4 bonnes raisons de ne pas commander chez Amazon

16 février 2016

 

Quatre bonnes raisons de ne pas commander chez Amazon - Antigone21.com

 

A chaque fois que je vous parle d’un livre sur ce blog, j’attache beaucoup d’importance à vous rediriger vers le site de la maison d’édition. Jamais je ne vous redirige vers Amazon. Pourquoi ? Pour de très nombreuses raisons, que l’une de mes meilleures amies, Katia Pérou, a choisi de vous exposer ici.

Katia est libraire depuis douze ans. Avec son mari Jean-Philippe, tous deux ont monté en 2011 leur librairie, L’Usage du Monde, dans le quartier des Épinettes à Paris. A l’occasion de la sortie de mon nouveau livre, Katia a très gentiment accepté d’écrire un article pour vous expliquer pourquoi il est préférable d’acheter vos livres en librairie, et non sur Amazon. Découvrons avec elle les 4 bonnes raisons de ne pas commander sur le fameux site de vente en ligne.

{Rappel}

  • Katia ne représente pas tous les libraires de France, mais parle ici de son expérience et ce que sa librairie pratique comme délais et services.
  • Il n’est question ici que du circuit des livres neufs, format papier, en France, et non du marché de l’occasion, de l’auto-édition, des ebooks et de la situation du livre dans d’autres pays.

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Super-Katia à l’oeuvre dans sa librairie*

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Quand on flâne en librairie, on se rend rapidement compte que chacune d’elle a une identité. Certes, on retrouve les grandes maisons d’éditions, les prix littéraires, les auteurs à succès, mais on peut également découvrir de nouvelles maisons d’édition qui font un travail remarquable, se laisser surprendre par la mise en avant d’un titre oublié ou acheter le dernier coup de cœur du libraire qui n’est pas forcément celui dont tout le monde parle dans les media.

Si on jette un coup d’œil aux meilleurs ventes Amazon en littérature, on y trouve en ce moment L’horizon à l’envers de Marc Lévy chez Pocket, Je dirai malgré tout que cette vie fut belle de Jean D’Ormesson aux éditions Gallimard et un bon vieux Ken Follett, Aux portes de l’éternité, en livre de poche. Je n’ai rien contre ces livres qui figurent également dans ma librairie. Mais c’est amusant de voir que chez nous, les meilleures ventes diffèrent radicalement : Mademoiselle Haas de Michèle Audin, aux éditions de l’Arbalète, L’autre Joseph de Kethevane Davrichewy, chez Sabine Wespieser Editeur ou, enfin, L’attente du soir de Tatiana Arfel, aux éditions Corti. Des textes de qualité, publiés par des éditeurs moins connus et que nous soutenons.

Amazon a lancé sa première librairie physique le 3 Novembre dernier à Seattle, une librairie constituée à partir des meilleures ventes sur le net, et on peut douter que nos auteurs favoris y figurent… Récemment, Pete Fromm, auteur américain de grand talent publié aux éditions Gallmeister, nous expliquait justement son désarroi face au marché du livre américain : il est très heureux de l’accueil français et, surtout, de la diversité si précieuse que nous maintenons avec conviction et envie.

Ne mettre que des best-sellers en avant revient à imposer une forme de dictature. Il suffit de prendre le modèle anglo-saxon pour s’en apercevoir. Les librairies ont quasiment disparu, laissant place à de grandes surfaces dépourvues de titres de fonds.

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Entrepôts d’Amazon

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Sans même parler de conseils et de contact humain, la librairie est d’abord un commerce. C’est à dire un lieu ouvert dans un quartier. Je ne sais pas vous, mais moi, j’apprécie quand je rentre le soir chez moi, souvent à la nuit tombée, de trouver des cafés, des cavistes, des librairies ouvertes qui me rassurent et me font me sentir moins seule. La vie d’un quartier se retrouve dans ses commerces, les animations organisées pour les plus jeunes, les conseils aux parents, un sourire aux plus anciens. Un lien qu’on ne trouve pas derrière son écran.

Dans ma librairie, on organise en moyenne deux rencontres par mois, on fait aussi un prix des lecteurs, c’est devenu un lieu d’échanges, un repère pour les amoureux des livres. On ouvre tous les jours, le dimanche aussi. On essaie, autant que possible, de satisfaire les gens, d’orienter, de proposer et de commander ce que l’on n’a pas.

Parfois, c’est dur, les livres n’arrivent pas. Pour une raison ou une autre, ils peuvent être défectueux, mal imprimés, oubliés dans un carton. Chaque fois, on explique calmement, on rembourse quand on est en tort, on échange pour arranger le client (parfois même quand il a oublié son ticket de caisse, parce qu’à force on le connaît, le client, on le reconnaît même). Commander sur Amazon, c’est faire fermer un lieu comme le nôtre, où les collégiens d’en face viennent se réfugier et où les clients découvrent parfois un livre qu’ils ne cherchaient pas.

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Rencontre avec l’équipe de Charlie Hebdo à l’Usage du Monde en décembre 2014

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On entend souvent à la radio, à la télé aussi, qu’Amazon est le premier employeur… On ne sait pas trop ce que ça veut dire, mais ça a l’air important. C’est une petite phrase qu’on peut ressortir dans les dîners un peu mous, quand on ne sait pas quoi dire.

Amazon est en réalité une entreprise qui viole en permanence les droits fondamentaux de son personnel et exerce une pression constante à l’égard des employés, mais aussi de toute la chaîne éditoriale. Amazon impose une remise de 50% aux éditeurs (contre les 30% – 35% habituellement alloués aux libraires), pourquoi ? Parce qu’Amazon refuse de vendre des livres en deçà de cette remise. Comment refuser pareil chantage ? Ajoutons par ailleurs que cette belle société est passée maître dans le recours à la fraude fiscale.

A contrario, les librairies indépendantes paient leurs impôts et emploient du personnel qualifié, le plus souvent en CDI. C’est d’ailleurs dans l’intérêt de notre commerce : qui aime se faire conseiller par un vendeur interchangeable ? L’Usage du Monde emploie aujourd’hui quatre personnes. Nous avons créé deux postes en cinq ans d’existence. Deux libraires d’exception qui ont fidélisé une autre clientèle et ont, de ce fait, grandement participé au développement de la librairie.

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Rencontre du Club des Jeunes Lecteurs avec Marie Desplechin

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Je lis souvent dans les commentaires des acheteurs qu’ils privilégient Amazon car « c’est moins cher », plus rapide aussi. Et je me rends compte qu’il y a un vrai lavage de cerveau de la part d’Amazon et une méconnaissance aussi de la loi Lang.

En France, depuis 1981, nous avons la loi Lang sur le prix unique du Livre. Cette loi nous protège, elle permet d’éviter ce qui se passe aux Etats Unis et en Angleterre, où deux librairies disparaissent chaque semaine, et elle maintient notre diversité culturelle (qui devient une exception par la force des choses).

Pour faire simple, chez nous, le prix du livre est le même PARTOUT, que ce soit à la Fnac, dans les librairies de quartiers et sur les sites en ligne de livres neufs. On a le droit de pratiquer une remise de 5% (les fameux 5% systématiques chez Amazon et avec la carte de fidélité payante à la Fnac). Je ne vais pas faire un cours sur la librairie, les charges, les marges, etc., mais vous dire simplement que 5%, ça n’a l’air que d’une poignée de centimes, mais pour un commerce physique avec des marges serrées, ça représente une sacrée perte.

Pourtant, presque toutes les librairies de quartier (la mienne comprise) proposent une carte de fidélité gratuite avec une petite réduction au bout d’un certain nombre d’achats, ainsi qu’un service de commande gratuite dans un délai moyen de 3 jours. On ne peut bien sûr pas rivaliser avec un géant comme Amazon en faisant les 5% systématiques, mais est-ce que cela ne vaut pas la peine de payer deux centimes de plus pour un conseil personnalisé, un beau paquet cadeau gratuit et un magasin en bas de chez soi ouvert le dimanche et les jours fériés ? Et si vous habitez dans un village qui ne dispose pas de librairie, sachez que vous pouvez commander n’importe quel livre depuis une simple presse.

Si on pousse le raisonnement, on peut aussi s’attendre à une volonté de la part d’Amazon de casser le marché pour obtenir le monopole et ensuite pratiquer leurs propres conditions (ce qui est « gratuit » aujourd’hui chez eux ne le sera sans doute pas demain).

J’ajouterai pour finir que j’exerce ce métier depuis 12 ans. J’ai la chance d’avoir une librairie dynamique avec des collègues enthousiastes et des clients curieux qui me font aimer mon travail et oublier Amazon chaque jour un peu plus !

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Retrouvez Katia et Jean-Philippe dans La Grande Librairie !

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Un immense merci à Katia pour cet article très clair qui, j’espère, aura su vous convaincre ! Si vous êtes francilien-ne ou venez faire un petit tour à Paris, n’hésitez pas à passer par sa librairie ! (mot de passe « Antigone »…) 😉

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Pour en savoir plus sur le système Amazon :

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La librairie de Katia et Jean-Philippe :

L’Usage du Monde
32, rue de la Jonquière
Paris 17è

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Et pour tous les lecteurs qui se posent des questions :

  • Vous pouvez vérifier la disponibilité d’un livre en librairie sur le site Place des Libraires et, sinon, le commander en trois jours ouvrables dans toute librairie qui ne l’aurait plus en stock.
  • Katia l’a déjà dit, mais je le répète : si vous habitez à la campagne et que votre village ne dispose pas de librairie, vous pouvez commander un livre dans une simple presse.
  • Vous pouvez normalement commander n’importe quel livre publié en France depuis une librairie située à l’étranger, en en faisant la demande auprès de votre libraire. De nombreuses maisons d’édition françaises (dont celle de mon dernier livre) ont des accords de distribution préférentiels avec la Belgique, la Suisse et le Canada.
  • Où que vous soyez, vous n’êtes donc pas obligés de passer par Amazon !

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268 commentaires

Carole 16 février 2016 at 19 h 28 min

Je suis d’accord à 100 % !
J’achète le maximum de choses en centre ville car j’y habite. Quel plaisir d’échanger, de se connaitre, de se dire bonjour.
C’est bien de prendre le temps d’en parler !
Bonne soirée, bises.

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Katia 17 février 2016 at 19 h 04 min

Merci pour votre commentaire qui met du baume au coeur!

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Carole 17 février 2016 at 20 h 35 min

Vous travaillez en centre ville Katia ?

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Katia 19 février 2016 at 20 h 11 min

Oui, à l’Usage du Monde (à Paris 17), la librairie de l’article !
Amicalement

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nadine06 16 février 2016 at 19 h 38 min

Bonjour Ophélie et merci pour cet article.
Une application à télécharger, « Amazon Killer » se greffe sur leur site et propose un renvoi sur le site des libraires quand on cherche un livre sur amazon, juste avant « mettre dans le panier ». ça permet de vérifier la disponibilité dans notre librairie favorite ou de lui commander avant d’aller bien gentiment chercher son livre chez son libraire en étant sûr qu’il y sera !

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Charlotte Océane 16 février 2016 at 19 h 55 min

Je m’incruste mais merci pour l’astuce, c’est super comme app ! Je vais la télécharger tout de suite. 🙂

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Amélie 16 février 2016 at 19 h 55 min

Merci Nadine pour cette super extension, tout de suite installée sur Google Chrome, je suis refaite, surtout que j’ai une petite librairie qui a l’air de peiner à deux pas de chez moi ! (et j’ai beau adorer Amazon pour les produits que je ne trouve pas en France, pour les livres … mince !!)

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Anne 17 février 2016 at 7 h 23 min

C’est génial!

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Lili 16 février 2016 at 19 h 45 min

Bonjour,
Je ne poste jamais sur les blogs non pas que je n’ai rien à dire mais je ne prends pas le temps d’habitude.
La pour le coup, je voudrais intervenir sur ce sujet.
Je lis beaucoup. J’adorais flâner dans une grande librairie dans la ville la plus proche de chez moi seulement elle a fermé et je ne sais toujours pas pourquoi.
Sauf que maintenant, je les achète où mes livres dans ma campagne avec mes horaires?
J’ai cherché 2 livres pour mon bébé dans 2 magasins sans succès. Je n’ai pas le temps d’aller chercher ailleurs physiquement. Sur Amazon, j’ai juste à taper le nom et/ou l’auteur et je trouve TOUJOURS ce que je cherche. J’ai même cherché d’occasion et vu le prix et l’état, je vais les prendre chez Amazon…
J’adore les livres, les bibliothèques, les librairies mais il faut savoir qu’il y en a qui n’ont pas le choix d’acheter sur Internet et sur ce site justement.
Bonne soirée

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Lau 16 février 2016 at 21 h 30 min

Bonjour Lili,
Je comprends ton problème, mais peut-être que tu peux commander chez un libraire indépendant qui te livre ton bouquin chez toi ? Je sais que ma librairie le fait, j’espère que tu en trouveras une qui te permettra ça.
Bonne soirée.

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Hasua 16 février 2016 at 22 h 48 min

pareil, j’habite dans un village et je commande beaucoup sur internet car plus simple et pour les libres, maintenant c’est lafnac, c’est pas idéal mais moins pire qu’Amazon!

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Mortensen 17 février 2016 at 1 h 49 min

Au lieu de commander chez Amazon, tu peut tout à fait commander sur internet chez les librairies indépendantes ou chez les éditeurs …

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Audrey 16 février 2016 at 19 h 49 min

Tout à fait d’accord, je n’ai jamais commandé sur Amazone : j’ai la chance d’avoir 2 libraires où je vis actuellement, et quand j’habitais à la campagne je commandais chez Mollat, (une grosse librairie indépendante de Bordeaux). Je ne savais pas qu’on peut commander ses livres depuis une presse, si j’avais su ! Il y a aussi d’autres librairies indépendantes qui vendent en ligne : Ombres blanches de Toulouse par exemple. Moins sympa toujours qu’un libraire « en direct » on est bien d’accord !

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Katia 17 février 2016 at 19 h 06 min

Merci beaucoup pour votre commentaire ! Mollat et Ombres blanches, de bien belles librairies !

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Françoise 16 février 2016 at 19 h 55 min

Je n’ai sans doute pas tout compris: je suis à plus de 60 km d’un librairie. Je veux bien commander ailleurs que chez Amazon, mais ne vois pas de lien pour cela, tes liens donnent la disponibilité dans les librairies, c’est tout. J’ai bien un cultura leclerc un peu plus près, mais je n’ai plus envie de laisser mes sous à Jean Michel qu’à Amazon, chez qui je commande en 1 clique et que je suis livrée le lendemain sans faire de KM en voiture!!! (ça compte aussi pour la planète) en NON il n’y a pas de transport en commun chez moi. Alors la vraie solution est une vente en ligne alternative…. Merci d’en faire part le jour J!
Par ailleurs, je n’ai pas lu il y a quelques jours que Bébé Veggie était dans le top des ventes…….chez Amazon????

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Emilie 16 février 2016 at 20 h 41 min

Justement, sachant que c’est le top des ventes sur Amazon – tant-mieux pour Ophélie! – elle doit aussi s’alarmer et inviter ses lecteurs a ne justement pas passer par ce site internet… l o g i q u e.

Pourquoi toujours chercher la petite bête?

Bravo pour cet article!! et Merci. C’est très important de garder nos librairies vivantes!

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Saat Ellite 17 février 2016 at 6 h 13 min

J’en ai fait part plus bas si jamais cela peut vous donner une alternative, le marché du livre de seconde main, surtout vendu par des particuliers (c’est lecas sur Price Minister ou peut-être sur d’autres sites que je ne connais pas) peut être intéressant, moins cher et écolo (plutôt que d’acheter un livre neuf, recevoir un livre de seconde main en excellent état, c’est tout bénéf !). Je suis dans la même situation que vous (perdu au milieu de nulle part) et même si je suis une ultra fan de librairie, je n’ai plus la possibilité d’y aller (pas de voiture). Donc je reçois mon livre chez moi, de la part de quelqu’un qui n’en veut plus, qui le vend à moindre coût, ça fait donc 2 heureux, et ça reste pour moi la meilleure des solutions lorsqu’on est coupé du monde

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Marie 17 février 2016 at 11 h 26 min

Bonjour,
Vous pouvez commander sur https://www.leslibraires.fr/ ! Le site permet de trouver la librairie la plus près de chez vous et de commander chez eux. Plus d’excuses 🙂 Vous pouvez aussi savoir en temps réel quelle librairie a quoi en stock, ce qui est très pratique si, comme moi, vous habitez une ville où vous avez accès à plusieurs petites librairies. Par exemple, Bébé Veggie n’est pas en stock à côté de chez moi (à Caen). Mais une librairie au Havre peut me l’expédier aujourd’hui !
Pour ceux qui habitent du côté de Lyon, c’est http://www.chez-mon-libraire.fr/ que ça se passe.
Merci Ophélie et Katia pour ce bel article, et longue vie aux librairies indépendantes !

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Katia 17 février 2016 at 19 h 10 min

Merci beaucoup Marie pour votre gentil commentaire et merci de signaler aussi l’existence des libraires.fr, très bonne alternative en effet !

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Échos verts ❀ Natasha 16 février 2016 at 19 h 58 min

Merci beaucoup pour cet article Katia et Ophélie. Pour les raisons évoquées, j’évite d’acheter sur Amazon mais l’année dernière j’ai dû faire une exception : il me fallait pour mes cours d’anthropologie un livre en anglais édité aux USA ; sachant que je vis en Allemagne, je ne savais pas comment me procurer ce livre autrement…

Si jamais l’une d’entre vous connaît une alternative à ce genre de dilemme, je serais ravie de savoir comment me procurer des livres en langues étrangères- neufs ou d’occasion- sans passer par Amazon. Car vu le contexte dans lequel je travaille, je serais certainement amenée à faire à nouveau ce genre d’achat un jour et cela me désole énormément.

Pour le reste, il est très facile de se passer d’Amazon je trouve… et cette excuse concernant la « rapidité de l’envoi » m’exaspère… nous vivons à une époque et dans un monde où tout va si vite qu’on est devenu impatients et désorganisés aussi- parce qu’on sait qu’on peut tout obtenir en un clic et en moins de 24h, on ne réfléchit plus , on ne s’organise plus, on s’y prend à la dernière minute… et on ne peut attendre une minute de plus.

Et si, on ralentissait… et prenait le temps de digérer les belles choses qu’on lit avant de se jeter sur le livre suivant ? Cette boulimie de la lecture reflète aussi dans certains cas les problèmes de surconsommation dont souffre notre société…

Encore merci pour cet article qui j’espère sera lu par de nombreuses personnes !

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Marie 17 février 2016 at 11 h 37 min

Bonjour Natasha,
Ça dépend où tu vis en Allemagne, mais tu peux sans problème trouver des libraires à Hambourg ou Brême qui se feront une joie de te commander des bouquins en anglais (publiés dans n’importe quel pays anglophone), il suffit de demander ! Je l’ai déjà fait 🙂 Toutes les librairies ayant ne serait-ce qu’un rayon en anglais sont en mesure de commander, théoriquement. Tu as de bonnes chances de trouver ton bonheur dans les librairies spécialisées dans les livres scolaires, par exemple.
Bon courage, et merci pour ton blog, que je suis aussi assidûment que celui d’Ophélie 🙂

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Antigone XXI 17 février 2016 at 11 h 43 min

Coucou Natasha,
Merci beaucoup de ton commentaire très riche et intéressant !
Prise par le temps, je ne réponds que rapidement et seulement sur le point ‘achats à Freiburg’ : tu as une librairie de livres étrangers en plein centre, au niveau du Stadttheater, sur Bertoldstraße (http://www.buchhandlung-walthari.de/). Avec eux, tu ne devrais pas avoir trop de mal à commander tes livres anglophones, même universitaires ! 🙂

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Échos verts ❀ Natasha 17 février 2016 at 12 h 04 min

Merci beaucoup pour ce bon plan Ophélie ! Il me reste encore beaucoup de choses à découvrir à deux pas de chez moi ! 🙂

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Échos verts ❀ Natasha 17 février 2016 at 12 h 00 min

Bonjour Marie, un grand merci pour ta réponse et ta fidélité ! Je vis à Freiburg – j’irai donc me renseigner dans les librairies du coin 🙂

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Marc 16 février 2016 at 20 h 02 min

Bonsoir, je me permet d’exprimer mon désaccord quant aux emplois précaires, m’étant moi-même retrouvé dans la situation de devoir travailler chez Amazon. Je tiens à dire que c’est loin d’être la pire expérience de taf que j’ai eu comparer à des entreprises plus « familiales », et je pense que c’est vrai pour bon nombre de précaire et d’intérimaire (même si on est d’accord ça reste du taf pourri). De plus, entre faire un taf pourri pour manger et pas avoir de taf du tout, ben… Faut quand même dire que pendant la période de noël ils organisaient des massages et des spectacles aux pauses destinés aux employés. En tout cas là où j’ai travaillé c’était loin d’être aussi hardcore que les médias ne voudraient nous laisser penser (même si ça ne m’étonnes pas que la réalité des emplois pourris est choquée quelques journalistes). Voilà c’est tout.

Répondre
Antigone XXI 16 février 2016 at 20 h 09 min

N’ayant pas travaillé chez Amazon, je ne remets pas votre parole en cause, mais, par souci d’équité, je vais ici recopier le commentaire que vient de laisser une lectrice sur Facebook :

« J’y ai travaillé, une pauvre petite « stoweuse » parmi la jungle d’employés au regard vide pressés de finir cette foutue journée qui a commencé à 5h du mat. Ranger les livres, les dvd, et autres produits en tout genre dans les 13 immenses entrepôts en étant pistée par GPS et engueuler 5 min après si je n’allais pas assez vite ! 10 à 20 km de marche par jour pour un rendement optimal ! Le premier jour nous devons faire 90% de notre prod, le deuxième 95, le 3ème jour 100% et ensuite cela augmente régulièrement. Au final nous devons faire plus de 130% de production ! Si notre pourcentage baisse, on se fait engueuler, si on n’est pas dans le bon entrepôt on se fait engueuler, si on marche pas au bon endroit on se fait engueuler, on se fait fouiller, scanner et surveiller comme des voleurs à chaque pause, on n’a pas le droit de parler entre nous, si on parle avec un collègue on est séparés dans un autre entrepôt. On nous demande de marcher plus vite, on est contrôles sur le rangement, si l’on fait trop d’erreurs on a des avertissements, … et j’en oubli encore et encore !
Alors après cet enfer je n’achèterais plus jamais sur AMAZON et je le déconseille à tout le monde. »

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Saat Ellite 17 février 2016 at 6 h 00 min

C’est malheureusement le cas dans beaucoup de grandes enseignes, ce genre de comportement envers les employés. Il faudrait également boycotter Mac Donald, ainsi que quasi tous les magasins de grande distribution, etc et ce serait un combat de longue haleine, voire perdu d’avance, hélas.

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Josephine March 17 février 2016 at 10 h 01 min

Je ne crois pas que ce soit un combat perdu d’avance. En tout cas, il est digne d’être tenté. Et tout dépend où chacun place le curseur du supportable, dans sa vie….. Trop de personnes ignorent le pouvoir qu’elles ont en tant que consommateurs. A commencer par celui de ne plus accepter d’être réduits à des consommateurs, justement.

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SandraJoy 16 février 2016 at 20 h 16 min

Super article. J’avoue avoir encore commandé récemment mais je voudrais arrêter. Aujourd’hui je suis allée dans une librairie et j’ai passé du temps. Merci de faire prendre conscience de l’impact d’amazon !

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Katia 19 février 2016 at 20 h 12 min

Merci SandraJoy pour votre commentaire !

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Roxane 16 février 2016 at 20 h 30 min

Permettez moi de vous signaler une petite erreur, au début du second paragraphe, dans le 1er point (la mort de la diversité culturelle) : « Si on jette un coup d’œil aux meilleurs ventes Amazon ».
Merci pour ce bel article.

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Hélène Tastinggoodnaturally 16 février 2016 at 20 h 36 min

Merci Ophélie pour cet article. En général, j’achète mes livres chez Mollat à Bordeaux (le soucis c’est que quand j’y entre… je ne sais jamais quand j’en ressors :)). Après je me retrouve dans la situation de Natasha, je lis beaucoup de livres en anglais et à part quand je vais voir mon père en Angleterre et que je peux ramener quelques livres, il m’arrive d’en commander chez eux. J’ai une médiathèque qui vient d’ouvrir dans le village voisin, mais ils n’ont que très peu de livres en anglais… et j’aime bien avoir mes propres livres… Bref, si quelqu’un sait où on peut commander sans passer par Amazon, je suis preneuse ? Bonne soirée.

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maghily 16 février 2016 at 21 h 59 min

Pour les livres en anglais, il existe la librairie anglaise Waterstones qui livre à l’étranger : https://www.waterstones.com/

Sinon, il existe aussi le site Bookdepository : https://www.bookdepository.com/

Bon, je ne sais pas si ces deux « librairies » en ligne sont de meilleurs employeurs qu’Amazon, mais ce sont des alternatives qui ont le mérite d’exister.

Personnellement, j’ai la chance de vivre à Bruxelles où il existe plusieurs librairies qui proposent une offre correcte d’ouvrages en langues étrangères et de nombreuses librairies d’occasion. Il est donc très très rare que je doive commander mes livres en ligne.

Répondre
Gaëlle 17 février 2016 at 9 h 41 min

En réponse à Hélène Tastinggoodnaturally,
Ayant eu régulièrement besoin de livres en anglais pour mes études de littérature anglophone, j’ai toujours pu commander ceux-ci auprès de librairies françaises. Pourvu qu’on leur donne le titre et le nom de l’auteur (la maison d’édition si vous le souhaitez), les libraires pourront commander les ouvrages souhaités ! N’hésitez pas à leur poser la question 🙂

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Hélène Tastinggoodnaturally 17 février 2016 at 10 h 33 min

Oh Merci Gaëlle pour l’info ! Je ne savais pas ! Il faut dire que je m’arrange pour les ramener de là-bas quand j’y vais ;). Merci ! Belle journée xxx

Répondre
véronique 16 février 2016 at 20 h 46 min

Votre article est très beau, et je suis entièrement d’accord pour ne pas commander sur Amazon…. mais c’est comme bien d’autres commerces de proximité, ils tendent à disparaître, j’ai perdu le mien il y a quelques mois. Les gens sont toujours de plus en plus pressés…….. et pourtant, il n’y a rien de plus agréable que de prendre le temps de se poser pour planifier et faire les choses sans être dans la précipitation. Trouver l’équilibre entre la vie « de stress et de peur » que cette société veut nous imposer et ce que nous souhaitons réellement faire.

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Katia 17 février 2016 at 19 h 22 min

Merci beaucoup Véronique pour votre commentaire plein de bon sens !

Répondre
Zoé 16 février 2016 at 20 h 47 min

Je ne commande jamais sur Amazon , c’est un plaisir pour moi de flâner dans une librairie, de discuter avec des pros . Et quand je lis le témoignage de la personne qui y a travaillé, je ne veux pas cautionner l’esclavage moderne.

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Katia 17 février 2016 at 19 h 29 min

Merci beaucoup Zoé pour votre commentaire 🙂

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Zilounay 16 février 2016 at 21 h 00 min

Les magasins et boutiques physiques sont bien et ont certains avantages, mais la livraison à domicile et les commandes en lignes définissent clairement le comportement majoritaire et futur. Ne pas s’y adapter revient à diriger son commerce à l’échec. Beaucoup se comportent comme des dinosaures et s’y retrouvent perdant (regardez les taxis vs Uber par exemple, même combat).
Commander sur amazon est plus facile, moins cher, et avec les livraisons en 12h, bien assez rapides.
Les magasins/boutiques doivent adapter leur service, d’une manière ou d’une autre. Peut être collaborer, proposer du conseil, des activités en groupe, la possibilité « d’essayer avant d’acheter », que sais-je. Mais il va falloir s’adapter.
Un mouvement intéressant proposé dans certains magasins décathlon, vous allez chez eux, vous pouvez essayer le matériel, mais pas repartir avec. Si vous l’achetez, vous serez obligatoirement livrés dans les heures à venir (parfois 1 ou deux jours si week end). Cela permet au magasin de toujours avoir du public, au consommateur de pouvoir essayer (ce qu’il ne peut pas faire en ligne, bien que ça ne s’applique pas vraiment aux livres), et au magasin d’avoir différents stocks et livreurs, et un seul magasin. Moins de marchandise en rayon qui s’use, livraisons plus rapides, etc.
Amazon ne fait que résoudre des problèmes, c’est aux libraires, bibliothèques, vendeurs de matériel en tout genre de s’adapter. Si vous regardez bien, ils vendent de tout, pas que des livres (j’achète mes ordinateurs, téléphones, certains meubles, outils, télévision, papier, etc. ). Avec une livraison par mois, je fais mes courses dans 15 magasins différents.
J’insiste, ce n’est pas au magasin à empêcher d’aller de l’avant, c’est au magasin à s’adapter au service et aux problèmes qu’amazon ne résout pas.
Ne soyez pas les dinosaures que l’Eglise a été envers la science et la médecine.

Répondre
Zilounay 16 février 2016 at 21 h 03 min

La seule chose que je ne cautionne pas sont les méthodes de travail et d’emploi d’amazon. La « bonne » nouvelle, c’est que la majorité des employés peuvent être remplacés par des machines, et qu’une fois le budget et l’infrastructure mis en place, tout ira mieux. D’une part les employés pourront travailler ailleurs dans de meilleures conditions, d’autre part les machines seront encore plus efficaces, h24, jamais fatiguées, sans pause, etc.
Dommage qu’ils doivent passer par ce presque esclavage pour en arriver là. Pour le reste, il ne faut pas confondre innovation écrasante avec invasion.

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Jean-Philippe 16 février 2016 at 21 h 40 min

Je ne comprends pas de quoi vous parlez. L’article parle de livres, de l’importance de la diversité culturelle, de conseil humain, de vie de quartier, d’une ouverture au public 7/7 jours. Je ne comprends pas le lien entre les livres et les vêtements de sport d’une grande chaîne. Pouvez-vous nous expliquer ? Notre commerce va bien, voire même très bien. Des gens comme vous prédisent la mort de la librairie depuis des dizaines d’années sans connaître notre métier. Nous adorons conseiller les livres que nous avons aimés et les vendre AU MÊME PRIX que sur internet (cf Loi sur le prix unique du livre de 1981). Comment pouvez-vous parler de comportement majoritaire ? Pouvez-vous avancer des chiffres précis ? Concrètement, la vente de livres en librairie a encore été en progression de 2,5% en 2015. Nous nous adaptons effectivement en proposant des conseils personnalisés, en augmentant nos amplitudes horaires et en privilégiant le contact humain. Rêvez-vous vraiment d’une société déshumanisée ou chacun restera chez soi seul devant son écran ? Est-ce cela l’avenir pour vous ? Permettez-moi de vouloir résister.

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Zilounay 17 février 2016 at 10 h 35 min

Je me suis mal fait comprendre : je ne préside absolument pas la mort de la librairie. Vous mentionnez la comparaison entre des vêtements de sport et des livres ; je compare simplement le livre à n’importe quel autre produit. On pourrait parler d’appareils électroniques, de pneus ou de chaussettes, c’est comparable dans le contexte de la vente de produit. Le livre en tant que tel s’avère être un produit autour duquel on voudrait pouvoir discuter, comme je discuterais de la quailté du tissu d’un t-shirt ou du caoutchouch d’un pneu avec le magasinier/vendeur.
Ce que j’essaye de mettre en avant, c’est qu’amazon (ou d’autres, mais je pense qu’on est tous d’accord pour dire qu’amazon a le monopole et se porte plutôt bien malgré la baisse de 200 points du Q1) résout un problème que les magasins ne résolvent pas encore. Comme je l’ai dit, je peux commander des produits de 15 magasins différents, plus rapidement, et très très souvent moins cher. Je justifie la vitesse sur les 12 à 24h de livraison qui iront plus vite que moi pour parcourir les 15 différents magasins dans lesquels je devrai aller, revenir, faire la file, et peut être ne pas trouver mon article ou attendre un restockage. Le gain de temps justifie le gain d’argent pour certains, mais les prix sont néanmoins beaucoup moins cher en ligne (ce qui est normal, vu que l’entretien d’un entrepot + site web coute moins cher qu’une grande chaine de magasins avec leurs employés, chauffages, chauffages, vols, etc.). J’ai été dans la vente de produits informatiques pendant tout un temps, et les grossistes me proposaient leur marchandises plus cher que sur amazon, alors que je suis chez le grossiste ! Je me retrouvais à faire des économies allant parfois jusqu’à 30% de la valeur de la commande (parfois plusieurs milliers d’euros) par rapport à mon grossiste belge, qui prétend avoir les meilleurs prix. Certes, amazon est en France, mais de nouveau, je ne fais qu’emphaser le ridicule. Je ne vais pas payer autant plus cher pour devoir me déplacer moi même. Jusque là, je pense qu’on devrait être d’accord.
Revenons en aux bibliothèques et librairies. Ma femme travaille en bibliothèque depuis un peu plus de 6 ans, et j’ai en effet un feedback très positif. Les gens s’y plaisent, le contact est agréable, tout ce que vous avez dit se justifie. Là ou je veux en venir, c’est que la bibliothèque ne résout pas le même problème qu’amazon ; et si une bibliothèque veut essayer de faire concurrence, elle finira par y perdre, comme d’autres magasins. Dans le cas simple ou je dois acheter 5 livres dont j’ai déjà la référence, pour l’école de mes enfants, je n’ai aucun besoin de conseil ou de guidance : je suis forcé de prendre exactement ces 5 livres. Plus simple, plus rapide de le commander sur amazon. Ils seront là demain matin, en bon état, et j’aurai pu passer l’heure que j’ai économisée avec n’importe quel être humain de mon choix, même ceux de la bibliothèque, pour d’autres achats.
La bibliothèque résout le problème du « je veux déambuler, je veux papoter, je veux venir regarder sans savoir avec quoi je vais repartir », qu’on ne peut pas avoir sur internet (ou difficilement) ; c’est plutôt chouette. C’est là que se trouve les qualités de la bibli/librairie. La seule chose que je dis, c’est qu’amazon résout d’autres problèmes (cités de nombreuses fois plus haut). Et quand j’entends dire « il faut tuer amazon parce qu’ils tuent les petits commerces », j’entends des gens qui sont contre l’innovation. Quand quelqu’un résout un problème, qu’on le laisse faire. S’il influence d’autres, c’est aux autres de s’adapter, dans le sens de l’innovation. Prenons l’exemple de la voiture ; quand la voiture est arrivée, les calèches et écuries ont du prendre un coup immense. Pas directement certes, mais après 30 ou 40 ans, disons que ce n’est pas le métier le plus recherché. Et les vendeurs de chevaux ne s’en sont pas pleins. Dans leur cas, leur « produit » s’est vu en baisse sans réellement s’être adapté, mais cet exemple extrême ne représente pas tous les autres. Le livre n’est absolument pas voué à l’échec, les bibliothèques/librairies non plus. J’insiste une fois de plus : c’est à chaque entité de résoudre un problème, et si une autre le fait mieux, de s’adapter ou de se réorienter. Certainement pas de lyncher. Ici, amazon a eu une croissance énorme ces 5 dernières années, c’est qu’ils font ce qu’ils font plutôt bien ; autant les laisser faire. Avec la livraison par drones ca ira peut être encore mieux ; ce n’est pas pour autant qu’il faut les attaquer parce que les livreurs auront moins de boulot. C’est aux livreurs d’offrir un service plus adapt, ou simplement un autre service.Q ui nous permettra de choisir entre deux choses qui sont différentes, et pas simplement les mêmes mais réalisés plus rapidement, moins cher, moins humain, etc. C’est le même schéma qui se répète, sans cesse, et les mêmes résultats qui se confirment, sans cesse.

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Jean-Philippe 17 février 2016 at 14 h 11 min

Je suis ravi de savoir que vous êtes un si grand lecteur qu’il vous faut vos livres à tout prix en moins de 24H. Mais, encore une fois, on ne peut pas tout mélanger et dire n’importe quoi sur un sujet qu’on ne maîtrise pas. Le livre n’est pas un « produit » comme les autres. C’est d’ailleurs pour cela que sa TVA est réduite à 5,5% et que la loi Lang de 1981 instaure le fameux prix unique. Au risque de me répéter, l’article parle du circuit du livre papier neuf en France. Le livre papier neuf en France est vendu AU MÊME PRIX dans une boutique ou sur internet (cela ne concerne pas les livres d’occasion qui est le travail d’un bouquiniste, voire d’un antiquaire : un autre métier). Vous parlez d’avenir, je constate simplement que la vente de livres papier neufs dans un commerce physique est en progression (+10% chez nous en 2015). Nous ne sommes pas contre les évolutions, d’autant qu’elles nous sont plutôt favorables. Les librairies modernes sont actives sur les réseaux sociaux et proposent également un service de réservation en ligne (www.placedeslibraires.fr / http://www.parislibrairies.fr / Librest… pour ne citer qu’eux). Vous qui semblez si impatients d’acheter des livres et je vous en félicite, vous pourriez même trouver ce que vous cherchez dans la minute en librairie.

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nlitb 16 février 2016 at 21 h 02 min

Ça fait des années que je n’ai rien commandé chez Amazon, et franchement tout est trouvable ailleurs jusqu’ici ! Même pour des ouvrages étrangers il suffit de passer commande chez le libraire.

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4 BONNES RAISONS DE NE PAS COMMANDER CHEZ AMAZO... 16 février 2016 at 21 h 10 min

[…] * * A chaque fois que je vous parle d'un livre sur ce blog, j'attache beaucoup d'importance à vous rediriger vers le site de la maison d'édition. Jamais je ne vous redirige vers Amazon. Pourquoi ? Pour de très nombreuses raisons, que l'une de mes meilleures amies, Katia Pérou, a choisi de vous exposer ici. Katia est…  […]

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pommerock 16 février 2016 at 21 h 31 min

Je suis pas totalement d’accord avec toi. Je commande sur amazon et pas spécialement que des livres. Des produits qu’on ne trouve pas en France que aux USA par exemple ou un autre pays. C’est pas pour la rapidité que je commande sur amazon mais parce que nulle part ailleurs on ne trouve ca. Je lis pas spécialement des livres « best seller » mais plutot des petits livres, des ebooks. A la fnac je précise que jai la carte fidélité. si je veux un livre pas assez connu pour eux. Ou que je veux lire des petits auteurs que je trouve sur twitter par exemple ils ne l’ont pas. Et en général ils me donne le lien amazon certains auteur eux meme et ils ne sont pas sur la fanc ou autre part. Cest surtout pour les ebooks, il y a plus de choix sur amazon qu’autre part. Et le delai quand je dois attendre 1 semaine chez la fnac pour que mon produit soit disponible et que jen est besoin maintenant jai pas le temps d’attendre une semaine, de me re déplacer pour qu’ils soit encore plus la.
Ca a beaucoup d’avantage je trouve. Après si les librairies me proposaient aussi des ebooks, et que le livre que je veux ne mettent pas une semaine a arriver quand jen ai besoin. Ca me va. J y vais pas forcément pour le prix mais plus pour la variété des produits. Je suis sur de trouver ce que je cherche alors que dans une librairie je ne suis pas sur de trouver le livre que je souhaite. Et en général je sais ce que je veux meme si je resort avec des livres en plus, ne pas trouver le livre que je cherche est assez agaçant.

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16 février 2016 at 21 h 41 min

Tu peux acheter des e-book sur la majorité des sites internet des librairies indépendantes françaises et tu peux avoir accès à la liste de ses librairies via le site du syndicat de la librairie française ou sur Place des libraires aussi !

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Katia 19 février 2016 at 20 h 15 min

Tout à fait ! Je crois même qu’on peut commander les e-books sur placesdeslibraires justement.

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Mamitaa Pepl 16 février 2016 at 21 h 32 min

Bel article,une petite piqure de rappel est intéressante merci

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Katia 17 février 2016 at 19 h 33 min

Merci à vous!

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16 février 2016 at 21 h 36 min

Merci, merci, merci pour cet article !!! Un message que j’essaye de faire passer autour de moi depuis des années, je me sens moins seule quand je lis des billets comme le tien !

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Katia 17 février 2016 at 19 h 33 min

Merci à vous pour votre commentaire !

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DameAndineCogite 16 février 2016 at 21 h 38 min

Loin de moi de dire qu’Amazon est un ange. Mais dans la librairie à 7km de chez moi – la ‘meilleure’ des environs -, il n’y a JAMAIS les livres que je souhaite (j’ai souvent des envies loin des best-sellers), ils ne veulent pas que je commande par téléphone, même après plusieurs achats chez eux, je dois faire deux fois le trajet, et en plus, selon sur qui on tombe, on peut être reçu très désagréablement. Alors bon, sorry, mais ils creusent leur tombe. Sur Amazon, il y a justement une diversité beaucoup plus grande. J’y ai trouvé des choses qu’on ne trouve pas facilement.
A part quelques super librairies qui proposent réellement quelque chose en plus qu’un stock physique de livres (perso, j’en connais une à 80 km de chez moi), ce ne sont que des vendeurs.

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Cocinel 16 février 2016 at 21 h 38 min

Je suis d’accord sur le point des employés d’amazon,bien que cette précarité et pression concerne aujourd’hui beaucoup de grosses entreprises,donc personne n’est irréprochable je pense. mais savez vous que vous pouvez acheter directement aux libraires sur le site amazon,en occasion? le libraire est libre de fixer son prix ainsi que ses frais de port. le livre ne transite pas donc dans les entrepôts d’amazone mais du libraire au destinataire. ainsi lorsqu’on n’habite pas en ville et que l’on n’a donc pas de libraires en bas de chez soi, c’est une alternative qui semble éthique au moins du point de vue des libraires. ainsi on peut dénicher le dernier livre sorti comme un livre ancien directement depuis le libraire. amazon qui certainement prend un pourcentage,permettra peut-être à certaines librairies de ne pas mettre la clé sous la porte?
Aussi les avantages d’amazon sont : une librairie à l’infini, quand on fait de la recherche on peut chercher et trouver vraiment des livres superbes que l’on n’aurait jamais trouvé dans une seule librairie car les stocks sont limités et les conseils concernent uniquement l’avis du libraire. On trouve sur amazon des avis qui aide dans l’achat, à cibler réellement ce que l’on cherche.

Hier j’ai découvert l’initiative d’un homme altruiste comme peu d’homme:Vincent Safrat:http://www.lirecestpartir.fr il a crée un système pour que tous les enfants lisent, au début chaque weekend il apportait dans les cités des milliers de livres qu’il récupérait des maisons d’éditions avant qu’ils ne passent à la broyeuse(110 millions de livres finissent chaque année déchiquetés au pilon. Un cinquième de la production française.)http://www.liberation.fr/grand-angle/2005/01/18/on-acheve-bien-les-bouquins_506520
ça me semblait juste de le signaler dans ce post 🙂

Belle Soirée.

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LEGRAND 16 février 2016 at 21 h 42 min

Merci pour cet article ! Déjà convaincu, je partage.

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Katia 17 février 2016 at 19 h 34 min

Merci à vous !

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Eurochild 16 février 2016 at 21 h 47 min

Je essayé amazon car mon copain australien m’avait acheté un kindle pour que je puisse accéder aux livres français (je vis en Australie depuis presque 4 ans). J’ai rapidement arrêté de l’utiliser car je ne trouvais rien qui me plaisait. J’ai la même vision que toi des services que propose cette entreprise. Il est également vrai qu’en plus de ça leur politique d’entreprise n’a pas l’air terrible à ce que j’ai entendu dire….

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cécile 16 février 2016 at 21 h 58 min

MERCI Ophélie de mettre d’autres nourritures au coeur de tes articles, celles-ci touchent tellement à la réalité de chacun !
MERCI Katia pour cet article qui met en avant le vrai travail des libraires !
Heureuse de voir ce genre de débat ici.
Bien que j’aime lézarder au soleil quand il pointe le bout de son nez, je ne me sens pas très dinosaure. J’apprécie de voir le monde changer. Simplement ça chiffonne mes valeurs (rien de révolutionnaire, juste la simplicité des échanges humains) de privilégier la prolifération d’entrepôts au détriment des relations avec des gens. J’habite à la campagne, je vais une 2-3 fois par mois à la ville (la grande, celle où il y a les bonnes librairies) et c’est à ce moment que j’en achète. S’il manque celui que je cherche, je peux bien attendre le coup d’après pour le lire, et en attendant oser d’autres découvertes.
Et puisqu’il est question de médecine, je pense qu’on peut laisser le système d’urgences vitales aux pompiers et au samu et apprendre à différer notre fringale de livre de quelques jours !

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Katia 17 février 2016 at 19 h 35 min

Merci à vous Cécile pour votre beau message !

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cecile 16 février 2016 at 21 h 59 min

Merci pour cet article Antigone!
Je prône depuis longtemps le boycott d’Amazonie autour de moi!
Certes je vis à paris, mais comme tu le dis il y a toujours une solution, même si ça prends plus de temps!
On a perdu, la notion d’attente ; comment faisait on avant?
Alors comme du coup maintenant on a tout, tout le temps et dans les meilleure délais, on a plus de patience.
Quand je trouve pas un bouquin dans ma librairie ( l’usage du monde d’ailleurs, c’est mon quartier : grés sympa), je commande et j’ai en une semaine maxi, ils m’envoient un smsàla réception.
Depuis le temps à force de recherches, j’ai trouvé plein d’alternatives, dont  » place des librairies »!
De plus j’adore flâner dans les librairies, à la découverte de nouveaux livres. Parfois j’y vais sans but, et je me laisse séduire (ou non) par un livre croisé. Alors que sur Amazone on a pour un livre précis et en plus on est influencés par les suggestions ( qui nous manipulent).
J’adore feuilleté, les livres: à l’usage du monde, ils ne me disent rien, et si je sors avec rien non plus.
Je trouve des pépites parfois!
Parfois, je vais chercher un livres, puis en le feuilletant, je m’aperçois qu’il correspond pas vraiment à ce que je veux, alors je cherche ailleurs!
Bref, je ne vois que des avantages à la librairie, le libraire est toujours dispos pour vous donner un conseils, si vous avez un doute ou que vous n’avez pas d’idées précises.

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Katia 17 février 2016 at 19 h 36 min

Merci beaucoup Cécile pour votre commentaire ! Au plaisir de vous recroiser à la librairie !

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poli 16 février 2016 at 22 h 05 min

Merci pour ce bel article. Je vis à Valence (Drôme) et j’ai vu disparaître mes deux librairies préférées en 10 ans, les plus proches de chez moi.
Je traverse toute la ville (à pied) pour commander mes livres à une vraie dame ou un vrai monsieur qui va m’écouter, et je repars avec des nouveaux livres que je n’avais pas prévu d’acheter : le bonheur !!!

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Katia 17 février 2016 at 19 h 37 min

Merci à vous !

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dukmenoglou 16 février 2016 at 22 h 07 min

Bonjour,

je vous invite a découvrir ou redécouvrir l’appli http://90jours.org/
Il y a possibilité d’installer une extension appelée amazon killer.
Pour information voici l’idée D’elliot Lepers excellente a mon sens d’ou ce partage!

Elise

Méthode

En décembre 2014, j’ai publié Amazon Killer, une extension de navigateur internet qui permet, quand on cherche un livre sur Amazon, de le trouver dans une librairie. En une semaine, elle a été installée plus de 10 000 fois.

Je me suis alors rendu compte du nombre de personnes pas spécialement militantes, pas spécialement engagées qui, quand on leur propose un support qui les met en capacité d’exprimer une conviction, s’en servent. La force d’Amazon Killer était de s’insérer dans un comportement automatique existant (quand on cherche un livre sur Google, Amazon est le premier résultat, puis le paiement s’effectue en quelques clics, sans aucune contradiction) pour tenter de le détourner, de l’adapter, de le pirater, vers une pratique du politique au sens large. Aussi, une des particularités était d’accepter de placer notre paresse à tous, notre médiocrité à tous au centre du dispositif. Centrer sur l’utilisateur, c’est un principe que j’ai appris au cours de ma formation de designer.

La conversation autour du climat est saturée, et il est nécessaire de trouver de nouvelles approches et de nouveaux référentiels pour mobiliser.

90 jours n’a pas l’intention de faire de vous le parfait écologiste. 90jours n’a pas l’intention de vous convaincre de l’urgence climatique. 90jours est un coup de pouce pour commencer à questionner son mode de vie, à douter de nos automatismes et réussir à trouver l’écologie qui nous ressemble.

Nous avons tou-tes des sensibilités particulières, des histoires et des éducations différentes. Nous ne réagissons pas de la même manière à certaines privations, à certaines remises en question. L’essentiel, c’est de développer une réflexion, de s’engager dans un cheminement. Et j’espère que 90jours pourra vous y aider.

Elliot Lepers

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Olga 16 février 2016 at 22 h 16 min

je pense que comme tout dans la vie, il n’est faut pas être ‘radical’. Plus jamais acheter sur Amazon!!! C’est radical. On a tous des besoins différents. De fois, on ne trouve pas aussi facilement ce qu’on cherche. Donc, le plus simple est de commander sur internet. Par contre, je suis d’accord qu’il faut prendre soin des petits artisans, des petits commerces mais il ne faut pas non plus se prendre la tête ou se compliquer la vie quand on n’a pas bcp le choix. Des conditions indignes et mal payés il n’y en a plein, pas que sur Amazon. Je sais que c’est un peu hors du contexte mais savez vous que dans le monde de la bio et le boutiques comme Vie Claire et compagnie les conditions de travail ne sont pas terribles? On est soit disant d’uns une philosophie plus étique et les conditions de travalleurs des ces boutiques sont loin d’être sympas. Si vous boycotter Amazon pour ce là, ne vous arreter pas alors, il y a une longue liste!

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coquelibio 16 février 2016 at 22 h 44 min

Ça fait bien longtemps que je n’achète plus sur Amazon, et je n’ai dû y acheter que quelques livres en tout et pour tout. On parle de tricheries fiscales, je soulignerais aussi les aides reçues pour installer les entrepôts… tout ça pour une contrepartie bien mince, quelques emplois manutentionnaires en France.
Quand je souhaite me faire offrir un bouquin je donne plutôt un lien vers la FNAC (parce que je sais que ceux à qui je le demande ne se bougeront pas en librairie).
Ayant une libraire « à portée de main » j’aurais souhaité avoir une réponse concrète à la question qui m’énerve au plus au point … Pourquoi certains ebooks sont plus chers que les livres en version poche ?
Je lis à la fois en papier et en ebook, ce ne sont pas forcément les mêmes usages pour moi. Mais je n’ai pas envie de payer 15€ pour un fichier dont je n’ai nullement la propriété, résultat je vole des auteurs, et ça m’embête certes, mais pourquoi payer aussi cher alors qu’il n’y a pas tous les coûts liés à la fabrication et la manutention des livres papiers ? Le prix unique du livre dans ces cas là je ne sais pas à qui il profite, mais je doute que cela soit à l’auteur.

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Cécile 16 février 2016 at 22 h 45 min

Evidemment, on condamne tous Amazon mais voilà, il y a le progrès. J’habite loin de tout, des petites routes de montagnes à peine accessibles, plus de trois heures de route, aller-retour pour me rendre dans une librairie, et encore pas des meilleures. Et, depuis que j’ai une liseuse, je n’achète ou n’emprunte des livres papier que lorsqu’ils n’existent pas en version numérique. Quatre liseuses à la maison pour les quatre sachant lire (et le dernier de la famille suivra bientôt)… Si chacun devait attendre que le livre soit disponible dans une librairie ou dans une bibliothèque, et qu’on ait le temps de s’y rendre, on abandonnerait la lecture et on regarderait la télé ! Nous avons deux sortes de liseuses : la Kobo et la Kindle. La kobo pour les deux littéraires de la famille. La Kindle pour les deux scientifiques. Nous ne lisons pas les mêmes ouvrages et nous ne trouvons donc pas les mêmes livres aux mêmes endroits. J’aime toujours autant flâner dans les librairies mais je ne suis plus étudiante, donc je n’ai plus le temps et surtout, je n’habite plus une grande ville universitaire. Et avec mes problèmes de vue et de santé générale, je ne suis plus capable de bouquiner un pavé de 700 pages dans mon lit. Lorsque les éditeurs proposeront directement leurs livres en version numérique, je n’irais toujours pas en librairie faute de temps, mais au moins, je pourrai acheter chez les petits éditeurs.

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Cél (Les Mots Ailés) 16 février 2016 at 22 h 47 min

Ah, comme j’aime cet article, évidemment… Et, aussi, comme je comprends et partage les réactions qui pointent du doigt la difficulté de trouver l’objet livre. Oui, chez moi, c’est ainsi, comme dans beaucoup, beaucoup d’endroits en France : si je veux trouver une librairie indépendante, je dois parcourir…50 km, pas moins. J’en suis la première chagrinée : j’ai souvent recours à la commande, pas sur Amazon, mais sur la Fnac, ce qui n’est guère plus reluisant, et pourtant, c’est une extrémité à laquelle j’ai été régulièrement poussée. Je crois sincèrement que l’on ne se rend pas compte de ce problème avant de vivre vraiment à la campagne (et encore, je vis dans une ville de 60 000 habitants!)… Lorsque je vivais en plein Nantes, je me disais que les ruraux exagéraient, qu’il leur était possible, quand même, de faire des efforts. Les transports en commun, les libraires indépendants, j’ai dû me rendre à l’évidence : ce sont des idéaux très urbains. J’espère du fond du coeur que les choses évolueront, et j’ai plein de réflexions en tête (que je partagerai vite), mais en attendant, merci tout plein pour cet article qui donne plein d’espoir et donne furieusement envie de rencontrer cette libraire sortie de tous ses contes de fées réunis.

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Antigone XXI 17 février 2016 at 11 h 15 min

Merci beaucoup de ton commentaire, Célinette !
Bah, tu sais, moi aussi… Tout le monde croit que je suis parisienne, mais je suis picarde maintenant ! Et dans ma petite ville, il n’y a pas de librairie (la dernière a fermé avant mon arrivée). Mais il y a une presse, où je peux commander des livres si je le souhaite. La plupart du temps, je préfère me rendre à Paris, à 50 km (j’ai la chance au moins qu’on ait de bons transports en commun) où je vais en libraire. C’est vrai, ça met du temps (pour atteindre celle de Katia, je dois prendre mon vélo, puis le TER, puis le bus ou 3 métros différents, puis je marche encore un peu ! Je dois mettre entre 1h15 et 1h30 environ), mais du coup, je fais une vraie razzia et je prends des livres pour des mois ! Et puis, je ne vais pas à Paris seulement pour me rendre en librairie : je profite d’un rendez-vous, d’une autre course, et zouuu, je file parmi les livres ! 🙂 Bien sûr, je n’ai pas forcément les nouveautés dès qu’elles sortent (bon, pour les romans, j’ai de toute façon tendance à attendre qu’ils sortent en poche…) mais, avec mes réserves, j’ai de quoi lire à la maison !
Quand je vais en magasin bio, c’est aussi assez compliqué : le plus proche est dans la commune d’à côté et comme nous n’avons pas de voiture, nous le faisons à vélo. A l’aller, ça va, car ça descend, mais pour revenir, quelle sacrée côte ! Alors en plus avec une charrette remplie à ras-bord… Ca muscle ! (note pour moi-même : quand je vieillirai, j’investirai dans un vélo électrique !) 😉
Mais, bien sûr, tout le monde ne peut ou n’est pas prêt à faire tout ce que je fais. Avec la capitale relativement proche, je suis quand même privilégiée, j’en ai bien conscience.
Et je t’emmènerai chez Katia dès que tu viendras faire un petit tour à Paris, promis ! 🙂

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Cél (Les Mots Ailés) 17 février 2016 at 15 h 20 min

Merci pour ta réponse, cela m’a fait sourire d’imaginer tout ça! Alors, moi, pour le magasin bio, c’est byzance : Biocoop est à une minute à pieds. (Deux minute si on traîne.) Sans exagérer! J’habite presque en face, et il est énorme, donc, super. Autre point qui me fait aimer d’amour ma ville : le commerce alimentaire de proximité. C’est presque impossible de ne pas manger local ou de saison, tout simplement parce que… on ne trouve rien d’autre! Des carottes délicieuses, des potimarrons dodus, des épinards, des poireaux, des pommes, pour une bouchée de pain, qui ont poussé à quelques kilomètres, hummm… Pas de tomate ni de concombres en hiver, pas de fraises, pas de courgettes, totalement impossible. Cela surprend mes amies parisiennes, et cela les ravit en même temps, elles disent « oh, mais tu n’as pas besoin de savoir ce qui est de saison, alors?… » À l’inverse, quand je « monte » à Paris, je me sens très souris des champs à voir combien tout est disponible, prêt à l’achat, on peut avoir envie de n’importe quel fruit/légume, et bam, on peut l’avoir.
Alors, oui, c’est sûr, pour les biens culturels, là, tout est plus compliqué.
Je fais bien comme toi, et, lorsque j’ai la chance (ou le malheur?) de pouvoir passer dans une librairie nantaise, je repars avec un stock de fou, satisfaite comme un écureuil avec un sac plein à craquer de noisettes. Mais tout de même, je dois bien avouer que je comprends les élèves/parents/amis qui commandent sur internet, parce que l’excursion noisettes ne se fait pas tous les quatre matins, et que les emplois du temps ne sont pas extensibles. Quant aux presses de chez moi, ce sont plus des tabacs, et ils m’ont refusé de commander, m’envoyant chez Leclerc (non merci monsieur au revoir monsieur).
B.R.E.F, c’est fou de vivre à une époque où l’accès aux livres n’a jamais été à la fois aussi simple et aussi compliqué.
(Je file faire ma valise, c’est pas tout ça.)
(À croire que je viens toujours chez toi juste avant de faire mes valises, j’ai un sentiment de déjà vu.)

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David 16 février 2016 at 22 h 55 min

J’avoue que j’use et abuse d’Amazon, que je trouve tellement pratique. Ils sont moins cher sur beaucoup de produits ( jeux, électroménager, pochette de portable, équipements d’ordis,… ) Parfois moitié prix ! Il est difficile de ne pas céder à cet appel des bas prix.

Il est bien dêtre un bon consom’acteur ( qui ne se contentent pas d’un « j’achète ça parce que j’en ai besoin », mais plutôt  » je vais prendre celui là parce que c’est meilleur pour la planète, les animaux, les producteurs, les emplois… » ), mais il faut le budget qui va avec. On est obligé de prioriser malheureusement…

Si cela ne tenait qu’à moi j’acheterai que du made in France, non testé sur animaux, fabriqué de manière responsable pour la planète et pour les humains : genre rien de ce qui exploite les pays en vois de développement, bio et local pour les aliments,…

Cela dit, ton article me parle, et je pense faire un peu plus attention à l’avenir. Au moins pour les articles avec des prix similaires. 😉

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Hermanye 16 février 2016 at 23 h 41 min

Merci pour cet article très intéressant ! Non seulement il y a en effet les librairies de quartier, mais j’aimerais aussi ajouter les magasins de livres d’occasion. Dans la grande ville la plus proche de chez moi, il y a ce que j’appellerais une caverne d’Ali Baba des livres 😉 Quel plaisir d’y flâner ! Pour quelques euros, vous repartez avec un roman de poche. Je défends les commerces de proximité, je suis contre les caisses automatiques et les drive, qui suppriment de l’emploi, je suis pour une vie où on a le temps d’attendre un livre quelques jours, où on a le temps de passer à la librairie, où on a le temps de discuter avec les gens. Je ne suis pas parfaite et il m’arrive de commander sur le site de la Fn..c mais j’essaie d’éviter autant que possible. Votre article est une piqûre de rappel, ça fait du bien de temps en temps 😉 !
A bientôt !

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Serge Dotrimont 17 février 2016 at 1 h 11 min

100 % d’accord.. je suis belge et en Belgique, je refuse d’utiliser les caisses automatiques, je combats les grandes enseignes (dans tous les secteurs) et j’encourage les commerces de proximité ! Avec un système qui permet aux consommateurs d’y trouver leur avantage au niveau du prix sans que cela appauvrisse le commerçant !

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Katia 17 février 2016 at 19 h 42 min

Merci Serge !

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Katia 17 février 2016 at 19 h 41 min

Merci à vous Hermanye pour votre commentaire 🙂

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Frédérique 16 février 2016 at 23 h 56 min

D’accord avec toi, je suis auteur aussi et heureusement que j’ai ma libraire car grâce à elle, je vends, je peux faire des dédicaces et surtout échanger. Il n’y a rien de mieux qu’une librairie et qu’un ou une libraire qui aime son métier, et qui prend le temps de vous conseiller. Les grandes enseignes tuent le commerce de proximité

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Serge Dotrimont 17 février 2016 at 1 h 09 min

100 % d’accord.. je suis belge et en Belgique, je combats les grandes enseignes (dans tous les secteurs) et j’encourage les commerces de proximité ! Avec un système qui permet aux consommateurs d’y trouver leur avantage au niveau du prix sans que cela appauvrisse le commerçant !

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Isam 17 février 2016 at 0 h 16 min

Je n’ai encore jamais commandé sur Amazon pour ne pas cautionner leur politique avec le personnel – mais malheureusement cette manière de se comporter avec les employés tend à se généraliser dans de nombreuses entreprises ! Pression sur le rendement, diminution de personnel, qualité du travail diminuée, etc. J’habite à la campagne et commande mes livres via Payot. (Frais de port gratuits). En Suisse nous payons 30% de plus les livres par rapport à la France, mais pour le moment je continue à commander dans mon pays, car je peux payer sur facture. J’ai commandé bébé Veggie et me réjouis de le lire !

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Isam 17 février 2016 at 0 h 22 min

Ps. Je ne pense pas que cela soit profitable de choisir toujours le prix le plus bas car cela engendre un nivellement de la qualité vers le bas, une pression toujours plus grande

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Serge Dotrimont 17 février 2016 at 1 h 04 min

Exactement : prix le plus bas, moindre qualité, salaire minimum, pouvoir d’achat minimal… c’est la spirale infernale vers le bas… à la fin, cela impacte tout le monde…

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sabinexkbi 17 février 2016 at 1 h 08 min

Le grand point fort d’amazon ce n’est plus les livres. C’est tout le reste. J’espère que l’envie de sauvegarder les librairies detourneront les gens d’Amazon pour les livres. Cela fait longtemps que je n’ai pas acheté des livres sur Amazon. Pour les derniers, j’ai fait mon choix sur Amazon et je les ai commandé à ma librairies. C’était des livres pour enfants pour offrir et j’ai choisi ceux de mon enfance.
D’ailleurs je suis surprise de l’argument de la diffrrence de livres mis en avant. L’intérêt d’Amazon n’est pas fe trouver un livre « comme ça » ou d’y chercher conseil, mais plutôt de trouver précisément un livre.
Je m’attendais à des arguments que je connaissais et non spécifique du livre donc je suis un peu déçue.

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veganbabette 17 février 2016 at 1 h 37 min

Excellente idée d’aborder ce sujet dans un article. Je commande le moins possible sur Amazon, et si je ne trouve pas le livre que je convoite en librairie, je demande au libraire de le commander pour moi.

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Katia 17 février 2016 at 19 h 44 min

Merci beaucoup veganbabette pour votre commentaire !

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Saat Ellite 17 février 2016 at 5 h 47 min

Je n’ai pas de librairie malheureusement dans mon coin perdu adoré et je ne suis pas véhiculée. Grosse consommatrice de livres, je suis obligée de les commander. Je passe uniquement par Amazon si ce sont les seuls à vendre le livre que je recherche sur le net (c’est le cas le plus souvent avec des livres anglophones). Sinon, j’achète quasi toujours (les exceptions sont rares) des livres de seconde main chez Price Minister . Plus écolo d’une certaine manière (sauf pour l’envoi) et plus économique.Je trouve que c’est une bonne alternative à Amazon quand on n’a a aucun commerce de proximité à disposition 😉

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D.S 17 février 2016 at 8 h 39 min

Je suis bien d accord avec vous mais j ai été publiée en France et aucune libraire belge ne veut commander mon livre à cause des frais de port. Amazon devient alors la seule alternative pour mes compatriotes…

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natmumbidouille 17 février 2016 at 9 h 10 min

Pendant 18 ans j’ai été salariée chez des disquaires indépendants …. un métier qui a quasi disparu aujourd’hui … Les magasins ont fermé ou les rayons de cd ont disparu pour laisser place à d’autres produits et heureusement parfois aussi à des livres… Je suis plus que d’accord donc pour dire que le contact humain, la chaleur d’un sourire, le confort d’un magasin spécialisé et spécialiste ne pourront jamais être remplacés par ces géants froids … ils deviennent pourtant rares en certains endroits et c’est à nous, consommateurs, de faire les bons choix pour qu’ils ne disparaissent pas…
et c’est aussi valable pour nos boulangers, fromagers, bouchers et autres artisans…
et si les librairies ont déjà disparus par chez vous et qu’internet est votre seule solution, n’oubliez pas que l’envoi en colis relais aide aussi souvent au maintien de magasins de proximité qui y trouvent un complément de revenus….

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Katia 17 février 2016 at 19 h 49 min

Merci natmumbidouille pour votre commentaire ! Je partage totalement votre avis, les disquaires indépendants manquent d’ailleurs énormément…

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M . 17 février 2016 at 9 h 14 min

Bonjour,

J’ai lu avec intérêt votre article concernant le commerce par AMAZON. Il y a quelque temps, j’avais l’habitude de commander mes livres chez eux. Un jour j’ai pris la décision de quitter cette entreprise qui ne me plaisait plus. Cela ne s’est pas fait sans difficultés. En effet, sur leur site, je ne trouvais pas la solution pour me démettre définitivement de cette entreprise qui possédait également des coordonnées pour les paiements par internet. Je relisais les conditions en détail sur leur site mais sans succès.

J’ai donc fait appel à un Centre en Suisse qui est spécialiste pour régler des problèmes dus au piratage informatique. Cet organisme m’a communiqué la marche à suivre pour quitter définitivement Amazon et c’est ce que j’ai fait avec succès.

Alors attention…..

Marlyse – Suisse

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Eleanor 17 février 2016 at 10 h 22 min

Quand j’habitais en France, j’allais en librairie oui. Mais j’habitais en ville, j’avais une librairie pas très loin de chez moi et qui était très bien (elle me manque d’ailleurs). Amazon, malheureusement, ce n’est pas toujours possible de l’éviter. Amazon, je le réservais aux e-books, notamment en anglais car en province, l’offre de livres en VO reste quand même limitée. Je trouve ça radical de dire qu’il ne faut plus du tout acheter sur Amazon. Dans la vie, tout est une question de mesure, rien n’est tout noir ni tout blanc. Acheter sur Amazon de temps en temps n’empêche pas nécessairement d’aller en librairie.
Et puis, aujourd’hui, je vis en Suisse (alémanique), et je dois dire qu’heureusement qu’Amazon existe. Parce qu’ici, les seuls rares livres en français dans la librairie de ma petite ville sont vendus autour de 20 euros (en format poche je précise) et le choix est très restreint.Je n’imagine pas payer le prix français en commandant via une librairie, et puis, honnêtement, je ne suis pas sûre qu’on puisse commander aussi largement en passant par une librairie, sans compter qu’il faudra rajouter les frais de port. Sur Amazon, je paye le même prix qu’en France, et surtout, Amazon livre en Suisse ce qui n’est pas le cas de beaucoup de boutiques en ligne ! Alors oui, Amazon est contestable sur beaucoup de points que tu as bien expliqué d’ailleurs. Mais quand on vit à l’étranger, c’est une solution quasiment incontournable pour moi.

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Florence 17 février 2016 at 10 h 38 min

Bonjour,
Merci beaucoup Ophélie pour la qualité de tous vos articles. Je les lis tous avec plaisir depuis plusieurs années. Je réagis à celui-ci particulièrement, après une lecture attentive de l’article et des commentaires qui en ont découlé.
J’ai vu récemment un documentaire sur le site d’Arte traitant du géant Amazon, des conditions de travail, de la politique de cette entreprise. Rien de nouveau sous le soleil, mais cela m’a confortée dans l’idée de ne plus jamais passer par ce site pour commander quoi que ce soit. Livres compris, mais je pense ne jamais l’avoir fait !
Il existe effectivement l’application de Eliott Lepers « Amazon killer » (un article sur lui à lire sans plus attendre dans le Causette de janvier 2016, où sont notamment expliquées les appli expertes.eu, 90jours, macholand.fr que, chère Ophélie, vous ne sauriez renier je pense !)
Je me fournis la plupart du temps dans une librairie très connue à Nantes, chez Coiffard, où les professionnels ont l’art de raconter l’intrigue d’un livre « juste-ce-qu’il-faut », nous mettre entre les mains celui qui correspond à nos attentes, ou en fonction de la personne à qui on souhaite l’offrir, pour telle ou telle circonstance… Et tout cela pour le même prix que sur amazon.
Sur internet, je vais également souvent sur le site lalibrairie.com, qui regroupe un grand nombre de libraires indépendants, site sur lequel je peux commander les livres que je souhaite, et aller les récupérer dans des points libraires partenaires, souvent des librairies d’ailleurs. Ainsi, même en commandant un large choix sur internet, je vais à la rencontre d’un libraire « en chair et en os » !
Voilà ma modeste contribution à ce débat.
Merci à vous Ophélie, vous êtes de ceux qui nous permettent de garder l’œil ouvert.
Florence

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Sabine B 17 février 2016 at 10 h 39 min

Merci pour toutes ces explications!
Ajoutons à celà qu’Amazon est passé maître dans l’art de récupérer des subventions via le chantage à l’implantation de ses entrepôts (cf. Montebourg/ châlon)…
Effectivement, c’est pour celà que je boycotte de façon quasi systématique amazon. Le seul bémol malheureusement c’est quand on cherche un livre plus édité ou trouvable. Parfois seul Amazon le propose et c’est vraiment dommage. Enfin malgré celà, je ne commande plus de livres et d’articles chez eux.

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aubepine 17 février 2016 at 10 h 39 min

Tout à fait d’accord avec cet article. Mais j’aurais quelques nuances à apporter à mon tour en tant que lectrice (la dénonciation des « méthode » de management et d’impéralisme économique est imparable).

J’ai l’impression que les librairies s’adressent principalement aux lecteurs confirmés (à l’époque où je lisais peu, j’allais à la Fnac). Grosse lectrice, je diversifie mes sources d’approvisionnement, par nécessité. Les deux librairies que je fréquente très régulièrement (parfois juste pour feuilleter, regarder les titres parus, en noter d’autres pour plus tard) ne vendent pas d’occasion. Je suis parisienne mais Gibert n’est pas à côté (et je n’en suis pas trop fâchée car quand j’y vais j’y passe des heures et je dépense beaucoup trop). Or, un livre neuf, c’est cher et le poche sort de 18 à 24 mois plus tard pour les romans)…Amazon a beaucoup de relais avec d’autres vendeurs pour l’occaz.

Dans beaucoup de librairies « sérieuses » et qui marchent suffisamment bien, il n’y a pas de rayons « bien-être » « food » « city guides ». Je n’oserais jamais commander un livre de cuisine ou un livre de développement personnel chez mon libraire (en douce, sur amazon, ça me gêne moins).

J’imagine que tu le sais d’expérience mais pour un chercheur, il est quasiment impossible de se passer d’amazon. parce qu’il faut attendre de 8 à 12 mois pour qu’une parution française ou étrangère soit dispo en bibliothèque de recherche. amazon est imbattable en tarif pour les livres spécialisés en langue étrangère (je passe parfois par l’éditeur quand le livre n’est pas sur amazon mais les frais de port sont dissuasifs).

les commentaires moralisateurs, type Echos verts/Natasha, à propos de l’excessive consommation des livres m’agacent. Chaque livre a son rythme propre, qui varie aussi en fonction du lecteur.

Enfin, je crois que c’est un peu facile de mettre sur le dos d’amazon la fermeture de nombre de petites librairies en région. Je vais caricaturer mais si les gens deviennent des veaux, lisent peu, et des best-sellers ou des livres de self-help/bouquins de cuisine de surcroît, je ne vois pas le plus de la librairie/commerce de proximité (à part avoir un centre ville qui ressemble à quelque chose. mais alors, d’autres paramètres sont en jeu).

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cecile 17 février 2016 at 19 h 56 min

Ça dépends des librairies: à celle dont parle Ophélie, j’y vais souvent, ils ont un coin réservé à tous ces thèmes.
À un moment je travaillais pas loin de Gibert Joseph, qui revendus aussi des bouquins d’occasion, j’y flanais pendant mon heure de déjeuner, il y avait un marge choix. Il est même possible de commander par internet chez eux!
J’aimais aussi flâner chez Mona lisait, qui revenait des invendus à petit prix, elle a du fermer car elle ne faisait pas assez de chiffrer, il en reste une ou deux!

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eloise 17 février 2016 at 10 h 43 min

Alors là je suis tout a fait d’accord! Mon compagnon me dit toujours « mais regarde sur internet » mais j’adore tellement flâner entre les allées. Toucher le livres, parler au libraire…que je me sens beaucoup mieux et beaucoup plus stimulée entourée de livres. J’ai quitté Paris il y a de ça 10 ans et quand jy retourne je vais toujours chez le libraire au se trouve en face de chez ma mère. Et j’ai de souvenirs de tres très beaux lieux, ce qu’internet ne nous offre pas. Quand je vais quelque part, j’adore qu’on se souvienne de moi, j’ai l’impression d’exister en temps que personne physique, pas un fantôme anonyme errant sur la toile. En revanche il m’arrive de commander sur internet en dernier recours si le bouquin n’existe plus, mais bien souvent cest du particulier a particulier. Cette discussion me fait pense au film  » you’ve got a mail » avec Tom Hanks j’avais vu ça quand jetais ado, vous connaissez??

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lily 17 février 2016 at 11 h 00 min

Je suis d’accord mais à condition qu’on est une librairie autre qu’une librairie presse qui ne vend que les bes seller et nouveautés. Donc pour ma part, j’en ai pas de librairie, de vrai 🙁

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Adeline 17 février 2016 at 11 h 16 min

Ayant une poisse assez grande avec les colis, par ce principe je ne commande que très rarement sur internet. Mais voilà des raisons supplémentaire de le faire.
Par contre je me demande parfois quoi penser des librairies chaînes (type Chapitre.com mais si de celle là il ne reste pas grand-chose). Leurs best sellers aussi sont ceux d’Amazon…

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Ploum Ploum Tralala 17 février 2016 at 11 h 22 min

Et bien voilà, j’avoue, c’est la-men-table, mais j’adore Amazon… Ca marche super bien (normal puisque les employés y sont sauvagement exploités) ça va super vite je trouve tout…
Bon. J’explique mon cas (je ne me cherche pas d’excuse, je m’explique)
J’habite en province, dans une région pas très dynamique culturellement (j’insiste là dessus, c’est à dire que ce n’est pas juste une histoire d’éloignement géographique des commerces, mais aussi un éloignement des « centres » culturels), et les trois librairies indépendantes dans les environs me sortent par les yeux depuis quelques années. Je n’y achète plus rien. Pourquoi ? En l’espace de 10 ans, le rayon philo (de la plus grande de ces 3 librairies, parce qu’en fait dans le deux autre sil n’y a pas de rayon philo) a d’abord fondu, puis s’est trouvé associé au rayon « spiritualité/développement personnel » (ça en dit tellement…) pour finir par être carrément relégué au sous-sol, alors qu’avant il était derrière une jolie baie vitrée avec un canapé lui-même tout prêt des livres d’art.
Il y a dix ans je n’achetais jamais chez amazon. Je commandais à la grande librairie indépendante de la grande ville du coin. À chaque fois que j’y suis allée pour acheter un livre précis (et pas une rareté, un grand nom bien connu genre Duras ou Albert Cohen) il n’y avait pas celui que je cherchais et toujours je devais commander. Puis plusieurs fois ils m’ont fait le coup de ne pas me prévenir que tel livre n’était en fait plus dispo alors que j’attendais toujours patiemment d’être avertie de l’arrivée de ma commande pour foncer en voiture la chercher. Une des dernières commandes passées chez eux était une édition de minuit, qui m’a été remise (après 60 km en bagnole: super) avec une grosse empreinte de doigt noire en couverture. Puis la dernière fois j’ai patienté plusieurs mois après un livre soi-disant indisponible que j’ai reçu en quelques jours… via Amazon.
Et là je me suis dit qu’ils ne me reverraient plus.
Il m’arrive parfois quand je vais en ville de passer chez eux (de moins en moins souvent). Lors de mes dernières visites j’ai été éberluée par l’envahissement des objets, gadgets, jouets pour enfants, et même dernièrement des montres (!!! dans une librairie !) Cette évolution est IDENTIQUE dans chacune de ces trois libraires indépendantes de la région ou j’habite. Les livres de bouffe (désolée mais je n’aime pas les livres de cuisine je les trouve aguicheurs et poussant à la consommation, je crois décidément que je vais me faire incendiée sur ce site) occupent une partie énorme de la librairie, entourés par les bouquins de loisir créatif et niaiseries du même genre nécessaires pour bien « cocooner ».
Voilà. Je suis une vraie provinciale, et quand je vais à Paris, je souffre (vraiment) de voir cet écart cette injustice nationale qui fait qu’en province il n’y a rien, et qu’à Paris, il y a TOUT. Ce à quoi on me rétorquera que si tout le monde faisait comme moi, ce serait encore pire. Sans doute. Seulement il y a trente ans de ça, c’était à peu prêt pareil, c’est à dire que pour un étudiant en philo, il fallait se déplacer jusqu’à Paris pour acheter les livres de philo.
Quand j’entre dans une libraire parisienne spécialisée je suis impressionnée. Il ne s’agit pas de boutique, mais d’endroits dédiés au livre, ou les gens se rencontrent et discutent (j’adore la librairie du Globe).
Je préfère aussi mentioner que je ne m’intéresse pas à la littérature actuelle. Je préfère « les classiques ». Je snobe les tables nouveautés des libraires parce que je n’y crois pas. Ca me semble toujours démago et pauvre. Certes, je passe sans doute à côté de beaucoup de choses, mais ça m’est égale, car avec tout ce qui s’est écrit depuis l’invention du livre, j’ai de quoi m’occuper. Mais c’est un autre débat…
L’été dernier je me suis constitué, via Amazon, l’intégrale des oeuvres de Robert Pinget. Pendant dix jours, j’ai reçu un à deux livres dans ma boite aux lettres qui me venaient de bouquinistes des six coins de l’hexagone, dont quelques belles surprises : un exemplaire numéroté dont j’ai dû découper les pages, et des exemplaires blasonnés de bibliothèques universitaires anglaises avec la cote sur la tranche du livre, les fiches d’emprunts (vierges) bref.
Pour conclure : en province, les librairies indépendantes sont loin d’être des refuges de la culture. Comme sur Amazon, là aussi ça s’écroule. On y achète des gadgets couteux pour bébé et des bouquins de « spiritualité » au lieu de lire de la poésie. Et j’ai oublié de vous dire : à la place du rayon de philo près de la grande baie vitrée maintenant on trouve un imposant rayon de mangas. Je ne considère pas les mangas (et le BD, qu’il m’arrive de lire) comme des livres. (là je crois que je me vais me faire assassiner…)
Le cas Amazon est très largement préoccupant et je ne suis pas bien fière d’y avoir si souvent recours.
Mais ce qui me dérange c’est de crier au loup, et de s’imaginer qu’une fois débarrasser d’Amazon tout irait mieux, pour les travailleurs et pour le livre.
Les 2 problèmes plus vastes qui me préoccupent c’est d’abord l’abêtissement général (si les ados lisent tant les mangas c’est pour la simple et bonne raison QU’ILS NE SAVENT PAS LIRE !), le nivellement culturel mondial: on lit tous la même soupe fade sur tous les continents, et ce qu’on achète sur amazon, ou en librairie, ET last but not least, la modernité néolibérale qui nous tuera tous (pas que les libraires) et dont Amazon n’est que l’un des nombreux enfants prodiges.
Maintenant, citons l’ami Lénine : QUE FAIRE ?
Tentative de réponse : résister.
Comment : pour ma part, peut-être en me calmant sur Amazon, et en me remettant à commander chez des libraires. Non j’ai mieux: faire le plein de bouquins dans des vraies librairies quand je vais jusqu’à Paris. Ça oui, ça me plait.

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Katia 20 février 2016 at 11 h 54 min

Je comprends votre point de vue que je partage en partie.
Notre force pour contrer amazon c’est effectivement notre fonds, notre qualité d’accueil aussi. Heureusement, beaucoup de librairies indépendantes n’ont rien à envier aux librairies parisiennes : Mollat à Bordeaux, Ombres Blanches à Toulouse, Quai des Brumes à Strasbourg (pour ne citer qu’elles) sont des librairies dont vous trouverez tout le catalogue Minuit (que vous semblez apprécier!) et des conseils avisés en littérature, philosophie, poésie ainsi que dans tous les autres rayons.
Concernant vos commandes d’occasion, je précise que l’article ne parle que du circuit du livre neuf en France. Le livre d’occasion concerne un tout autre métier (on parle alors de bouquiniste ou bibliophile), pour être claire : il est question ici des livres neufs vendus par Amazon, et non des livres d’occasion vendus par des particuliers ou des libraires d’ancien. Pour finir, le ton de mon article est volontairement péremptoire pour faire passer un message clair mais concrètement Amazon n’a aucune incidence sur mon chiffre d’affaire et je comprends tout à fait la problématique du manque d’offre et/ou de qualité qui pousse certaines personnes à déserter les librairies.

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Violette 17 février 2016 at 11 h 33 min

Petit bémol.. j achète mes livres neufs en librairie.Tous mes livres neufs. Mais j’ achète aussi beaucoup d occasion. et là j achète chez Amazon… Enfin si on veut: en fait j achète chez des bouquinistes plus ou moins importants : (y en a un à 10km de chez moi ) qui vendent sur Amazon. C’est le bouquiniste qui m envoie le livre, ou le particulier… J arrive ainsi à avoir des livres épuisés. tout dépend de ce que je cherche de ce que je veux lire. Je me sers d Ebay également… J ai un budget quand même limité pour les livres. j en lis une dizaine par mois. J adore planer dans les librairies, et acheter à la lecture du 4ème de couverture, au mot du libraire, ou au titre du livre. Mais parfois je cherche un livre universitaire, un titre ancien , une critique… et là j avoue: je cherche l économie: de l occasion… Et là Amazon me sert

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Violette 17 février 2016 at 11 h 38 min

oops: flaner .. pas planer.. quoi que…. Ah, je vais aussi chez les bouquinistes et dans les bibliothèques municipales..mais j ai le chic pour vouloir le livre épuisé depuis 1984…. et que je ne trouve que sur amazon..chez un bouquiniste anglais…. J avoue aussi à ma grande honte: j ai 4 enfants, je travaille. (cadre).J essaie de cuisiner bio et le plus vegan possible… Je suis en pleine reconversion professionnelle… tout ça pour dire que je manque de temps pour faire 3 bouquinistes pour trouver la thèse d un prof de fac des années 50…. Mais pour acheter un livre d auteur, un roman, des poèmes..Là, y a pas photo: ce sera ma librairie préférée et mes libraires d amour qui savent si bien me conseiller (cette année j ai décidé de ne lire que des histoires de vampires et de sorcières… Et bien elles sont au top pour me faire découvrir des trucs incroyables!);

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