Pourquoi je ne publierai plus de recettes de cuisine

15 septembre 2017

Voici un article que j’ai envie d’écrire depuis bien longtemps. Ou plutôt, je ne comptais initialement pas l’écrire, mais je me vois obligée de le faire pour plusieurs raisons. Dernièrement, à chaque rencontre que j’ai faite en librairie, à chaque conférence que j’ai donnée, à chaque article que j’ai écrit ici, on m’a posé la même question : “Comptes-tu refaire des recettes sur Antigone XXI ?”. Souvent, ces interrogations étaient simplement curieuses et bienveillantes, reconnaissant qu’un changement avait été effectué dans ce que je publiais ici ou sur les réseaux sociaux. Parfois, pourtant, une petite pointe d’aigreur s’ajoutait à la question, surtout après la publication d’un article particulièrement militant ou à visée plus informative que récréative : “Mais on en a assez de ces textes ! Où sont les recettes ?”. Je me suis dit que la rentrée était l’occasion parfaite pour mettre les choses au clair et les points sur les i.

Depuis deux ans, je ne publie quasiment plus de recettes de cuisine sur ce blog. Or je sais que nombre d’entre vous avez découvert Antigone XXI et revenez régulièrement dessus pour ses recettes de cuisine végane. Après avoir réfléchi à la question, pesé le pour et le contre, j’ai enfin décidé de vous faire publiquement part de la décision que j’ai prise (soyons honnêtes, au fond de moi, depuis très longtemps) et qui est contenue dans le titre de cet article : il y a de (très) fortes chances que je ne publie plus de recettes de cuisine ici. Je préfère ne pas dire jamais, car la vie prend parfois des détours qui font qu’on n’est jamais sûr·e de rien, mais disons que la probabilité est élevée.

Pourquoi ?

Ceci, je vous en avais déjà fait part il y a quelques temps, mais l’Ophélie qui a fondé ce blog en 2012 n’a jamais eu pour ambition d’en faire un blog de cuisine. A l’époque, j’ai longtemps cherché quel allait être le moyen d’expression de mon engagement. J’ai d’ailleurs longuement hésité à fonder un blog, car – et je me souviens très bien l’avoir répété à mon conjoint et mes ami·e·s qui m’enjoignaient à me lancer – “je ne voulais pas faire un blog de cuisine”. Je voulais qu’il exprime mon engagement éthique, mais également écologique, de façon plus inclusive, plus complète. Qu’il traite – idée qui ne m’a jamais quittée – du pourquoi autant que du comment.

A l’époque, le véganisme était bourgeonnant sur les réseaux sociaux francophones. Je ne connaissais que très peu les milieux antispécistes et les principaux débats sur l’éthique animale, je faisais une thèse sur un tout autre sujet et j’avais du mal à concevoir quel rôle j’allais bien pouvoir jouer dans tout cela. A l’époque toujours, il ne semblait pas complètement illogique quand on souhaitait sensibiliser à l’éthique animale d’en passer par la cuisine. Les sources étaient faibles, dispersées, peu nombreuses. Combien de personnalités intellectuelles influentes du milieu animaliste ne sont-elles pas, elles aussi, passées par-là ? Ma chère amie Elise Desaulniers a commencé par publier des recettes de cuisine végane sur son blog, avant de cesser progressivement de le faire pour se consacrer à son travail sur l’éthique alimentaire. Et saviez-vous que, dans la première édition de son célébrissime ouvrage qui a donné son nom au mouvement éponyme, La Libération Animale, le philosophe Peter Singer avait glissé des recettes de cuisine végane ?

Embrasser la cuisine végane était presque un passage obligé.

Bref, bien des années plus tard, alors que la France ne semblait pas prête de divorcer de la culture steak, pinard et camembert, et alors même que le véganisme était encore, dans l’esprit de beaucoup, un mouvement quasi sectaire synonyme d’ascétisme sévère et de bols macrobiotiques piteux, embrasser la cuisine végane était presque un passage obligé pour qui souhaitait faire connaître la cause animale. Et je n’ai pas fait exception. Attention, je ne nie pas ici l’importance de la cuisine pour promouvoir le véganisme et sensibiliser à la cause animale. Si vous lisez mes articles scientifiques (notamment celui-ci et celui-là) et avez assisté à certaines de mes conférences sur l’activisme, vous savez l’importance que je porte à l’activisme du quotidien, trop souvent méprisé dans les milieux militants et par la recherche sur les mouvements sociaux, et dont fait évidemment partie la cuisine végane.

Je reviendrai toutefois sur ce point plus bas. Je veux seulement dire ici qu’à l’époque, il était évident pour moi d’embrasser pleinement cette tactique militante, qui était (et qui, ne nous trompons pas, l’est encore) plus que nécessaire pour informer, rassurer et éduquer à la cause animale. Pourtant, déjà à ce moment-là, je ne voulais pas que mon blog s’inscrive dans cette seule perspective : je voulais également partager mes idées, mes informations, mes conseils et j’envisageais les choses de manière globale. Et s’il fut des périodes où j’ai bien davantage publié de recettes de cuisine que d’articles de fond, la raison en était fort simple : prise par mon travail, je n’avais pas le temps de préparer des articles qui prennent en général une à deux journées de recherche et rédaction. Photographier mon goûter, c’était plus simple.

Voilà, c’est dit. Depuis longtemps déjà, je n’éprouve plus d’intérêt à cuisiner et je ne vois pas pourquoi je prendrais du temps à faire quelque chose qui ne m’apporte ni joie ni sérénité. Je sais, cela peut paraître étrange, moi qui ai tellement été passionnée par la cuisine végane. Mais c’est aussi là mon tempérament (INFP power!) : j’aime faire les choses à fond. Quand une chose m’intéresse, je m’y investis pleinement, je veux tout savoir, tout apprendre, tout maîtriser. Et quand j’ai l’impression d’en avoir fait le tour ? Eh bien, je passe à autre chose, tout simplement. C’est un peu dur, dit comme cela, et cela fait un brin versatile, mais c’est ma manière de fonctionner. Or j’ai eu l’impression d’avoir fait le tour de la cuisine végane. Je sais cette impression erronée : beaucoup de choses ont été découvertes depuis que je me suis désintéressée de la question (l’aquafaba et les fantastiques meringues sans œufs, par exemple) et il reste encore tant à découvrir et approfondir dans ce domaine (fromages véganes, je pense à vous !), sans parler du travail d’information en la matière. Bref, mais cela ne m’intéresse plus.

Je pouvais aider la cause animale autrement.

Surtout, et je crois que c’est aussi la clef de ce désintérêt soudain, tout a changé quand j’ai découvert que je pouvais servir à autre chose. Cette épiphanie, je l’ai eue lors de mon premier colloque sur l’éthique animale, il y a près de deux ans et demi. A cette époque, je me cherchais : ma thèse de doctorat était finie, mon travail au sein d’une association animaliste tournait au désastre et je ne savais pas encore comment mettre mes compétences au service de la cause animale. Je sentais toutefois que la recherche, le travail d’enquête, la réflexion me manquaient profondément. Je ne sais si, de ce colloque, ce sont les conférences, les rencontres ou, tout simplement, les perspectives nouvelles s’offrant à moi, qui m’ont ouvert les yeux. Toujours est-il que, lorsque je suis sortie de là, ma décision était prise : je pouvais aider la cause animaliste autrement.

Ma thèse m’avait conduite à travailler sur la construction de la différence, l’emprise des idéologies dominantes au quotidien et, surtout, l’activisme et les mouvements sociaux. Mon terrain n’avait pas été le même jusqu’alors ? Peu importe, j’avais le bagage théorique, les compétences professionnelles et l’expérience personnelle pour aborder sans crainte un sujet que je connaissais déjà de l’intérieur depuis un certain moment.

C’est ainsi que j’ai décidé de me relancer pleinement dans la recherche. Et même si cette relative reconversion n’a pas toujours été simple (il est commun de poursuivre en post-doctorat le sujet abordé en thèse), je suis actuellement engagée à plein temps pour étudier les mouvements véganes et animalistes. J’ai par ailleurs participé et organisé de nombreuses conférences sur la question, j’ai de nombreux projets de publication et nous avons lancé, avec quelques collègues anglo-saxons, les “vegan geographies”, une nouvelle branche de notre discipline que nous explorons avidement. Bref, dans tous ces travaux et projets, il y a peu de place pour la cuisine.

Il y a tant de personnes plus compétentes et passionnées en cuisine végane !

J’ai donc le sentiment d’avoir trouvé ma voie et la cuisine végane n’en fait pas partie. J’ai fait des études si longues, si intenses… autant les mettre au service d’une cause qui me tient à cœur et que j’ai l’impression de pouvoir faire avancer de la sorte ! Et puis, je n’ai plus besoin de publier des recettes sur mon blog : il y a tellement de personnes plus compétentes et passionnées qui le font bien mieux que moi ! Dans mon caractère, il y a aussi ceci : j’aime faire les choses bien. Or pour faire les choses bien, il faut y passer du temps et je ne peux être sur tous les créneaux à la fois. Les blogueuses véganes ont, elles aussi, évolué : elles enchaînent les livres de cuisine, tous plus beaux et utiles les uns que les autres, elles donnent des cours de cuisine où elles partagent leur savoir-faire et leur expérience, elles ouvrent des restaurants ou des salons de thé où elles régalent les papilles avides de leurs pâtisseries sans cruauté. Ensemble, elles participent du formidable essor de la culture végane et de la révolution des mœurs qui est en train de se faire dans notre société. Après avoir tergiversé, tenté moi-même de me faire un chemin de ce côté-là, j’ai compris que ma voie n’était pas celle-ci et je suis très heureuse de celle que j’ai choisie.

Enfin, une dernière raison – et non pas des moindres – qui explique mon choix. Vous l’avez compris, je suis partisane du mélange des genres. J’aime faire plein de choses, mes études m’ont amenée à explorer des domaines très différents, je me passionne pour beaucoup de sujets. Je pense également qu’on ne sensibilise pas à une cause en mettant tous ses œufs (de lin !) dans le même panier. C’est pourquoi j’ai toujours été intimement convaincue qu’il faut tout à la fois parler d’éthique animale, informer sur la nutrition végétale et donner des astuces utiles au quotidien, car des idées qui ne sont pas mises en pratique restent ce qu’elles sont : des mots qui s’effacent et qu’on oublie. C’est pourquoi j’ai toujours eu à cœur dans mon engagement au sein du mouvement animaliste d’être sur tous les fronts : réflexions éthiques, éducation à la nutrition, astuces pratiques, recettes véganes…

 Je suis, depuis toujours, la petite blogueuse végane au no-poo.

Mais force est de constater que le monde n’aime pas la pluridisciplinarité. Les gens ont besoin de catégoriser. Les étiquettes, c’est facile, c’est pratique, ça permet de bien identifier. Le problème pourtant, c’est que ça colle aussi, que ça essentialise, que ça ne veut plus se détacher. J’ai travaillé durant toute ma thèse sur la catégorisation identitaire : comment des idéologies puissantes (comme le nationalisme ou le suprémacisme ethnique) assignent des identités figées, exclusives, aliénantes à des pans entiers de population ; comment, armé·e de simples mots et d’idées, on peut diviser et segmenter des populations, créer des haines irréversibles au sein de mêmes pays, de mêmes quartiers, de mêmes familles ; comment on construit la différence, on creuse des fossés, on engendre des guerres, la mort, les massacres organisés. Depuis, je déteste les identités figées. Les étiquettes qui vous collent à la peau et ne se détachent qu’à coup de white spirit ou d’échappée folle loin des stéréotypes et des clichés.

Or, société sexiste oblige, je suis assignée à une identité que je n’ai pas choisie et qui ne me convient pas. Je suis, depuis toujours, la petite blogueuse qui fait des gâteaux véganes, du no-poo et du déo à la noix de coco. C’est facile, c’est pratique, les gens aiment ça, ça correspond à leurs attentes : la fille est à sa place, spécialité fourneaux option cosmétiques. Parfois j’enrage de voir comment on m’enferme dans ce rôle, en niant mes compétences, effaçant ma profession – intellectuelle – et réduisant tout ce que ma formation m’a apportée. Combien de fois me demande-t-on de venir animer des démonstrations culinaires ou de parler chiffons et cosmétiques devant les caméras ?

Ah, tu as un blog ? Super, tu pourras parler de cosmétiques !

Au sein même du milieu animaliste, qui est loin d’être exempt du sexisme, je peine à trouver ma place. Parfois, ce sont des commentaires gratuits ou des attentes infondées, d’apparence minimes, mais qui ne manquent pas de me heurter. Cela peut être ce conférencier qui me dit, juste avant que ne commence notre rencontre conjointe sur la cause animale : “Ah, tu as un blog ? Super, tu pourras parler de cosmétiques !” (les gens, je ne me maquille quasiment pas, je n’y connais rien en cosmétique et, surtout, je m’en fous). Cela peut être, trop souvent, ces remarques déplacées sur mon physique qui occultent complètement mes propos. Je suis sans cesse ramenée à mon corps, mon apparence, objectifiée. Cela peut être, enfin, les “oublis” quand on me présente publiquement : “blogueuse”, “cuisinière”… mais quand “chercheuse” ? Evidemment, je suis loin d’être la seule ici. J’en discute régulièrement avec mes amies du même milieu et leur avis n’est pas différent : les hommes sont interviewés à leur bureau ou devant la bibliothèque, tandis que les femmes, même dans des positions intellectuelles, sont reléguées à la cuisine ; les hommes qui mettent la main à la pâte sont propulsés au rang de “chefs” ou de “gastronomes”, tandis que l’autrice d’une vingtaine de livres de cuisine à succès reste encore et toujours l’éternelle “blogueuse” ; les hommes sont sans cesse invités à donner des conférences, tandis que les femmes peuvent toujours attendre dans leur coin ou, si elles sont invitées, sont surexploitées ou sous-payées.

Tout ceci m’a décidée à une chose : tant pis pour la pluridisciplinarité. Si les gens ont besoin d’une étiquette, très bien, mais je n’aurai plus celle de “la petite blogueuse cuisine” (cette expression péjorative n’étant bien évidemment pas mienne). Je simplifie mes attributions, j’abandonne l’hyperactivité, je n’écrirai plus de recettes de cuisine,je ne publierai plus de livres pratiques (le dernier étant prévu à l’automne, fruit d’une collaboration). Changer d’étiquette prendra peut-être du temps dans l’esprit des gens, mais dans le mien, les choses sont claires depuis un moment.

La cuisine est politique.

Je ne veux surtout pas que vous voyiez dans cette tentative pour me détacher de l’étiquette qui colle à ma peau un mépris élitiste ou intellectualisant vis-à-vis des personnes qui exercent des métiers manuels, tiennent un blog de cuisine ou militent de façon pratique. Je l’ai dit et le répète : je suis persuadée que la cuisine végane joue un rôle majeur dans l’éducation à la cause animale. Que l’instragrammeuse qui photographie son petit déjeuner apporte parfois plus qu’un philosophe qui soliloque sur l’impératif catégorique appliqué à l’éthique animale. Et que, sans les blogueuses culinaires, le véganisme n’aurait JAMAIS atteint l’ampleur qu’il est en train d’atteindre dans notre société. Car c’est bien beau parfois les grands discours sur l’antispécisme, mais la plupart des personnes ont juste envie de savoir ce qu’elles mettront dans leur assiette demain et n’envisagent pas une seconde que la viande n’en fasse pas partie. Ce rôle d’éducation et d’apport de solution, il est primordial à la cause animale.

Mais ce rôle, ce ne sera plus le mien. Je regrette de constater qu’une fois de plus, pensée et action, réflexion et pratique, doivent ainsi être séparées, alors qu’elles peuvent être si fortes ensemble. J’espère qu’un jour les têtes pensantes du mouvement, les médias et les esthètes de l’Idée se rendront compte que la cuisine est politique. Parce que, oui, le personnel est politique et la cuisine en fait partie. Mais ceci fera très certainement l’objet d’un prochain article… En attendant, j’espère que vous accepterez ma décision, ne m’en voudrez pas et me suivrez toujours, quel que soit le chemin que je prends et quel que soit mon apport à cette cause qui me tient à cœur. En tout cas, je continuerai à essayer de faire chaque jour de mon mieux pour faire de ce monde un monde meilleur.

Source des images : Magdeleine

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113 commentaires

La Nébuleuse 16 septembre 2017 at 16 h 00 min

Tu as tout mon soutien et je suis sûre que nous sommes nombreux.ses à te suivre tout autant pour les réflexions que tu apportes… et plus encore pour cette capacité que tu as eu à lier engagement politique et pistes pratiques au quotidien. Je n’ai aucun doute sur le fait qu’on ait encore à lire bien des choses passionnantes par ici 🙂

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Nicole 29 septembre 2017 at 2 h 35 min

BRAVO ! Belle route à vous.

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Cécile 16 septembre 2017 at 16 h 43 min

Bravo bravo bravo !!
Je t’ai connu grâce au no-poo, par hasard et j’ai tout de suite aimé le ton de ton article et ton engagemennt écologique que je partage. Bref, complètement sous le charme. De la personne et de la voix que tu portes. Ça m’a donné envie de suivre ton blog.
Pourtant je ne suis ni végétarienne ni vegan mais peut être que j’y viendrais, tôt ou tard, par conviction idéologique.
J’ai ensuite lu quelques uns de tes articles, notamment un sur le pourquoi du veganisme et l’impact environnemental qu’a la consommation de viande et l’utilisation de produits d’origine animale.

Donc merci, merci, merci, mille fois pour ton engagement, tes recherches et le savoirl’inl’information que tu nous transmets.

Tu es une personne qui nous tire vers le haut et qui me donne envie de donner le meilleur de moi-même. J’espère en avoir le courage mais ce qui est sûr, c’est que je reste une personne de convictions et consciente de la petite part du job que je peux apporter pour changer le monde et les mentalités.

Je salue la qualité de la rédaction, le ton, le courage et l’engagement que tu as mis dans cet article. Vive AntigoneXXI !!

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Lucie D 16 septembre 2017 at 18 h 31 min

J’adore votre travail de recherche autour du veganisme et de la création d’un monde meilleur (cuisine comprise). Votre blog a largement contribué à notre transition et je vous en remercie. Je suis en train de lire planète vegan et je suis épatée par le travail qu’il y a derrière. Merci.

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Lise 16 septembre 2017 at 18 h 33 min

Bravo !

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kellyac 16 septembre 2017 at 18 h 48 min

Merci pour ces explications et pour tout ton travail. Je suis arrivée par le no poo, et depuis je ne rate pas un de tes articles, en particulier les plus engagés. Il faut dire que je ne suis pas une grande passionnée de cuisine, alors forcément, les articles culinaires ne m’ont pas trop manqué. J’aime tes articles qui me font toujours réfléchir et qui ont fait énormément avancer ma réflexion sur ma consommation et ma relation aux autres etres vivants.

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Échos verts ❀ Natasha 16 septembre 2017 at 19 h 27 min

Bonsoir Ophélie ! J’ai découvert ton blog en octobre 2013… alors que je cherchais une alternative zéro déchet au shampoing ! À la même période, je commençais sérieusement à remettre en question ma consommation de produits d’animaux, principalement pour des raisons écologiques. En parcourant ton blog, j’ai réalisé qu’on se souciait de sujets similaires et c’est en grande partie grâce à toi que je me suis penchée de plus près sur les questions d’éthiques animales. Ta plume, l’intelligence de tes propos, tes connaissances approfondies, ta sensibilité et ta manière d’aborder le sujet m’ont donné envie de continuer de te lire et de te suivre… Même si j’ai apprécié et testé nombre de tes recettes et que je m’en suis mise plein les yeux grâce à tes superbes mises en scène, c’est surtout tes articles de fond – qu’ils soient théoriques ou personnels – qui m’ont toujours le plus intéressée. Je comprends toutefois que tes recettes puissent manquer à certain·e·s ; il est vrai que les blogs culinaires végétaliens ne manquent pas à l’heure actuelle mais ton style – tant sur le plan gustatif que stylistique – est unique et c’est peut-être pour ça qu’on t’en redemande.
Quoi qu’il en soit je comprends entièrement ton choix et j’espère que celui-ci contribuera à décoller cette étiquette qu’on t’a attribué et qui ne te correspond pas… Plein de courage pour la suite Ophélie !

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Caroline 16 septembre 2017 at 20 h 40 min

Merci Ophélie de cet article honnête et courageux. Je suis heureuse de lire toutes ces réactions positives. Quand on suit ce qui est juste pour soi, les résistances tombent…
Très bonne continuation et à bientôt en vrai à Bruxelles, qui sait ?

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Estelle 16 septembre 2017 at 21 h 05 min

Ophélie, rien à voir avec ton article mais lisant actuellement ton livre j’ai relevé une erreur plus que regrettable dans la liste des cosmétiques veganes, tu cites 100%pure hors toute leur gamme de produits ne l’est pas car ils utilisent la cire d’abeille. Du coup j’ai des doutes sur tes autres listes…Bien cordialement,
Estelle

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Antigone XXI 16 septembre 2017 at 21 h 42 min

Merci beaucoup Estelle de ton commentaire ! Effectivement, 100% Pure n’est pas entièrement végane, même si la grande majorité de ses produits le sont. Je suis étonnée que cette erreur se soit glissée ici, d’autant que c’est le 1er de la liste (!), mais avec un si gros livre et le processus de correction et édition, cela arrive malheureusement (sans que cela ne mette en doute le reste des informations, rassure-toi !). Le livre doit partir prochainement en réimpression, je corrigerai cela, merci beaucoup !

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H. ALL 17 septembre 2017 at 9 h 55 min

Merci pour votre engagement et bonne continuation.

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Dimanche sur le web, 1 | Coeur Corps et Tête 17 septembre 2017 at 11 h 29 min

[…] Véron, aka Antigone XXI, explique pourquoi elle ne publiera plus de recettes de cuisine sur son célèbre […]

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Delphine 17 septembre 2017 at 12 h 06 min

Pouce en l’air et coeur avec les mains.

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wusulani 17 septembre 2017 at 12 h 31 min

bien vu, bien dit, et nécessaire recadrage !
Que la force soit avec toi pour la suite.

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Emily 17 septembre 2017 at 14 h 20 min

Bonjour Ophélie,
Comme d’autres lectrices je sens beaucoup d’amertume dans votre article. Je comprends votre besoin de changement, nous sommes tous en constante évolution. En même temps je ne comprends pas très bien votre volonté de vous justifier. Vous pouvez être sûre de vous puisque vous êtes chercheur … Je ne pense pas que vos lectrices vous mettent en doute. D’autre part Votre parcours de miss bio pour féminin bio, votre médiatisation pour le no poo, votre blog, vous ont apporté votre notoriété actuelle et vous ont apporté au final une reconnaissance, vente de livres, conférences … Pourquoi minimiser ce parcours ? Pourquoi vouloir coller à l’image de l’austère universitaire ? Je crois qu’il est loin le temps où l’on méprisait les femmes à l’Université, et je suis de celles et de ceux qui pensent que sans la pratique, l’éthique ne vaut pas. Je vous souhaite une bonne rentrée et j’espère que votre blog restera vivant , plus expérimental que théorique, pour nous garder, nous vos lectrices (blog et livres) , dans cet élan pétillant que vous aviez insufflé.

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Maïa 2 octobre 2017 at 23 h 09 min

Bonjour Emily,
Malheureusement le temps où l’on méprisait et diminuait les femmes à l’Université est loiiiiiiiin d’être fini, comme en témoigne Ophélie. Vous pouvez aussi par exemple aller voir “Paye ta fac” : https://payetafac.tumblr.com/ , site qui rassemble des témoignages à l’université de sexisme quotidien.

Et ce serait dommage d’ôter aux chercheurs et chercheuses, aussi austères et/ou anarchistes qu’ils soient, la saine possibilité de pouvoir douter d’eux-même, et d’en parler, ou de parler de leur fatigue à n’être reconnu(e)s que dans un aspect de leurs multiples talents!

C’est épatant de voir qu’en tout cas combien la vision du veganisme a évolué en si peu d’années! Je fais partie des personnes, qui sont passées de plutôt indifférente à pas mal intéressée par ces questions, alors merci beaucoup pour ce blog!

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Matmout 17 septembre 2017 at 14 h 21 min

Bien dit !
Personnellement j’ai découvert le blog relativement récemment pour son âge, mais pour ce que ça vaut, si ça peut te rassurer, c’est “chercheuse” qui est venu spontanément pour te présenter, quand j’ai fait une peu de “pub” pour Planète Végane.
Je comprends très bien que ça puisse être hyper frustrant ces étiquettes limitantes (plutôt que militantes, hoho), avec tout le travail que tu fournis sur des articles de fond. Mais ça va changer. Perso j’écrirais probablement encore “vegan” si je n’avais pas lu ton blog, pour ne citer qu’un petit exemple. 🙂

Bref, les INFP vont changer le monde (et tant pis pour la nouvelle étiquette ^^) !

Hâte de lire les prochains articles. Bon courage.

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Martine Auriol 18 septembre 2017 at 0 h 05 min

Ma chère Ophélie 🙂 C’est parce que je ne savais jamais ce que tu allais publier que je me suis toujours réjouie de te suivre ! J’ai appris beaucoup grâce à toi <3 J'admire ton travail , la rigueur mais aussi la bonne humeur et l'esthétique que tu y a mis ! Je comprends ton vécu face au sexisme ! Je trouve ces comportements lamentables ! Et je salue ton parcours : tu es un exemple ! Je continuerai de te suivre avec beaucoup ( énormément ) d'intérêt ! Je me permets de t'embrasser bien fort <3 A bientôt ! Martine

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Emilie 18 septembre 2017 at 8 h 04 min

Si ce sont des idées que tu partages, je pense bien qu’elles nous nourriront toujours autant !
Je dois aussi avoir découvert ” Le blog de l’abondance frugale” en 2013, au moment où on se lançait dans la vie à deux, avec son lot de découvertes et de quête d’indépendance. Tu as largement contribuer à poser les rails sur lesquels nos valeurs avancent à la maison, car tu as fourni des exemples. Qu’ils soient culinaires, du quotidien, de réflexion, ils étaient toujours emplis de finesse, souvent d’humour, et pour le plaisir des yeux illustrés par tes belles photos. Nous avons découvert à la maison le véganisme, le plaisir de cuisiner, le goût de discuter sur des sujets variés, souvent à l’issu d’un de tes articles, souvent tout ce qui touchait à la simplicité, au féminisme/genre, à l’éthique animale. Tu as contribué à nous donner les clefs pour aborder les sujets avec nos familles et nos amis, et à assumer nos choix !
Explore à fond ce chemin de chercheuse, bouscule les étiquettes indésirables qui font oublier que le blogging n’est pas qu’un loisir mais également un travail d’information et de partage que l’on peut transmettre avec rigueur et légèreté à la fois. Car c’est vrai, si le blogging est un travail conséquent pour celles et ceux qui rédigent, souvent les lecteurs y passent pour un instant de détente.
Bref, je continuerai avec grande joie à te lire et découvrir tes réflexions 🙂 Courage pour ton travail !

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Gwen 18 septembre 2017 at 12 h 33 min

Tu as eu raison de publier cet article et de mettre les choses au clair. Je comprends mieux ton ressenti.
Je te cache pas que j’en éprouve une certaine nostalgie, mais sans déception aucune, c’est juste que je crois que tu as été le blog précurseur de mes début dans le vegetarisme/veganisme.
Ce que je préférais en lisant les recettes, c’était tes longues intros, où tu passais du temps à nous expliquer tes ressentis, ton combat pour les animaux. Et ta plume… qu’est ce que j’ai pu pleurer en lisant tes articles. (coucou les poules et les moutons)
Je me souviens encore comment tu te sentais dépassé lorsque ton article sur le nutella était partagé de tous les cotés. éhéh
En tout cas, je suis contente du chemin que tu prends, et je suis fière de me dire que j’ai appris plein de choses grâce à toi, Belle continuation, belle recherche.
Et bon courage pour tout ce travail !

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thefriendlykitchensite 18 septembre 2017 at 14 h 18 min

Et bien moi je suis (presque) ravie de cette nouvelle ! J’aimais beaucoup tes recettes mais ce n’est pas ce que je venais chercher sur ton blog. Si je devais te mettre dans une catégorie, ce n’est pas du tout celle de la blogueuse au no poo, mais bien plus celle de la blogueuse vegan qui publie des articles de fond, avec un vrai travail de recherche, les mots justes… pour moi tu es “l’activiste” qui fait changer les choses grâce à tes textes et non à des actions coup de point. Et c’est simple, j’adore ce que tu publies et je suis donc super contente que tu puisses y passer plus de temps ! On a besoin de personnalité comme toi! D’autant plus que tu fais toujours passer ton message avec beaucoup de douceur, et c’est ce que j’aime dans tes articles ou tes interventions publiques. 🙂

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Cécile 18 septembre 2017 at 15 h 19 min

Super article !
A titre personnel, je n’aime pas réduire quelqu’un uniquement à certaines étiquettes (que ce soit dans le véganisme ou pour n’importe quel domaine de sa vie), donc je ne peux que te respecter davantage pour ce choix que tu affirmes si bien dans cet article. (D’ailleurs, de manière consciente, je ne me suis jamais dit que les recettes me manquaient particulièrement sur ton blog, bien que je le suive avec intérêt depuis quelque temps, … et je pense que ce n’est pas à moi, ou tout autre internaute de choisir ce que tel ou tel blogueur doit publier).
C’est toujours agréable, de lire des articles écrits avec passion, donc oui, je suivrais toujours ce blog avec plaisir.

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AymAsh 18 septembre 2017 at 15 h 37 min

Forcément…il fallait bien s’y attendre ! C’est bien naturel, et, enfin, peut-être certains de tes bouquins ne seront plus disponibles rayon diététique/cuisine…(tant que tu ne supprimes pas tes recettes déjà publiées ici : pitié, pitié, pitié !!!!).
Bon…il faut tout de même admettre que tes recettes sont quand même devenues, pour certaines, de “grands classiques” chez moi…je ne vois plus qu’une seule chose à faire en découvrir d’autres….venir manger chez toi !!!! (;-))

Blague à part, et je ne veux surtout pas que mes propos soient mal compris, je pense que tu “mérites” une considération différente…tu t’efforces de faire tellement plus que, honnêtement, t'”enfermer” dans le domaine culinaire avait déjà tendance à m’agacer….alors si ça me perturbait moi…(qui suis-je ???) je ne peux que lâcher à nouveau “forcément …”

Et je rends, au passage, hommage à toutes les personnes qui nous font découvrir des recettes véganes toutes plus gourmandes les unes que les autres, et qui excellent dans ce domaine. C’est un ‘travail’ à temps plein, toi tu as d’autres obligations qui t’attendent 😉

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Est~elle 18 septembre 2017 at 16 h 05 min

Un grand BRAVO Ophélie, d’avoir la force de t’imposer en douceur et avec autant de justesse! Je trouve magnifique de savoir suivre ses rêves, et te souhaite de continuer à t’épanouir dans tes rêves-réalité 🙂
J’ai beaucoup aimé découvrir tes recettes et j’ai énormément appris, mais tu nous lègue un bien bel héritage, à chacun.e de bâtir dessus et d’élargir ses horizons grâces à tous les autres talents alentour.
Planète Vegan est un superbe premier ouvrage, et quoi qu’il en soit je continuerais à te suivre avec joie car la richesse de ta réflexion me semble bénéfique sur tous les points!
Bonne recherche et au plaisir de lire tes travaux!

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Estelle 19 septembre 2017 at 8 h 30 min

Bravo Ophélie! Et surtout un grand merci. Je n’ai jamais commenté et pourtant ton blog est le premier sur le véganisme sur lequel je suis tombée avant et pendant ma transition vers ce mode de vie. Je continuerais évidement de te lire, justement car il y a beaucoup de contenu culinaire sur le sujet. J’ai justement le sentiment que parfois le véganisme est réduit à çà et je pense que c’est une bonne chose que des points de vue plus théoriques emmergent.

M.E.R.C.I.

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Christel 19 septembre 2017 at 19 h 17 min

Bsr Ophélie,
J’ai souvent été critique sur ce blog et là je dis bravo. Je ne vois même pas pourquoi on ne devrait pas comprendre ta décision. Qui serions-nous pour juger l’évolution que tu prends? Perso je ne suis pas ici pour les recettes de cuisine. Dans ce domaine il y a pléthore de blogs sur le net sans compter les nombreux livres de cuisine qui sortent en librairie. Je me replonge assez souvent dans Planète végane.

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Charlotte 19 septembre 2017 at 22 h 14 min

Je te comprends tout à fait. Je te remercie pour toutes ces jolies recettes que tu nous as postées sur ce blog, c’est grâce à elles que je suis devenue végane et que mon homme m’a suivie sans problème (si j’avais commencé par des salades vertes ça n’aurait peut être pas été aussi facile !) Mais il est vrai que tu as bien plus à nous offrir, et je lis toujours avec beaucoup d’attention tes articles. Au fait, je me suis dit que ce bouquin devrait t’intéresser : http://cheekmagazine.fr/societe/sexisme-cuisine-faiminisme-nora-bouazzouni/ Des bises !

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Marion Pérès 20 septembre 2017 at 13 h 48 min

Je vous suis à 100 %. Bravo d’avoir choisi la voix qui vous convient et de l’assumer totalement.

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lilizen 20 septembre 2017 at 14 h 28 min

Bonjour Ophélie, j’aime ta personnalité et te félicite pour tes choix. Cuisiner, être vegan est un acte du quotidien, et militant. Tu es un modèle pour moi, je suis consomm’actrice, enfin j’essaie du moins…
Tu as confirmé (grâce à tes écrits) mes pensées sur la question animale,
ne t’arrête pas d’écrire, tu as beaucoup à transmettre. Personnellement, après avoir eu un restaurant omni , à option végétaliste (mes premiers pas en ce domaine) tenu un blog de cuisine douze ans…je tends vers un mode de vie vegan, enfin j’essaye, je n’ai plu rien à dire sur le sujet non plus (enfin via le blog)…
Je te souhaite plein de bonnes choses pour la suite.
Une fidèle lectrice, Lilizen

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Louise 20 septembre 2017 at 22 h 41 min

Chère Ophélie,
Je déplore que la réalité soit ainsi : catégorisation identitaire et sexisme… Mais bon c’est la réalité, dont il faut en tenir compte et agir. Je comprends ta décision !
J’espère qu’un jour la réalité sera différente et qu’une femme pourra proposer à la fois des recettes et des réflexions et de multiples éléments sans qu’elle soit réduite à une seule de ces fonctions.
En tout cas, sache que j’ai tenté ta recette de granola salé, pour agrémenter une soupe et c’était délicieux. J’ai cuisiné végan tout le we, pour mes parents omnivores, qui sont repartis le ventre satisfaits et ravis d’avoir découvert de nouvelles saveurs. Mon père a même demandé à ma mère : c’était bon mais…Vraiment ? on n’a pas mangé de viande du we ??
Donc tu as planté de belles graines, dans la cuisine et les réflexions des nombreux lecteurs qui te suivent.
Tu peux être fière du travail accompli ! !
Buen viento y buena mar pour la suite ! ! !
Affectueusement,
Louise

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Mariette 21 septembre 2017 at 2 h 04 min

Chère Ophelie

Je n’ai jamais rangé votre nom dans une case et je continuerai à vous suivre sans étiquette, mais sachez tout de même que si aujourd’hui je suis antispeciste et végane, je peux l’affirmer, c’est un peu grâce à votre étiquette “no poo végane aux recettes cosmetoculinaires”. ^^’
Il y a plus d’un an maintenant que je suis tombée sur votre blog à l’époque en pleine quête du no poo. Très passionnée par votre article traitant du sujet, j’avais voulu mieux vous connaître, et c’est ainsi que j’avais exploré votre blog et lu votre série d’articles “Pourquoi végane ? “. Je n’avais alors jamais entendu/lu ce mot… “végane”. Je suis devenue végane, antispeciste affirmée, quasi instantanément le temps pour moi d’effectuer mes propres recherches et d’engranger un max d’informations, terminant le travail d’éveil… et depuis je vous suis appréciant et me retrouvant dans votre multiplicité.
Bref tout ça pour dire ; continuez ce que vous faites en suivant votre coeur et vos aspirations car ça marche (j’en suis la preuve), et merci pour votre travail.
Les étiquettes ne servent qu’aux esprits étroits pour se donner une impression de grandeur face à ce/ceux qu’ils ne maitrisent pas… on ne peut pas les éviter mais on peut les dénoncer et c’est ce que vous venez de faire.

Et puis pourquoi publier d’autres recettes de cuisine quand il y a déjà LA recette des crêpes véganes ! X’D

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Minimal Green 21 septembre 2017 at 8 h 22 min

Je t’ai connue par tes recettes de cuisine, au moment où je devenais végane, faisais mes premiers pas en magasin bio et crèmes et déo maison, et j’ai adoré découvrir la pâtisserie crue par ton livre.
Et je suis très contente maintenant de voir une femme chercheuse avec de telles connaissances et compétences se lancer, assumer, ne pas se laisser marcher sur les pieds ! J’attends avec impatience de te rencontrer au festival Everyday Heroes de Lyon pour acheter Planète végane et échanger quelques mots avec toi.
Il me tarde de voir encore plus d’articles de fond, et l’avancée de tes recherches et de ton impulsion !
En attendant je vais visiter les liens dans ton article qui me paraissent fort intéressants !

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Lil 21 septembre 2017 at 17 h 52 min

Le personnel est politique ? Cela résonne en moi et j’ai hâte de te lire. Je ne viens plus sur le blog/site spontanément pcq je passe trop de temps sur IG et YT mais je reviendrai pour te lire. ( premier mouvement, te voivoyer, mais je crois que le tutoiement est de rigueur en commentaires? )
Je ne suis pas choquée de passer du no-poo à une recette de cuisine à un article politique et académique. Je suis moi même une ancienne khagneuse devenue interprète qui adore l esthétique, la coiffure, l onglerie. Vive le mélange des genres, nous avons le droit d être plurielles !
Je suis toujours choquée par les témoignages de sexisme, car je ne le vis vis pas au quotidien, à part quand dans un déménagement on me passe devant pour porter la machine à laver, ce qui me fait en général hurler. Sans ça j ai la chance d’ en être protégée, du coup ce sujet m intéresse beaucoup aussi !
Bonne continuation !!!

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florence 1 octobre 2017 at 23 h 56 min

Bonsoir Ophélie,
Cela fait un moment que j’ai lu l’article mais j’avais pas trouvé le temps de commenter.
Eh bien moi je vais être en dissonance avec le groupe, sans doute parce que justement je ne suis ni vegan ni même végétarienne mais simplement intéressée par une alimentation alternative autant que faire se peut. Et du coup je me pose une question : à qui ce blog s’adresse-t-il ?
Si c’est un blog réservé aux vegans qui souhaitent s’auto congratuler de leurs bonnes décisions et de leur supériorité morale, alors oui, je comprends bien que la démarche méditative soit plus judicieuse que la sauce aux recettes, car ça, en effet, y’en a à la pelle.. des articles militants aussi remarque, mais toi tu écris mieux que beaucoup et ton niveau d’instruction te permet d’exposer tes arguments de façon bien plus pertinente que ce qu’on lit souvent…. Mais comme les vegans sont déjà convaincus de ce que tu exposes, ça ne change pas grand chose, à mon avis…
Si c’est pas les non vegans, là, je me permets d’exprimer mes doutes…. Tes recettes, par leur côté original et saines, avaient la capacité à attirer un public curieux et ouvert, comme moi. Qui du coup avait l’occasion de lire tes points de vue exposés de temps à autre. Je ne suis pas sûre que ce public continuera à suivre tes publications… Personnellement, je suis tombée sur ton blog par hasard il y a 4 ans quand j’avais suffisamment de temps pour surfer de façon désoeuvrée (en congé maternité) et j’aimais la simplicité du ton de ce blog, la simplicité du style de recettes proposées – bien que j’en fasse rarement une à la lettre car le nombre d’ingrédients me décourageait, mais sur le principe ça m’inspirait… J’avoue avoir été intriguée, intéressée, parfois amusée par les rubriques “annexes”… Un peu moins empressée à revenir sur le blog à mesure que les recettes s’ espaçaient, passablement irritée par les premiers posts à tonalité ” pourquoi les vegans sont ils supérieurs aux autres” , et puis déçue, blasée, en mode “tiens, alors voir s’il y a un nouvel article WTF extrémiste sur le blog d Antigone XXI.”..
Bref, c’est ton blog et tu en fais bien ce que tu veux c’est bien normal. Je conçois ta frustration féministe du monde du travail, etc… C’est ton droit de vouloir t’imposer dans la société pour tes pensées plus profondes que celles liées à la popote.. je doute qu’un blog fasse la différence mais peut être, hein… ( moi personnellement, je suis prof et donc me considère comme une personne pas totalement inculte, je passe mes journées à convaincre les jeunes filles de quartiers chauds qu’elles doivent se donner les moyens d’envisager un avenir professionnel qui leur plaise et non attendre d’épouser le premier venu qui les enfermera à la maison.. et pourtant, si on me donnait l’argent, comme j’aimerais rester moi même à la maison, m’occuper de mes enfants tant qu’ils sont petits et avoir le temps de leur faire la popote, saine diversifiée et la plus végétale possible dans un cadre raisonnable…. Bizarrement les féministes ont réussi à se convaincre que l’univers du travail impitoyable avec ses horaires décalés, ses exigences, sa pression, son besoin malsain de dominer l’autre était un modèle enviable. Et que le quotidien parental, la douceur d’une vie rythmée par les expériences familiales était méprisable… Cela ne cessera jamais de me dépasser. Peut-être parce que les féministes ont réussi à se convaincre que la maternité était un jour patriarcal et globalement n’ont que peu d’enfants. ou qu’elles viennent majoritairement d’un milieu privilégié qui ne connait pas la réalité du travail fatiguant? )
Bref, je te souhaite bon courage pour tes projets professionnels. Je ne doute pas que ton blog continuera à trouver audiance auprès de ceux qui t’acclament… Porteras tu ton message au delà de ce public conquis ? J’en doute, mais qui suis je pour critiquer tes choix?
Bonne continuation.
Florence

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ZunZun 2 octobre 2017 at 20 h 56 min

Ma chère Ophélie, je ne dirais qu’une chose : tu as tout à fait raison. Et ton explication est limpide ! Moi je bouge pas d’ici en tout cas, recettes ou pas 😛
Gros bisous.

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Antigone XXI 2 octobre 2017 at 21 h 38 min

Merci Julie, c’est adorable ! 🙂

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pépain 4 octobre 2017 at 10 h 48 min

“En tout cas, je continuerai à essayer de faire chaque jour de mon mieux pour faire de ce monde un monde meilleur”

Pour moi c’est continuer à lire des choses comme ça qui me motive à te lire, importantes, intéressantes et qui vont soit dans le sens de ma pensée, soit qui vont l’y mener, l’y ouvrir, la compléter…

Et puis nous ne sommes pas des bout de ficelles linéaires hein ! On change parce qu’on fonctionne ! 😀

au plaisir de continuer à te lire ! 🙂

Perrine

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JOËLLE 5 octobre 2017 at 10 h 40 min

Jai lu avec beaucoup d’attention ton article. Je te comprends parfaitement et pour ma part, les recettes ne m’intêressant pas plus que cela, ne me manqueront pas. C’est ton blog en général, les ID que tu véhicules, ta façon unique de les partager qui me retiennent et ne me font râter aucun article, même si je ne mets pas de com (il y en a déjà tellement !)
Je te souhaite une bonne continuation dans ton parcours et beaucoup de bonheur à te réaliser. Au plaisir de te lire.

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So 10 octobre 2017 at 18 h 04 min

Bonjour Ophélie, je salue ta prise de position franche concernant le contenu éditorial de ton blog. Il est important pour toi d’affirmer ce qui était dès le départ présent à ton esprit et correspondait à ta personnalité. Les étiquettes sont vite collées en effet… et c’est bien dommage. Tes articles n’en seront que plus riches et ton approche du véganisme également. Il y a pléthore de sites et blogs culinaires pour qui en cherche… Je ne suis pas vegan et ne souhaite pas le devenir mais je tends vers le végétarisme. Et un blog comme le tien me permet de pouvoir confronter les idées et les informations. Tous les sujets, qu’ils touchent la cosmétique, l’alimentation ou la mode peuvent être abordés sur un mode sérieux et basés sur une recherche fouillée et argumentée. Merci à toi de ce que tu apportes et tant pis pour ceux qui n’y voyaient qu’un blog culinaire vegan de plus !

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Monica 11 octobre 2017 at 11 h 49 min

Bonjour Ophélie,
Je suis votre blog depuis plusieurs années ; j’y suis venue par le no-poo et comment remplacer les oeufs !
Je pense que beaucoup de personnes, malheureusement, ne réalisent pas ce qu’est un travail de thèse et ce que cela implique en terme de discipline personnelle, d’engagement, d’heures intenses de travail ; et, finalement aussi, d’évolution intellectuelle personnelle grâce au travail de recherches.
J’applaudis ce que vous faites et je continuerai de vous lire avec plaisir.
Bien à vous.

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Céline 31 octobre 2017 at 0 h 21 min

Aucun souci Ophélie ! La liberté c’est d’écrire ce que tu souhaites. Je n’aime pas non plus les étiquettes qui collent à la peau… J’ai le sentiment que certaines personnes ne sont pas capables de vivre et de penser autrement qu’en restant primaires grâce à cet étiquetage et jugement d’autrui. Des recettes, végan ou pas, il y en a plein partout ! L’important c’est que tu fasses ce qui te tient à coeur et que tu as envie de partager, quelque chose de différent, voir innovant, dérangeant pour certains, évident pour d’autres ! Ton blog, c’est ta liberté, ton territoire, au lieu de l’écrire dans un journal intime, seule possibilité d’écrire pour certaines personnes, tu as cet outil médiatique par internet à ta disposition pour parler de ce que tu as en tête, un peu comme un électron qui émet pour rassembler les autres électrons libres qui vaquent dans l’Univers… Et former une grande chaîne innovante qui donne un élément nouveau sur Terre (Métaphore de quelqu’un qui ne connaît pas grand chose en physique, tu l’auras remarqué). Certaines personnes se masturbent l’esprit et s’écoutent parler (parler pour ne rien dire, et brasser de l’air tout en étant médiatisés, si, si, ça existe et ils sont barbants). Surtout NE LEUR RESSEMBLE PAS ! L’évolution c’est changer, progresser, prendre un chemin que l’on n’avait pas envisagé, ou bien oser grimper sur un sentier escarpé malgré les cris et les mises en garde de ceux qui veulent nous formater. Tu as beau vivre sans shampoing, tu le vaux bien !

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tamanliar 9 novembre 2017 at 22 h 14 min

Bravo! Je te rejoins à 200% sur la catégorisation identitaire et ton choix! Ce que tu racontes à ce propos me parle vraiment et en particulier depuis que je suis maman de 2 garçons !! 😉 … et je me dis que j’ai une belle bataille à mener dans leur éducation! Bonne route!

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Manon 14 novembre 2017 at 18 h 07 min

Bravo, et merci.

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Corinne LE MENS 10 janvier 2018 at 17 h 10 min

Jai découvert ton blog il y a plusieurs années, lorsque le véganisme m’était totalement inconnue et que je ne me sentais pas encore concernée par l’éthique animal par manque de réflexion. C’est grâce à toi notamment que j’ai découvert l’intérêt d’une cuisine “intelligente” et respectueuse. J’adorais ta façon d’amener tes recettes avec un verbiage passionnant, pétillant, joyeux. Chaque lecture de recette était un moment de détente et d’apprentissage unique. La qualité des photos étaient époustouflantes et contribuait à la magie qui se dégageait de tes articles culinaires. Je ne retrouve pas la qualité de ta plume sur d’autre blog qu’il soit vegan ou pas. Aujourd’hui je ne m’impose plus de restriction, juste une consommation plus raisonnée de produit animal aussi je continuerai à venir de temps en temps sur ton blog pour ouvrir mon esprit aux valeurs que tu défends et je te souhaite toute la réussite que tu mérite. ça ne m’empêche pas de regretter le temps de tes articles rieurs sur la cuisine vegan. Tu as une plume magnifique, capable de fédérer dans la joie et la bonne humeur, c’est un don. Merci

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Antigone XXI 13 janvier 2018 at 19 h 07 min

Merci du fond du coeur, ça me touche énormément.

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Septembre 2017 : mes favoris • Inspiration • La Lune Mauve 15 mai 2018 at 15 h 42 min

[…] pourquoi je ne publierai plus de recettes de cuisine, par Ophélie Veron (alias Antigone XXI), qui veut désormais militer autrement en faveur de la […]

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Magali 13 septembre 2018 at 9 h 09 min

Bonjour,
Bon, moi, j’arrive un an après la bataille ! Pas grave. J’ai quand même envie de partager mes petites pensées.
J’ai découvert ton blog en cherchant une recette de crêpe IG bas pour pouvoir offrir à mon cher et tendre époux de bonnes choses gourmandes dont il raffole sans tous ces produits raffinés. J’ai trouvé mieux, IG bas et végane ! Mieux que bien. Alors oui, je regrette égoïstement qu’il n’y ai plus de recettes ici (mais de toutes façons, je n’ai pas tout essayé encore… !). Mais en fait, ce n’est pas tant les recettes que les (longs) textes que les précèdent que j’aime. Ben oui, moi qui déteste lire, j’apprécie grandement ton verbe, tes notes d’humour, ta simplicité et ta sincérité. Alors, tant pis pour le régal des papilles et tant mieux pour celui du cerveau.
Encore merci pour ton partage et ton engagement et bonne continuation.
Amicalement
Magali

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Antigone XXI 13 septembre 2018 at 9 h 14 min

Merci, ça me touche énormément !

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knock_knock 9 avril 2019 at 13 h 39 min

Bonjour Ophélie,

ayant posté pour la première fois un commentaire sur le blog de Green me up et de Cléa en réponse à l’expression de leur frustration du manque de réaction des lecteurs, je fais un détour par chez toi pour te dire à quel point j’aime ton blog et ton travail. Je suis très reconnaissante pour tout le contenu que tu partages et qui m’a fait beaucoup avancer dans mes réflexions sur de nombreux sujets touchant au contenu de mon assiette, au féminisme et à l’écologie de manière générale.

Actuellement en train d’explorer “la voie du cru”, j’ai lu avec curiosité ta propre expérience et les nombreux commentaires qu’elle a suscité. Chaque blogueuse apporte son grain à moudre à ce qui fera ma farine personnelle et je te remercie pour ta manière de le faire. Accessoirement, ton style littéraire est un vrai plaisir de lecture !

Bonne continuation à toi !

Knock_Knock

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Pain au levain maison sans gluten - MakanaiMakanai 12 avril 2019 at 15 h 03 min

[…] évidemment, ne vous inquiétez pas pour mon humilité- dans ce billet d’Ophélie Véron « Pourquoi je ne publierai plus de recette de cuisine« , celui-ci de Cléa qui « n’ose plus rien nous dire » ou encore ce billet […]

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