Revue du monde {septembre 2017}

22 septembre 2017

Eh oui, on repart comme en 40, avec une bonne vieille tradition que je réinstaure ici : la revue du monde ! (notez qu’elle a perdu son adjectif possessif au passage pour avoir l’air un brin moins à moi, un brin beaucoup plus à vous tou·te·s qui lisez, commentez, partagez gaiement ce que je publie ici)

Ne croyez pas non plus qu’on reprend forcément de bonnes habitudes : vous l’avez sûrement compris, les bonnes résolutions et moi ne faisons pas forcément bon ménage, donc je ne promets en rien de tenir cette habitude sur le long terme. Toujours est-il que j’avais plein de liens passionnants à partager avec vous ces derniers temps et je me suis dit que ce serait sûrement un peu long de les égrener à la ribambelle sur ma page Facebook. Donc voilà, une revue du monde !

J’en profite pour vous remercier chaleureusement pour l’accueil que vous avez fait à mon dernier article. J’avoue que je “portais” cet article en moi depuis un certain temps, mais reculais toujours un peu sa rédaction et, plus encore, sa publication. Vos réactions m’ont fait comprendre que je n’aurais pas dû tant appréhender les choses et que vous êtes vraiment, non mais vraiment, des lecteur·ice·s en or. Merci.

Ce n’est pas tout, passons au vif du sujet ! (pour ouvrir les liens, cliquez sur les titres ou les photos)

 

Le langage est politique

Un long, mais passionnant entretien avec Maria Candea, enseignante-chercheuse en linguistique, à découvrir dans l’excellente revue Ballast. Féminisation de la langue (ou plutôt : dé-masculinisation de la langue), réforme de l’orthographe et Académie Française (institution sexiste, incompétente et réactionnaire) : tout y est ! Si vous voulez comprendre pourquoi l’orthographe est une question politique et comment le langage institutionnalise les rapports de domination, ne manquez pas ce texte (en attendant les articles que je me promets d’écrire sur la question !).

L’orthographe est une question politique.  La confier à l’Académie, c’est comme confier à l’Église le pouvoir de faire les lois sur la famille, sous prétexte que c’est la tradition !

 

Le mythe de la viande heureuse

Parmi mes heureuses découvertes de l’année, il y a le blog de La Carotte Masquée, petit joyau d’information, d’intelligence et de pédagogie (ça veut dire que si vous ne le connaissez pas, filez rattraper votre retard). Le dernier article de son autrice, Aurélia, déconstruit de façon très complète et informée l’une des grandes idées reçues de l’élevage : le mythe de la viande heureuse. J’ai moi-même évoqué la question dans mon livre, mais la réponse que propose Aurélia est autrement plus détaillée.

La viande heureuse est un oxymore. Un concept qui sert simplement à rassurer le consommateur ou la consommatrice.

 

A quick reminder of why colonialism was bad

En ce moment, un vif débat secoue le monde académique anglophone. Après avoir été rejeté à l’issue du processus ordinaire de peer-review, un article intitulé “The Case for Colonialism” a été publié au sein d’une revue scientifique respectée, Third World Quarterly. Le problème ? L’auteur de cet article y fait non seulement l’apologie du colonialisme passé, mais également celle du colonialisme futur, ne proposant pas moins qu’un nouveau programme de colonisation du monde par les puissances occidentales (et non, cela n’est pas un hoax). La publication de cet article, malgré son rejet initial, a fait un tollé et  une pétition demandant son retrait a déjà recueilli plus de 10.000 signatures.  Plusieurs réponses lui ont été adressées, notamment cet excellent article qui remet les points sur les i de la réalité coloniale.

Anti-colonialism is a destructive and irrational “ideology” that should be abandoned.

 

Dépliants d’autodéfense antisexiste pour enfants

Que j’aime ce projet ! Elise, autrice du blog Maman Rotarde ! et maman d’un petit garçon de cinq ans, en avait assez que son fils subisse des moqueries sous prétexte qu’il portait du vernis à ongle et que la maîtresse lui soutienne que “le vernis, c’est pas pour les garçons”. Alors, elle a eu une idée de génie : créer de petits dépliants pour lutter contre les stéréotypes fille/garçon. Téléchargeables gratuitement (ici et ), ils montrent aux enfants que, grâce à une célébrité choisie en exemple, les activités d’ordinaire genrées sont en réalité ouvertes à tou·te·s. Les filles peuvent-elles aimer les maths ? Les garçons se maquiller ? Les filles peuvent-elles aimer les filles et les garçons ? Peut-on être un garçon si on n’a pas de pénis ? Un outil indispensable pour contrer de nombreuses oppressions.

Pour que les petites filles et petits garçons puissent être et aimer ce qu’ils veulent, sans qu’on les emmerde.

 

Les animaux sont des individus

J’aime beaucoup Martin Page. J’ai lu avec grand plaisir son livre, Les animaux ne sont pas comestibles (et je me suis même promis de vous en parler prochainement, mais vous savez que les promesses et moi, on n’est pas très amies) et j’ai évidemment aimé ce magnifique entretien auprès de la revue Ballast (oui, toujours elle). Sexisme, justice sociale, émotions, intersection des oppressions, véganisme créatif… tout y est ou presque, et si Martin passait à l’écriture épicène, je crois que je lui dresserais un petit piédestal.

Se battre pour les animaux, c’est se battre pour les êtres humains. Se battre pour les êtres humains, c’est se battre pour les animaux.

 

Pour prolonger le plaisir

· Il est temps de parler calmement de la virginité . Pour comprendre en quoi la virginité est un concept social et que la rupture irréversible de l’hymen, c’est du grand n’importe quoi.

· “Qu’est-ce que tu portais ?” Une exposition pour lutter contre la culture du viol et comprendre que les victimes ne sont jamais coupables de ce qui leur est arrivé.

· J’ai envie… A ouvrir en cas d’urgence pour un petit shoot de poésie.

 

J’ai envie de lire

· Beasts of Burden, de Sunaura Taylor, pour comprendre les liens entre spécisme et capacitisme.

· Faiminisme, quand le sexisme passe à table, de Nora Bouazzouni, pour comprendre les liens entre féminisme et alimentation.

· Grammaire non sexiste de la langue française  et Dictionnaire critique du sexisme linguistique (collectif), de Suzanne Zaccour et Michaël Lessard, pour comprendre les liens entre sexisme et langage.

J’espère que cette revue vous a plu ! Et maintenant, j’attends vos propres suggestions en commentaire !

29 commentaires
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29 commentaires

Anne-So - ZePermaLab 22 septembre 2017 at 17 h 20 min

Grand merci Ophélie pour cette revue !

Sais-tu où l’on peut s’adresser pour obtenir une option “journée de 48h” histoire de pouvoir tout lire ? ^^

Il me semble que quelques liens (notamment sur la réponse à l’article faisant l’apologie du colonialisme) sont passés à la trappe… Ou deviens-je mirode ?

Belle journée à toi, je fonce lire Maria Candea !

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Antigone XXI 22 septembre 2017 at 17 h 31 min

Ha ha ! C’est pour ça que je prends plutôt la semaine pour tout lire !
C’est bizarre pour les liens, chez moi ça marche très bien… Tu as bien essayé de cliquer sur les titres ou photos ?

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Anne-So - ZePermaLab 24 septembre 2017 at 16 h 37 min

Haaaa, my bad, je m’étais focalisée sur le contenu des articles pour les liens, j’ai lu et commenté trop vite ! Sorry 🙂

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Ingrid 22 septembre 2017 at 18 h 06 min

Génial les dépliants antisexistes , mon fils a beaucoup souffert de ses idées sexistes débiles, il porte les cheveux longs depuis toujours , en plus ils sont bouclés , il a les traits fins tout le monde pense que c’est une fille, et bien à l’école(et je parle bien des adultes , enseignants , surveillants)) ils n’ont pas arrêté de lui mettre la pression pour qu’il les coupe “les cheveux longs , c’est pour les filles , les cheveux courts , c’est pour les garçons, alors tu préfères être une fille ou un garçon?” , réflexion véridique! et je passe toutes les autres(mot dans le cahier de texte pour que je l’emmène chez le coiffeur…..) Heureusement c’est un garçon qui ne se laisse pas démonter et à 11 ans , il a toujours les cheveux longs mais aujourd’hui , il déteste l’école. Ces dépliants devraient être distribués dans toutes les écoles.
Je file voir tes autres liens.
Merci .

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Les Petits Pas de Juls 22 septembre 2017 at 19 h 53 min

Superbe bibliographie! En effet, il y a là de quoi lire pour au moins la semaine! surtout que je me doute bien que ces lectures en amèneront d’autres…

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Juliette 23 septembre 2017 at 1 h 22 min

J’en ai encore les yeux écarquillés tellement j’ai apprécié l’entretien avec Maria Candea et les dépliants O.O Merci pour ces partages !

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Mike 23 septembre 2017 at 2 h 50 min

Merci pour cette revue. Si vous permettez, un livre et une vidéo importante de Ariane Bilheran, docteur en psychologie clinique et psychopathologie, spécialiste du harcèlement, sur les Droits sexuels :
https://m.youtube.com/watch?v=pHGoEZsu1w0
Parce qu’il ne faudrait pas non plus être manipulé, sous prétexte de lutte contre les discriminations, et ouvrir la porte à la légalisation de la pédophilie.

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Anej 24 septembre 2017 at 16 h 56 min

Je ne vois pas du tout le rapport avec l’idée de laisser son garçon porter du vernis :/ (si c’est bien de ça dont il s’agit?)

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La Carotte Masquée 23 septembre 2017 at 9 h 37 min

Merci beaucoup Ophélie pour tes mots ô combien touchants concernant mon blog <3

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sabinenoucha 23 septembre 2017 at 10 h 58 min

Coucou Ophélie.

Sur le colonialisme, je me permets un lien vers un post lu hier sur le film sur Gauguin et qui m’a pas mal marquée, cela me semble assez juste
http://www.jeuneafrique.com/476091/societe/gauguin-voyage-de-tahiti-la-pedophilie-est-moins-grave-sous-les-tropiques/

Je vais regarder de près les articles sur grammaire et langue, car même si Roland Barthes disait que la langue était fasciste, en tant qu’enseignante je suis quand même conservatrice au quotidien dans mon rapport à la langue… Donc il faut que je me renseigne mieux.

Enfin, je viens de découvrir la chaîne YT thinkerview, et j’ai visionné hier la vidéo de Vincent Mignerot qui laisse songeur (et un poil déprimé).

J’adore ce genre d’articles qui vient nourrir mes réflexions en me proposant de la matière (et je suis toujours en recherche de matière)!! merci 😉

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Amalécyte 24 septembre 2017 at 7 h 16 min

Merci beaucoup pour le lien vers l’article de Maria Candea. Je m’intéresse de plus en plus à cette question de la sexualisation du langage, mais je ne sais pas trop où chercher des articles de qualité.

Je suis très embêtée par ce que j’ai lu, ce qui est une très bonne nouvelle, mon cerveau est en ébullition ! Féminisation des noms de profession, pourquoi pas (il faudra que je m’habitue, c’est pas le drame). Cependant, n’est-ce pas hypersexualiser la langue ? Comment fait-on pour les personnes qui ne sont pas binaires ?
J’ai repensé à votre article sur “végane”, qui n’a pas de genre puisqu’on peut être un végane ou une végane (excusez mon ignorance du vocabulaire approprié, je suis sûre que vous comprenez ce que je veux dire). Plutôt que d’inventer des féminins et d’avoir un professeur et une professeure, ne serait-il pas plus intelligent d’inventer une forme neutre (tant qu’à inventer) ? Parce que ce qui compte, quand vous êtes étudiant, c’est la qualité de l’enseignement, et le sexe/genre/coupe de cheveux de la personne en face de vous n’est-il pas de la dernière importance ?
C’est sûr que ça serait plus pratique d’être allemand, même si mes années de souffrance déclinatoires me hantent encore. Ou décréter que “professeur” = masculin + féminin + tout ce qu’il y a entre et à côté des deux ? C’était ma solution, dire que médecin, ministre, etc étaient neutres. Je soupçonne aujourd’hui que ce soit bien insuffisant, mais la féminisation ne me convainc pas (encore !).

En tout cas, merci pour ces moments de réflexion qui font changer mes opinions sans douleur !

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Antigone XXI 11 octobre 2017 at 11 h 47 min

Ah, mais l’Allemagne a adopté le langage inclusif depuis au moins dix ans ! D’ailleurs, on écrit “VeganerInnen” pour “les véganes” (masculin et féminin) et ça ne choque plus personne ici 😉
Le problème, comme vous le soulignez, c’est que “professeur” n’est pas neutre : c’est masculin. Or nous baignons dans l’idée (construite) que le masculin, c’est le neutre, ce qui est faux. La plupart des professions auparavant avaient des dénominations correspondant aux deux genres (“auteur” / “autrice”, “acteur” / “actrice”, comme en latin), mais sous l’impulsion masculiniste (vive l’Académie Française), les professions intellectuelles ont peu à peu perdu leur féminin, à l’inverse des professions manuelles ou considérées comme “inférieures” (comprendre : réservées aux femmes et aux “basses couches”) qui, elles, l’ont gardé (“boulangère”, etc.). Il ne fallait pas que les femmes puissent accéder à ces professions : quoi de plus simple pour cela que de faire disparaître les féminins de ces professions, afin de montrer qu’une “écrivaine” était aussi absurde qu’inconcevable ? Il ne s’agit donc pas tant d’hyper-sexualiser la langue que de la dé-masculiniser.
Ensuite, la langue française n’a pas de neutre, c’est vrai. Mais par exemple, en anglais, pour se référer à “un individu” (féminin, masculin ou non-binaire), on utilise en général non pas “it”, mais le féminin par défaut (“she”). On peut également utiliser le pluriel “they”. Je pense que le “neutre” français peut justement se retrouver grâce à l’écriture inclusive, avec ou sans point médian (“rédacteurice”, “chanteureuse”, etc.). Ça choque à première vue, mais c’est juste une question d’habitude. Et cela répond aux choix des personnes non-binaires, puisque ni le masculin, ni le féminin ne l’emporte. Après, il existe effectivement des termes épicènes : “ministre”, par exemple, ou “enfant”, “élève”, etc. L’idée est ici de ne pas systématiquement écrire “un enfant” ou “un ministre”, mais “un·e enfant” ou “un·e ministre” pour respecter justement le caractère épicène du terme.

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Elle 8 novembre 2017 at 15 h 23 min

C’est très exagéré de dire que l’Allemagne a “adopté” l’écriture inclusive. Personne ne dira “SchülerInnen” ou “Schüler/Innen”, cela reste écrit, et encore, seules les administrations et autres trucs officiels utilisent des termes de ce type, personne n’écrit comme ça spontanément. Dire que cela ne choque plus personne est très exagéré également : j’ai travaillé avec un rédacteur allemand récemment qui m’expliquait combien il trouvait cela “hideux” et “ridicule”. Il expliquait que les décisions de ce genre étaient de toute façon toujours “prises par des personnes qui ne connaissent strictement rien à la linguistique, la grammaire” etc, il était très virulent. D’après lui, la plupart des rédacteurs se forcent à utiliser l’écriture inclusive pour ne pas se faire taper sur les doigts, parce que c’est “politiquement correct”, mais ils le font à contre-coeur. Un ami qui travaille dans le social m’a confirmé ces propos : il utilise toujours l’écriture inclusive dans son travail “parce qu’il n’a pas le choix”, mais il trouve ça ridicule. Je doute donc fortement que cela soit véritablement accepté un jour, que ce soit en Allemagne ou en France.

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La Nébuleuse 24 septembre 2017 at 11 h 15 min

Merci pour ces découvertes ! Et merci de partager ces travaux de qualité, je suis La Carotte masquée depuis un bon moment et je suis absolument fan. (et ne parlons pas de la revue Ballast évidemment)

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tim 24 septembre 2017 at 13 h 04 min

Je n’ai pas lu les liens, mais déjà les présentations donnent envie! Merci!
Personnellement, je suis contente de voir des articles plus de fond, ça me manquait!
Bonne continuation!
tim

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Tobogo 24 septembre 2017 at 14 h 21 min

Le mythe de la viande heureuse….le dessin du cochon rose souriant et heureux de son sort sur la pot de rillettes…..le déni organisé dans toute sa splendeur.

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Amalécyte 25 septembre 2017 at 4 h 17 min

J’ai honte d’y avoir cru pendant si longtemps… j’ai beau me dire que mieux vaut avoir pris conscience maintenant que jamais, quand je vois la facilité avec laquelle je me passe de viande et de poisson aujourd’hui, je culpabilise de ne pas avoir eu cette prise de conscience plus tôt. Dans quelle société vivons-nous, qui parvient à nous convaincre que les animaux sont heureux d’être mangés ???!!!

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Emma 24 septembre 2017 at 19 h 23 min

Juste merci pour ces liens qui font du bien !

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Natacha 24 septembre 2017 at 22 h 30 min

Merci pour cette revue du monde qui donne plein d’idées de lectures et d’adresses intéressantes ! Ok, les résolutions ne sont pas ton truc, mais tu nous mâches tellement le boulot côté infos qu’on ne peut pas t’en vouloir…

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Morgane 25 septembre 2017 at 11 h 19 min

Ophélie, cette nouvelle rubrique est une excellente idée, je me réjouis de lire les suivantes ! (sans vouloir te mettre la pression bien entendu 🙂 ) Merci beaucoup de nourrir nos petites méninges avec autant de goût.

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marielaine 26 septembre 2017 at 16 h 53 min

Ah ! c’est bien agréable d’avoir des liens et des infos comme celles que tu édites. Merci merci et surtout continue 🙂

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Christel 27 septembre 2017 at 18 h 55 min

Bsr Ophélie,
Merci pour tous ces liens que je vais prendre le tps de lire ce week-end. Cela a l’air très intéressant. Par contre j’ai bcp de mal avec l’hyper sexualisation de la langue. Je fais partie de l’ancien monde qui est passionné par Zola, Proust… et de son écriture, de sa langue. Bref! A chacun ses combats!

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Antigone XXI 11 octobre 2017 at 11 h 30 min

Il ne s’agit pas tant d’une hypersexualisation de la langue qu’une dé-masculinisation de celle-ci ! Tu sais, j’ai fait des études de Lettres Classiques et Normale Sup… alors, l’ancien monde, je connais bien ! 😉

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Christel 11 octobre 2017 at 21 h 36 min

Bsr,
Je laisse ce débat aux féministes…… Ceci dit le Figaro, France Inter… en ont parlé!

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poli 27 septembre 2017 at 19 h 38 min

Merci du partage de cette revue, moi aussi, j’attends le WE pour voir tous les liens !

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lavieacinq 28 septembre 2017 at 20 h 16 min

Merci pour cette nécessaire revue du monde!!
Merci de prendre le temps de nous rendre plus intelligent!!
Le chemin est long pour moi…. Je commence tout juste à devenir végétarienne (sans viande pour le moment, et bientôt sans poisson). Je prends conscience d’un tas de chose et c’est en partie grâce à ton blog!

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Flore 11 octobre 2017 at 8 h 37 min

Bonjour Ophélie,
Je te remercie infiniment pour ces liens.
Je viens de lire l’entretien avec Maria Candea et je suis pleine d’une vibrante émotion… Je suis professeure de Français au collège et je me bats pour que les élèves prennent conscience que la règle “Le masculin l’emporte” est sexiste, que la langue a un enjeu énorme et qu’elle est en constante évolution. Je me bats parce que si les élèves l’entendent plutôt bien, nombre de mes collègues (à commencer par des collègues de français -pro des mots !- et femmes !) trouvent cette question de la langue dérisoire et accessoire dans la lutte féministe. Certains d’entre eux sont même railleurs lorsque l’on signe “professeure” ou “cheffe d’établissement”.
En lisant cet entretien, je suis pleine d’un nouveau souffle et déterminée à poursuivre ce combat dans mon enseignement de la grammaire et de l’orthographe.
Encore merci !
Par ailleurs, je lis depuis deux ans ton blog et voulais te féliciter pour le merveilleux travail que tu y fais : tous tes articles m’ont inspirée et m’inspirent et je les trouve très bien écrits. Je suis devenue végane grâce à toi. Merci pour ces élans vitaux d’engagement.

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Antigone XXI 11 octobre 2017 at 11 h 29 min

Merci beaucoup de ton message, Flore ! Ça me touche d’autant plus que j’essaie d’introduire le langage inclusif dans mon département à l’université et ce n’est pas facile, alors qu’en Angleterre, mon directeur de thèse m’avait justement reproché mon sexisme car je n’utilisais pas le féminin par défaut !
Merci à toi et bon courage !

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Christel 12 novembre 2017 at 12 h 06 min

Bjr Flore,
Je serai curieuse de connaître la sociologie des personnes utilisant l’écriture inclusive. Mon frère qui est entrain de terminer sa thèse me dit que dans les écrits et lectures qu’il lit cette écriture est banale donc cela ne le gêne pas. Quid du reste de la population? Beaucoup de personne ont déjà du mal à écrire l’écriture conventionnelle ne pensez-vous pas que cela compliquerait les choses? A partir de quel âge devrions-nous enseigner l’écriture inclusive? J’entendais hier une conservatrice de musée souhaitant se faire appeler Mme le conservateur. Je n’ai rien contre la féminisation des titres, des professions mais pour le reste j’ai du mal à saisir. N’est-ce pas prendre la grammaire en “otage” pour régler des problèmes d’égalité homme-femme?

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