-Neuve, j’étais capable de m’amouracher de la première ville à l’architecture un peu élaborée qui se présente à moi). Bref, je vous encourage pleinement  à vous rendre à Munich si vous ne l’avez déjà fait et, plus généralement, en Allemagne, pays magnifique et qui mériterait de susciter d’avantage l’intérêt.

 

Bonnes adresses

 

Munich regorge littéralement de restaurants végés : on compte 13 restaurants véganes et 22 restaurants végétariens. De plus, l’Allemagne est très ouverte au végétarisme et au véganisme, ce qui fait que bon nombre de restaurants proposent des options végés. Bien que nous ayons très souvent mangé à la maison (vive Alnatura), nous sommes sortis deux fois dehors pour tester des restaurants (indiqués par une *). J’y ajoute ici quelques adresses que j’aurais bien aimé essayer et qui recueillent de très bonnes critiques dans Happy Cow :

  • Gratitude Restaurant* : petit restaurant non loin de l’université que nous avons testés dès le premier soir, pour notre plus grand bonheur. La nourriture y est raffinée et les plats originaux et savoureux. Malgré des prix relativement élevés, je le recommande volontiers.
  • AnSa* : restaurant vietnamien dans lequel nous sommes tombés un soir où tous les autres restaurants étaient pleins (pensez à réserver !). Les revues étaient excellentes et les patrons sont adorables, mais nous avons été un peu déçus. Il faut dire que nous ne sommes pas fan de simili-carnés, un peu trop abondants à notre goût ici.
  • Café Katztempel : nous sommes passés devant, mais ne l’avons malheureusement pas testé. Il s’agit d’un café à chats quasi entièrement végane, avec soupes, sandwiches, salades, gâteaux véganes… et des chats (pas à manger, bien sûr !). Et si le concept de café à chats vous intrigue (je n’ai moi-même pas d’opinion encore bien arrêtée là-dessus), lisez donc cela.
  • Max Pett : ce restaurant sans alcool, situé au sud du centre-ville, semble être l’adresse végane incontournable de Munich. Les prix y sont élevés, mais la nourriture très réputée. A ne pas manquer lors de notre prochain séjour !
  • Tushita Teehaus : restaurant végane et salon de thé japonais, ce lieu semble faire l’unanimité ! Grande sélection de thés, à déguster en compagnie d’un bon veggie bowl et de gâteaux de riz. Attention, fermeture à 20h.
  • Bodhi : l’atmosphère simple et décontractée de ce restaurant aux faux airs de pub semble lui assurer beaucoup de succès, puisqu’il recueille parmi les meilleures critiques sur Happy Cow !
  • SIGGIS : petit restaurant ouvert matin, midi et soir, qui semble offrir une belle variété de plats simples et appétissants (lasagnes, sandwiches, rouleaux de printemps) ainsi qu’un choix de cupcakes assez fou.
  • Lost Weekend : un café situé au cœur d’une librairie, mais pourquoi ne l’ai-je pas essayé ? L’occasion rêvée pour y manger cookies et croissants au chocolat, un bon livre à la main.

Bien sûr, je vous recommanderais aussi de faire le plein de bretzels (on dit d’ailleurs une bretzel en allemand : eine Brezel), qu’on trouve absolument partout dans les villes d’Allemagne (mes préférées : celles où le sel est remplacé par des graines de courges grillées, mmm !..). N’hésitez pas non plus à prendre une bière blonde ou un Apfelschorle sur l’une des grandes tables de bois des terrasses munichoises ou pourquoi pas dans un Biergarten ? Les beaux jours arrivant, ils envahissent les parcs et jardins !

 

 

Cette petite balade au cœur de la capitale bavaroise touche à sa fin. J’espère que vous l’avez appréciée autant que j’ai pris plaisir à me replonger dans mes souvenirs du printemps dernier. Avec l’hiver qui s’entête ici, j’ai adoré replonger dans ces beaux jours et il me tarde de découvrir d’autres villes allemandes. En attendant, si vous avez aimé cette petite visite, j’essaierai certainement de vous en présenter d’autres ici (mes photos de Brême sont prêtes !).

Et vous, avez-vous déjà été à Munich ? Connaissez-vous la Bavière ? L’Allemagne ? N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires, bons plans et recommandations, je suis toute ouïe ! Et si vous souhaitez également rebondir sur mes propos sur les voyages, je suis ouverte à tous vos avis.

 

 

35 commentaires
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35 commentaires

Marion Maillet 8 février 2018 at 10 h 10 min

Voilà une nouvelle première fois qui va encore nous plaire. Merci pour ton partage, voir des fleurs en ce jour de neige fait un bien fou au moral (bien que j’adore la neige), vraiment ! 🙂

C’est amusant, j’ai pas mal de points en accord avec toi sur le voyage néanmoins je suis adepte du «partir pour partir».
Il m’est arrivé à quelques reprises de ressentir un besoin urgent juste de bouger, n’importe où, que ce soit dans le Morvan ou en Estonie sans autre envie que de sortir de ma forêt et de changer d’air. Néanmoins, je lis que dans tes contradictions tu as également tant envie de bouger par curiosité que ça rejoint tout de même ce point ? 🙂

Partir seule est mon plus grand plaisir, à condition que je puisse le partager ensuite avec mes ami.e.s et ma famille par des photos. Il n’y a rien de plus revigorant que de découvrir seul.e un lieu, où tu peux t’arrêter 5h au bord d’une rivière ou rester 20mn dans une même rue dans l’attente de LA lumière idéale pour ta photo …

Ah, tu me donnes bien envie de repartir, pour visiter cette fois Vienne …
Tu as bien fait de créer cette rubrique : je pense que l’on est jamais trop curieux.se, et s’il y a effectivement une surconsommation de voyage de la part de beaucoup, je pense qu’on en revient toujours plus riche qu’avant.

J’ai découvert Munich il y a un an, à l’occasion du nouvel An (tiens, typiquement j’adore faire un voyage express à chaque nouvel An pour découvrir une ville étrangère en peu de temps … c’est juste pour l’excitation du voyage avant de changer de rythme et éventuellement y revenir plus tard, au calme …).
J’ai bien aimé d’autant que nous avions eu beau temps ! Je crois que nous avions été chez Max Pett, ça me dit quelque chose …
Néanmoins, ce n’est pas une ville coup de coeur, contrairement à Tallinn (où je me verrai bien vivre). Malgré tout, comme tu le soulignes, voir des restaurants végé partout et l’absence de harcèlement de rue est tellement agréable … le retour à Paris est toujours violent.

En espérant que tu as pris autant de plaisir à écrire cet article que moi (nous ?) à le lire ! 🙂

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Antigone XXI 9 février 2018 at 9 h 05 min

Merci beaucoup de ton commentaire Marion !
Voyager seule pour le plaisir est quelque chose que je n’ai quasiment jamais fait et j’avoue ne pas vraiment savoir si cela me plairait. Si je voyage seule, c’est soit pour le travail, soit pour rendre visite à des ami.e.s, ce qui n’est pas tout à fait pareil. J’ai beaucoup besoin de partager sur le moment quand je voyage et j’aime le faire avec mon conjoint, ce qui fait que je ne sais pas si je prendrais autant de plaisir à voyager sans lui. Et puis, il est assez patient pour m’attendre à chaque photo ! 😉 En tout cas, j’ai toujours admiré les personnes qui voyagent seules et n’ont pas besoin de quelqu’un pour profiter pleinement de leur voyage.
Et typiquement, en revanche, découvrir une nouvelle ville pour le nouvel an est l’une des choses qui me fait le plus peur ! La foule, les rues bondées, les pétards… quand je pourrais bien tranquillement être chez moi ? (je suis une mémé dans l’âme, bourlingueuse à ses heures, certes, mais mémé quand même) 😉

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Marion 9 février 2018 at 9 h 31 min

C’est super chouette d’être sur la même longueur d’ondes que ton conjoint pour cela, je pense que c’est relativement rare 🙂
Parfois, devant des lieux magnifiques, il m’arrive de regretter un peu la présence de quelqu’un mais au fond, je m’en accommode bien et suis heureuse de partager mes souvenirs et photos à mon retour …
Ce que j’aime beaucoup aussi, c’est que je lie plus facilement connaissance avec les gens sur place aussi, je peux m’incruster dans des groupes le soir si je ne souhaite pas être trop seule, ça arrive 🙂

Ahah, le pire c’est que j’aime aussi rester tranquille posée au Nouvel An mais je ne sais pas, ça fait trois ans que je fais cela et j’aimerais bien conserver cette nouvelle tradition ^^ pour Munich, nous étions restées 3 jours plein, ce n’était pas siiiii express que cela non plus !
Et de toute façon, être pantouflarde à ses heures, je crois que c’est très, très bon pour le moral, je le revendique bien souvent :p

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Josephine March 8 février 2018 at 10 h 12 min

Hello Ophélie,
Avant d’aller plus loin dans la lecture de ton billet, comme une urgence à te faire part de ma réaction à la lecture des premières lignes. Depuis le temps que je te lis (avec toujours autant de bonheur),il m’est souvent arrivé de me sentir sur la même longueur d’ondes que toi. Et là, plus encore ! Je suis une « collecteuse de premières fois » ! L’enfance nous offre, par essence, des multitudes de premières fois ; après quoi la vie les distille avec un peu plus de parcimonie. Je tiens donc un carnet de mes premières fois et j’avoue que, dans ma perpétuelle quête de haute intensité, il m’arrive souvent de provoquer les « premières fois » ! 😉 Pour en remplir mon carnet, mon cerveau et mes veines ! Ma « première fois » en ce qui te concerne, c’était la lecture d’un de tes articles « pourquoi vegan » (j’ai cherché la date sur ton blog, et j’avoue avoir oublié qu’il y avait déjà si longtemps ;-)) Merci, douce Ophélie ! Bises, Jo

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Antigone XXI 9 février 2018 at 9 h 08 min

Merci beaucoup Joséphine !
Je n’avais jamais pensé particulièrement à ma « collecte de première fois », mais maintenant que tu le dis, c’est assez vrai ! Je suis assez sensible à la symbolique des dates, à « la dernière fois qu’on est allé là, c’était il y a x années », « la première fois où tu m’as dit cela, c’était là… ». Mon conjoint se moque parfois gentiment de ma tendance à « symboliser » les événements, il y voit un certain romantisme (qui peut vite se faire nostalgique chez moi…). En tout cas, je n’avais jamais pensé à les noter dans un carnet, c’est vraiment une jolie idée ! 🙂

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Gaëlle 8 février 2018 at 10 h 49 min

Mille mercis pour cet article Ophélie !
Il tombe ultra bien : depuis que l’idée d’un an à vélo a germé dans ma tête, je me suis posée mille et une questions sur l’intérêt du projet. Si c’est faire du vélo pour faire du vélo, même si j’aime bien ça, ce n’est pas la peine. Cela fait des mois que je réfléchis (bon, peut être un peu trop) au pourquoi du comment du voyage : je voudrais que tout soit justifié, pourquoi le vélo, pourquoi telle route empruntée, pourquoi telle ville visitée, pourquoi faire à la fois de la route et de la montagne.

Je sur-réfléchis peut être un peu trop les choses, sûrement au point de laisser peu de place à l’imprévu, mais c’est parce que je ne veux pas aller ‘là’ car c’est connu/joli/facile. Cela peut entrer en compte dans le choix, mais le premier critère est : qu’est ce que je peux en retirer ? Qu’est ce que je vais apprendre, découvrir, quel est l’intérêt de m’y arrêter ? Je ne veux pas que ce soit, comme tu le décris, les road trip terminés une fois que le joli paysage est dépassé. C’est tout l’intérêt que je trouve au vélo, que ce soit sur un an ou quelques heures/jours : on voyage lentement, on a le temps de voir les changements de paysage, météo, ambiance, culture … Bien sûr, je pourrais éviter les grosses villes car elles sont facilement accessibles en avion. Seulement, je ne veux surtout pas être parachutée en quelques heures d’un aéroport à un autre, je veux entrer dans la ville, je veux voir les changements, des montagnes aux champs de blé aux zones industrielles au centre ville. Surtout dans le cas des grosses villes, dont on visite souvent peu la périphérie.

Bref, je réfléchis tout haut, mais en tout cas, je te remercie encore pour cet article qui tombe à pic ! 🙂

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Antigone XXI 9 février 2018 at 9 h 17 min

Merci Gaëlle de ton commentaire ! Quel plaisir de te lire ici !
C’est amusant, je montrais justement ce matin ton blog à mon chéri et nous avons lu en détail la présentation de ton magnifique projet de tour d’Europe à vélo. Nous nous disions combien tu étais courageuse et volontaire (du coup, j’ai regardé comment aller en Finlande à vélo cet été, mais Tistou m’a dit qu’il fallait commencer par quelques centaines de km avant de me lancer dans 2200 km à vélo !)
J’ai d’ailleurs pas mal pensé à ton projet quand j’ai écrit l’article, car j’adore l’idée de faire du vélo pour voyager. Tistou est un adepte du vélo, à croire qu’il est né sur deux roues (en même temps, normal pour un Allemand !) 😉 Dès que je lui propose de marcher quelque part, il demande : « Mais pourquoi pas à vélo ? ». Même si j’ai moins été élevée que lui avec l’idée du vélo dans les pattes, je me souviens que, petite, j’avais commencé à écrire un roman qui s’appelait « Le tour de France à vélo » : j’imaginais qu’avec toute ma classe, nous partirions visiter la France à bicyclette et c’était super chouette ! 🙂
En vacances, nous louons très souvent des vélos pour pouvoir nous déplacer ainsi sur place, et à Constance, nous avons toujours fait énormément de vélo (même s’il fait un peu froid pour les balades en hiver le dimanche !). D’ailleurs, nous avons le projet de faire le tour du lac de Constance à vélo cet été… Cela fait des années que j’en rêve, alors j’espère pouvoir le concrétiser !
En tout cas, j’espère que tu comptes prévoir quelques étapes « ami.e.s » et « imprévus » lors de l’élaboration de ton trajet ! Où que nous soyons (car nous risquons encore de bouger…), tu es la bienvenue chez nous ! 🙂

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Gaëlle 9 février 2018 at 10 h 54 min

Ahah, merci beaucoup !
La Finlande à vélo, ça me tente beaucoup, beaucoup aussi ! c’est prévu en fin d’itinéraire (je fais le tour dans le sens anti-horaire, pour être dans le sud en hiver 😉 ), mais j’ai très hâte !
Bon, 2 000 km pour une première fois c’est peut être un peu beaucoup (quoique … 😉 ), mais dans tous les cas, où que tu sois, tu pourras toujours venir faire quelques kilomètres avec moi sur un, deux, dix jours si ça te (vous !) tente, pour goûter à la délicieuse cuisine vg sur réchaud, au bonheur des douches chaudes, à la joie des crevaisons et problèmes mécaniques multiples ^^ le vélo toute seule c’est déjà très bien, mais le vélo partagé avec des chouette personnes c’est encore mieux 😉

Le tour du lac de Constance, ça doit être ma-gni-fique. Je ne sais pas trop comment c’est, c’est sur une semaine ? Et plutôt plat ? Le lac cet été, la Finlande l’été prochain ! 😉

En tout cas, oui, j’ai prévu ces étapes ! La plupart de mes amis d’archi seront en Erasmus donc j’irai leur faire un petit coucou, et ça m’aurait fait très plaisir de voir des amis autres qu’archi que je n’ai pas vus depuis quelques années maintenant 😉 Merci beaucoup pour l’invitation ! (et je te la retourne, si jamais tu passes/fais une conférence/dédicace un livre à Nantes 🙂 ).

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Marie Tonnerieux 9 février 2018 at 17 h 26 min

Salut Gaëlle, salut Ophélie,
Je me raccroche à vos commentaires, dont je me sens tellement proche que je ne pouvais pas ne pas vous raconter un peu mes projets vélo ! Depuis pas mal d’années, le tour du lac de Constance me fait rêver aussi, et quand j’ai une idée, je ne la lâche pas. Alors tôt ou tard, je prendrai enfin le temps de le faire. J’apprécie particulièrement l’Allemagne, et c’est toujours un plaisir d’y retourner
Le deuxième « voyage vélo », c’est le tour de l’Irlande. Mon grand coup de coeur, depuis que je l’ai visitée en famille en étant ado. J’avais d’un côté adoré, de l’autre côté j’avais trouvé qu’on utilisait trop la voiture, et que même en deux semaines, c’était trop rapide pour faire le tour d’un pays qui méritait bien plus d’attention et de tranquilité. C’est en rencontrant et en discutant avec deux françaises qui faisait le tour de l’Irlande à vélo, que je me suis dit  » moi aussi » !
Et le troisième voyage, qui sera celui-là très symbolique, c’est de partir du sud de l’Espagne jusque dans le nord de la France à vélo (toujours), pour relier là où ma petite copine habite, jusqu’à là d’où je viens. Comme pour se faire une sorte de pèlerinage personnel, en prenant notre temps, et en faisant des pauses partout où on voudra
J’espère pouvoir faire tout ça, j’y crois et je vais faire en sorte que ce soit possible ! En attendant un grand merci Ophélie pour ton merveilleux blog qui me fait rêver

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varly 8 février 2018 at 11 h 45 min

Oh, Munich !! J’y habite depuis une petite dizaine d’années ! (enfin, la campagne munichoise, vers les Alpes, encore mieux 🙂 ) Ca fait tout drôle de voir un article sur mon « chez moi » avec des photos qui rendent encore plus jolis des endroits que je connais si bien !
Je suis ravie que tu aies cité Tushita, j’adore cet endroit, je l’ai connu à travers une amie qui y a travaillé assez longtemps. La tarte avocat-chocolat et le gâteau banane-chocolat sont à tomber ! Tu peux trouver toutes leurs recettes (et encore plein d’autres) dans le livre de cuisine de Surdham Göb.
Si tu repasses à Munich et que tu as le temps/l’envie, je serais ravie d’échanger avec toi autour d’un thé chez Tushita ! J’ai d’ailleurs récemment remarqué en lisant ta bio qu’on était passées par la prépa de LLG en même temps (mais dans des filières différentes). On s’est peut-être croisées dans les couloirs sans que j’aie la moindre idée à l’époque qu’un jour je suivrais assidûment ton blog…
Bref, bonne continuation et à un jour peut-être à Munich !

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Antigone XXI 9 février 2018 at 9 h 23 min

Que la campagne munichoise doit être jolie ! (Pas très loin d’ailleurs, mon rêve, ce serait d’aller au Château de Neuschwanstein : il a l’air magnifique, de même que la nature environnante !)
Volontiers en tout cas pour échanger autour d’un bon thé et des gâteaux chez Tushita ! J’adore les restaurants et salons de thé japonais, donc je suis sûre que celui-ci me plairait.
C’est vrai, tu étais à LLG dans les mêmes années ? C’est fou, ça ! En quelle section ? Nous avons peut-être des amitiés communes 🙂

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Sarah 8 février 2018 at 13 h 11 min

J’ai adoré ton billet car ta réflexion sur le voyage comme objet de consommation je me la fais régulièrement. Cela nous amène a nous demander quel est le sens du voyage ?
J’ai beaucoup voyagé et j’ai vu de nombreuses personnes se vanter d’avoir une ouverture d’esprit PARCE QU’ILS voyagent alors qu’en réalité ils traversent les pays a toute vitesse, n’en apprennent pas la langue ni la culture et restent entre backpackers des auberges de jeunesse.
Moi même il m’est arrivé de partir quelques jours dans tel pays et de revenir sans même savoir dire bonjour dans leur langue… alors je me questionne et je me dis a quoi ca sert même de voyager dans ce cas la ? J’ai lu dans un.livre quelqu’un qui disait a propos de la.ligne tgv qui relie la France a l’italie qu’apres avoir bu un coca a Paris quelques heures plus tard tu peux boire un coca en italie, seul le paysage change… et tu reviens le lendemain en France sans n’avoir rien appris du pays.
Sur ce sujet Mona Chollet dans son livre Chez soi en parle aussi et je ne peux que le conseiller. 🙂

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Antigone XXI 9 février 2018 at 9 h 28 min

Merci beaucoup Sarah ! Mais oui, c’est tellement ça. Aux voyages sont associées tellement de qualités (curiosité, ouverture d’esprit, etc.) que si l’on ne voyage pas ou peu, pour beaucoup, cela signifie immanquablement que l’on n’a pas ces qualités. Quelle erreur ! Pour moi, c’est aussi une manière (très problématique) de masquer les privilèges de classe et de recouvrir un discours de distinction sociale d’une couche de qualités morales.
Tu es la 3è personne à me recommander ce livre de Mona Chollet… je crois que je vais vite essayer de m’en procurer un exemplaire ! 🙂

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dalienor 8 février 2018 at 13 h 42 min

je trouve comment poster un commentaire depuis la newsletter! j’aimerais beaucoup connaître Munich; j’en rêvais au lycée, où on nous avait appris le mot « pinacothèque » 🙂

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Antigone XXI 9 février 2018 at 9 h 30 min

Ah, très bien, j’allais sinon vous répondre ! 🙂
C’est amusant, moi aussi le mot « pinacothèque » m’a toujours beaucoup marquée !

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Matmout 8 février 2018 at 14 h 57 min

Elles sont très belles ces photos ! 🙂

Ton intro sur le voyage-consommation qui devient un besoin résonne pas mal en moi. N’étant pas du tout intéressé par les voyages, les rares fois où j’ai eu l’occasion d’en discuter avec des gens, il en est ressorti qu’ils pensaient que j’étais trop casanier, comme tu dis, et que c’était la peur de sortir de ma zone de confort qui me retenait forcément. Comme si pour être « normalement constitué » et ouvrir son esprit, il fallait absolument avoir besoin de voir ailleurs, de ne pas être satisfait de ce que notre environnement proche a à nous offrir. C’est vraiment dommage. Et je me retrouve fortement dans ta critique du « fast travel », qui en plus d’être désastreux d’un point de vue écologique, me semble assez superficiel.

Bref, à ta question de savoir si on a vraiment besoin de voyager pour être heureux, je réponds sans hésiter « non », pour ma part (peut-être que certains ne pourraient pas être heureux sans voyages, et auraient l’impression de manquer certaines choses). Et je ne pense pas que le « fast travel », comme toutes les choses superficielles, y contribue, même si ça peut faire du bien de temps en temps.

En revanche, ce que tu qualifies de « slow travel », tant que c’est fait en évitant un maximum l’avion et autre sur-consommation pour touristes, ça semble super intéressant pour ceux qui veulent aller voir de nouveaux horizons.

Pour ta question de savoir si tu vas inspirer la curiosité ou créer de faux besoins, je ne peux répondre que pour mon cas particulier : regarder tes belles photos et suivre ton récit est agréable (comme c’est souvent le cas quand on écoute quelqu’un d’un peu passionné par ce qu’il raconte, tant que ce qu’il fait n’est pas aux dépens d’autrui), mais c’est pas ça qui va me créer le « faux besoin » de voyager et devenir globe-trotteur, si c’est ce que tu craignais.
Faudrait voir avec d’autres gens si par ta faute, les aéroports du monde entier sont pris d’assaut, mais je suis plutôt tranquille à ce niveau là. :-p

Enfin voilà, j’ai beaucoup apprécie ton intro, et je trouve que c’est important de se questionner comme ça. Pour le reste de l’article, je n’ai pas grand chose à dire (je ne connais pas l’Allemagne), si ce n’est qu’on sent que ça donne du courage en attendant la fin de l’hiver. 🙂

Ah si, j’ai bien aimé aussi la distance que tu prends par rapport à « ce qu’il faut absolument voir » (sans sombrer dans le « je vais pas voir ça par simple esprit de contradiction »). Mais bon de la part d’Antigone, on pouvait s’y attendre. 😉

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Antigone XXI 9 février 2018 at 9 h 41 min

Merci beaucoup Matmout ! (qui fait partie de mes réponses-mails en retard… Vive le slow email !) 😉
Je trouve cela dommage aussi, ce discours sur le manque de curiosité ou le caractère casanier. Je le vois aussi car, dans ma famille, on est très « voyages » au contraire de la famille de mon conjoint, et j’ai moi-même longtemps reproduit des discours liés au manque de curiosité dû à l’absence d’envie de voyager.
Depuis pas mal d’années, cependant, j’ai changé là-dessus. Comme je l’expliquais dans mon article, j’aime particulièrement me poser longuement quelque part quand je pars en voyage. Un de mes proches s’est moqué de cela, me disant que c’était faire preuve de manque de curiosité que de ne même pas en profiter pour visiter plein de choses différentes tous les jours. Mais rien que l’idée de changer de logement tous les soirs en voyage m’épuise… Je vois cette personne qui, de son côté, court partout à droite à gauche à peine posée quelque part. Cela me fait plus peur qu’autre chose, c’est un peu comme une fuite en avant, un besoin de sur-activité et une inaptitude à se poser avec soi-même.
Bref, mais je diverge… Ce qui est bizarre, c’est que l’on promeut le voyage comme signe de curiosité ou d’ouverture d’esprit, alors qu’on pourrait, par exemple, faire de même avec d’autres activités, comme les sciences. Personne ne dit à quelqu’un qui n’aime pas les mathématiques ou l’astronomie : « Quoi ? Mais tu manques terriblement de curiosité ! ». C’est que, contrairement aux voyages, il n’y a pas forcément les mêmes enjeux consuméristes derrière…

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Matmout 9 février 2018 at 10 h 35 min

Ah mais faut pas te mettre la pression pour les emails, hein, j’imagine que tu en reçois beaucoup, et je me rappelle pas avoir posé de question urgente. Prendre son temps voire ne pas s’obliger à répondre, ça peut faire partie de la digital détox dont un article précédent parlait. 🙂

C’est vrai que niveau ouverture d’esprit, il y a mieux que vouloir absolument faire comme tout le monde (pourquoi tel monument connu serait tellement plus intéressant que telle petite ruelle anonyme ou coin de nature plein de charme ?). ^^
Et c’est super intéressant cette réflexion dans un commentaire plus haut sur le fait que c’est pour masquer des privilèges de classe. J’y avais jamais fait attention, mais c’est vrai que les personnes qui m’ont fait ces remarques sont des personnes qui voyagent beaucoup, dans des lieux touristiques et exotiques, et qui adorent exhiber ostentatoirement leurs photos ensuite (en plus de changer de voiture tous les 2 ans et tout…). Tandis que les personnes que je connais qui voyagent mais plus en mode « slow travel », parce qu’elles aiment ça, ne m’ont jamais fait cette remarque, et même si elles veulent partager leur voyage ensuite, c’est plus parce que c’est toujours agréable de partager nos passions, comme dans ton article ou pour certains commentaires plus haut. Et elles ne l’imposent pas aux autres. Je sais pas si j’arrive bien à me faire comprendre sur la nuance. Enfin bon, j’imagine que c’est une des différences entre « slow travel » et « fast travel ». ^^

Et je partage ton avis sur la fuite en avant de certains qui ne peuvent pas se retrouver seuls avec eux-mêmes. C’est assez triste parce que c’est nuisible pour tous, et il n’y a pas grand chose à faire tant que la personne n’en prend pas conscience elle-même.
Concernant les maths ou l’astronomie, en plus des aspects consuméristes, comme tu dis, il y a aussi le fait qu’en voyage, on bouge, on s’agite, et que c’est bien plus valorisé actuellement, puisque beaucoup ont tendance à assimiler le fait de « s’agiter » au fait d’exister.
Bref, je vais pas faire une dissertation philosophique, mais encore une fois, je me retrouve beaucoup dans tes réflexions.

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Bar à Voyages 8 février 2018 at 20 h 44 min

On espère que c’est la première d’une longue série <3 ! Le slow c'est la vie ! Tes photos sont sublimes, merci de nous avoir fait découvrir Munich a travers tes yeux.

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Antigone XXI 9 février 2018 at 9 h 41 min

Merci beaucoup, c’est adorable ! 🙂

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Manon 10 février 2018 at 17 h 20 min

Super article ! J’ai adoré voyager un peu à tes côtés et… quelle plume ! Je dévore tes nouveaux articles un à un, j’aime beaucoup te lire Ophélie !
Des bisous !

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Antigone XXI 11 février 2018 at 17 h 38 min

Merci beaucoup Manon, ça me fait très plaisir ! 🙂

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kellyac 10 février 2018 at 18 h 22 min

J’ai été munichoise deux ans avant de démßenager à 100km au Nord, mais voir tes photos me fait me sentir un peu à la maison, c’est merveilleux. Nous aimons aussi les voyages lents et intentionels avec mon chéri, et trés peu de gens nous comprennent. Nous aimons retrouver des personnes aimées, ou simplement nous retrouver. Il y a toujours un temps lecture au lit dans nos journées de vacances, des moments d’indécision. Nous sommes allés à toronto et nous ne sommes pas montés en haut de la tour, parce que on préférait boire un café… Cette année pour nos 30ans nous ne faisons que de longs week-end, pour profiter de notre temps ensemble le plus souvent possible.

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Antigone XXI 11 février 2018 at 17 h 42 min

Ce temps de lecture pendant mes vacances est vital pour moi… C’est bien simple, ce ne sont pas vraiment des vacances si je n’ai pas plus de temps pour lire ! 😉
Et je ne compte plus, moi aussi, le nombre de lieux que je ne visite pas quand je pars quelque part. Je suis partie trois semaines dans le nord de l’Inde avec une amie et sa maman nous a grondé car nous n’avions même pas « fait » le Taj Mahal ! C’est peut-être dommage, il a l’air magnifique, mais rien que l’idée de me trouver dans ce temple du tourisme me donnait des frissons… Je préférais nettement prendre un peu plus de temps à découvrir des coins un peu plus méconnus et non moins agréables ! 😉

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Eve 11 février 2018 at 9 h 10 min

J’aime beaucoup ta réflexion sur l’ouverture d’esprit qui serait l’apanage des gens qui voyagent. Je l’ai pensé, il me semble. Et puis, comme pour la lecture, je me suis rendue compte que c’est juste quelque chose qui nous plait ou pas, et pas une qualité ou un défaut.

Moi non plus je n’aime pas les road trips, ni changer de lieu trop souvent. Depuis quelques années, nous échangeons notre maison, et c’est une façon de voyager qui nous convient vraiment. La préparation avec l’autre famille, le fait de vivre dans une vraie maison, et d’avoir assez d’espace pour chacun (nous sommes 5), le quotidien dans un autre lieu: tout ça me plait beaucoup.

J’aime bien l’idée de voyager pour voir des personnes aimées, aussi. C’est quelque chose qu’on fait de plus en plus souvent. Avant, j’avais du mal à retourner deux fois au même endroit, de peur de manquer quelque chose. J’ai accepté à présent qu’évidemment, je ne verrais pas tout, et que cultiver une relation avec des lieux aimés, c’est un peu comme une amitié.

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Antigone XXI 11 février 2018 at 17 h 47 min

J’aime beaucoup l’idée d’échanger sa maison et si j’avais une maison à moi, je le ferais volontiers ! Et j’aime beaucoup retourner au même endroit : la deuxième fois, c’est un peu déjà chez nous, on retrouve ses habitudes, les personnes que l’on connaît, les lieux que l’on apprécie. Quand j’étais ado, je ne supportais plus de revenir toujours dans la maison de vacances de mes parents : maintenant, j’adore ! On n’a pas besoin de courir partout pour découvrir toutes les nouveautés environnantes, on peut juste prendre son temps et apprécier le moment. Tout comme j’adore retourner toujours dans la même petite ville de bord de mer où nous allons avec mon conjoint depuis que nous nous connaissons. C’est notre petit coin à nous et j’y suis très attachée.

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lathelize 12 février 2018 at 11 h 02 min

Voila plusieurs années que nous pratiquons le homeexchange qui permet de s’immerger dans un lieu de vie normale/ dans un quartier normal, pour des durées excédant parfois le séjour  » trophée de chasse » . Les familles qui échangent avec nous nous laissent souvent endroits secrets à visiter, trottinettes et vélos, voire animaux domestiques et plantes vertes. C’est une façon merveilleuse de voyager lentement! Et parfois dans des lieux hors des sentiers battus, comme la semaine que nous avons passé à Utrecht ou sur une île danoise très verte!
Et un autre truc de slow travel, conjuguer voyage et dessin : dessiner « oblige  » à regarder vraiment , à prendre le temps de détailler la perspective ou le paysage. Dessiner, c’est aussi un super moyen pour commencer une conversation, encore que cela varie de pays en pays. En Inde, nous étions invités à prendre le thé pour que je puisse dessiner le jardin ou le dernier né. Au Danemark, cet été, en 3 semaines, pas une personne ne s’est penchée par dessus mon épaule.
Je te souhaite de jolies immersions et douces flâneries ( et nous, nous partirons en 2019, 8 mois faire un morceau de tour d’Europe en camping et en famille, un voyage militant puisqu’il sera en instruction en famille, presque sans déchet, presque sans aucun matériel, végane, europhile, en woofing,…)

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Marielaine 14 février 2018 at 17 h 28 min

Merci Ophelie pour cette nouvelle première fois. J’aime beaucoup aussi les premières fois, elles ont une saveur inimitable et tellement intemporelle. Alors merci pour cette promenade bien douce en Bavière.

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Julie / hors du temps 19 février 2018 at 20 h 55 min

Je viens de découvrir ton article par le biais d’une de mes lectrices (que je remercie chaleureusement). C’est assez dingue, car on y exprime a peu près le même point de vue sur le « slow travel » 😉
D’ailleurs, mon article s’appelle « Contradictions d’une voyageuse écolo »… et promis, ce n’est pas du plagiat !

Si tu es même d’accord, je souhaiterai ajouter un lien vers ton article. Est-ce que tu es d’accord ?

Munich semble tellement doux sous ce beau soleil printanier ! Oh vivement le printemps 😉

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Antigone XXI 20 février 2018 at 11 h 02 min

Oh mais bien sûr ! Du coup, je viens de lire ton article et nous nous rejoignons effectivement sur bien des plans ! Je m’en vais de ce pas découvrir les conseils de l’ADEME et te souhaite plein de lents voyages, de longs séjours et de nouvelles routines dans des paysages inconnus… 😉

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Julia M. 21 février 2018 at 15 h 01 min

Je lis ton blog depuis un bout de temps, il a grandement participé à ma réflexion sur le végéta*isme 🙂
Mais j’aime aussi beaucoup les autres rubriques et articles! Concernant celui-ci je trouve tes photos magnifiques et j’adorerai en faire d’aussi belles (un jour j’espère!)
Concernant le voyage, c’est vrai qu’il faut faire attention à ne pas se faire happer par cette frénésie qui peut en découler, tout faire, tout voir, revenir épuiser de son voyage, les poches vides, l’appareil photo et la valise plein à craquer ! Vivant dans une région que je n’apprécie pas forcément (région parisienne ), j’ai un grand besoin d’évasion pour les weekends, les vacances.. Et je m’en rend compte que depuis que je travaille, avec un rythme voiture-boulot-dodo, où j’étouffe parfois entre les bouchons, le stress au travail, le manque de temps, je rêve d’évasion, de tout plaquer et partir loin !! Malgré tout cela, je me suis questionnée à la lecture de ton article et je me rends compte que même si ces dernières années nous avons beaucoup bougé, fait des roadtrips, des weekends éclairs etc. Au fond de nous nous sommes plutôt « slow travel », en voici quelques exemples :
– Roadtrip en Islande de 10 jours mais en plein hiver ! alors comme l’ensoleillement était très court (5 heures par jour !), nous faisions peu de kilomètres par jour et avions le temps de bien nous reposer le soir dans nos différents hébergements, nous sommes revenus tellement reposés et ressourcés par l’immensité des paysages !
– Weekend éclair à Venise en janvier dernier (cadeau de mes beaux-parents), où nous n’avons fait aucune visite de musées ou monuments, nous avons déambulés dans les rues là où nous portaient nos pas, tout en passant bien sûr par les endroits incontournables ! Rien de mieux à mon sens pour découvrir une ville en peu de temps que de déambuler, s’arrêter, prendre le discuter, boire un verre, manger un morceau etc.
– En mai nous prévoyons un rail trip en Europe centrale, même si nous allons faire beaucoup de halte en 3 semaines, le train offre l’avantage de découvrir les paysages en chemin et d’arriver en plein cœur de ville ! et puis nous prendrons le temps de flâner, et nous laisser porter par l’ambiance des villes traversées !
Voici donc un petit aperçu de ma réflexion, c’est un exercice de chaque jour de faire attention à prendre le temps, d’accepter de favoriser la qualité à la quantité, de ne pas se noyer par notre société où tout est en surabondance !
Je vois que mon post est à rallonge, je m’en excuse 
Encore merci pour tes jolies photos !

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Sunnh 22 février 2018 at 20 h 29 min

A-M-E-N! (Et j’ai ri à la petite phrase sur Louvain-la-Neuve, c’est réellement une des villes les plus « architecturalement mornes » que je connaisse) Je fais des efforts conscients pour m’orienter de plus en plus vers le « slow travel » et j’évite un maximum de prendre l’avion. Pour mes prochains weekends ailleurs, je privilégierai les villes belges que je connais mal (j’adore la Flandre) et les pays voisins… tellement de belles choses à découvrir, et pas si loin! <3

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Elle 9 mars 2018 at 10 h 32 min

Je suis allée plusieurs fois à Munich car je n’habite pas très loin et je trouve la ville plutôt moche (j’habite en Autriche, où tout est tellement baroque et « mignon » que ça explique peut-être cela, l’Allemagne parait souvent terne, à côté), par contre j’aime bien l’ambiance et il y a de super musées (celui des 5 continents par exemple est extra, ou le Deutsches Museum, sur la technique). C’est aussi une ville où on ne s’ennuie jamais et il y a des tas de choses à faire pour les enfants (le magasin de jouets gigantesque près de la gare dont j’ai oublié le nom est épatant…). Le grand parc est agréable, le Viktualienmarkt sympa mais quel monde… Où qu’on soit, je trouve Munich étouffante à cause de ça : il y a très souvent foule, et c’est extrêmement désagréable. Le côté consumériste ressort ainsi d’autant plus, en particulier dans le centre, et c’est plutôt triste. Quant à la bouffe, c’est un peu mieux que dans le reste de l’Allemagne, ce qui n’est pas difficile ah ah, mais ce n’est pas terrible non plus, mais là encore, la comparaison avec l’Autriche rend les choses pas mal compliquées. Pour les prix, je suis d’accord ! C’est à Munich que j’ai vu les friperies les plus chères de toutes, et pourtant j’en ai fait des tas. C’était tellement hors de prix que je n’y ai rien acheté : dans la capitale bavaroise, acheter des fripes revient aussi cher voire plus cher que d’acheter des vêtements neufs, c’est à se demander s’ils ont bien compris l’idée. Je crois qu’ils surfent sur la vague du « la fripe c’est cool alors profitons-en pour nous en mettre plein les poches » et c’est très décevant.

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Elle 9 mars 2018 at 10 h 39 min

Pour ce qui est du voyage, le problème c’est que chacun a l’impression de voyager « différemment ». J’ai rencontré beaucoup de voyageurs et quasiment tous ont la prétention de se penser différents (certains ayant même le culot de cracher dans la soupe, « ah ces touristes », etc., mais n’en font-ils pas partie ?). Le slow travel, c’est un peu la même chose, une manière de se dédouaner pour justifier son envie de polluer, pourtant commune à tant de gens. Le tourisme reste le tourisme, et c’est vrai que c’est agréable de prendre son temps, mais pour autant, un slow traveler pollue tout autant qu’un autre, et détruit les cultures de certains pays tout autant qu’un autre, or c’est surtout ça, le problème du tourisme. La folie des voyages est de plus en plus ahurissante, à notre époque, et je crois qu’elle est surtout le signe d’un malaise, d’une société où les gens s’ennuient et ont un besoin de se fuir régulièrement eux-mêmes pour oublier que leur existence n’a aucun sens. Ce qui est frappant, c’est que de nombreuses personnes sortent des tas d’arguments pour justifier leurs voyages (« s’ouvrir l’esprit » étant probablement le plus ridicule et le plus malhonnête de tous). Comme je l’ai déjà dit à des amis, ne serait-il pas plus honnête de dire que le voyage est simplement une envie égoïste, et que ça n’est pas grave, qu’on a tous des envies égoïstes ? S’interroger sur ses voyages est plus constructif que d’essayer de se dédouaner. Prendre l’avion plus de 1 à 2 fois par an, par exemple, est très problématique, et si on se dit écolo, ce devrait être la 1ère chose à régler : la réduction drastique de ses déplacements en avion. Il y a tant de choses à voir autour de nous. Ce serait déjà un très grand pas ! 🙂

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Laetitia 31 mars 2018 at 9 h 10 min

Bonjour Ophélie,
Merci pour cet article, une fois de plus, pertinent.
Je me faisais récemment une réflexion au sujet de New-York. Il semble, que ce soit LA destination à faire au cours d’une vie! (Moi même je me suis sentie « obligée » d’y aller pour me rendre compte…)
En effet, Internet regorge de voyages à prix cassés, de destinations qui font rêver.

J’ai ce plaisir complètement égoïste de voyager….
Pourquoi? Parce que j’ai une curiosité pour les gens et leur façon de vivre… Je ne visite que rarement les monuments, musées etc… Par contre, j’aime ces échanges vrais, gratuits,cette volonté de communiquer, que j’ai toujours rencontrée au cours de mes voyages. Un couple de personnes âgées en Chine, rencontré dans un kiosque lors d’une visite de parc dans le Yunnan. Nous n’avons pas pu échanger verbalement, mais ils ont partagé avec nous des graines de tournesol et c’était un moment plein de chaleur durant lequel les sourires ont fusé ou ce violoniste de rue à Budapest qui nous a raconté des anecdotes en français! En fait, parmi les horreurs que l’on peut lire/voir, cela me conforte toujours dans mon idée que l’homme est bon de nature. Et que la bienveillance est mondiale.

Mais cette bienveillance se retrouve évidemment toute proche de nous. Les personnes qui cèdent leur place dans les files d’attente des supermarchés, un sourire à un feu rouge (oui ça existe!!!)… Et j’admire tous les matins le lever de soleil sur le trajet de mon travail… L’émerveillement est partout,proche ou lointain…
Mais j’ai un faible pour les sacs à dos et l’idée de me perdre en regardant les gens vivre, d’une autre façon que la mienne.

Belle journée

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