4 bonnes raisons de ne pas commander chez Amazon

16 février 2016

 

Quatre bonnes raisons de ne pas commander chez Amazon - Antigone21.com

 

A chaque fois que je vous parle d’un livre sur ce blog, j’attache beaucoup d’importance à vous rediriger vers le site de la maison d’édition. Jamais je ne vous redirige vers Amazon. Pourquoi ? Pour de très nombreuses raisons, que l’une de mes meilleures amies, Katia Pérou, a choisi de vous exposer ici.

Katia est libraire depuis douze ans. Avec son mari Jean-Philippe, tous deux ont monté en 2011 leur librairie, L’Usage du Monde, dans le quartier des Épinettes à Paris. A l’occasion de la sortie de mon nouveau livre, Katia a très gentiment accepté d’écrire un article pour vous expliquer pourquoi il est préférable d’acheter vos livres en librairie, et non sur Amazon. Découvrons avec elle les 4 bonnes raisons de ne pas commander sur le fameux site de vente en ligne.

{Rappel}

  • Katia ne représente pas tous les libraires de France, mais parle ici de son expérience et ce que sa librairie pratique comme délais et services.
  • Il n’est question ici que du circuit des livres neufs, format papier, en France, et non du marché de l’occasion, de l’auto-édition, des ebooks et de la situation du livre dans d’autres pays.

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Super-Katia à l’oeuvre dans sa librairie*

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Quand on flâne en librairie, on se rend rapidement compte que chacune d’elle a une identité. Certes, on retrouve les grandes maisons d’éditions, les prix littéraires, les auteurs à succès, mais on peut également découvrir de nouvelles maisons d’édition qui font un travail remarquable, se laisser surprendre par la mise en avant d’un titre oublié ou acheter le dernier coup de cœur du libraire qui n’est pas forcément celui dont tout le monde parle dans les media.

Si on jette un coup d’œil aux meilleurs ventes Amazon en littérature, on y trouve en ce moment L’horizon à l’envers de Marc Lévy chez Pocket, Je dirai malgré tout que cette vie fut belle de Jean D’Ormesson aux éditions Gallimard et un bon vieux Ken Follett, Aux portes de l’éternité, en livre de poche. Je n’ai rien contre ces livres qui figurent également dans ma librairie. Mais c’est amusant de voir que chez nous, les meilleures ventes diffèrent radicalement : Mademoiselle Haas de Michèle Audin, aux éditions de l’Arbalète, L’autre Joseph de Kethevane Davrichewy, chez Sabine Wespieser Editeur ou, enfin, L’attente du soir de Tatiana Arfel, aux éditions Corti. Des textes de qualité, publiés par des éditeurs moins connus et que nous soutenons.

Amazon a lancé sa première librairie physique le 3 Novembre dernier à Seattle, une librairie constituée à partir des meilleures ventes sur le net, et on peut douter que nos auteurs favoris y figurent… Récemment, Pete Fromm, auteur américain de grand talent publié aux éditions Gallmeister, nous expliquait justement son désarroi face au marché du livre américain : il est très heureux de l’accueil français et, surtout, de la diversité si précieuse que nous maintenons avec conviction et envie.

Ne mettre que des best-sellers en avant revient à imposer une forme de dictature. Il suffit de prendre le modèle anglo-saxon pour s’en apercevoir. Les librairies ont quasiment disparu, laissant place à de grandes surfaces dépourvues de titres de fonds.

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Entrepôts d’Amazon

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Sans même parler de conseils et de contact humain, la librairie est d’abord un commerce. C’est à dire un lieu ouvert dans un quartier. Je ne sais pas vous, mais moi, j’apprécie quand je rentre le soir chez moi, souvent à la nuit tombée, de trouver des cafés, des cavistes, des librairies ouvertes qui me rassurent et me font me sentir moins seule. La vie d’un quartier se retrouve dans ses commerces, les animations organisées pour les plus jeunes, les conseils aux parents, un sourire aux plus anciens. Un lien qu’on ne trouve pas derrière son écran.

Dans ma librairie, on organise en moyenne deux rencontres par mois, on fait aussi un prix des lecteurs, c’est devenu un lieu d’échanges, un repère pour les amoureux des livres. On ouvre tous les jours, le dimanche aussi. On essaie, autant que possible, de satisfaire les gens, d’orienter, de proposer et de commander ce que l’on n’a pas.

Parfois, c’est dur, les livres n’arrivent pas. Pour une raison ou une autre, ils peuvent être défectueux, mal imprimés, oubliés dans un carton. Chaque fois, on explique calmement, on rembourse quand on est en tort, on échange pour arranger le client (parfois même quand il a oublié son ticket de caisse, parce qu’à force on le connaît, le client, on le reconnaît même). Commander sur Amazon, c’est faire fermer un lieu comme le nôtre, où les collégiens d’en face viennent se réfugier et où les clients découvrent parfois un livre qu’ils ne cherchaient pas.

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Rencontre avec l’équipe de Charlie Hebdo à l’Usage du Monde en décembre 2014

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On entend souvent à la radio, à la télé aussi, qu’Amazon est le premier employeur… On ne sait pas trop ce que ça veut dire, mais ça a l’air important. C’est une petite phrase qu’on peut ressortir dans les dîners un peu mous, quand on ne sait pas quoi dire.

Amazon est en réalité une entreprise qui viole en permanence les droits fondamentaux de son personnel et exerce une pression constante à l’égard des employés, mais aussi de toute la chaîne éditoriale. Amazon impose une remise de 50% aux éditeurs (contre les 30% – 35% habituellement alloués aux libraires), pourquoi ? Parce qu’Amazon refuse de vendre des livres en deçà de cette remise. Comment refuser pareil chantage ? Ajoutons par ailleurs que cette belle société est passée maître dans le recours à la fraude fiscale.

A contrario, les librairies indépendantes paient leurs impôts et emploient du personnel qualifié, le plus souvent en CDI. C’est d’ailleurs dans l’intérêt de notre commerce : qui aime se faire conseiller par un vendeur interchangeable ? L’Usage du Monde emploie aujourd’hui quatre personnes. Nous avons créé deux postes en cinq ans d’existence. Deux libraires d’exception qui ont fidélisé une autre clientèle et ont, de ce fait, grandement participé au développement de la librairie.

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Rencontre du Club des Jeunes Lecteurs avec Marie Desplechin

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Je lis souvent dans les commentaires des acheteurs qu’ils privilégient Amazon car « c’est moins cher », plus rapide aussi. Et je me rends compte qu’il y a un vrai lavage de cerveau de la part d’Amazon et une méconnaissance aussi de la loi Lang.

En France, depuis 1981, nous avons la loi Lang sur le prix unique du Livre. Cette loi nous protège, elle permet d’éviter ce qui se passe aux Etats Unis et en Angleterre, où deux librairies disparaissent chaque semaine, et elle maintient notre diversité culturelle (qui devient une exception par la force des choses).

Pour faire simple, chez nous, le prix du livre est le même PARTOUT, que ce soit à la Fnac, dans les librairies de quartiers et sur les sites en ligne de livres neufs. On a le droit de pratiquer une remise de 5% (les fameux 5% systématiques chez Amazon et avec la carte de fidélité payante à la Fnac). Je ne vais pas faire un cours sur la librairie, les charges, les marges, etc., mais vous dire simplement que 5%, ça n’a l’air que d’une poignée de centimes, mais pour un commerce physique avec des marges serrées, ça représente une sacrée perte.

Pourtant, presque toutes les librairies de quartier (la mienne comprise) proposent une carte de fidélité gratuite avec une petite réduction au bout d’un certain nombre d’achats, ainsi qu’un service de commande gratuite dans un délai moyen de 3 jours. On ne peut bien sûr pas rivaliser avec un géant comme Amazon en faisant les 5% systématiques, mais est-ce que cela ne vaut pas la peine de payer deux centimes de plus pour un conseil personnalisé, un beau paquet cadeau gratuit et un magasin en bas de chez soi ouvert le dimanche et les jours fériés ? Et si vous habitez dans un village qui ne dispose pas de librairie, sachez que vous pouvez commander n’importe quel livre depuis une simple presse.

Si on pousse le raisonnement, on peut aussi s’attendre à une volonté de la part d’Amazon de casser le marché pour obtenir le monopole et ensuite pratiquer leurs propres conditions (ce qui est « gratuit » aujourd’hui chez eux ne le sera sans doute pas demain).

J’ajouterai pour finir que j’exerce ce métier depuis 12 ans. J’ai la chance d’avoir une librairie dynamique avec des collègues enthousiastes et des clients curieux qui me font aimer mon travail et oublier Amazon chaque jour un peu plus !

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Retrouvez Katia et Jean-Philippe dans La Grande Librairie !

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Un immense merci à Katia pour cet article très clair qui, j’espère, aura su vous convaincre ! Si vous êtes francilien-ne ou venez faire un petit tour à Paris, n’hésitez pas à passer par sa librairie ! (mot de passe « Antigone »…) 😉

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Pour en savoir plus sur le système Amazon :

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La librairie de Katia et Jean-Philippe :

L’Usage du Monde
32, rue de la Jonquière
Paris 17è

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Et pour tous les lecteurs qui se posent des questions :

  • Vous pouvez vérifier la disponibilité d’un livre en librairie sur le site Place des Libraires et, sinon, le commander en trois jours ouvrables dans toute librairie qui ne l’aurait plus en stock.
  • Katia l’a déjà dit, mais je le répète : si vous habitez à la campagne et que votre village ne dispose pas de librairie, vous pouvez commander un livre dans une simple presse.
  • Vous pouvez normalement commander n’importe quel livre publié en France depuis une librairie située à l’étranger, en en faisant la demande auprès de votre libraire. De nombreuses maisons d’édition françaises (dont celle de mon dernier livre) ont des accords de distribution préférentiels avec la Belgique, la Suisse et le Canada.
  • Où que vous soyez, vous n’êtes donc pas obligés de passer par Amazon !

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268 commentaires

She's super green 17 février 2016 at 11 h 42 min

Vidéo touchante et très bel article qui donne à réfléchir + l’envie d’entrer dans une librairie acheter l’usage du monde….merci

Répondre
katia 17 février 2016 at 18 h 57 min

Merci beaucoup pour votre gentil commentaire !

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Nathalie Guiffault 17 février 2016 at 11 h 42 min

Bravo pour ces précieux éclaircissements et longue vie à toutes les librairies, les vraies !

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Katia 17 février 2016 at 18 h 58 min

Merci beaucoup ! Et vive la librairie indépendante !

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gragoon 17 février 2016 at 11 h 56 min

Bonjour AntigoneXXI.
Je vais me faire volontairement l’avocat du diable, évitant moi-même d’acheter des livres sur Amazon depuis un moment.
De plus, ayant eu pas mal de cours autour d’amazon et du e-commerce et habitant pas loin de la centrale d’Amazon (j’ai donc des amis qui y ont travaillés pour survivre).

Déjà, je suis d’accord et pas d’accord avec toi sur le premier point. Oui, Amazon met en avant Marc Levy et compagnie. J’ai toujours été contre, mais force est de constaté que les librairies physiques font, pour beaucoup, la même chose. Je ne pense pas réellement qu’Amazon soit responsable de la mort de la diversité culturelle dans le sens où il surf simplement sur un phénomène existant déjà bien avant lui et qu’il est simplement révélateur du lobbying exercé autour de certains auteurs depuis pas mal d’années. C’est triste, amazon l’encourage, mais ce n’est pas lui le responsable à mon sens.

Sur le second point, tu as raison mais pas totalement je le crains. Depuis quelques années, je remarque, que ce soit pour les livres ou le reste, que le conseils devient inexistant en magasin. Ce n’est pas le cas partout, mais en centre-ville Orléans, il n’y a que deux librairies sur les quatre qui mérite son titre à mon sens. Les autres sont la fnac et ses vendeurs aussi aimables que des portes de prisons, une autre qui se fait passer pour une librairie traditionnelle mais qui ressemble plus à un vautour géant qui te force à acheter sans discussion. Et sur Paris, je te dis pas. Donc si l’humain est mis en retrait en magasin, pourquoi s’embêter à se déplacer quand je peux avoir un livre pour moins cher, dans ma boite aux lettres en sans se bouger de chez moi ? Je ne suis pas toujours fan du résonnement mais je ne vais pas non plus blâmer ceux qui l’ont. Je pense que les libraires vont devoir trouver un moyen d’évoluer.

Concernant les emplois précaires, il ne faudra pas compter sur Amazon pour arrêter l’esclavage qu’il pratique. Il est pas hors-la-loi et quand bien même il le serait, il rapporte bien trop de sous à l’Etat pour que ce dernier fasse quelque chose. Et je pense que pour ca comme pour beaucoup de sujet que les consommateurs s’en foutent. Je le déplore également, je suis content que tu soulignes ce point car nous sommes acteurs de notre société mais je ne sais pas si c’est le meilleur argument à mettre en avant. D’autant plus que les gens qui vont y travailler sont des gens qui n’ont pas forcément le choix. Ils préféreraient aller ailleurs, pour sûr. Mine de rien, ca fait de l’emploi même si les conditions ne sont très mauvaises.

Le dernier point se résumera à mes arguments sur le second point.
Tout ca pour ne pas démonter ton article au contraire, mais pour donner un apercu des difficultés auquel les arguments de ton articles vont se heurter. La seule solution semble la seule qui prévale dans ce monde de dingue : notre responsabilité individuelle et l’éducation. Comme tu as l’air de le faire. 😉

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popsicletoeMafalda 17 février 2016 at 14 h 33 min

Bonjour Gragoon,

Vos deux premiers points sont peut-être recevables mais je ne suis pas d’accord avec le troisième. Je crois que les consommateurs s’en fichent de moins en moins d’acheter des produits fabriqués dans de mauvaises conditions. Un exemple, suite au drame du Raza Plana, dans mon entourage – qui n’est assurément pas représentatif bien sûr, et quel que soit l’orientation « éthique » nous sommes nombreux à nous dire qu’à 1,99€ le tee shirt, l’ouvrière de 16 ans qui est derrière n’a certainement pas été payée correctement et que c’est une raison suffisante pour y renoncer. Il y a à mon sens un effet un peu performatif à répéter sans cesse d’un air las « oui mais tout le monde s’en fiche » en guise de justification. Au contraire, montrons que de plus en plus de consommateurs s’en préoccupent pour faire bouger les choses. (Il me semble d’ailleurs que c’est le positionnement de ce blog, d’aborder les choses de façon constructive et optimiste). Je vous renvoie au dernier ouvrage (c’est le bon article je pense;) d’Alain Touraine « Nous, les hommes » qui valorise un droit « à la dignité » pour chacun d’entre nous.

Bien à vous 🙂

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adrian3ds 17 février 2016 at 15 h 45 min

Je suis content de voir qu’ici les débats sont sains, ce qui se fait rare sur les internets.

Attention, je ne fait pas du « oui mais tout le monde s’en fiche » un véritable argument et en aucun cas une justification. Comme je le précise au début, je me fais l’avocat du diable volontairement avec ce commentaire. J’exprime ici une réalité qui ne me plaît pas non plus.

En fait, la beauté mais aussi le problème d’internet est que nous pouvons éjecter le contenu qui ne nous plait pas. La conséquence est que nous finissons par nous enfermer assez vite avec des gens avec qui nous sommes d’accord. AntigoneXXI s’addresse a des gens qui sont en majorité d’accord avec elle pour le coup. On appelle ca un « filter bubble ». C’est pour ca que j’ai préféré alimenter le débat avec des arguments que j’entends fréquement et qui font que la réalité est ce qu’elle est.

A nous de faire ce qui nous semble juste 🙂

PS : J’ajoute le livre à ma wishlist. Merci du tuyeau !

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gragoon 17 février 2016 at 15 h 46 min

Addendum : j’ai commenté avec un autre pseudo en validant un peu vite mais @gragoon, c’est moi 😉

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popsicletoeMafalda 17 février 2016 at 16 h 28 min

Ah oui vous avez totalement raison sur le « filter bubble », maintenant que vous le dites et au vu de mes lectures (blogs vegan/engagés, etc) j’ai sans doute ce biais, quand les commentaires sont trop différents de mes opinions je ne les lis pas, pour ne pas avoir le coeur à l’envers 😉

cros 18 février 2016 at 10 h 51 min

Bonjour !
En ce qui concerne les livres anciens ou qu’on ne trouve pas en boutique, il suffit de demander au libraire et il se fera un plaisir de le commander ? Il y a le livre qui n’est plus édité, alors, oui pourquoi ne pas passer par Amazon qui est en relation avec des bouquinistes. A ce propos, pourquoi les libraire, à l’ère de l’informatique, ne font pas une chaîne avec ces bouquinistes, justement pour répondre à la demande de leurs clients ?
Quand vous parlez de la FNAC, je dirai qu’elle fonctionne un peu comme un supermarché et n’a pas les employés qu’il faut pour justement parler de tel ou tel livre. Une librairie c’est différent ! On peut discuter, on aura des réponses. On ne circulera pas dans les rayons avec personne pour vous renseigner.
Pour Amazon, comme vous le dites, l’Etat ne crachera pas sur les bénéfices que ce genre de vendeur génère ? Alors, boycottons tout simplement. Des librairies s’ouvriront et les employés malheureux trouveront un emploi ?

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Katia 19 février 2016 at 20 h 07 min

Bonjour Cros. Il n’est question ici que du circuit du livre neuf en France, soumis à la loi lang. Les bouquinistes et les libraires de livres neufs font un métier bien différent. Votre commentaire mériterait un autre article d’un spécialiste de l’occasion pour vous répondre en détail.
Concernant la Fnac, j’y ai travaillé comme beaucoup de mes collègues, car les places en librairies indépendantes sont chères et c’est un bon moyen de se faire de l’expérience et d’étoffer un peu son CV. Comme partout, on y trouve de bons et de mauvais libraires, les conditions de travail ne sont pas toujours idéales, les libraires pas toujours affiliés au bon rayon (j’ai passé plusieurs mois au rayon pratique et au rayon droit dont je ne connaissais absolument rien) et le manque d’effectif se ressent parfois cruellement. Je pense surtout que ces différents types de structures sont complémentaires, concrètement Amazon ne change rien à mon chiffre d’affaire, (ma librairie va bien), j’envoie parfois mes clients chez gibert ou à la fnac quand je ne peux satisfaire certaines demandes, et je n’ai pas de problème à indiquer Internet quand la situation l’impose (pour le livre d’occasion, service que je ne propose pas). L’article est volontairement virulent pour faire passer un message clair, mais la réalité est évidemment plus nuancée.
Amicalement

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Marie Dominique 17 février 2016 at 12 h 16 min

Merci pour cet article qui rappelle des essentiels …Je lis beaucoup ,je sais souvent ce que je veux lire: livres découverts dans des articles ou des émissions télé , mais quand je vais dans une « grande ville », j’ai aussi beaucoup de plaisir à flâner dans une librairie et à découvrir de nouveaux livres .
Toutefois j’habite dans une toute petite ville ,avec une seule toute petite librairie ..j’ai un jour essayé de lui commander des livres , il fallait une semaine de délai et le port était payant…il y a peu de livres dans cette librairie, et même les prix littéraires arrivent au bout de 15 jours …c’est dire que je commande , avec mauvaise conscience ,sur Amazon !J’ai lu avec intérêt toutes les suggestions des commentaires , et j’essayerai… en sachant que ce ne sera pas forcément facile , par exemple , il y a 4 librairies dans le réseau « Place des libraires « correspondant à ma région ..et la plus proche est à 50km…J’avoue que si je connaissait une autre solution de commande en ligne plus respectueuse de ses employés , je l’adopterait ( pas la FN*C : j’ai eu trop de déboires avec eux!)

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Ayuangele 17 février 2016 at 12 h 22 min

Je suis totalement d’accord avec cet article mais pour tout avouer, j’achète sur amazon pour la simple raison que j’habite en pleine campagne et que la librairie la plus proche est à 45km. Ce n’est pas comme rentrer dans une librairie en rentrant chez soi mais ça m’embête de faire 1h30 de route aller-retour (sans compter l’essence) pour aller acheter un bouquin. Donc oui, Amazon est la facilité pour les gens qui ne vivent pas en ville et je pense que si je ne pouvais pas acheter mes livres sur internet, je lirais beaucoup moins. Par contre, comme violette, je privilégie tout de même les « vendeurs » amazon plutot que Amazon lui même

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Pouet156 23 février 2016 at 23 h 41 min

Si c’était uniquement les personnes comme vous, habitant à distance de toute librairie, qui commandaient sur Amazon, ça ferait longtemps qu’ils auraient coulé ici en France au moins. Je n’ai pas de chiffre, mais la majorité de la population de France est urbaine, je pense que je ne prends pas de risque en disant que la majorité des consommateurs sur Amazon le sont aussi.
Personnellement, je ne blâmerai pas quelqu’un comme vous parce qu’il commande sur Amazon. Mais certains habitant en face d’une librairie ne prendront même pas la peine d’y pénétrer …

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Les Bazos 17 février 2016 at 12 h 30 min

Je ne connais pas leur politique sur le bout des doigts mais j’avais trouvé une alternative à Amazon pour les livres en anglais en ligne quand j’étais en NZ : book depository 🙂 c’est un peu plus long niveau délai de livraison mais ils ont l’air d’être une petite structure respectueuse du marché du livre et de ses acteurs 🙂

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Alsa 22 février 2016 at 11 h 15 min

Bonjour, the Book Depository a été racheté par Amazon…

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Laëtitia 17 février 2016 at 12 h 48 min

Merci pour cet article, c’est important de le dire et de le redire (même si parfois on a l’impression de devenir lourd à répéter la même chose), mais il faut soutenir nos commerces indépendants, c’est important, pour les livres et le reste, d’ailleurs !
Je rajouterai juste une chose : pour ceux qui préfèrent commander sur internet, si Place des libraires ne suffit pas (parce qu’on est dans une région où peu de librairies sont répertoriées, par exemple, ou pas à proximité), il faut savoir que de plus en plus de librairies indépendantes ont désormais leur propre site marchand, on peut donc commander ses livres chez son libraire, payer en ligne, et se les faire livrer à la maison (moyennant frais de port, mais là encore, c’est partout pareil, il est désormais obligatoire de faire payer des frais de port pour les livres, que ce soit chez Amazon ou les autres 🙂

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Katia 17 février 2016 at 19 h 02 min

Merci à vous pour votre commentaire, vous avez tout à fait raison !

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Mag 17 février 2016 at 14 h 27 min

Et la bibliothèque dans tout ça ??? Pour le côté zéro déchet ?? Un peu de livres neuf achetés dans des petites librairies quand on a l’occasion d’aller en ville (quand on redistribue ensuite par le biais d’associations), des associations d’échanges de livres et le prêt entre amis. Du coup pas du tout d’achat Amazon ?! Personnellement je n’achète JAMAIS sur Amazon !!!

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LecteurAZ 3 avril 2016 at 21 h 01 min

Personnellement, il m’est impensable de toucher un livre déjà feuilleté plein de fois avant. En outre, les livres que je lis, je souhaite les avoir pour les garder voire les relire. C’est donc important, pour moi, d’acheter ces livres, c’est sûr.

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minimalisons 17 février 2016 at 16 h 04 min

Je suis entièrement d’accord avec vous et heureuse de lire un texte aussi sensé, Merci à vous deux pour cet article qui j’espère va convaincre beaucoup de monde. Personnellement j’achète mes livre d’occasion ou alors chez le libraire de ma petite ville et c’est un lieu que j’adore, pour rien au monde j’irai acheter un livre sur internet sans être conseiller et sans pouvoir l’ouvrir avant.

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Katia 17 février 2016 at 19 h 03 min

Merci à vous pour votre commentaire qui me touche beaucoup!

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Agnès Janssen 17 février 2016 at 16 h 48 min

Je partage complètement ce point de vue qui, au delà d’une conception de la consommation, tient de la philosophie de vie.
Je consomme le plus localement possible en prenant soin d’éviter les grandes enseignes au profits des petits producteurs et commerçants.

Toutefois, cherchant toujours à troquer, échanger, prêter et acheter d’occasion pour sortir du consumérisme pollueur, j’attire votre attention sur le fait qu’Amazon propose un service de vente de livres d’occasion en mettant en relation vendeurs et acheteurs du monde entier, service que je ne trouve nulle part ailleurs, vivant dans une ville secondaire où les librairies d’occasion ne sont pas monnaie courante.

Je boycotte Amazon autant que je le peux mais si un autre entrepreneur (plus éthique) pouvait mettre en place ce service ce serait un grand pas en avant. Ou s’il existe, merci de le porter à ma connaissance!

A bon entendeur,
Une lectrice vg

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Gabriel 17 février 2016 at 18 h 42 min

Merci Antigone de nous avoir relayé cet article! J’avoue à ma grande honte utiliser parfois amazon, puis est doté d’un certain talent pour me trouver des livres (ou des disques) qui ne sont plus édités… Mais c’est chaque fois avec un pincement au coeur. Le conseils personnalisé, le +++++ du libraire, qui ne rivalisera jamais avec les logiciels qui analysent ma consommation… Je me réjouis de mon prochain passage à Paris pour aller dépenser quelques euros à l’usage du monde, en tant que concitoyen de Nicolas Bouvier, je ne pourrais moins faire!

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Eugénie* 17 février 2016 at 18 h 48 min

MERCI !!

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Wisiwit (@Wisiwit) 17 février 2016 at 19 h 07 min

Bel article. Je rajoute ma pierre à l’édifice. Les mots de passe des comptes Amazon.fr sont mal sécurisé.
Pour preuve: http://www.undernews.fr/authentification-biometrie/securite-des-mots-de-passe-les-10-pires-sites-e-commerce.html

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Katia 17 février 2016 at 19 h 38 min

Merci Maya pour votre commentaire ! Et oui vous avez bien raison, Le bleuet est une librairie incroyable !

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Olivia 17 février 2016 at 20 h 25 min

Merci à Katia pour son témoignage très intéressant ! Et bravo pour cette passion du métier qui se ressent beaucoup à la lecture de ce billet.
Et une suggestion à Ophélie : tu devrais organiser un petit goûter végane dans la librairie de Katia de temps en temps, l’occasion de faire une séance sur la littérature végé et de flatter ses papilles en même temps 😛
Bisous !

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Antigone XXI 17 février 2016 at 20 h 38 min

Grave ! Ce serait super ! 😀

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Greenpastel57 17 février 2016 at 20 h 44 min

On ne revient jamais indemne d’un passage sur le blog d’Ophélie! Ca bouleverse, ça dérange, ça fait rire ou pleurer, s’interroger, réfléchir, se poser des questions … et surtout se remettre en question!
C’est chose faite! Je promets de ne plus céder à la tentation de la livraison 24 H! J’ apprendrai la patience lorsque l’envie me prendra de dévorer un livre! Je promets aussi d’être plus à l’écoute de mon libraire et de ses conseils! Tout comme dans ma cuisine, j’essaierai d’appliquer le « de saison et de proximité » 🙂
PS : conseil lecture perso pour une vie plus « vécue » : les 4 accords Toltèques de Don Miguel Ruiz.
Bizzzzzz

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Anko 17 février 2016 at 20 h 53 min

Et bien moi j’ai été libraire dans une petite boutique spécialisée jeunesse. Et libraire à la Fnac. Et ailleurs en France aussi. J’ai tenté de conseiller au mieux ma clientèle à l’aide de toutes mes connaissances, de mes lectures, et forcément de mes goûts.
Et je peux vous dire que libraire c’est un métier de passionné, pas un métier qu’on fait pour la paye. J’ai souvenir de ces salaires ridicules (moins de 1000€ pour un 39/h sem. à l’époque). Je ne reviens pas sur la pression que subissent les magasiniers d’Amazon, mais leurs salaires ne doivent pas être moins élevés qu’un libraire débutant (leurs conditions de travail je ne dit pas, quoique dans certaines Fnac la pression est bien réelle également).
Actuellement j’habite en Belgique, dans un environnement rural, AUCUN commerces à moins de 20 km. Et pas de loi Lang sur le livre, donc un prix globalement plus élevé qu’en France. Je fais déjà des kilomètres pour fréquenter le bibliobus et le bd de ma commune, bus qui permettent cette flânerie et offrent cette possibilité de tomber sur des ouvrages que l’on n’aurait acheté. Donc j’avoue que les rares fois où j’ai besoin d’acheter un livre, Amazon est à la fois rapide, pratique et moins cher.
Même en étant consciente des enjeux qui se jouent derrière la politique commerciale de ce mastodonte, même en ne cautionnant pas leurs méthodes, je cède à la facilité et je profite de leurs services.
Donc merci pour ce bel article, avec lequel je suis en accord total sur le fond, mais que je n’applique malheureusement pas au quotidien….

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Katia 19 février 2016 at 19 h 19 min

Bonjour Anko et merci beaucoup pour votre témoignage. Vous avez raison, c’est un travail qu’on ne fait pas pour la gloire… Horaires difficiles, paye ridicule, manutention et postes limités… J’ai moi aussi travaillé à la fnac, Virgin, gibert et cie et je sais comme les conditions de travail peuvent être pénibles… Mon article peut paraître un peu péremptoire et je m’en excuse, l’idée était de faire passer un message fort mais je comprends tout à fait la difficulté de se rendre en librairie dans certaines situations. Amicalement

Répondre
the green early bird 17 février 2016 at 21 h 30 min

Coucou! J’ai arrêté de commander sur Amazon les livres et autres produits proposés pour un retour à une consommation à dimension humaine. J’en parle ici
https://thegreenearlybird.wordpress.com/2016/02/03/bref-jai-arrete-dacheter-en-ligne/
C’est vrai que par facilité et rapidité on a tendance à acheter en ligne mais quand on prend conscience des implications humaines et sociales, on n’a plus envie de cautionner ce système. Merci pour cet article 🙂

Répondre
Katia 19 février 2016 at 18 h 45 min

Merci à vous pour votre message et pour votre témoignage plein d’humour (quelle histoire cette machine à laver!)

Répondre
the green early bird 19 février 2016 at 19 h 51 min

😉

Répondre
louandreaas 17 février 2016 at 21 h 44 min

Merci pour ce témoignage.
Je suis en couple avec une personne qui m’a appris tout cela très tôt, et qui refuse depuis des années toute commande sur Amazon. Je fais de même depuis.
J’aime aller me perdre dans les livres d’une librairie avant d’aller chercher secours auprès d’un libraire qui saura mettre le doigt sur ce dont j’ai besoin à ce moment là, LE livre qui saura me faire voyager un peu.
Ce côté social, cet échange ne se trouvent pas sur Amazon. Ce partage et cette impression de contribuer à quelque chose de commun chaque fois que je repars d’une de ces jolies boutiques avec un, deux, trois livres sous le bras..
Vous avez tout mon soutien, et je fais de mon mieux pour faire en sorte de ne pas être la seule !

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Katia 19 février 2016 at 18 h 42 min

Merci pour votre message et votre soutien !

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Anne Solfa 17 février 2016 at 22 h 22 min

Je partage tout à fait le point de vue sur Amazon par rapport aux vraies librairies. Mais ici au Nouveau-Brunswick (Canada) il y a très peu de librairies, peu de livres en français et même chez Chapters ( une grande chaîne quand même ) il y a peu de choix et il faut 3 semaines pour une commande ….. Reste Amazon….

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bymarion 18 février 2016 at 1 h 17 min

Un grand merci pour cet article, Katia et Ophélie!
J’avais décidé il y a quelques années d’éviter autant que possible de commander sur amazon après avoir écouté une émission sur les conditions de travail dans leurs entrepots.
Par la suite, une interview d’Eric Hazan m’a fait comprendre qu’acheter en librairie plutôt que sur amazon était aussi un moyen de défendre les petites maisons d’édition. (Un extrait est disponible ici:
http://www.hors-serie.net/Aux-Ressources/2014-08-23/L-edition-avec-editeur-id24)
Voilà qui est encore renforcé par le témoignage de Katia. Merci encore.

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Katia 19 février 2016 at 18 h 39 min

Merci à vous pour votre commentaire, et merci pour le lien très intéressant ! Amicalement

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LibrairieUPN 18 février 2016 at 11 h 18 min

Merci Antigone de parler de nous, petits libraires, qui nous battons pour défendre nos valeurs de rencontre, partage et amour de l’objet livre.
Les petites maisons d’édition nous permettent d’offrir un choix différent à nos lecteurs, de la diversité et non une lecture formatée.

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Ophélie 18 février 2016 at 12 h 08 min

Je ne suis pas super super d’accord avec la totalité de l’article, il n’y a pas que des livres sur Amazon et souvent les articles qu’on pourrait commander sont des choses qu’on ne trouve nul part ailleurs. (pour ma part) je ne commande pas sans cesse sur amazon mais je cotionne le fait que certains commandent pour tout et n’importe quoi et là c’est la fin :/

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Emilie 18 février 2016 at 13 h 26 min

Dans mon village natal, point de librairie également: toutes mes lectures de l’adolescence sont passées par la bibliothèque communale qui était très très bien fournie. En cas de besoin, on commandait par téléphone les livres par le biais d’une librairie de la ville la plus proche et on allait les chercher sur place.
Désormais en ville, j’ai le grand plaisir d’avoir une librairie super active à 50m de mon appartement: une équipe dynamique, super sympathique, de bon conseil, qui organise souvent des évènements (littérature, conférence, ateliers). Cette librairie a un site internet avec catalogue en ligne: il y a moyen de commander le livre voulu en ligne, puis d’aller le chercher et le payer sur place. Si le titre de l’ouvrage n’est pas disponible, il suffit d’envoyer un email et souvent le problème est résolu, même pour les ouvrages en langue étrangère. Le délai est d’une semaine, ou plus si c’est vraiment un ouvrage très particulier. Mais franchement, est-ce que recevoir son livre endéans 24h est essentiel? Personnellement, cela ne m’a jamais semblé indispensable.
Je trouve ce système très pratique, il offre la simplicité de commande d’un système informatisé, tout en préservant la présence physique de la boutique, des personnes et des activités. Libre à chacun de flâner quand il veut sur place, prendre un livre et un thé pour prendre le temps, ou simplement de venir chercher sa commande.
Bien sûr, cela ne résout pas le problème des villages qui se transforment en dortoirs et où périclitent les commerces de proximité. Il faudrait envisager des réseaux culturels multi-facettes, où se mélangeraient bibliothèque bien fournies, bibliobus, associations citoyennes de lecture, point de commande auprès des librairies les plus proches. Bref, réinventer, redessiner notre accès à la culture sans sombrer dans les excès que l’on nous présente comme indispensable 🙂
Merci pour ce témoignage, et pour les commentaires qui révèlent qu’il y a bien un besoin à combler dans les jolies campagnes: cela fait réfléchir.

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Anicette 18 février 2016 at 13 h 52 min

Bonjour,
que dire du petit libraire de quartier, qui vend aussi les journaux (déjà bien quand on ne peut pas aller plus loin 🙂 et qui commande des livres pour vous, certes, mais où ? chez amazon, bien sûr ! Alors là on fait quoi, quand on est très éloigné, au fin fond de la France qu’on appelle « profonde », et à la recherche d’un livre bien défini ? Question ! Quant à la fnac, le deuxième « gros » libraire, bien française pourtant (encore que ?), les conditions de travail ne font pas très envie non plus ; là où ils sont présents, bon nombre de librairies ont plié boutique, quant au conseil chez eux, n’en parlons même pas. Les bibliothèques ne peuvent pas tout avoir, les autres sites de ventes de livres rajoutent pour certains des frais de port plus que dissuasifs, si on commande souvent, l’addition monte vite. Donc boycotter amazon, oui, à condition d’être au plus près d’autres sources d’approvisionnement sérieuses, ce qui n’est hélas pas le cas de tout le monde !

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Tchoupi 18 février 2016 at 15 h 07 min

Fais pas çi, fais pas ça, c’est mieux de faire comme ça ou encore c’est mieux d’acheter là… Il en faut pour tout le monde et pour tous les goûts. Moi j’achète chez Amazon sans complexe car j’estime que tant qu’on paie sa marchandise, qu’importe qu’il vienne de la librairie du coin ou pas. Je suis pour la liberté des uns et des autres, càd que chaque personne fais ce que bon lui semble où bon lui semble, point !

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Huot 18 février 2016 at 19 h 37 min

je partage ton point de vue à une nuance près : une librairie de proximité n’a pas à être ouverte les dimanches et jours fériés, car les libraires ont aussi des week-ends… faisons aussi la démarche d’accepter que ces salariés ont une vie de famille le dimanche. Pour le reste, ton article est comme tes autres articles: respectueux, humain, généreux… j’adore !

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Katia 19 février 2016 at 18 h 36 min

Bonjour Huot et merci pour votre commentaire. Petite précision : nous n’obligeons pas nos salariés à travailler avec nous le dimanche, nous respectons leur choix. Amicalement, katia

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Lavieacinq 18 février 2016 at 21 h 01 min

Un article très intéressant! Pour ma part, j’ai été libraire pendant 13 ans (j’ai même fait des études pour ça, un CAP librairie/papeterie/presse à L’ASFODEL). 13 ans de bonheur à partager mes coups de cœur, discuter avec les clients, rencontrer les auteurs, nouer des contact et puis, lire, lire et encore lire!! Bien sur, également 13 ans à porter des cartons lourds, gérer les clients râleurs, faire en sorte que l’équilibre financier soir là (et pas facile avec la quantité de livres qui sortent tous les ans!!). Ma librairie a fermé à la suite de l’installation d’un magasin Cultura…. Nous avons lutté de toutes nos forces!! Nous y avons cru jusqu’au bout, trouvant de nouvelles idées, invitant nos amis auteurs… Rien n’y a fait…. Elle a fermé tout simplement….
Aujourd’hui, je ne suis plus libraire (je fais un métier très sympa aussi mais, qui n’a plus rien a voir avec le livre), et je repense très souvent à la richesse qu’étais mon métier, à tous les points de vues!!
Au delà d’acheter ses livres dans les librairies et ainsi soutenir les petits commerces, je trouve la politique salariale et d’entreprise d’Amazon tout simplement dégueulasse…. Et pourtant, il m’est déjà arrivée de commander sur ce site (par paresse la plupart du temps, parce que c’est facile, que ça m’évite d’aller dans les magasins)…. Depuis peu, je me fait violence à chaque fois que nous avons besoins ou envie de lecture, je me suis même disputée avec mon chéri sur la question!! Mais bon… Pas de librairie à côté de chez moi, juste ce maudit Cultura qui a fait fermer ma librairie….. La semaine je bosse, le week-end, je ne vais pas dans les magasins (je suis contre l’ouverture des magasins le dimanche et de manières générales, cette course à l’achat effrénée du week-end me dégoute), alors, oui, je commande sur le net, mais…. Plus sur Amazone, mais sur des sites libraire type : Décitre, le Furet du Nord ou encore mon chouchou Chapitre.com (ou on trouve aussi des livres épuisés!!). Et de temps en temps, à la faveur de flâneries ou de vacances, nous nous faisons plaisir en allant à la découverte des librairies du coin avec mes trois loulous 🙂
Pour moi, la culture du livre est super importante!! J’aime l’objet, son odeur, les souvenirs qui y sont liés. Je collectionne les livres Pop-Up depuis des années, j’adore les regarder, les feuilletés et parfois les prêter (mais c’est dur!!). J’aime les étagères pleines à craquer de livres et de BD, bref…. J’ai un peu de mal à concevoir ma vie sans les livres (et leurs diversités)!! Bref, OUI, OUI, OUI aux libraires!!!

Merci pour ce chouette article! Mais, dommage que vous soyez obligés d’ouvrir les dimanches et jours fériés (je pense que c’est financier…)! Je vous souhaite une bonne continuation, à ma prochaine virée parisienne, je viendrais faire un tour dans votre paradis!

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Katia 19 février 2016 at 18 h 34 min

Merci beaucoup pour ce beau commentaire. Je suis bien triste pour la fermeture de votre librairie mais heureuse de lire que vous semblez totalement épanouie dans votre nouvel emploi. Nous sommes effectivement obligés d’ouvrir le dimanche à Paris, pour suivre les horaires du marché qui draine tout de même pas mal de monde… Un effort obligatoire pour pérenniser nos 4 emplois. Nous n’obligeons pas nos deux salariés à travailler le dimanche avec nous, l’un d’eux ne le souhaite pas et nous respectons tout à fait son choix. Bonne continuation à vous et au plaisir de vous croiser à la librairie !

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Nom (requis)rosier 19 février 2016 at 1 h 18 min

Je suis tellement d accord avec vous, que vivant en martinique, je fais toujours le tour des 3 malheureuses librairies avant de me resoudre a commander si je ne trouve pas ce que je cherche.
Continuez pour nous promis j ai note l adresse pour quand je vais aller a paris. Mon fils vit ds le 17 eme
Courage

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Katia 19 février 2016 at 19 h 23 min

Merci pour votre message ! Au plaisir de vous voir (avec votre fils!).
Amicalement,
Katia

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Camomille 19 février 2016 at 14 h 12 min

Tout à fait d’accord avec ton article! J’ai une super librairie où on trouve plein de choses dans ma petite ville, on s’y rend régulièrement avec mon copain! Et ils commencent à nous connaître 🙂

Mon seul souci c’est que j’aime lire les livres anglo-saxons en VO (donc 75% de ce que je lis en fait), mais le choix est très, très restreint en librairie physique, et il n’y a pas de librairie anglophone vers chez moi. Je commande mes livres en anglais sur Book Depository, c’est pas Amazon, mais ça reste sur Internet… c’est un peu compliqué, parce que je doute qu’une librairie en langues étrangères fonctionne dans une petite ville, la clientèle potentielle étant réduite!

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Katia 19 février 2016 at 19 h 22 min

Bonsoir Camomille et merci pour votre commentaire ! Nous commandons nos livres en VO sur le site d’OLF : http://www.olf-livresimport.fr/ c’est vrai qu’il n’y a pas tout, mais le choix est tout de même intéressant… Et les délais relativement rapide. Un piste peut-être ?
Amicalement,
Katia

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debucquoy 19 février 2016 at 16 h 45 min

Bonsoir, tout à fait d’accord avec vous ,mais quand on est vieux ,que l’on habite un petit village ,que la librairie (dont le patron est peu accueillant )est à 22kms,j’ai un peu honte , cela est très pratique d’avoir son livre en papier ,à petit prix et en excellent état venir dans la boite à lettres le lendemain .Et la liseuse ,vous en dites quoi ?tout ce numérique envahissant qui aussi met au chomage .Désolée.Merci.

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Mary-France Kovacs 19 février 2016 at 17 h 12 min

Je commande chez Amazon. Si je veux aller dans une librairie je dois faire 50 km, car j’habite la campagne, loin de tout endroit ayant une librairie. Alors je fais comment ? Chaque fois que je veux acheter un livre, un CD, un DVD je fais 100 km aller/retour ? C’est tres bien d’aller dans une librairie quand on habite une grande ville (Paris, Lyon, Dijon, etc..)> Je le faisais quand je travaillais dans une ville, mais maintenant je dois m’adapter et desolee pour les libraires

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Antigone XXI donne 4 bonnes raisons pour ne pas commander un livre sur Amazon | Quoi lire ? 19 février 2016 at 21 h 15 min

[…] Si vous souhaitez lire les explications sur ces raisons, je vous conseille d’aller lire l’article sur le blog d’Antigone XXI. […]

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a12r13 20 février 2016 at 11 h 41 min

Amazon et les libraires peuvent parfaitement coexister. La FNAC et Virgin ont fait beaucoup de mal aux librairies de quartier et aux disquaires (qui, eux, ont carrément disparu – mais l’industrie du divertissement a sa part dans cette disparition).
Les libraires de quartier peuvent d’ailleurs eux aussi ouvrir leur boutique sur Amazon.
Enfin tous ceux qui vivent en province – et notamment à la campagne ou dans des villes moyennes, le savent : Amazon apporte la culture là où elle n’arrivait pas auparavant.
Certes Amazon change la donne et c’est compliqué, certes les emplois crées sont pour certains précaires, mais réfléchir à sens unique ne mènera nulle part : mieux vaut chercher comment améliorer la coexistence d’Amazon et des libraires.

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Shirley Ruby 20 février 2016 at 22 h 17 min

Je te remercie pour cet article, c’est vraiment très intéressant. Moi qui commande sur Amazon de temps en temps, j’y réfléchirais à deux fois la prochaine fois, s’il y a une prochaine fois…

Prends soin de toi et encore merci de nous informer de ce genre de chose,

Shirley

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MAVIEMABULLE 20 février 2016 at 23 h 33 min

Merci beaucoup Ophelie pour cet article qui nous fait prendre conscience de plein de choses ! Quel beau plaidoyer pour les librairies ! Et vraiment bravo aux commerçants de proximité pour leur engagement ! Longue vie à la lecture et à l’écriture !

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Clémentine 21 février 2016 at 22 h 27 min

je suis globalement d’accord avec l’article, qui s’applique je pense plutôt bien quand on habite en ville… Mais j’habite au fin fond de la campagne picarde, et la librairie la plus proche est à 30 minutes de chez moi (et encore, c’est une fnac mal achalandée, pas une « vraie » librairie digne de ce nom. Donc clairement, je ne suis pas prête à aller jusqu’à la prochaine grande ville pour trouver une « vraie » librairie (1h30 de route)… Alors j’achète sur Amazon. Quand j’habitais Amiens, j’allais plusieurs fois par semaine chiner et discuter dans les petites librairies… Mais aujourd’hui c’est clairement difficile. C’est un cercle vicieux en fait, parce que moins il y a de librairies, plus on achète sur amazon, et plus on achète sur amazon (&co), moins il y a de librairies.
Je ne suis pas pour ces achats 100% en ligne, mais c’est une réalité pour ceux qui ne vivent pas en ville,malheureusement 🙁
Je suis preneuse de toute autre solution cependant ! En attendant, j’achète beaucoup sur Amazon ou directement chez les éditeurs quand j’achète en numérique… Mais sans le conseil qu’on pourrait trouver en librairie.

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4 bonnes raisons de ne pas commander chez Amazon | Résistance Inventerre 22 février 2016 at 0 h 06 min

[…] Antigone XXI – 17/02/2016 – […]

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lino 22 février 2016 at 9 h 21 min

Bon et bien moi j’avoue être une cliente d’amazon, et pas seulement en ce qui concerne les livres, mais à peu près tout. Et pour cause, j’ai 3 enfants, dont un de bientôt 20 ans qui est lourdement autiste et de ce fait, je ne peux pas trop me déplacer. En outre, il abîme tout, livres, dvd, cd etc.. j’ai donc pris l’habitude peu à peu de dématérialiser musique, films et livres… et par rapport aux dégâts causés par mon fils, je bénis cette époque de la dématérialisation.
Je suis d’accord avec vous sur le fond Katia, mais j’ai pris l’habitude de ne lire que les ebooks, je sais que beaucoup aiment ce contact papier, personnellement ce contact papier ne me manque pas, j’aime cette facilité de pouvoir utiliser la police de caractère qu’on veut, la taille qu’on veut, un poids léger à tenir en main, la facilité de pouvoir télécharger un extrait et d’acheter le livre sans bouger de chez soi. Alors c’est vrai c’est une solution de facilité, mais cette facilité est un plus dans ma vie au quotidien dont je ne pourrais plus me passer.
Concernant le contact avec les commerçants du quartier, c’est vrai que c’est un manque sur internet bien entendu, par contre je lis avec beaucoup d’intérêt les commentaires des autres lecteurs, c’est ce qui remplace plus ou moins ce contact client. C’est ce qui me permet d’avoir des avis sur un livre, et des avis nombreux et diversifiés avec même parfois des échanges entre internautes et discussions souvent très intéressantes.

Oui j’ai aussi conscience des inconvénients des ebooks, tous ne sont pas édités encore au format électronique, surtout les plus anciens, je cherche par exemple désespérément les livres de Philippe Ebly qui ont accompagné mon adolescence, ou encore les bandes dessinées Aggie Mack, trouver ces livres en occasion format papier est déjà une rareté et à un prix exorbitant, alors les trouver en format électronique, on peut toujours attendre…

Si j’étais amateur de livres papier et si je n’avais pas un adulte autiste à la maison, je ne chercherais pas à faire des économies de quelques centimes, ce n’est pas le problème en effet et j’irais sans doute plus volontiers en librairie car rien ne remplace le contact humain, cependant nous vivons dans une société qui nous facilite tout de même la vie, et j’avoue bien égoïstement que j’en profite 😉

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NathalieD 22 février 2016 at 10 h 09 min

Un autre site pour commander en ligne : les libraires.fr
On peut voir dans quelle(s) librairie(s) le livre qu’on cherche est disponible, et aller le chercher (mais ça peut être loin, c’est un site national), ou bien le commander. Dans ce cas, on paye des frais de port, ce qui me semble juste normal. Car le gratuit ou le pas cher, c’est sûr, c’est tentant. Mais il y a toujours quelqu’un qui paye. Ça peut être l’ouvrier exploité et maltraité à l’autre bout du monde (le textile par exemple), ou les employés sous-payés des grands centres de préparation de commande type Amazon. Ou bien ça peut être …. nous, citoyens français (ou anglais, ou allemands…), mais de façon cachée. Nous faisons une économie visible et immédiate en ne payant pas les frais de port, mais Amazon peut nous « offrir » ce service parce qu’ils ne paient pas d’impôts dans nos pays (et petit rappel : les impôts, ça finance la Secu, les écoles, les routes, etc).

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Helene 22 février 2016 at 10 h 33 min

Merci beaucoup pour cet article! Cela fait quelques mois que je me pose beaucoup de questions sur ce sujet ^^ Une petite librairie a ouvert en ville il y a un an ou deux et je me demandais justement si je n’allais pas aller la voir pour lui demander de commander mes ouvrages au lieu de passer via Amazon 🙂
C’est ce que je vais faire désormais!

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Marion 22 février 2016 at 13 h 58 min

Bonjour à tous,

Je n’ai pas lu tous les commentaires et j’espère que ça n’a pas déjà été abordé, mais moi je commande sur la http://www.lalibrairie.com, quand je cherche un livre précis et neuf et je le récupère dans une librairie, ou un point presse proche de chez moi. Je trouve que c’est l’anti-amazon parfait pour ceux qui n’ont pas de grosses librairies près de chez eux. Mais comme beaucoup pour l’occasion je n’ai pour l’instant pas trouver mieux qu’amazon ou priceminister.
Merci pour cet article

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cecile 22 février 2016 at 18 h 26 min

Après avoir lu ou survolé tous les articles, une questionne vient à l’esprit: Pourquoi un article qui met juste en alerte et informe sur les dérives d’Amazone déchaine autant les passions?
Antigone, nous informe ( ^pour ceux qui ne le savaient pas encore), de ce que provoque une commande chez Amazone. Je comprends que chacun ait ces raisons, l’article n’impose pas non plus d’abandonner ses habitudes, les vielles habitudes étant tenaces!
Je penses que mise à part Amazone, les sites marchands sur internet, n’ayant pas de point de vente réels en ville peuvent à termes provoquer la mort des centres villes, les habitants désertent, les autres commerces aussi, et c’est comme ça qu’on se retrouve avec des coins où il faut faire des kilomètres pour trouver quelques choses, et donc pollution.
Tout est un peu lier, si les habitants des villes et villages se battaient plus pour faire vivre leur quartier, les commerces seraient plus nombreux.
C’est ce que j’essaye de faire dans mon quartier: j’habite paris, mais je refusé de traverser Paris pour trouvera ce que je cherche.
Chaque année, je participe activement au budgets et vote participatif qui permettent de faire vivre ce quartier et l’animer!
Bon ce n’est que mon point de vue, je n’oblige personne à le suivre.

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Aurelie 22 février 2016 at 22 h 46 min

Bonsoir,

Etant également une passionnée de livres je dois malheureusement dire que je fais mes commandes par Amazon pour la simple et bonne raison que les livres en Suisse sont juste à un prix abominables… La plupart du temps le double de ce que je paie sur Amazon… Donc 35frs de livres livraison comprise au domicile ou 70frs dans les rares librairies qu’il nous restent… Et pourtant Amazon j’ai été contre pendant de nombreuses années et d’ailleurs dès que j’ai la possibilité je vais en librairie à Thonon, l’ambiance d’une librairie est juste magique et quand on rencontre des libraires passionnés on n’a plus envie d’en sortir… mais malheureusement en réalité dur de s’y tenir tant que les prix en Suisse seront aussi prohibitifs!!

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Bragard 23 février 2016 at 10 h 57 min

En tant que libraire j’adhère totalement à ce que dit katia tu as bien exprimé ce que le libraire ressent, subit , ce besoin de senjustifiervface à. Amazon ne devrait pas exister. Il faudrait vraiment que les gens prennent conscience qu’un jour le piège se refermera .Que les librairies disparaitront et à ce moment qui fixera les prix des livres: amazon !!!

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Boule de Neige 23 février 2016 at 11 h 19 min

Bonjour,
Rien ne remplacera l’atmosphère d’une librairie de quartier, où j’aime flaner à la découverte de livres que je n’avais pas prévu d’acheter. Cela vaut d’ailleurs pour tous les petits commerces…
Il faut cependant reconnaître qu’il est très pratique d’organiser ces listes de livres sur Amazon, et que leur algorithme de recommandations personnalisées est assez poussé… Pourquoi ne pas se laisser simplement le choix après tout ?
Moi j’utilise depuis quelques temps déjà l’excellente extension pour Chrome « AMAZON KILLER » (son nom est un peu prétentieux) créé par Elliot Lepers. En fait cela rajoute simplement un bouton « Acheter en librairie » dans les pages livres d’Amazon, qui permet ensuite en un clic (grâce à la fonction géolocalisation de placedeslibraires.fr) de savoir quels libraires dans les environs a le livre en stock, ou est en mesure de le commander pour vous…

https://chrome.google.com/webstore/detail/amazon-killer/jndbieelpiaihakdaflepdbamcllgobd

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Amanda 23 février 2016 at 15 h 02 min

Si j’habitais en France, je ne commanderais jamais sur Amazon. Et comme tu l’as bien dit au début de l’article, cela ne concerne que la situation française… en Suisse, les prix des livres sont prohibitifs. Parfois le tiers, souvent le double du prix que l’on trouve en librairies françaises ou sur Amazon… alors j’adore flâner dans les librairies, mais je n’achète rien, ou uniquement si le prix est correct par rapport au prix en euro (une dizaine de francs maximum). Je rentre chez moi et je commande sur Amazon… c’est triste, mais en Suisse c’est vraiment une belle bande d’arnaqueurs, et je n’ai pas envie de supporter cela non plus !

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emmanuelle 23 février 2016 at 16 h 48 min

Je commande sur Amazon depuis des annees et je suis tres satisfaite de leurs services . C’est rapide , pratique et comme je ne vis pas en France , c’ est aussi un moyen formidable d’ acheter des livres en francais !!!! Chacun est libre de faire comme il veut …

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Christel 23 février 2016 at 20 h 25 min

Bsr Emmanuelle,
Il y a un livre qui est paru il y a 2ans je crois sur les conditions de travail sur le monde « merveilleux » d’Amazon. Effectivement chacun est libre d’acheter où il veut mais Amazon c’est sans moi.

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emmanuelle 23 février 2016 at 20 h 59 min

A chacun son combat !!!

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Christel 23 février 2016 at 20 h 22 min

Un grand merci pour cet article. Dommage qu’il n’y ait pas plus de bloggueurs qui pensent comme toi.

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