Le paradoxe de la viande

9 juin 2016


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Nous sommes nombreux à avoir autour de nous des animaux de compagnie, que nous protégeons, chérissons et considérons comme des membres à part entière de nos familles. Nous sommes également nombreux à avoir grandi entourés d’animaux en peluche, de jouets représentant des tigres, des éléphants ou des lapins, et les yeux rivés devant des dessins animés mettant en scène nos amis favoris. Dans notre société, les animaux semblent être partout. Nous grandissons avec eux, en faisons des camarades de jeu, les aimons parfois avec passion.

Et pourtant, aimons-nous tous les animaux ? Non, puisque, parallèlement, la consommation de viande n’a cessé d’augmenter dans le monde ces dernières années. Comment expliquer que nous passions notre vie devant des vidéos de chatons mignons sur internet et que nous nous délections d’autres petites bêtes à quatre pattes, à nageoires ou à plumes, non moins mignonnes, intelligentes et sensibles ? Nous aimons les animaux et, pourtant, nous aimons les manger. C’est ce que l’on appelle le “paradoxe de la viande”.

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A l’origine de ce paradoxe se trouve un phénomène psychologique un peu particulier, la dissonance cognitive, auquel le philosophe Martin Gibert a consacré un excellent livre. La dissonance cognitive, c’est un état d’inconfort psychologique qui survient lorsque deux éléments de connaissance entrent en contradiction chez un individu, souvent lorsque une information extérieure vient mettre à mal ou démentir une connaissance intérieure.

Par exemple, vous avez toujours considéré que boire du lait de vache était normal, nécessaire à votre bonne santé, et que cela ne posait aucun souci aux vaches qui en faisaient bien volontiers don. Vous regardez une vidéo sur les abattoirs, faites quelques recherches et vous rendez compte que boire du lait de vache pour un humain n’est pas du tout naturel (nous sommes la seule espèce animale qui boit le lait d’une autre espèce, et ce, même à l’âge adulte) ou nécessaire (certains aliments végétaux constituent d’excellentes sources de calcium), et que l’exploitation des vaches laitières est une cause de souffrance animale. Vous ne vous sentez peut-être pas très bien, remué-e dans tout ce que vous avez cru jusque là et vous avez alors trois types de réaction possibles :

  • Soit vous changez votre comportement : stop, plus de lait de vache, c’est fini ! 
  • Soit vous essayez de réinterpréter l’information : non, mais attends, mon voisin à la campagne a un petit veau qui tète sa mère, et puis, en théorie, ça ne devrait pas faire souffrir une vache qu’on lui prenne un peu de lait, non ? 
  • Soit vous réinterprétez votre comportement : mais tout le monde boit du lait, c’est donc que c’est normal, et puis, non, c’est vraiment indispensable à ma santé, je ne peux pas faire autrement.

Ce qu’il faut savoir, c’est que la première réaction est la plus difficile à mettre en oeuvre, contrairement aux deux autres, ce qui explique pourquoi tant de gens ont du mal à se tourner vers le véganisme… Et puis, si cette première réaction est aussi difficile à mettre en oeuvre, c’est également parce que beaucoup de choses, dans notre société, concourent à faire taire ce sentiment de dissonance cognitive et faire en sorte que ces questions ne nous tourmentent pas trop.

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Beaucoup de choses et, en premier lieu, les promoteurs de la consommation d’animaux (agro-industriels, entreprises, lobbies…), dont les messages jouent sur les représentations des consommateurs pour réduire leur inconfort. Il ne faudrait pas que nous nous sentions mal tout le temps, surtout au moment du repas ! Pour cela, les publicitaires de l’agro-alimentaire tentent de nous faire oublier en permanence que, ce que nous avons dans notre assiette, c’est un animal, qui a été sensible, qui aurait eu le droit à une vie heureuse et digne, au même titre que Médor qui vient lécher nos restes après le dîner. Ainsi, il leur faut tout le temps rappeler qu’il existe des animaux à manger et des animaux à ne pas manger. Il y aurait, d’un côté, une catégorie supérieure d’animaux, les animaux domestiques, dignes de notre amour et de notre compagnie quotidienne, et, de l’autre, une catégorie inférieure d’animaux, ceux qui ne sont bons qu’à finir en côtelettes ou en filets. Et puis, à force de voir et revoir ce type de représentations, nous finissons par oublier qu’il s’agit là de constructions culturelles et nous les adoptons comme faisant partie du bon sens et de la nature des choses. Si ces animaux sont là, c’est bien pour que nous les mangions, pas vrai ?

Aujourd’hui, j’aimerais déconstruire avec vous cet ensemble de représentations et analyser les différentes stratégies d’atténuation de la dissonance cognitive mises en place dans notre société pour consommer de la chair animale sans avoir mauvaise conscience.

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La première de ces stratégies, c’est l’abstraction. C’est simple : il faut faire oublier que ce que l’on mange (l’individu que l’on mange) était un animal vivant, sensible, ayant eu une trajectoire et une existence propres. Pour cela, on l’abstrait et on le désindividualise. On ne parle plus de Médor ou Minette, pas plus que d’un cochon ou d’une vache, mais de porc ou de viande de bœuf. L’animal n’a plus de nom, plus d’existence particulière, plus d’individualité propre. Il ou elle est invisibilisé-e, réduit-e à un terme générique et abstrait, la “viande”. De plus, si l’on vient à parler de ces animaux morts pour notre plaisir culinaire, il faut les déprécier : tandis que les chiens sont intelligents et les chats perceptifs, les vaches sont bêtes et les cochons sales. Et si, à un certain animal, est attachée une image trop positive, il faut l’en détacher, ainsi que le montre l’exemple de Cyril le lapin.

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Ensuite, il faut transformer quelqu’un en quelque chose : c’est l’objectification. Il existe deux façons d’objectifier un individu. D’abord, on le fragmente : un cochon devient du “jambon”, des “saucisses”, des “andouillettes”. Privé de son existence propre, il est réduit à un objet de consommation tout aussi banal que le pain, les bananes ou un plat de spaghetti. Ensuite, on le démentalise, c’est-à-dire qu’on lui retire ses capacités mentales. Une expérience a ainsi montré que des gens auxquels on donne à manger de la viande de bœuf avant de répondre à un questionnaire sur les animaux prêteront moins de capacité mentale à ce même animal (vache) que ceux qui auront consommé un aliment végane. Une expérience similaire a montré que l’on nie la sensibilité et la souffrance de l’animal dont on consomme la chair. Notre cerveau ajuste ses croyances pour que nous puissions avaler notre steak sans trop de mauvaise conscience.

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Autre stratégie majeure pour faire taire ce sentiment de dissonance : rendre naturel, normal et nécessaire le fait pour les humains de consommer la chair d’autres animaux, pour reprendre les termes de Melanie Joy. Tout ce que l’on apprend à l’école, à la télévision ou dans les médias joue sur l’idée que 1) l’humain est naturellement omnivore et que les animaux sont “faits” pour être mangés par celui-ci, 2) la plupart des gens mangent de la viande et il est donc normal de le faire, 3) la viande est nécessaire à la survie humaine.

Pour preuve, le slogan dont nous avons été abreuvés depuis notre enfance : “trois produits laitiers par jour”, faute de quoi, c’est la mort assurée ! L’idée même d’un “repas sans viande”, utilisée dans des messages médiatiques pro- ou anti-carnistes, sous-entend qu’un repas “normal” se doit de comporter de la viande. Et puis, pour rajouter une couche de naturalité, de normalité et de nécessité à tout cela, on joue sur la tradition. On consomme de la viande parce qu’il en a toujours été ainsi. Et c’est le message qu’entendent véhiculer de nombreux publicitaires lorsqu’ils affichent fièrement “poulet traditionnel de Loué” ou “saucisses traditionnelles”, mais également quand ils recourent à un fond culturel commun, comme le sentiment national, alors présenté comme gage de qualité.

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Enfin, dernière stratégie : le dessin. Plutôt que de représenter les animaux tels qu’ils sont, par la photographie, la publicité préfère bien souvent utiliser le dessin. Car le dessin et, à proprement parler, la caricature, permettent d’échapper au réalisme et, par-là même, à la réalité de la souffrance et de la mort animale.

Pour représenter l’animal que l’on mange, on va donc le stéréotyper, lui prêter des traits ou des attitudes grotesques et, si possible, le ridiculiser. Par là-même, on l’éloigne de ce qu’il est réellement et on fait en sorte qu’il ne soit pas pris trop au sérieux. On lui donne les attributs de la jeunesse (c’est la néoténie) : un petit corps, des grands yeux, un visage rond… L’animal est ainsi rendu plus attractif aux yeux du public, mais aussi plus ignorant, privé de tout pouvoir. C’est une forme d’âgisme carniste : nous rajeunissons l’animal pour maintenir notre contrôle sur lui, renforcer notre supériorité sur son espèce et ainsi justifier de son oppression. La caricature nous soulage, elle fait de l’animal réel une métaphore et nous permet d’accroître la distance émotionnelle entre l’humain et l’animal.

L’animal est parfois rendu si ridicule qu’on lui prête la plus impensable des idées : il veut être mangé. L’animal qui veut être mangé, c’est ce que l’on appelle la suicide food, autrement dit “la nourriture suicidaire”, celle qui donne à voir des animaux qui se mangent eux-mêmes. Et la publicité regorge de ces animaux fous au point d’en devenir cannibales.

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Ainsi, il semble clair que, si le phénomène de dissonance cognitive à l’égard des animaux peut être diminué, ce n’est malheureusement pas parce qu’une majeure partie des humains décident de ne plus consommer de chair animale, mais bien parce que notre société est nourrie de représentations culturelles basées sur le carnisme et le spécisme, auxquelles contribuent grandement les médias et la publicité. Grâce à cet ensemble de représentations, nous éprouvons moins de difficultés à manger certains animaux, puisque ceux-ci sont constamment représentés de sorte à ce que nous oublions qu’ils sont des êtres vivants, sensibles et ayant le droit à une vie heureuse.

Renverser ces paradigmes passe par plusieurs choses, en premier lieu changer notre représentation des animaux. Pour cela, il faut les désobjectifier, les ré-individualiser et, surtout, avoir une vue plus réaliste et plus juste de qui ils sont. Cela peut se faire par une meilleure connaissance des animaux, une plus grande capacité à écouter et comprendre leur comportement, leur langage, leurs attitudes et ce qu’ils ont à exprimer. C’est par exemple possible, dans notre société actuelle, en se rendant dans des sanctuaires d’animaux ou dans des cafés à chats (avec quelques réserves dans certains cas) et, dans un futur que j’espère proche, en offrant une meilleure place à tous les animaux dans notre géographie quotidienne, c’est-à-dire une liberté de mouvements, de socialisation et d’activités propres. Parce qu’il est grand temps que nous ébranlions les fondements spécistes et carnistes de notre monde et que nous aspirions à une société plus juste, plus égale et plus solidaire !

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Cet article est une version abrégée et largement modifiée d’un article académique que j’ai écrit et qui devrait prochainement être publié dans la revue Transverse. S’il vous a intéressé, retrouvez la première version de cet article en intégral, avec ses références, sur Academia

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115 commentaires
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115 commentaires

Noitasilagel 9 juin 2016 at 18 h 19 min

Bel article sur le specisme 🙂

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minimalisons 9 juin 2016 at 18 h 52 min

Bonjour Ophélie,
Merci pour ton article qui m’aide encore un peu plus à ouvrir les yeux sur le spécisme et ses conséquences.
Je ne connaissais pas la revue Transverse, j’ai regardé un peu leur site.
C’ést génial que de tels articles (j’ai téléchargé la version académique de ton article et je vais vite le lire) soient publiés dans des revues académiques. Je ne me rends pas bien compte mais j’ai dans l’idée que ces thèmes ne doivent pas y être très fréquement abordés ? (Remarques, ma question est peut-être bête, je ne sais pas non plus si beaucoup d’études sont financés sur le sujet ? )
Je vais en tout cas regarder aussi un peu dans les références que tu cites.

Je glisse ton papier au dessus de ma pile de biblio à finir 🙂
Bravo et Merci à toi pour ton engagement
Camille

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Manon Godard 9 juin 2016 at 19 h 24 min

Le paragraphe “La caricature” m’a fait repenser à une réflexion que je me suis faites l’autre jour ; si sur les barquettes de viande on avait une photo de l’animal en question, le rapport du consommateur envers le produit serait sûrement différents. On voit toujours une image du produit fini (la tranche de jambon par exemple) mais pas du cochon à l’origine de ce produit. En revanche sur les produits laitiers les vaches, chèvres etc… sont souvent mises en avant, heureuses dans les près, et je pense que ça insiste sur le côté “Je suis heureuse et je vous donne mon lait de bon cœur”.

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Échos verts ❀ Natasha 9 juin 2016 at 19 h 55 min

Si j’enseignais encore mon cours de médias, j’utiliserais certainement ton excellent article pour aborder tout un tas de thèmes 🙂 Je garde la version complète pour plus tard, quand mon esprit très accaparé par mes cours d’allemand sera un peu plus disponible !

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sandrineengle 9 juin 2016 at 20 h 12 min

Magnifique article en effet. Je pense (avec votre accord) l’utiliser quand je vais parler de l’éthique dans mes cours aux classes de Terminale l’an prochain!

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Alice-Kira 8 juillet 2016 at 12 h 58 min

Je viens d’achever ma terminale, et je salue votre démarche ! Pour moi ce genre de choses se doivent d’être transmises et apprises, c’est très bien que des personnes comme vous prennent l’initiative d’ouvrir les yeux des autres, et en particulier des jeunes !

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Carole 9 juin 2016 at 20 h 21 min

A la maison on évolue, tout doucement mais surement !
Lorsque j’ai annoncé à la maison qu’on allait manger moins de viande, j’ai cru qu’ils allaient me mettre dehors 🙂
Maintenant on en rit et doucement la viande diminue.
Merci Ophélie !
Bises.

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Chez nous ça popote 9 juin 2016 at 20 h 33 min

toujours parfait et clair cet article Ophélie!, je partage avec grand plaisir sur ma page perso! et sur le blog, on avance tout de même, l’autre après midi, dans le rayon bibliothèque, j’ai été agréablement surprise de ce beau et grand rayon avec en titre “alimentation végan!! quoi !, on existe??! sans être des fous! et puis à côté du rayon, il y avait un livre “les aliments anti cancer” , le rapport se fait petit à petit, alors si cela pouvait servir aux animaux pour les laisser en paix…on est pas fait pour les manger, la preuve, ça donne des maladies! et ni boire le lait du veau, de la brebis ou de la chèvre….pour ma part j’avance il me reste les oeufs dans l’alimentation… et puis je ne suis pas végane car il faudrait que je change encore beaucoup de choses! mais je fais très attention à mes achats cosmétiques par exemple…merci Ophélie pour ce article fort intéressant!

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Caroline Roger 9 juin 2016 at 20 h 40 min

Merci pour votre article, je vais m’empresser de le partager sur facebook….

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Ma-L 9 juin 2016 at 21 h 06 min

Mes grands parents élevaient de mignon petit lapins qui finissaient en pâté, mon beau-frère dorlote ses poules et les mange ensuite, le grand père de mon mari admirait les biches et les chassait ensuite. Donc non, ce raisonnement ne fonctionne pas. Et petite une grande attraction pour mes vacances étaient d’aller voir la traite des vaches, dans une exploitation à taille humaine bien sur (on m’aurait pas laissé rentrer dans une industrielle). J’ai aussi vu tuer un cochon (enfin il était mort et on raclait ses soies), et rôtir une vache entière.
J’ai vu de vrai cochons enfant et non, ce n’est pas mignon (ni appétissant d’ailleurs), les moutons ont l’air vraiment bête, les vache oui c’est joli mais c’est surtout énorme (même adulte).

Ce qui est vrai, c’est qu’en général l’illustration mignonne, la photo de l’éleveur sur la boite à œuf en général sont apposées sur des grosses exploitations ou le bien être animal n’est pas une donnée. Ça, c’est quelque chose que tout non végétarien peut entendre (tout dépend de comment c’est dit). Et de plus en plus de non végé (carniste donc?) se disent que les conditions d’élevage compte, et le niveau de vie de l’éleveur itou.

Mais sinon… dans les cantines scolaires de la ville, il y a des panneaux sur l’équilibre alimentaire. Le brocoli sourit, la carotte sourit, le yaourt sourit et le fromage aussi. Pour la viande de mémoire c’est un mouton.

Je trouve intéressant ce concept de dissonance cognitive, mais là, il me parait à côté de la plaque (ou du moins pas dans les proportion décrite). On pourrait me dire que j’en suis un bon exemple (et c’est imparable, mais passons).

Peut-être (et peut-être parce que là je lis la version abrégée) parce qu’on mets de côté tout un ensemble d’élément.
– les stéréotypes, déjà: les cochons sont sales? ils sont aussi source d’économies (bon, le symbole de la tirelire est assez facile à comprendre), malin (dans les trois petit cochons). Porc est une insulte, mais chien aussi. Du coup non, l’imagerie n’est pas si simple et si lisible.

– la tradition: oui, effectivement c’est un argument publicitaire, mais pas seulement. tel que c’est présenté il s’agit de propagande. Mais non. Il y a des traditions d’élevages dans beaucoup de régions, et elle sont réelles. Pas toutes immémoriales, certaines sont récentes.

– on ne parle pas du tout de pouvoir dans cette histoire. Pourtant il est (je le pense en tout cas) surtout question de ça. Le pouvoir de l’homme sur l’animal (et quand on voit un bœuf ou un cochon adulte, on peut comprendre l ‘enjeu), le pouvoir de l’homme sur l’homme (il est très récent que les pauvres puissent manger de la viande tout les jours, et pouvoir le faire est toujours perçu comme un signe de richesse), voire dans certains cas un transfert de pouvoir du mangé vers le mangeur. Bon, et puis de goût aussi (mais ça on peut très bien considérer que c’est un acquis).

Enfin bref, en général quand je lis ce blog je suis plutôt dans “je comprends mieux les végétariens de ma connaissance/je trouve des façons de faire différentes qui me permettent de baisser ma consommation de viande”, là… ben j’irais bien manger un barbecue par esprit de contradiction.

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Sarah 9 juin 2016 at 22 h 00 min

Le 1er paragraphe de votre commentaire démontre à quel point vous avez un comportement ambivalent et pas très sain. Votre rapport à la viande est complètement ancré dans vos traditions et votre vécu. Mais ça ne veut pas dire que ce soit une normalité.
Je me demande si vous n’êtes pas en plein rejet de votre propre ambivalence.
Et en plus, au delà de parler d’animaux bêtes ou intelligents, on parle surtout d’un être vivant sensible, qui ressent des émotions, tout comme nous les humains.
Personnellement, je n’arrive pas à me mettre dans un camp, mais vous devez bien vous rendre compte qu’aimer un animal et le manger ensuite n’est pas normal du tout.
Pouvez-vous répondre à la question “pourquoi manger un cochons et pas un chien” ?
Moi même je suis complètement perdue.

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Zéphine 9 juin 2016 at 22 h 24 min

Dans certaines population (Je pense aux habitants de certaines îles de Polynésie par exemple), chiens et cochons sont des animaux de compagnie choyés et aimés ET sources de proteines… Et personnellement, cette approche des choses me covient plus que l’hypocrisie de l’approche Européenne standard (oui, je suis omnivore).
Il me semble que la catégorisation entre animal “de compagnie” et “d’alimentation” est essentiellement culturelle.

Pour le reste de l’article, je ne commenterai pas plus, parce que l’ambivalence de ma réflexion n’apporterai pas grand chose au débat, et ma situation professionnelle (chercheuse scientifique, qui malheureusement utilise -et j’emploie ce terme sciemment!- des rats quotidiennement pour avancer dans les découvertes médicales) me place dans une situation délicate pour critiquer les réflexions de chacun(e)s.

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Aev 10 juin 2016 at 22 h 29 min

J’ai une alimentation majoritairement végétalienne par considération écologique. Je ne me revendique pas en tant que telle parce que je ne suis pas prête à assumer la dimension “politique” de la chose (je ne suis pas prête à demander à mes amis de cuisiner vegétalien pour moi.) Mais je respecte et admire ceux qui en ont le courage.
Ceci étant dit, le fait de qualifier le comportement de cette lectrice de “pas très sain” me dérange. Je trouve qu’au contraire, quitte à manger de la viande, autant respecter son origine. Il n’y a rien qui m’exaspère plus que voir quelqu’un utiliser l’argument “l’homme est carnivore” pour justifier sa consommation de viande et ensuite refuser de reconnaître l’animal qu’il a dans son assiette (il faut que ce soit très cuit, surtout pas saignant ! Qu’on ne puisse pas distinguer quelle partie de l’animal il s’agit, etc.). Je trouve ce phénomène d'”abstraction”, comme le dit Ophélie très hypocrite.
À mon sens, manger de la viande implique d’accepter une part de cruauté. Et ceci est à mon avis plus “sain” que d’ignorer complètement la condition animale. Pour dire les choses autrement : Je pense que la cruauté fait partie du monde, non seulement chez les hommes mais aussi chez les animaux (je ne fais généralement pas de distinction entre les deux). Bien entendu, personne ne vous oblige à être cruelle ! Mais puisqu’on parle des mangeurs de viande il est à mon avis plus grave d’ignorer complètement l’existence de cette cruauté que d’être conscient d’y participer dans une certaine mesure. Certaines formes de cruauté participent à un grand déséquilibre (l’agriculture intensive) et doivent être éradiquées. Par contre, le fait de respecter l’animal avant de le tuer témoigne d’une certaine décence.
J’ai également du mal à comprendre qu’on puisse prétendre défendre la cause animale et posséder un animal de compagnie. C’est un autre sujet, mais c’est- à mon avis – aussi une forme de cruauté ; aussi aimants que puissent être les propriétaires. Parce que justement, l’animal est “propriété” de l’homme, il lui est soumis. Les conditions de vie de ces animaux sont rarement optimales, ou bien les animaux ont été “crées” pour répondre aux besoins de l’Homme… Bref. Je tenais à mentionner ce point pour montrer à quel point la cruauté est partout, souvent sans qu’on s’en rende compte. Et le fait de voir les gens faire les choses consciemment me donne un tout petit peu d’espoir quand à l’évolution de notre société vers un système mieux équilibré.

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Grenadine 16 juillet 2016 at 18 h 12 min

Vous n’êtes pas obligée de considérer votre animal de compagnie comme votre propriété, vous savez… ma relation avec mon chat s’est trouvée très enrichie quand pendant mon adolescence j’ai pris conscience que c’était un être avec ses humeurs et ses intérêts et qu’il n’était pas là pour qu’on le papouille à notre guise. Que c’était un être qu’on avait séparé de ses congénères pour qu’il vive avec une bande de primates qui ne le comprennent pas. Je suis devenue bien plus consciente de son monde à lui, et en retour je suis devenue son humaine préférée. Saviez-vous que les chats miaulent pour parler aux humains ? (En passant, c’est plus sympa de parler d’humain que d’Homme…) Mon chat et moi parlions beaucoup, la nouvelle minette encore plus (dès qu’elle rentre, elle appelle pour savoir qui est à la maison et où). Mon chat, s’il veut sortir à 4 h du matin, je me lève et j’ouvre la porte. S’il a faim et ne veut pas manger tout seul, même en pleine nuit, je reste avec lui. Parce que je considère qu’il n’a pas à endurer un mode de vie qui ne lui est pas adapté et que c’est ma responsabilité de subvenir à ses besoins, qu’ils soient physiques ou mentaux. De la même facon, mes parents ont adopté un deuxième chien quand nous avons compris que notre compagnie ne suffisait pas au premier ; ils sont devenus les meilleurs amis du monde.
Quand mon chat est mort, ce n’est pas une possession que j’ai perdu mais mon meilleur ami.

Alors oui, je défends la cause animale et j’ai un chat. Mais je ne le possède pas, nous cohabitons sous le même toit.

D’autant que pour beaucoup d’entre nous, il s’agit d’animaux sauvés (ici un chaton abandonné dans une déchetterie et une chienne à la rue adoptée en refuge) : il ne me paraît pas vraiment incongru que des défenseurs.ses des animaux préfèrent adopter et donner de l’amour et des soins à un animal, quitte à ce qu’il vive en appartement, plutôt que de le laisser dépérir seul dans son carton/sa cage. Vous trouverez peu de véganes adeptes des animaleries…

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Melie 11 juin 2016 at 20 h 24 min

Bonsoir
Je suis une personne carnée et je peux repondre a la question pourquoi ne pas manger un chien. Je ne le verrai pas en France mais si je part ds un pays ou c’est chose commune sans problème. C est culturel… bien sur la culture évolue demain tous mangeur d insecte.
Mais une question me turlupine si demain on ne consomme plus de viande beaucoup de variété d espèce vont disparaitre. On ne va pas élever des vaches limousines normande ou autre pour le plaisir donc perdre un capital vivant.
Et mes enfants savent que lorsqu’ils mangent du jambon c edt comme celui qui nous arrive de carresser ou les vaches que l on voient dans les champs.

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carapatte 10 juin 2016 at 7 h 35 min

Votre premier paragraphe ne nie en rien la réalité de la dissonance cognitive. Il aurait plutôt tendance à en donner des exemples : mais non , c’est pas mignon un cochon-> donc je peux le manger.

Que les légumes soient représentés souriants n’empêche pas que la représentation “gentille” des animaux permet de les voir pour ce qu’ils ne sont pas, et permette la résolution de la dissonance cognitive.

Il est vrai que dire : “tu ne me comprends pas, c’est la preuve que tu es dans le déni” ne fera jamais avancer le schmilblick, ni d’un côté, ni de l’autre.

L’idée générale est que nous savons qu’il est mal de manger des animaux, mais que nous le faisons quand même. Effectivement, il y a un point qui n’a pas été soulevé : est-ce que c’est vraiment mal? Pourquoi? J’ai trouvé des réponses dans d’autres article de ce site. Par exemple, le fait que les animaux souffrent (pour ceux qui n’en sont pas convaincus, il faut savoir que ça a été prouvé, ce n’est pas ‘juste’ de la sagesse populaire), et qu’on peut se passer de viande. A partir de là, manger de la viande est créer de la souffrance inutile.

En ce qui concerne la tradition : ce n’est pas parce qu’une tradition existe qu’elle est bonne et qu’il faut la perpétuer. La corrida, par exemple, révulse pas mal de monde. Après, les publicitaires en remettent une couche, mais ils ne cherchent pas à faire du sens ou à montrer la vérité, ils ne sont là que pour vendre. L’utilisation de la tradition, qu’elle soit vieille ou pas, réelle ou pas, sert à justifier notre comportement alimentaire. C’est un alibi. Qui sert justement à se dédouaner. “je le mange, mais c’est normal, c’est la tradition”.

Je ne vois pas bien le lien entre pouvoir et dissonance cognitive. Nous justifions notre comportement alimentaire parce que nous avons du pouvoir sur lui?

Pour le barbecue, faites vous plaisir! On doit surement pouvoir s’en faire de très bons complétement végés ^^

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Laurie 9 juin 2016 at 22 h 44 min

C’est assez étrange la sensation que j’ai eu en lisant cet article. Comme si au fond, je savais déjà parfaitement tout ce que tu as écrit si ce n’est que ce ne se serait jamais formulé en des termes aussi précis et techniques si j’avais été amenée à en parler. Comme si tu avais transformé en un grand arbre une simple graine plantée dans mon cerveau ( c’est le soir je suis d’humeur poétique on dirait 😉 )! Merci beaucoup pour cet article il est très bien écrit et intéressant. Cela résonne peut-être en moi ainsi, aussi parce que je suis déjà très touchée par le sort des animaux depuis plusieurs années et que j’en apprends chaque jour plus sur les alternatives alimentaires qui nous sont offertes ( et bienfaisantes !) depuis plus récemment ( deux ans je dirais…. avec la découverte de ce blog ;). Oui oui il me semble bien que c’est avec ce blog et donc la découverte du mode de vie vegan que tout a commencé ;).

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vera 9 juin 2016 at 23 h 37 min

meri beaucoup je partage sur fb et j’imprime il faudra que plus de personnes réalisent!

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carapatte 10 juin 2016 at 7 h 37 min

Merci! J’avais déjà lu un article expliquant complètement de travers la dissonance cognitive, ça m’avait agacée… Mais est-ce que expliquer le déni à quelqu’un qui est en plein dedans a une chance de faire bouger les choses? :s

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Bernadette Grosso 10 juin 2016 at 8 h 03 min

Merci pour cet article génial, une vue d’ensemble globale et synthétique. Merci Antigone XXI. Cela fait partie du syndrome de domestication, côté humain (soi-disant), que de mépriser, ridiculiser, objectiser, tous les êtres qu’on a “sortis” de la nature, dénaturés, infantilisés, pour nos uniques petits bénéfices, les rendant dépendants, esclaves de notre égoïsme colossal. Le comble est dépassé encore et encore quand on vous parle des “plaisir de bouche”, “tu ne sais pas ce que tu manques dans la vie” que peuvent entendre tout au long de leur vie les végétariens d’hier et d’aujourd’hui.
Et puis, à quand la diffusion, la vulgarisation, réelles, de tous les acquis scientifiques des deux dernières décennies dans le domaine de l’Ethologie, notamment en France où elle est si occultée, pays de Descartes et des gastronomes…? Au fait l’éthologie elle même a mis du temps avant de s’intéresser aux animaux domestiques, poules, vaches, moutons… et même le chien, sans parler du chat – tous ces êtres asservis, méprisés, débilisés, qu’on n’a même pas l’intelligence de connaître malgré des millénaires de vie commune, alors qu’ils sont le fondement de nos vies, de l’évolution d’Homo sapiens. Comme quoi la diffusion de la connaissance n’est jamais libre mais tributaire de la si lourde bêtise humaine. Alors encore merci Antigone, porte ta voix très loin s’il te plaît, tu mets de l’espoir en ce monde, sincèrement.

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Julie Bardaji 10 juin 2016 at 9 h 06 min

Merci Ophélie de faire avancer le smilblick. On aurait pu dire la même chose quand on a aboli l’esclavage, quand on a donné le droit de voter aux femmes, et à présent quand on (je) milite pour arrêter de frapper (gifler humilier tapoter) les enfants. A partir du moment où nous faisons des catégories et que nous les hiérarchisons, nous sommes dans l’impasse !

Quand même, qu’est ce qu’on part de loin !! Comme le chemin est long !!

J’ai quand même l’impression que l’humanité va dans le bon sens… ça me donne de l’espoir.

Bravo pour ce travail de vulgarisation qui est primordial à mes yeux.

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Dominique 10 juin 2016 at 10 h 20 min

Excellente analyse. Tout le monde peut changer et l’alimentation végétarienne est tellement plus goûteuse.

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Belinda 10 juin 2016 at 10 h 28 min

merci pour ces explications claires :-), cela me conforte encore et toujours à continuer mon chemin sur cette voie
je penses aussi que l’humanité avance, certains, encore beaucoup et même dans mon entourage, sont encore très accrochés à toute cette “éducation” sur le fait de consommer de la viande (et le reste)…Mais voilà, gardons espoir, Rome ne s’est pas faite en un jour 😉

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Anne-Sophie 10 juin 2016 at 11 h 17 min

C’est très intéressant de voir le carnisme sous cet angle d’analyse, avec des arguments sociaux et psychologiques, merci je n’avais jamais rien lu de tel.
Nombreux blogs expliquent pourquoi ne plus consommer de la viande (et heureusement, ça permet de changer le comportement de nombreuses personnes) mais les mécanismes qui font que certaines personnes en mangent encore restent peu connu.
Reste plus qu’à alerter les pouvoirs publiques pour que la manipulation (représentation sous forme de dessin, évocation des traditions…) ne soit plus possible 😀

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Sandy Chassonnaud (@SandyBlueWolf) 10 juin 2016 at 13 h 13 min

Merci pour ce bel article ! Je le partage sur le champ. Belle journée à vous.

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Emmanuel d'Auzon 10 juin 2016 at 13 h 23 min

🙂 Merci pour cet article excellent, comme l’est absolument tout le reste du contenu de ton blog. <3

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zookd 10 juin 2016 at 13 h 25 min

Je ne pense pas que les gros mangeurs de viandes aient des animaux domestiques chez eux. Ou alors certainement pour faire comme les autres et mieuxx les abandonner à l’approche de l’été

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Fi 10 juin 2016 at 14 h 42 min

Cet article me met très mal à l’aise, parce qu’il est vraiment le reflet d’une problématique un peu superficielle de pays riche. L’homme est omnivore, depuis la nuit des temps…il chassait déjà le mammouth, pour se nourrir, tout simplement. L’homme a été soumis à des maladies mais surtout des famines, du fait des cultures décimées par des maladies par exemple, c’est alors qu’il a essayé de se mettre à l’élevage, pour parer à ça. Viennent ensuite les guerres, et encore la famine…l’INRA a été crée à la suite de la 2e guerre mondiale, parce qu’il fallait nourrir tout un peu qui mourrait de faim, et le pays en ruine n’avait pas de quoi satisfaire les besoins simples des enfants (mon père devait aller boire du sang de bœuf à l’abattoir de façon hebdomadaire, avec tous ses copains d’école, pour éviter les carences…parce que des gens riches pouvaient s’offrir de la viande, mais pas le petit peuple). Alors l’INRA a permis de faire des recherches sur les cultures, les maladies, et les améliorations de rendement (production, résistance des animaux…) dans les élevages, avec une finalité: que les français mangent à leur faim, et à portée de la bourse de tous. C’est une victoire …vous pouvez tous aujourdhui manger à votre faim, et c’est un luxe que beaucoup oublient (mes parents ont vécu la guerre et les privations, c’est dire que ces progrès, sur l’échelle de l’humanité, ont été fulgurants).
Alors je tiens à préciser que non, le cochon n’est pas bête, c’est même très très intelligent…. c’est juste qu’il est peu cher à engraisser et qu’il y a beaucoup à manger dessus… c’est un héritage de l’époque où on devait nourrir un animal avec peu, mais pour en ressortir beaucoup. Et le chien (qui est comestible, mais pas terrible et surtout aucun rendement niveau viande) a lui servi à l’homme. il a été amélioré, sélectionné, pour aider l’homme (chasse, garde des troupeaux, anti ours et loups…) et ce n’est que depuis peu qu’il est utilisé comme chien de famille qui moisit dans un jardin et vit dans le 16e à Paris à faire pipi matin et soir. C’est au contraire ça qui est totalement contre nature. Il existe des études sur les comportements animaux ainsi que sur leur bonheur. Les chiens ont une joie au travail (type malinois de police, chiens de troupeaux) et sont au contraire en souffrance en ville; les chevaux sont heureux au travail (montés dehors) ou en champs libres, et surement pas en box propres et aseptisés. C’est très facilement mesurable par le taux d’une hormone dans le sang.
Alors moi, ce que je veux dire… c’est que depuis toujours, l’homme a été totalement dépendant de l’animal, pour sa survie, et il le respectait pour ça. mes grands parents chérissaient leurs animaux, qu’ils mangeaient oui…parce que c’était au début du siècle où l’aliment manquait, mais ils les respectaient énormément et jamais ne les auraient fait souffrir. Ce sont des progrès d’avoir des élevages…il faudrait en revanche qu’ils soient respectueux, sans souffrance et dans le bien être animal. Je vous mets au défi de trouver des gens en zone de guerre ou de sécheresse par ex. qui ont ce genre de réflexions, eux qui ne reveraient que de manger une bonne entrecote.
Alors je ne dis pas qu’il faut abattre indignement et faire souffrir…mais manger de la viande issue d’élevage respectueux (je prends moi meme la viande de mon voisin éleveur avec ses vaches au pré) ne me pose pas de problème. Je précise que j’ai des chiens (de travail), qui d’ailleurs boivent aussi du lait…tout comme les cochons qui mangent aussi des choses à base de lait…
D’autant que, comme disait une chercheuse plus haut, si on suit ce raisonnement, vous pouvez carrément vivre en autarcie dans le Larzac et vivre coupé du monde, puisque tout, aujourdhui, tout est issu de l’animal.
Cosmétiques, aliments divers (glaces, fromage…), médicaments… alors j’aimerais savoir si toutes, vous sacrifierez votre enfant, à ne pas lui donner un médicament, parce qu’il a été testé sur des chiens?
Tous les médicaments (actuels ou en devenir) sont testés sur animaux, rats puis chiens (de beaux beagles); ils sont très bien traités et soignés, je vous rassure. Alors OK, ne prenez plus jamais aucun médicament…ou assumez le fait qu’il n’est jamais été testé sur un être vivant et prenez le risque que votre fille soit la première….
Vous avez des animaux domestiques que vous chérissez? Ils ont des vermifuges? anti tiques? antipuces? Alors je vous informe qu’ils ont été testés sur des congénères… ah, et les doses létales à ne pas dépasser ont été testées sur des chiens à qui on a donné toujours plus, jusqu’à voir la chose létale, qui est donc reportée sur votre paquet de vermifuge. Et les croquettes de votre chien/chat? elles sont constituées de soja et boulgour?
Alors je répète que je ne suis pas pour la souffrance animale… je suis pour des pratiques raisonnées et durables, respectueuses de l’animal et son bien être. Mais c’est bien pour la bonne vie de l’homme que tout ça est fait.
Si vous êtes contre la viande, ça ne me pose aucun problème personnellement, mais ouvrez les yeux et ne soyez pas avec des œillères à croire que seule la viande dans son assiette exploite l’animal. Alors lancez vous un pari…arrêtez les médicaments et autres traitements pour vous, histoire de ne pas cautionner les expériences animales, et n’ayez pas d’animal domestique (qui n’est pas fait pour vivre en appartement soit dit en passant), ou alors regardez avec quoi vous le nourrissez….

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Julie Bardaji 10 juin 2016 at 15 h 05 min

Bonjour Fi,

J’aime votre commentaire parce qu’il est le reflet d’une pensée élaborée courante aujourd’hui. Oui c’est vrai l’humanité est encore debout car elle a réussi à changer d’alimentation lors de la période glacière puis la période aride en prélevant, d’abord comme des charognards, puis en tuant de leur main, des animaux.
Notre corps n’est pas vraiment fait pour ça mais il parvient à tirer de l’animal les nutriments essentiels qu’ils trouvaient auparavant lors de la cueillette des fruits et des feuilles (et des insectes).
Bref, oui pendant la guerre, pouvoir manger du chat ou du rat a été un pis-aller pour ceux qui vivaient en ville et ne pouvait avoir de potager.

En réalité je suis complètement d’accord avec vous sur l’histoire, sur le fait que les anciens avaient du respect pour leurs animaux, et sur le fait qu’aujourd’hui quoi qu’on achète, il y a souvent de la souffrance animale derrière.

Là où je ne vous rejoins pas, c’est dire que comme il en a toujours été ainsi cela doit perdurer ! Nous savons à présent que nous pouvons vivre (et probablement mieux vivre) avec un régime végane. Nous savons aussi que manger des animaux, c’est les exploiter. Alors pourquoi continuer ??? Nous avons toutes les connaissances et les compétences pour nourrir toute la planète en mode végane, pourquoi ne pas le faire ???

A propos des animaux, les chiens d’aujourd’hui peuvent tout à fait avoir un régime végane. Quant aux chats effectivement, c’est compliqué.

A propos des médicaments, depuis que j’ai un régime végan 80% cru sans gluten, je suis en pleine forme. Nous n’allons que très rarement voir le médecin et nous ne prenons plus aucun médicament allopathique chez nous. Mais évidemment, si un jour la question se posait, je ne ferais pas la finaude et j’accepterais un traitement qui peut sauver mes enfants !!! Ca ne veut pas dire que du coup je pioche sans vergogne dans le monde animal le reste du temps ! Quand cela peut être évité, pourquoi ne pas le faire ???

On disait il n’y a pas si longtemps (1975) que les nourrissons n’avait pas le système nerveux ‘connecté’ et on les opéraient sans anesthésie (!!). A présent nous savons qu’ils souffrent alors on les anesthésie au moindre problème. Nous avons fait un pas énorme en ce qui concerne le petit humain.
La même réflexion était faîte avec les esclaves noirs : ils n’ont pas d’âmes, ne souffrent pas, sont corvéables à merci… aujourd’hui ces réflexions nous font bondir et c’est une excellente chose 🙂

Cet article vous met mal à l’aise et vous m’en voyez ravie. Ce n’est pas une problématique de pays riche (pas plus que ceux des pays qui avaient des esclaves), c’est une problématique mondiale qui touche particulièrement les pays pauvres (qui produise les animaux que nous mangeons au détriment des sols, des cultures, et des humains). Réveillons nous !!!! Arrêter de manger de la viande pourrait supprimer 50% des gaz à effet de serre, supprimer une souffrance permanente (des milliards d’animaux sont tués actuellement par an, c’est le plus grand génocide de tout les temps), et permettre de vivre en bonne santé !!

IL N’Y A PLUS AUCUNE RAISON DE MANGER DE LA VIANDE AUJOURD’HUI !

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Fi 10 juin 2016 at 16 h 06 min

Je ne dis nul part que les animaux ne sont pas doués de sentiment ou doués de sensibilité, vous m’avez mal comprise. Je reste par exemple choquée que le gouvernement ait mis les animaux à peine au-dessus des tables et chaises dans leur statut .
Je vous avoue ne pas comprendre votre parallèle avec les esclaves; je suis surprise de voir des personnes humaines comparées aux animaux pour le coup. Maintenant, sur le plan nutritionnel, je ne crois pas avoir vu de publications scientifiques (et j’insiste sur le scientifique, càd validées par des personnes compétentes en la matière) affirmant qu’un régime vegan est inoffensif pour sa santé (en terme de carences par ex.). Je n’incite personne à manger de la viande, je n’essaie en rien de vous convaincre. Je dis juste que tout n’est pas noir ni blanc. On ne peut pas nier la souffrance animale (c’est mon combat, je suis bénévole SPA, organise des manifestations pour la promotion adoption, mon quotidien et mes jours libres sont rythmés par cette cause), mais on ne peut pas non plus oublier que l’homme est omnivore, donc a besoin de chaque type d’aliment pour son développement. Et là aussi, c’est scientifique. Après, certains aiment, tout simplement! Je ne force personne, je n’irai jamais juger une personne végétarienne ou végan, mais je pense pas qu’aujourdhui, la terre entière puisse être nourrie qu’à base de végétaux. Combien d’humains vivent de leurs chasses, de leur pêche, où rien ne pousse, donc le seul apport est animal? Après, en Europe où c’est effectivement peut être possible, c’est une histoire de gout, et de moyens. Avoir une alimentation bio, saine, végan, reste cher. Certains aiment la viande…. j’en fais moyennement parti….je pourrai m’en passer, mais pas mes hommes à la maison…alors pour concilier, je n’en fais que peu, et issue de filière raisonnée (donc plus chère aussi). Quand à la planète, les cultures de soja et aliments ‘alternatifs’ à la viande sont extrêmement demandeurs d’intrants et de pesticides, je ne suis pas sure que le résultat soit meilleur à long terme (perturbateurs endocriniens, disparition d’espèces et j’en passe).
Après, vegan ou non, nous aurons tous une maladie ou un souci de santé qui nous mènera à notre fin… je ne sais pas si la viande a beaucoup à voir là dedans!
Je suis chimiste, dans l’agronomie: il est connu (il faudrait que je vous retrouve le rapport :-/) que l’impact de l’alimentation sur le règne animal est “faible”. Le quotidien (pollution – voitures, vous parliez de gaz à effet de serre, j’attends votre source pour les 50%-, pesticides -pour cultiver les aliments alternatifs, urbanisation, déchets, technologies, tourisme, loisirs, santé, habillement, et j’en passe, la liste est longue, et encore, sans parler effectivement des corridas, cirques, trafics qui sont la partie visible) est beaucoup plus néfaste sur la diversité, la pérennité et la souffrance animale. Donc je ne nie pas la souffrance animale pour nos assiettes, je dis juste que ce n’est pas si manichéen et que même vous, vegan, avez un impact non négligeable sur le monde animal du fait de votre mode de vie. D’où ma conclusion, c’est un système qu’on ne peut pas changer, alors essayons de l’améliorer globalement, dans l’assiette, mais aussi dans notre façon générale de vivre. Si votre combat est dans l’assiette, continuez, mais n’oubliez pas que chaque geste de votre quotidien impacte l’environnement, donc la faune et la flore.

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Julie Bardaji 10 juin 2016 at 16 h 26 min

Ah comme j’aime quand le débat est constructif !! Merci de votre réponse 🙂

L’Association Américaine de Diététique, une institution indépendante de toute association de végétariens ou d’organismes de protection animale, et dont les avis font autorité dans le domaine médical en matière de diététique ; ainsi que des Diététiciens du Canada (ces deux organisations regroupent 70.000 diététiciens !), ont publié leur Position Officielle (http://www.veganisme.fr/Images%20web%20site/position-AAD.pdf), basée sur plus de 250 études scientifiques ! (ces études sont listées à la fin de leur rapport) :

“Les régimes végétariens et végétaliens menés de façon appropriée sont bons pour la santé, adéquats sur le plan nutritionnel, et bénéfiques pour la prévention et le traitement de certaines maladies. […]
Les alimentations végétarienne et végétalienne bien planifiées sont appropriées à tous les stades de la vie, y compris la grossesse et l’allaitement. Planifiées de façon adéquate, elles satisfont les besoins nutritionnels des bébés, des enfants et des adolescents, et contribuent à une croissance normale. […]
Du fait d’un intérêt croissant pour le végétarisme et grâce aux bénéfices nutritionnels d’une telle alimentation, le développement de l’offre végétarienne quotidienne devrait être encouragé.”

Voici une réponse pour “l’homme est omnivore” : l’homme n’est pas conçu pour manger plus de 5% de protéine animale dans son régime alimentaire : http://www.veganisme.fr/Un%20Monde%20Vegan/Vegetariendenature.html

Vous pensez qu’on en peut pas nourrir la terre entière à partir de végétaux ? Et pourtant c’est déjà ce que nous faisons dans des proportions insensées : il faut 7kg de végétaux pour produire 1kg de viande. Donc en mangeant directement des végétaux, nous vivrions dans l’abondance ! Nous oublions trop souvent que les animaux que nous consommons mangent des végétaux (quand ils ont de la chance). Je répond donc en même temps à votre question sur les intrants et autres polluants qui résulte de l’agriculture, car en produisant moins de végétaux, on polluerait moins évidemment.

Voici mes sources sur le 50% de gaz à effet de serres : http://www.terraeco.net/Pourquoi-l-elevage-est-le-grand,63012.html

Et pour répondre à “dans l’assiette”, je dirais que les véganes justement, n’utilisent plus les produits animaux, ni pour se vetir, ni pour se maquiller, etc… mais on ne peut pas être parfait et il m’arrive, c’est vrai d’utiliser encore des produits qui en contienne ou de porter une ceinture en cuir qu’on m’a offerte.

Loin de moi l’idée de vous juger, ou de vous dire quoi faire ou comment le faire. Je souhaite juste répandre la connaissance. J’ai mangé de la viande pendant 25 ans, midi et soir. Je sais combien le chemin est long, combien il est compliqué, mais à présent les choses me semblent évidente et je souhaite juste que vous aussi vous ayez accès à cette connaissance.
Et je n’ai pas terminé mon chemin, plus j’avance plus je me rends compte à quel point notre monde marche complètement sur la terre.

Chaleureusement,

Julie

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Julie .V 1 juillet 2016 at 18 h 21 min

Bonjour Julie 🙂
Merci pour ta bienveillance ^^ Sujet délicat où beaucoup s’en écartent.

Je désire plus que tout ne plus consommer de choses issues de l’exploitation. Que celle-ci soit humaine ou animale. C’est un véritable labyrinthe dans la société actuelle…
J’ai réussi sur bien des domaines à la contourner et trouver des alternative.
Et malgré mon mode de vie, mes achats conscients, locaux … je n’arrive pas à me passer de viande … je l’ai fait durant quelques années où je n’en ai consommé qu’une dizaine de fois à tout casser. Mais j’ai eu de gros soucis de santé très difficiles à identifier ( non due à des carences ) et j’ai découvert que manger un peu de viande quotidiennement à régler de gros soucis et m’a énormément aider dans mon bien-être physique. :/ Tu comprends mon malaise …
Aujourd’hui je me sent démunie face à ça.

merci de m’avoir lue ^^
Tout de bon à toi.
Julie

that abolitionist vegan 12 juin 2016 at 9 h 12 min

@Fi,

vous dîtes: “Je vous mets au défi de trouver des gens en zone de guerre ou de sécheresse par ex. qui ont ce genre de réflexions, eux qui ne rêveraient que de manger une bonne entrecôte.”

Pourquoi vous cachez-vous derrière des situations extrêmes pour justifier vos comportements au quotidien alors qu’elles ne se rapprochent ni de près ni de loin de la situation que vous vivez ?
Ces situations ont également amené certaines personnes au cannibalisme. Devrait-on s’en servir comme justification dans notre vie quotidienne ? Non.

Si on a la possibilité de ne pas faire de mal intentionnellement à d’autres êtres sentients, pourquoi devrait-on s’en priver ? et pourquoi ne devrait-on pas y voir une obligation morale ?

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Gilles Doucen 12 juin 2016 at 9 h 32 min

@FI,

Vous dîtes: “Alors je ne dis pas qu’il faut abattre indignement et faire souffrir…mais manger de la viande issue d’élevage respectueux”, “je suis pour des pratiques raisonnées et durables, respectueuses de l’animal et son bien être.”

Trouveriez-vous qu’une personne qui déciderait de battre son chien 3 fois par semaine au lieu de 4 fois/Semaine (réductarisme) ou de battre son chien avec un baton plus petit (welfarisme) rendrait la pratique plus respectueuse de l’animal et de son bien être et raisonnée? Non, alors pourquoi cela devrait-il en être différent avec un cochon, une vache, un mouton, une poule….?

L’exploitation animale est un système d’oppression violent et injuste qui réduit un être sentient à un simple rouage, une unité de production, une ressource interchangeable. Il n’y a pas d’exploitation “heureuse” comme il n’y a pas d’esclavage “humain” ou “BIO”.
La notion de bien-être consiste dans tout élevage (industriel ou non) à fournir à un animal les conditions minimales nécessaires à sa survie jusqu’à son âge d’abattage afin qu’il soit le plus rentable possible économiquement. Cette notion de bien être est d’ailleurs également utilisée dans les abattoirs!!!! Tous les animaux d’élevage sont mutilés et torturés et finissent à l’abattoir ou à la poubelle. C’est la réalité économique de l’exploitation animale.
Mais le problème principal de l’exploitation animale n’est pas le traitement et les souffrances engendrées mais l’utilisation en elle même d’un être sentient comme un moyen pour nos fins. Seule le véganisme permet de s’opposer à cette injustice fondamentale.

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Gilles Doucen 12 juin 2016 at 9 h 46 min

@FI,

“Tous les médicaments (actuels ou en devenir) sont testés sur animaux, rats puis chiens (de beaux beagles); ils sont **très bien traités et soignés, je vous rassure**.”

et vous ajoutez…

“Alors je vous informe qu’ils ont été testés sur des congénères… ah, et **les doses létales** à ne pas dépasser ont été testées sur des chiens à qui on a donné toujours plus, jusqu’à voir la chose létale”

Je vois mieux ce que vous entendez par “très très bien traités” pour un animal.

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Christel 24 septembre 2016 at 20 h 54 min

Bsr Julie,
J’ai du mal à comprendre comment peut-on imposer une alimentation végane à des chiens. Les chiens sont-ils végans par nature ou c’est le choix de son maître? Une simple question n’ayant pas d’animaux chez moi.

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Gilles Doucen 12 juin 2016 at 9 h 26 min

@FI,

vous dîtes: “j’ai des chiens (de travail)”, “Et le chien (qui est comestible, mais pas terrible et surtout aucun rendement niveau viande) a lui servi à l’homme. il a été amélioré, sélectionné, pour aider l’homme (chasse, garde des troupeaux, anti ours et loups…) et ce n’est que depuis peu qu’il est utilisé comme chien de famille qui **moisit** dans un jardin et vit dans le 16e à Paris à faire pipi matin et soir.”

Et vous travaillez à la SPA !
Pour vous, l’animal n’a aucune valeur morale intrinsèque, seulement une valeur extrinsèque que vous évaluez en fonction de la qualité des services (travail, nourriture, vêtement, cobayes) qu’il peut fournir en retour à l’homme. Un animal n’a aucun intérêt à satisfaire autre que ceux de l’homme. L’animal est une simple ressource interchangeable qui n’a de raison d’exister que lorsqu’elle a quelque chose à offrir en retour. Il est là pour nous servir. Si on se place dans un contexte humain, quelle valeur morale accordez-vous aux chômeurs, enfants, séniles ou encore handicapés lourds qui ne peuvent participer activement à la société ?

vous ajoutez : “Je reste par exemple choquée que le gouvernement ait mis les animaux à peine au-dessus des tables et chaises dans leur statut .”
Cela ne se voit pas vraiment. C’est justement parce que les animaux ont ce statut de bien que vous pouvez les traiter de la sorte.

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Fi 14 juin 2016 at 11 h 26 min

Je crois que vous déformez totalement mes propos… vous avez vos convictions, elles sont respectables, mais ne transformez pas mes dires en ce qui vous arrange.
Et je suis choquée que vous rapportiez toujours des situations où on parle d’animal à l’homme (chômeurs, esclaves…) , de quel droit dites vous que je pense ça? C’est terriblement choquant ce parallèle que vous faites, et que pas une seconde je n’oserai l’imaginer. Je suis choquée de savoir que certains le font. Et c’est avec de tels propos que vous décrédibilisez ce combat.

Vous avez votre avis tranché, c’est très bien; mais s’il vous plait ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. J’essaie juste de faire comprendre que jamais vous ne convertirez 60 millions de personnes (si on parle de la France) au végétarisme/ganisme, et que dans ces conditions, autant essayer de faire au mieux pour que les élevages et autres sources de ressources animales soient respectueuses, encadrées et améliorées. Ce serait donc plus cher, mais la consommation de viande peut être limitée. Je ne cherche pas à promouvoir la souffrance animale, loin de là, je cherche juste à dire qu’aujourd’hui, notre mode de vie est indissociable de “”l’exploitation”” animale. Je prenais l’exemple des médicaments, puisqu’il nous concerne tous. Mais proposez donc des alternatives sur ce sujet par exemple?
Je pense aussi aux chiens policiers, d’avalanche, de recherche…. c’est bien aussi de l’exploitation non? Ne seriez vous pas heureux qu’on vous retrouve sous 3 m de neige? Ou dans des décombres? Que ca vous déplaise ou non, avec mon club canin, on était sollicité pour retrouver drogues et explosifs sur les tapis d’aéroport…. mais effectivement, c’est un travail pour le chien -il est exploité- (qui est obtenu grâce au jeu, mais vous me direz surement qu’on les drogue et les bat pour y arriver), mais qui évite à des avions d’exploser en vol….pourtant, l’animal est au service de l’homme…. après, vous préférez peut être prendre un avion plein d’explosif parce qu’on interdit à un animal d’être exploité pour le bien de l’homme…mais c’est un choix, effectivement. Je passe sur beaucoup d’exemples, aussi à la campagne, mais vous ne devez pas y vivre pour penser qu’on peut se passer de l’aide d’animaux. Après, l’utilisation d’animaux est fréquente, je suis à l’écoute de vos propositions pour l’empêcher; soyons constructif au lieu de systématiquement tout dénigrer. Les problématiques existent, elles sont là (alimentation, médicaments, recherche, et j’en passe) que vous le vouliez ou non…alors proposez des alternatives, parce que dans tous les cas, il faut une réponse à ces situations, si vous souhaitez éviter l’exploitation (dans tous les sens du terme) animale.
Et essayer de comprendre de limiter les ravages de l’élevage intensif par ex. ne veut pas dire cautionner….parce que je pense que non, jamais un pays/un continent/le monde n’aura 100% de ses habitants non consommateurs de viande, donc autant prendre le problème et essayer de l’améliorer.
Vous prenez des exemples totalement aberrants pour justifier votre extrémisme; nous ne sommes pas d’accord, c’est un fait, mais ne mélangez pas tout, vous desservez votre discours. Et ce n’est pas parce qu’on n’est pas d’accord avec vous qu’on est un tortionnaire… vous ne me connaissez pas, je ne crois pas que vous puissiez juger quoique ce soit qui me concerne.

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Flohidi 23 juin 2016 at 8 h 53 min

Amen!

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Jean 4 juillet 2016 at 15 h 06 min

Bonjour FI, Bonjour Julie,

Votre discours est argumenté et construit, ce qui me plait et je me permets de m’insérer dans la conversation.
Je vais essayer de faire synthétique, mais je précise que je mets les 2 pieds dans le plat, l’objectif n’est pas de vous “casser” mais d’avoir une discussion intelligente éloignée des arguments émotionnels. Je pense être ouvert d’esprit et prêt à me laisser convaincre si les arguments sont corrects, mais il me reste trop de questions / blocages, et peut être que j’ai des réponses ici qui me permettent de passer le pas. Alors voilà en vrac, des fois que ça pourrait en convaincre d’autres, ça sera toujours utile :

Une question de budget :
– je mange de la viande, du lait, des oeufs parce que c’est pas cher (surtout le lait) et que ça nourrit, pardon rempli le ventre, je suis avant tout père de famille et je me dois de nourrir tout le monde, alors faut commencer par me prouver que manger végan ne soit pas plus cher sinon les fins de mois ça va être difficile …

L’homme est un animal, comme les autres :
– d’autres animaux se nourrissent d’autres espèces, et même des animaux qui mangent leur propre espèce (dans les cas de famine, ou pour tuer la descendance de leur rivaux par exemple), bon ok, c’est pas parce que les autres le font qu’il faut le faire, si je peux m’en passer oui, mais en tout cas ça m’éloigne du discours diabolisant que les humains non végétariens sont méchants envers la nature, non ils sont juste “naturels”
– Et si des animaux boivent les lait d’autres espèces, en commençant par nos chats, ou les fourmis qui font des élevages de pucerons … encore une fois l’homme est “naturel”, mais est-ce vraiment nécessaire ?

Et l’étape suivante ? :
– Julie, tu parles d’esclavagisme, alors je pousse jusqu’au bout, au départ on ne considérait pas les “noirs”, aujourd’hui c’est au tour des animaux d’être considérés et il ne faut pas les manger, demain les insectes (et oui ce sont des animaux, je devrais même pas les dissocier), puis les plantes car aujourd’hui on croit qu’une plante est stupide et sans émotions, mais qu’est ce qu’on en sait, peut être qu’un jour on se rendra compte de notre erreur et qu’on fait souffrir les plantes en les coupant (des études montrent déjà qu’un arbre peut prévenir ses congénères par des substances chimiques lorsqu’il se fait attaquer par des insectes), donc on mangera des minéraux uniquement ? on peut manger de plantes mais pas des animaux ? faire un potager n’est rien d’autre que de l’élevage de plantes ? En quoi est ce mieux qu’un élevage d’animal ?

Pour l’éthique animale ? :
– tout à fait d’accord pour respecter l’animal (et les plantes) mais ça ne m’empèche pas de les manger. Alors oui je veux bien militer pour des élevages “dignes” et pas des animaux “produits” et acheter des produits en ce sens (bio, demeter, local), mais arrêter une consommation qui se fait dans le respect ?
– j’ai grandit à la ferme, les animaux étaient aimés, et bien traité, même si leur vie était écourtée, ils on eu une “belle vie” du moins aussi belle qu’un animal de compagnie. Du coup je suis conscient que ce que j’ai dans l’assiette est bien Adrien le lapin, Claudette la poulette ou Marguerite la vache. Moi perso je préfère vivre bien peu de temps que pas du tout ou mal très longtemps.
– Est ce que l’animal n’est pas plus heureux en sécurité dans son enclos avec un bon traitement que libre dans la nature stressé et menacé par des dangers (intempéries, prédateurs, maladies …) ? Franchement je ne sais pas si je me pose la question pour me déculpabiliser (je pense que non) faudrait pouvoir se réincarner en un animal pour répondre à ça et chaque animal aura son avis.
– Si on est contre l’élevage, on peut alors accepter la viande de gibier, ou l’animal a eu la possibilité (infime me direz vous) de s’échapper ?
– on veut pas faire souffrir les animaux et les hommes qui mangent de la viande sont des monstres, mais avoir un chat qui joue avec sa proie ça c’est tout mignon et adorable ?? je bloque vraiment sur ce point

Faire confiance à qui ?
– d’abord j’ai du mal à faire la part des choses, on trouve de tout sur internet, les pro-viandes disent qu’on a des carences si on se passe de produit animal, les vegan disent que c’est mauvais pour la santé d’en consommer, quand je visite un blog de vegan, j’ai l’impression de me faire en-roller dans une secte avec son mentor et tous ses adeptes qui disent amen, je vous rassure dans l’autre camp c’est exactement la même chose, et dans les 2 cas je trouve rarement des arguments vraiment convaincant. Se baser sur des études ? ces labos qui sortent des études contradictoires suivant le sponsor de l’étude ?
– dans l’alimentation aussi, faire confiance à un label, une étiquette ? quand on sait qu’il y a de la viande de cheval dans un produit étiqueté viande de boeuf, à un moment la confiance est rompue et à part faire soi même je reste dans le doute, mais j’en reviens à mon premier problème, je dois nourrir ma famille, les habiller, etc et je ne peux pas tout faire moi même … dilemme, alors des fois je ferme les yeux et je n’y pense pas sinon j’en perdrais la raison.

Pour changer quoi ?
– on me dit si on arrête de consommer la production suivra, mais déjà depuis des décennies on produit plus de lait que nécessaire et beaucoup de litres sont jetées dans les égouts, et pourtant la fabrication n’est pas réduite. C’est complètement idiot et je ne comprends pas, mais ça me laisse juste penser que si je consomme ou non, ça n’aura aucun impact sur la production, ça sera juste jeté.

Vegan, une fuite de la réalité ?
– oui l’homme est ignoble, il tue des animaux sans se soucier du bien être animal, il maltraite, viole, tue ses congénères. Je pensais que c’était propre à l’homme, que l’animal tuait uniquement pour manger ou se défendre, mais j’ai aussi vu/lu des cas de barbarie entre animaux.
– Alors pourquoi le vegan ? pour fuir cette réalité de la nature animale plutôt que de l’accepter ? Se dire qu’on vaut mieux, qu’on est “humain”, nous on est pas comme ça ? Juste un effet de mode qui va disparaitre ? Comme disais Fi, on est dans une société surprotégé, ou on ne connais plus la souffrance alors on va chercher ailleurs ? Ne faut il pas accepter notre nature plutôt que de se rendre malade à la fuir ? (et je suis le premier à être mal dans la société, ce serait plus facile de l’accepter mais pas si facile à faire)

Bon je crois que j’étais assez long même si j’ai pas tout dit, je pense me faire incendier ça fait partie du jeu, mais je cherche avant tout des réponses qui peuvent me convaincre que j’ai tort, et je pense aussi avoir besoin de voir que les végan ne sont pas des militants extrémistes mais bien des gens raisonnés et censés qui volontairement choisi cette voie (et non par mimétisme) et qui savent pourquoi ils ont fait ce choix, alors je pourrais aussi en être convaincu et choisir cette voie plutôt que de suivre l’un ou l’autre troupeau.

Merci pour la lecture
Jean

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BARDAJI 4 juillet 2016 at 16 h 28 min

Merci beaucoup Jean, pour ce point de vue qui reflète finalement un peu ce que la plupart des gens pensent en ce qui concerne le véganisme.

En ce qui concerne le budget, c’est assez simple, la viande ça coute très cher, le poisson n’en parlons pas. Je dirais donc que ce que vous allez économiser dans ce domaine là, vous pourrez le réinvestir dans des légumes et des fruits de meilleures qualité ?
Pour remplir un ventre, je ne connais rien de mieux qu’un belle assiette de lentille / riz bien épicée pour vous réchauffer, ou une belle soupe de légume (avec une ou deux pomme de terre).
Je rappelle que pendant la guerre, ou en cas de famine, c’est la viande qui vient à manquer parce que c’est la plus chère. Les produits animaux d’ailleurs. Ne dis t-on pas quand on a du mal à finir le mois : je sens que je vais manger des patates ?
Non franchement, chez moi nous mangeons bio et végan, avec des fruits exotiques et beaucoup de verdures. Nous sommes dans une AMAP, nous utilisons les bons plans et les achats groupés, mais au final, pour 5, j’ai un budget de 800€ par mois, soit environ 36€ par semaine et par personne, ce qui ressemble beaucoup à un budget d’étudiant…
Donc à mon avis sans faire attention aux labels, vous pouvez vous en sortir plutôt bien, dans les 25€ / semaine et par personne. Après, tout le monde ne peut pas se le payer, je m’en rends bien compte, mais en regard, quel sera le budget santé associé ?

Quand vous dites : d’autres animaux boivent du lait, je répondrais que le chat ne boit pas du lait de vache en milieu naturel. C’est l’homme qui lui permet cela et c’est très délétère pour sa santé. Il suffit pour cela de demander à un vétérinaire. Le lait de vache contient des hormones qui peuvent être très addictives, et pas seulement pour l’homme.
Quant à la fourmi qui trait ses pucerons, là je sèche. Je ne saurais vous répondre.

Pour la considération envers les plantes, je pense en effet que les plantes sont sensibles, tout comme nous, et qu’elles méritent le respect. Cela signifie pour moi ne pas tuer les plantes par plaisir mais uniquement pour me nourrir.
Je tiens quand même à préciser qu’un des buts de certaines plantes est d’être mangée : les fruits par exemple, qui permettent de répandre en milieu naturel les graines (qui résiste à la digestion, merveilleuse nature) pour être semée via les fèces… et en ça aussi, avoir des toilettes sèches participent à un cycle que l’homme a oublié…
D’autres plantes ne meurent pas si l’on mange leur feuilles par exemple tant qu’elles gardent leur système racinaire. Et certains arbres ont leurs feuilles comestibles.
Donc l’avenir serait-il de devenir fruitariens ?
Dans tous les cas j’ai un potager et effectivement j’élève des plantes pour les manger… connaissez vous la permaculture, qui en permettant à l’homme de se nourrir, permet de rééquilibrer les systèmes et de régénérer les sols ?

Manger des animaux élevés dans le respect : je dirais que si l’humanité consommait ainsi, je mangerais encore probablement de la viande, car c’est la prise de conscience de l’élevage industriel qui m’a fait tomber dans le végéta*isme.
Après, je me dis que si je devais tuer un animal pour le manger, je mangerais autre chose. C’est trop horrible pour moi d’égorger un animal que j’ai chéri. J’ai enterré une poule hier d’ailleurs, morte de sa belle mort.
Imaginez une seconde de transposer votre discours sur des humains (ils ont bien vécu, ils ont eu une vie de patachon, ils ont eu une belle mort)… je ne sais pas, je sens dans mon coeur que ce n’est pas “bien”. Mais je pense que c’est vraiment une question de feeling et vous avez l’air d’avoir vu des animaux tués, et de sentir que c’est bien.

Je ne sais pas si les animaux bien élevés sont mieux qu’en milieu naturel. Ce que je sais c’est que 99% des animaux actuellement abattus (en abattoir, loi oblige), n’ont pas eu cette belle vie dont vous parlez. Ils ont été entassés, maltraités, mal nourris… et moi je ne veux pas cautionner ce non sens.
Je pense qu’il vaut mieux que ces animaux ne naissent pas.
Vous verriez dans quel état sont les poules que j’ai récupérées à la sortie d’un élevage bio (!). Elles ne vivent que 4 ans, au lieu de 10 ans en ‘milieu naturel’ c’est à dire si on ne leur donne pas de la nourriture qui va les faire pondre plus…
Elles sont épuisées. Elles ont peur de tout. Elles ne pourront jamais avoir une vie normale avec leur bec épointé.

Vis à vis du gibier, je pense que c’est un combat que je n’ai pas envie de mener, simplement parce que ça ne représente qu’une infime portion des animaux mangés et que en effet, les animaux ont vécus ‘normalement’ avant de finir dans l’assiette.

Avoir un chat me pose à moi aussi un vrai problème. Ne serait-ce que parce qu’effectivement c’est un animal carnivore et que les croquettes sont délétères pour sa santé. Donc il faut le nourrir avec de la viande cru comme dans son milieu naturel. Tuer des animaux pour pouvoir avoir un animal de compagnie me semble égoiste, mais je pense que je dois réfléchir encore sur ce point.
Ensuite, oui un animal qui chasse je trouve ça normal. Si les chats jouent beaucoup avec leur proie, c’est parce qu’ils ont le ventre plein non ? A cause de qui ?

Complêtement d’accord avec vous sur l’enrolement. Il y a de tout partout, moi j’aime les explications physiologiques, et surtout j’expérimente systématiquement pour me faire une idée.
J’ai mangé de la viande pendant 25 ans, chacun fait son chemin à sa vitesse, ça me semble normal.

Idem pour vivre dans la société et avancer dans chaque domaine à notre vitesse. Je chausse toujours mes enfants chez Décat** et pourtant je sais bien ce que ça implique. Souvent moi aussi je me dis que je ne peux pas tout changer en un jour, et que sur chaque sujet il me faut avancer à mon rythme pour ne pas renoncer complêtement au final.
Je me dis que j’essaie de faire partie de la solution et pas du problème, chaque fois que je peux.
Et c’est déjà pas mal 🙂
Et ne plus manger de viande est un geste bien plus écolo que ne plus avoir de voiture, c’est fou !

La production de viande en france a baissé les deux dernières années simplement parce que les achats ont baissés.
http://www.la-viande.fr/economie-metiers/economie/chiffres-cles-viande-bovine/cheptel-bovin-production-viande-bovine
http://www.action-agricole-picarde.com/actualites/la-consommation-de-viande-a-encore-regresse-en-france-en-2013:LN5P0WWY.html
La production de lait est boostée par la PAC (politique agricole commune) qui grâce a ses subventions soutient des producteurs qui ne vendent plus leur production… l’homme au secours de l’homme, au détriment de la vie.

Si je comprends votre raisonnement, vous dites l’animal est barbarre, l’homme est un animal donc il est aussi barbarre, c’est bien normal.
Je ne suis pas sure que la barbarie des animaux soit généralisée comme dans l’humanité. Je pense que l’animal peut-être barbare (manger ses propres petits par exemple) en cas de coup dur, famine, maladie…
Personnellement je suis convaincue que l’homme est comme vous le dîtes “barbare” uniquement conditionné par l’éducation qu’il reçoit.
Je fais ici référence à mon blog personnel pour plus de détail sur la problématique de l’enfance : parentsbienveillants.blogspot.com.
Je crois que l’homme est bienveillant, doux et empathique par nature, mais que la violence (sous toutes ses formes) qu’il reçoit durant son enfance le change profondément.

Je refuse de faire partie de cette part là de l’humanité qui est en train de scier la branche sur laquelle elle est assise.
Je refuse de financer, dans la possibilité de mes moyens, cette destruction programmée de la planête.

Je vous remercie encore pour cet échange.
C’est toujours bien de mettre ses idées par écrit, cela permet aussi de les faire avancer.
Au plaisir !

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Nadine PAGLIANI-ALBERT 4 juillet 2016 at 22 h 12 min

Bravo pour la spontanéité et l’honnêteté de votre message !
Je ne mange plus de viande, sans vouloir porter d’ étiquette.
Je ne suis donc ni vegan (végane), ni végétarienne; je suis juste ce que ma nature me dicte, et ce qu’elle me dit haut et fort c’est : en consommant cette viande là, tu cautionnes des modes d’ élevage et d’ abattage intolérables, donc la première des choses à faire est de renoncer à la consommation de viande.
C’est d’ailleurs beaucoup plus facile qu’on ne l’imagine et ma santé n’en est que meilleure.
Financièrement, la question se pose car décider de manger des fruits et des légumes “bio” (je ne crois pas au bio des gdes surfaces que par ailleurs je boycotte au maximum) revient effectivement plus cher.
Je pense que pour s’y retrouver il faut apprendre à se passer du superflu, du ou des articles que les rayons très bien pensés des supermarchés vont vous faire acheter sans nécessité.
Merci pour votre témoignage très encourageant.
Cordialement, Nadine Pagliani

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Christel 24 septembre 2016 at 21 h 15 min

Bsr Nadine,
Je consomme tout bio depuis quelques années et j’arrive à m’en sortir financièrement grâce à certaines choses mise en place.
Je cuisine au maximum et n’achète rien d’industriel.(pas de plats préparés par ex). De temps en temps un peu de tofu ou de tempeh mais cela reste occasionnel.
j’achète en vrac tout ce que je peux (je vais dans une biocoop bien fourni entre autre de ce côté là).
Comme vous le dites pas de superplus. Par chance je n’aime pas les saucisses, chorizo et autres “fromages vgtaux. Une sacrée économie! Cela ne veut pas dire pas de plaisir.
J’achète de saison et si possible local(pas de tomates en hiver par ex)
Je fais une liste des courses et je prévois les menus de la semaine avant d’aller en magasin.
Je fais depuis plusieurs années mes produits d’entretien et me mets petit à petit aux produits d’hygiène.
.

Jean 11 juillet 2016 at 12 h 31 min

Merci pour ce retour.
– effectivement les fruits sont faits pour attrayants et être mangé afin de mieux répartir les graines, sur le coup je n’y avais pas pensé.
– merci pour les articles sur l’abaissement de la production de viande, chose que j’ignorais
– j’adhère pas trop à l’argument pour 1kg de vache il faut 7kg de végétaux, donc autant manger les végétaux, car la vache mange de l’herbe, moi non. Oui je sais dans les fermes industrielles la vache ne voit pas la couleur de l’herbe, mais une mixture dont je n’ose imaginer la provenance.
– le chat blesse sa proie et la laisse en vie, dans la plupart des cas, pour apprendre à leurs enfants la chasse, du coup c’est un comportement que le chat fait de temps en temps, même quand il n’a pas d’enfant.

pour continuer ma réflexion :
– oui, sans rentrer dans la considération du bien ou du mal de tuer un animal pour se nourrir, je ne cautionne pas la “société capitaliste actuelle” qui est prête à tout pour du rendement. et passer en mode végan c’est dans l’optique de ne plus acheter ces produits. On traite mal les animaux, mais aussi de plus en plus les être humains : regarder des photos ou des films avec des open space d’informaticien dans des petits box pour économiser de l’espace. Je ne cautionne pas cela ni pour les humains, ni pour les animaux. On accepte de plus en plus facilement le traitement fait aux humains avec les conséquences connues (burn out, allergies, etc …), alors ça ne me choque plus que l’on ferme les yeux pour les animaux, même si cela m’attriste 🙁
– Pour moi, avant même de rendre la planète vegan, on pourrait déjà faire un petit pas en gréant mieux nos aliments : regarder le volume de nourriture jetée, ça représente combien d’animaux tués pour rien ? de champs inutiles ? ET si on continue à éduquer les gens sur leur alimentation pour réduire les quantités qu’on mange ? au USA 66% en surpoids, 30% d’obèses, en France 38% surpoids, 10% Obèses (source : wiki > Obésité). Si toutes ces personnes consommaient uniquement ce que leur organisme a réellement besoin, on pourrait déjà fermer un bon nombre de fermes dans le monde et mieux traiter les animaux et faire de la meilleure qualité, du moins c’est mon avis. Le problème c’est que je n’ai pas d’influence sur la consommations des “autres”
– La difficulté est de trouver la bonne nourriture. J’ai un petit jardin, mais ça ne suffit pas à nourrir la famille, donc direction marché (ouf) et supermarché (bof). Si on regarde le maigre rayon “végétarien” tous les produits ou presque sont à base de soja. Végan = Soja ? y a rien d’autre ? Du coup on se renseigne sur le soja et on trouve de nouveau tout et n’importe quoi (= hormones, mauvais pour la santé). Donc soja en faible quantité oui mais en faire la base de mon alimentation : non. Et en plus quitter une vision industrielle de viande pour la même côté culture de soja, j’en suis pas fan. c’est pas pour autant que je veux rester dans ma consommation de viande, faut juste trouver le bon filon (consommation locale, marchés, etc ..)
– Idem quand on fait des sorties, allez à une fête du village, et on vous servira … des saucisses, des côtelettes, etc … demandez une salade, ou autre, on vous fera les grands yeux. Et là je vous rejoint, pas facile à vivre, mais si personne ne fait le pas, ça ne changera pas, à force de demander de la salade, ça figurera de plus en plus au menu.
– Une question que je me suis posé cette semaine : quelle est l’alimentation naturelle de l’homme. On nous dit omnivore, mais de nos jours on est surtout carnivore (j’étais à un mariage ce week end et franchement les légumes c’était vraiment que de la déco). J’ai trouvé ma réponse facilement, car par chance on a des cousins proche, les grands singes, dentition et système digestif similaire, alors j’ai vérifié leur alimentation (faites en de même) et en dehors du chimpanzé qui mange quelque insectes et rarement de la viande, le principal c’est fruit et légumes… l’homme devrait donc être fait pour manger cela, ce qui me rassure ! CQFD. Bref à force d’essayer de nous faire manger de trop gros poissons (mauvais traitement des animaux) les gens ouvrent de plus en plus les yeux et se rendent compte que notre manière de vivre n’est pas tout à fait naturelle, et par là j’entends saine pour notre corps tel qu’il est fait.

– Un point qui me dérange et que je ne comprends pas chez les végeta*iens : pourquoi se rapprocher de la viande : les produits vendus et recettes proposées sur le net font tout pour se rapprocher en apparence et en gout aux produits de la viande alors que vous cherchez pourtant à les fuir, preuve que même les végéta*iens sont encore formatés par notre société, qu’est ce qu’on ne fait pas pour être normal aux yeux des autres ! Un steak végétarien, moi j’appelle ça une galette de légumes, un faux fromage, désolé, ma femme a tenté d’en faire un à base de noix de cajou et de miso, c’est très bon mais je vois pas le rapport avec le fromage même si j’ai pas de nom à donner à celui là. Alors si je modifie de régime ce n’est pas non plus pour compenser, mais vraiment pour changer.

en passant un site que j’ai trouvé intéressant : http://www.planetoscope.com/elevage-viande/1172-nombre-d-animaux-tues-pour-fournir-de-la-viande-dans-le-monde.html
et une émission pleines d’infos pour lutter contre les préjugés https://www.youtube.com/watch?v=YDYIpHXK08A
(mais vous connaissez peut être)

Jean

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Grenadine 16 juillet 2016 at 18 h 36 min

Jean, j’ai lu vraiment en diagonale mais je peux répondre à deux de vos derniers points. Un, le soja, non, ce n’est pas diabolique, c’est très bon pour la santé, pas de problème pour en manger tous les jours (il y a une grosse désinformation qui vient des lobbies des produits laitiers…). En faire la base de votre alimentation, pas besoin, et on peut d’ailleurs très bien s’en passer si on le souhaite, mais la consommation de soja n’est pas un problème.

Deux, les simili-carnés et autres fromages de noix : j’ai envie de vous dire, est-ce que vous vous êtes déjà posé la même question pour la fausse fourrure ? On décrie la fourrure et pourtant on en achète de la fausse. Tout simplement parce que ça n’a rien d’incompatible, bien au contraire ! On trouve aussi des ersatz de cuir ou d’ivoire. Bin les simili-carnés, c’est pareil. Si j’aime le goût du chorizo et qu’on me propose une alternative qui ne nécessite pas de tuer un animal, je ne vais pas me priver ! On ne rejette pas forcément la viande par (dé)goût, plein de végétarien.nes éthiques aiment beaucoup ça. Ça peut aussi rendre plus faciles les repas en société/famille dans certains cas : même garniture pour tout le monde et steak de vache d’un côté, de seitan de l’autre.
Et pour l’appellation de fromage pour les préparations à base de noix : pourquoi pas ? On parle bien de beurre de karité et de lait de coco. D’autant que l’origine du mot veut dire “forme moulée” 😉 On parle de fromage, tout simplement parce qu’on en fait le même usage culinaire que le fromage de vache/brebis/autre. En effet, ça n’a pas forcément le même goût que ce à quoi vous êtes habitué – mais de la même façon que deux fromages animaux peuvent avoir un goût très différent, tout simplement parce que ce sont deux fromages différents. Il n’y en a pas un moins fromage que l’autre.

LE PARADOXE DE LA VIANDE – Services vétérinaires informations 10 juin 2016 at 16 h 25 min

[…] Source: antigone21.com […]

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LE PARADOXE DE LA VIANDE | Parlons des abattoir... 10 juin 2016 at 16 h 33 min

[…] homm* * Nous sommes nombreux à avoir autour de nous des animaux de compagnie, que nous protégeons, chérissons et considérons comme des membres à part entière de nos familles. Nous sommes également nombreux à avoir grandi entourés d'animaux en peluche, de jouets représentant des tigres, des éléphants ou des lapins, et les yeux rivés devant des dessins…  […]

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Priscilla 10 juin 2016 at 16 h 37 min

Merci beaucoup pour cet article très complet sur le spécisme =)

La faute vient surtout du côté de la réglementation sur l’étiquetage et la publicité des denrées alimentaires. Celle-ci est trop laxiste et donne trop de pouvoir aux industriels malheureusement (pas seulement pour les produits carnés, mais pour tous les produits…). En même temps, si la photo sur le packaging disait la vérité sur les coulisses de la conception du produit, il n’y aurait plus d’acheteurs pour la viande ou très peu…

La solution c’est que les consommateurs arrêtent de se faire avoir par des emballages marketing!
J’ai lu un livre vraiment sympa qui permet d’ouvrir les yeux sur l’industrie agro-alimentaire c’est “vous êtes fou d’avaler ça”, certains doivent connaître, c’est un ancien industriel qui dénoncent les mauvaises pratiques des industriels et comment ils arrivent à s’en sortir pour nous vendre de la m***** , un livre à lire =)

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Poune 10 juin 2016 at 17 h 07 min

Ophélie, merci infiniment pour l’ensemble de ton blog. Il m’a changé la vie. (Et celle de ceux que je ne mangerai plus!). Cet article m’a encore permis de pousser plus loin ma réflexion sur le sujet.. Je vais d’ailleurs le faire lire de suite à mon chéri, qui fait son chemin .. A son rythme. Dans quelques semaines, nous nous pacsserons et nous organisons une fête pour l’occasion … Totalement végé !! Hihi. C’est une première .. J’entends déjà les remarques de certains invités mais tant pis, nous ferons notre maximum pour les régaler, vaincre les clichés pourris et expliquer notre choix à ceux qui seront suffisamment intéressés. D’ailleurs nous serions ravis de ta présence 😉 hihi.

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Le droit de tuer (un animal) 12 juin 2016 at 21 h 31 min

[…] remettre une couche sur la dissonance cognitive et sa résolution. Antigone XXI  en a parlé dans un article, une expérience de Mills a montré ce que l’inconscient nous poussait à faire, dire, et […]

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Sarah 13 juin 2016 at 6 h 59 min

Bonjour, je suis actuellement flexitarienne et j’aimerais passer au végétarisme car je me suis rendue compte que manger de la viande n’est pas nécessaire sauf que ma crainte c’est le déficit en vit B12 , j’ai trouvé et article qui ne me donne pas vraiment envie de prendre ces petits comprimés: http://gourmet-spiruline.fr/bienfaits-spiruline/scandale-vitamine-b12-ogm.html, qu’en pensez- vous? Que prenez vous comme vit b12 ? Merci pour votre réponse. Sarah

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Antigone XXI 13 juin 2016 at 9 h 28 min

Que la spiruline n’est en aucun cas une bonne source de B12 et qu’il faut absolument se supplémenter en B12 ! 🙂 Pour en savoir plus : http://www.vivelab12.fr/choisir-un-complement/

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Sarah 13 juin 2016 at 11 h 03 min

J’ai lu l’article mais quelle vit B12 doit-on choisir pour être sûr qu’elle ne contienne pas d’OGM ou être fabriquée par une filière chinoise opaque?
Merci de m’aider.
Sarah

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Anne 15 juin 2016 at 9 h 46 min

Je pense que la B12 de chez Un monde vegan fait parfaitement l’affaire. Ou une autre en magasin biologique.

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Mel 15 juin 2016 at 12 h 39 min

Donc être vegan = compléments alimentaires obligatoires pour éviter les carences.
Comment faire lorsqu’on vit dans un pays tiers-mondiste et que les compléments sont inexistants et que l’on mange ce que l’on trouve pour ne pas mourir de faim.
Véganisme et tout c’est bien beau mais c’est un luxe que seuls les pays européens ou riches peuvent se permettre.

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Steffi Émilie 17 juin 2016 at 15 h 16 min

J’achète ma b12 en ligne et j’en ai pour moins de 9€ pour plus de 3 mois. Si jamais on en est réduit à manger ce que l’on trouve pour ne pas mourir de faim… et bien on le fait. Mais, pour beaucoup de personnes qui critiquent le véganisme, il s’agit d’un choix à faire quand on fait ses courses (et ça revient beaucoup moins cher que de se nourrir d’animaux issus d’élevage non industriel) et ce qui les dérangent, c’est l’idée de changer leurs habitudes.

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Naturelle Islands 13 juin 2016 at 7 h 21 min

Real Talk !!!

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Giusi Genduso 14 juin 2016 at 14 h 20 min

Dingue, je lis ton article et me dis “wow je parlais de la dissonance cognitive il y a peu”. Comme quoi…les petits esprits se rencontrent héhé 🙂

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lucie 14 juin 2016 at 21 h 44 min

Le concept de dissonance cognitive est très intéressant surtout qu’il s’applique à bien d’autres aspects que celui de l’alimentation. Personnellement, je mange de tout (donc de la viande) et j’ai en effet souvent du mal avec le fait de participer à l’exploitation animale. Mais en même temps, j’écris ce commentaire depuis mon smartphone qui a nécessité pour sa fabrication, l’exploitation d’êtres humains. Il en est de même pour le t-shirt que je porte, le lit en kit dans lequel je dors, l’essence que je mets dans ma voiture…Et j’en passe. Vous aurez compris l’idée, la dissonance cognitive on l’utilise partout tout le temps. Sinon on peut toujours essayer de vivre comme les personnes les plus démunies de cette planète, en ne profitant pas des autres formes de vies. Mais pour avoir côtoyé des personnes qui vivent (vraiment) avec le minimum (à savoir du riz à manger, des lambeaux à porter, seulement le soleil pour s’éclairer et de la paille en guise de toit) le jour où il y a possibilité de tuer un poulet ou un poisson pour le manger, on ne fait pas de sentiment. Alors c’est vrai que la misère humaine ne justifie pas la misère animale mais je tenais quand même à en toucher un mot. Cela étant dit, merci pour ce blog plein de réflexions intéressantes et de recettes appétissantes.

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Charlotte Boulogne 15 juin 2016 at 9 h 15 min

En effet, il est quasiment impossible d’être 100% consciente/morale/ éthique dans le monde fou dans lequel on vit. Il s’agit pour moi de limiter des dégâts. Et c’est déjà beaucoup. Surtout si le véganisme s’associe ( gracieusement) au minimalisme… Merci Ophélie pour ce sujet passionnant!

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Nadine PAGLIANI-ALBERT 15 juin 2016 at 19 h 56 min

Deux mots : bravo et Merci

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Aurelie 16 juin 2016 at 8 h 16 min

Pour ma part je ne vois pas oú est la dissonance cognitive. Manger de la viande et “avoir” un animal de compagnie relève pour moi du même mécanisme, de la même vision des choses où l homme est au centre. D autre part on place beaucoup d espoir en l homme en pensant que si on était pleinement conscient de l impact sur la souffrance animale et l écologie on changerait nos comportements et arrêterions de manger de la viande. Je ne pense pas que ce soit vrai pour tout le monde. On peut choisir de ne pas manger des animaux en ayant un chien, issu d un élevage, dans un petit appart et le laisser tout seul toute la journée puisqu on travaille et penser réellement qu on aime les animaux ( dissonance cognitive?), on peut les manger en assumant une certaine cruauté tout en les respectant, et on peut aussi ne pas considérer la question et s en foutre éperdument en se disant et alors ? La nature humaine est ainsi faite, bravo pour le veganisme et pour les idées mais, si je pense que nous sommes tous á des moments en dissonance cognitive, le postulat de base du concept tel qu expliqué ici ne me convainc pas. Désolée.

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Filipon 8 août 2016 at 12 h 33 min

Il vaut mieux laisser des animaux domestiques toute la journée dans le confort et la sécurité d’une maison plutôt que de les laisser mourir de faim, de maladies ou d’empoissonnements pour une mort dans des souffrances insupportables ou de se faire massacrer par des gens mal-intentionnés qui les laissent agoniser sur la route voire de se faire euthanasier parce que non-adoptés ou non-adoptables ou se voir infliger les pires cruautés comme en Chine ou en Espagne. Allez donc un peu vous renseigner sur la condition des animaux errants à l’étranger, allez faire un séjour en Grèce par exemple et voyez par vous-même.

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Jean 8 août 2016 at 15 h 06 min

Je pense que chacun ferait un choix différent, c’est l’histoire de la fable de la Fontaine “Le loup et le chien”. http://www.la-fontaine-ch-thierry.net/loupchien.htm
Entre le loup qui préfère galérer (maladies, famine, etc …) mais rester libre et le chien qui a préféré échanger sa liberté contre son confort.
et puis contre la personne mal intentionnée, c’est pas l’animal qu’il faudrait enfermer …

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Karine 16 juin 2016 at 14 h 33 min

On peut aussi s’intéresser au travail de Peggy Chekroun : plein de choses à apprendre.

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REVERT 18 juin 2016 at 22 h 14 min

Bonsoir Antigone, encore un article très intéressant mais n’est ce pas non plus un paradoxe d’avoir des animaux de compagnie carnivores (chien, chat, furet) et de les nourrir de croquettes (non naturelle pour eux et bourré de “merde”) ou de viande (normal pour leur espèce) quand soit-même refusons de nous nourrir de misère, de chair animale, et de produit industriel non bio pour ce qui est des croquettes? C’est vrai qu’il existe des croquettes végé mais je pense que c’est anti-naturel pour un carnivore dans tous les sens du terme.

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REVERT 20 juin 2016 at 8 h 51 min

Pour la vitamine B12, la consoude serait une des seul plante a en contenir. Donc si il y en a dans votre jardin n’hésitais pas après vous êtes renseigné pour bien l’identifier.

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Gérald Bouillaud 21 juin 2016 at 11 h 12 min

Excellente analyse. Pour ma part, il faut savoir être rationnel. Il suffit juste d’alterner la consommation de viande avec des croquettes ou une autre nourriture pour nos animaux et d’éviter les polémiques sur ce genre de sujet.

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tt 24 juin 2016 at 18 h 11 min

Bonjour,
le vraie problème la c’est pas de manger ou pas des aliments d’origine animal le vraie problème et de respecter ce qu’on mange et de ne pas gaspiller que ça soit des aliments animal ou végétal.

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Malaury 28 juin 2016 at 10 h 03 min

Je sensibilise, depuis un certain temps, mon papa à manger moins de viande grâce à l’argument santé pour lequel il est réceptif. Ceci dit, il aime bcp les animaux et a découvert récemment le sort qu’était réservé aux poussins. Cela le choque. Idem quand je lui raconte le sort des vaches et veaux… Il est horrifié : “Non mais quand même, ça devrait être interdit de faire ça ! Les animaux devraient être bien traités, c’est honteux, après le gouvernement nous dit qu’ils ne savent pas !”, Et une phrase plus loin : ‘mais bon, une entrecôte c’est quand même bon”. (…) Je sais que mon papa est bien intentionné, mais le chemin de la dé-chosification n’en est pas moins longue…

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Anaksagor 30 juin 2016 at 13 h 21 min

L’objectification? Ne serait-ce pas plutôt une réification?
Quoiqu’il en soit, merci pour cette petite synthèse, également utile pour d’autres sujets que la cause..

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Savenn Redream 2 juillet 2016 at 16 h 48 min

Salutation ! Je viens de découvrir ton blog, il est vraiment top ! 😀
Je veux me mettre à la nourriture veg’ (ça fait bientôt 2 ans que je ne mange plus la chair de mes amis à poils, je diminue progressivement ma consommation de mes amis à écailles, mais j’ai pas mal de carences, ducoup j’y vais doucement…)
Je trouve ton blog super complet, bien sympa, j’aime beaucoup. (Je suis tombé-e dessus en cherchant comment remplacer les œufs au quotidien…)
Merci merci, bonne continuation ! 🙂
(P.S.: Je me suis abonné-e à la NewsLetter, histoire de rien louper et de m’informer (parc’que j’adore la cuisine !) et je vais amener des amis à découvrir ton blog ! :D)

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Vahiné 3 juillet 2016 at 21 h 33 min

Merci pour ce bel article !

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Florence 8 juillet 2016 at 12 h 30 min

Merci pour cet article qui déconstruit de façon très convaincante le mécanisme à l’oeuvre dans la dissonance cognitive, mais je me permets de signaler l’interview du réalisateur du documentaire A l’abattoir, Phillipe Radault, sur le site de l’afaad : https://blog.afaad.net/rencontre-afaad-philippe-radault-realisateur-documentaire-labattoir/ , qui me semble, malgré une certaine forme de spécisme, très sage dans son analyse, à la fois extrêmement lucide (et même jusqu’à sa descritpion de l’insensibilité que pourrait provoquer la vie quotidienne au sein de l’abattoir, et la double empathie qu’elle inspire, pour l’animal et l’ouvrier, même si celle-ci est clairement hiérarchisée) sur la situation dans toute sa complexité et les moyens les plus urgents à mettre en oeuvre pour améliorer les choses dans l’immédiat, sur le cheminement de changements culturels plus radicaux sur nos modes de consommation. Il me semble donc, que, même si le texte ne partage pas un point de vue vegan, il n’en demeure pas moins un témoignage et une source de réflexion indispensables de la position du problème. Et ce que je trouve intéressant, c’est que la cause animale y est vraiment défendue, même dans un contexte axiologiquement différent du véganisme (disons à court terme, car l’auteur pense qu’à terme l’humanité s’y résoudra). Or, habituellement, la revendication de pragmatisme, comme s’en réclame ce réalisateur, me semble cacher des choix idéologiques contraires à la cause proclamée, mais en l’espèce (sans jeu de mots…), j’ai été sensible à cette idée que, sans atteindre l’idéal, on peut sensiblement améliorer les choses rapidement. Cela serait donc intéressant d’avoir votre précieux point de vue là-dessus. Merci d’avance de votre attention et félicitations à votre excellent et nécessaire blog.

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CélineM 11 juillet 2016 at 8 h 19 min

Peut-être devriez vous reconsidérer votre position pro IVG librement assumée sur votre blog à la lumière du type d’arguments que vous avancez ici ceci.
Autrement, votre démarche relèverait du religieux ou de la haine de soi.
Ceci vaut d’ailleurs pour le rapport que les végans, végéta*iens entretiennent avec les végétaux, car enfin, les plantes souffrent, réagissent à la musique, cela dénote une sensibilité réelle. Si celle-ci ne vous dérange pas autant que pour les animaux, alors peut-être que de l’anthropomorphisme se mêle à cette forme d’amour pour les animaux.
Effectivement, lorsque brûler un embryon humain (qui agonise un certain temps avant de mourir) avec les déchets organiques des hôpitaux s’interprète comme un droit, peut-être qu’il faut trouver un dérivatif moral pour continuer à s’accepter et, plus prosaïquement, pour exprimer une sensibilité dont je ne doute pas qu’elle soit réelle.

Il me vient une réflexion d’ordre plus général, en lisant régulièrement les commentaires qui suivent les articles du blog, j’ai noté que la plupart des participants ne réalisent pas que les pauvres ne consomment jamais, ou quasiment, de viande. Cela me semble très étrange d’être si pointu au sujet du bien être animal et de ne pas réaliser la souffrance de millions de gens croisés tous les jours.

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Flohidi 25 juillet 2016 at 1 h 19 min

C’est marrant, je m’étais fait la même réflexion sur l’IVG. Ce qui m’horripile avec les positions extrêmes du veganisme, c’est cette volonté sidérale de mettre sur le même plan l’homme et l’animal, au point de faire passer le droit de l’animal devant celui de l’homme. Et oui je ne comprends pas comment on peut s’horrifier d’un animal tué pour être mangé (et au passage élevé pour cela. Comme l’ à dit un autre internaute sans consommation de nombreuses espèces disparaîtraient) mais pas d’un bébé tué pour le confort de sa maman débile qui n’en voulait pas et s’en est rendue compte un peu trop tard…
Ce que je trouve dommage aussi, c’est cette volonté de vouloir faire culpabiliser les omnivores alors que le vrai problème, c’est le mode d’élevage. Moi aussi j’ai grandi à la campagne et les animaux y sont respectés et aimés. Même s’ils passent à la casserole. Un animal n’ a pas à souffrir toute sa vie, sa mort n’a pas besoin d’être douloureuse ou angoissante, et une poule peut être heureuse et pondre des oeufs joyeusement. Et tout le monde ne fait pas des orgies de viande, et comme l’a dit quelqu’un d’autre les pauvres n’en consomment pas beaucoup. Et s’il avaient plus d’argent il n’achetraraient pas de la merde à bas prix produite dans des conditions inhumaines (ou inanimales si vous voulez). Donc s’en prendre aux méchants omnivores qui se bercent de doux mensonges pour se cacher leur propre honte de commettre un acte aussi ignominieux que manger des animaux élevés pour ça, c’est détourner le vrai problème: que fait on pour que la société puisse élever des animaux de consommation dans des conditions acceptables, et que les gens puissent y accéder facilement pour avoir une alimentation équilibrée si tel est leur souhait? (Et pour être bien claire un alimentation équilibrée selon moi ne repose pas sur la consommation de produits animaux. Bien au contraire. Sinon je ne serais jamais venue sur ce blog. Mais vouloir l’empêcher c’est de l’extrémisme qui se voile la face sur les vrais problèmes de société. Une dissonnance cognitive, quoi….)

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Kali 22 août 2016 at 11 h 21 min

“Un bébé tué pour le confort de sa maman débile qui n’en voulait pas et s’en est rendue compte un peu trop tard…”
Je suis choquée par ce commentaire. Tout d’abord, il ne s’agit pas d’un bébé mais d’un embryon, il est illégal d’avorter passé un certain délai, lorsque le bébé est déjà formé. Ensuite, pour information, aucune méthode de contraception n’est efficace et fiable à 100%, et une grossesse non désirée peut arriver à tout le monde, même quand on fait attention (sans parler des cas de grossesses non désirées qui surviennent suite à un viol…)
Non, une femme qui subit une IVG n’est pas “débile”, négligente ou dévergondée. C’est une décision extrêmement difficile et douloureuse, et je peux vous assurer que personne ne la prend à la légère au vu des implications émotionnelles, éthiques et spirituelles qui s’y rattachent, en plus des complications possibles pour la santé de la mère (elles sont rares mais le risque est bien présent).
Je ne sais pas exactement quelle est votre position concernant le respect du bien-être animal, mais vu le mépris dont vous semblez faire preuve à l’égard des femmes et de leur droit à disposer de leur corps, je ne m’attends pas à des miracles de compassion de votre part. J’espère me tromper.
Bien à vous,

Kali

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Flohidi 23 août 2016 at 20 h 54 min

Non précisément, le délai d’avortement ( très variable en fonction des pays , hein) n’est pas fixé en fonction de la formation de l’enfant mais juste arbitrairement. Que je sache le cerveau et le coeur sont formés très très rapidement. en tous cas on voit bien le bébé sur les échographies modernes à un stade encore avortable. Vous me parlez de mon mépris de la femme mais moi j’entends votre mépris de l’enfant que ce vous arrange bien d’appeler un foetus . Ah ben oui on va pas l’appeler un bébé hein, ça serait trop culpabilisant. Si c’est pas de la dissonnance cognitive ça.
Vous critiquez ma position sur les femmes sans la connaître : en effet il y a un très petit nombre de femmes qui sont sûrement obligées de faire ce choix ( viol , santé…) alors oui pour quelques femmes c’est compréhensible qu’elle puissent avorter bien que ce soit triste. Mais je suis choquée par le grand nombre de celles qui avortent pour un oui pour un non ( c’était pas le bon moment, entendu récemment) et pire qui reviennent plusieurs fois d’affilée se faire avorter ( les débiles…) Et un problème de contraception ne justifie pas selon moi de sacrifier une vie si une raison impérieuse ne se présente pas. Malheureusement les raisons invoquées sont bien plus souvent le confort de la mère que de l’enfant. Et moi c’est ça qui me choque.
Quant aux animaux votre mépris est tel qu’il n’appelle guère de réponse. Simplement, j’ai entendu un végétalien dire ” je ne suis pas “végan” parceque les vegans n’aiment pas les êtres humains” et je trouve beaucoup de confirmation sur cette page. Défendre la cause animale c’est merveilleux mais quand cela implique de placer certains êtres humains ( les vegans) au dessus des autres ( les méchants mangeurs de cadavres qui cautionnent l’élevage intensif) désolée mais tout de suite ça me paraît moins merveilleux.

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Kali 24 août 2016 at 21 h 42 min

Bonjour, merci pour notre réponse. Je crois personnellement qu’un avortement vaut mieux que d’élever un enfant dont on n’a pas voulu, qui ne se sentira pas aimé et bienvenu. Vous avez le droit de ne pas être d’accord, ceci dit je bloque encore sur votre insistance à traiter les gens de “débiles”, mais bon. Quant aux végétaliens/véganes qui n’aiment pas les humains, cela me semble totalement aberrant étant donné que l’éthique végane prône le respect de tous les animaux, l’homme étant lui-même un animal. Je trouble ce blog très ouvert et les idées qui y sont partagées ne me semblent ni radicales ni haineuses, bien au contraire. Bonne soirée.

Flohidi 31 août 2016 at 23 h 21 min

Bonsoir, en effet le veganisme prône l’amour de tous les êtres vivants. Je respecte et j’admire ceux qui font ce choix personnel et le vivent tranquillement sans chercher à l’imposer aux autres. Cependant lorsqu’on commence à dire ” tous ceux qui consomment de la viande sont des méchants qui devraient avoir honte, et quid de ceux qui ont des animaux de compagnie, ou qui vont dans des cafés à chat, ou mettent des pulls en laine ou je ne sais quoi encore, ben ça me dérange. Comme si Mr X commençait à mépriser ou vouloir faire culpabiliser tous ceux qui ne vont pas au boulot en vélo comme lui ou me Z faisait de grand discours pour expliquer que ceux qui ne boycottent pas les portables tablettes baskets et autres items issus du travail des enfants sont des monstres. Chacun a son combat pour améliorer la société, parfois déjà au niveau de sa propre famille. Et assumer que ceux qui ne partagent pas celui du veganisme sont moins ci ou plus ça que les autres ne procède pas d’un amour pour les êtres humains.
Quand à moi ceux que je ne respecte pas, ce sont ceux qui méprisent la vie humaine. Vous n’êtes pas d’accord avec moi j’entends bien mais je maintiens que les arguments bateau pour justifier l avortement c’est une façon de se voiler la face. ( Argument développé en long large et en travers dans cet article sur la dissonnance cognitive des méchants carnivores.) “Un enfant dont on n’a pas voulu qui ne se sentira jamais aimé dites vous?” Et bien il y a une solution très simple : le faire adopter par des parents qui l’aimeront. ( Et non par pitié ne me dites pas qu’il atterira dans les foyers de la dass. En France il sera adopté sous 2 mois) Ah mais c’est contraignant pour la jeune maman me direz vous. Certes. Le meurtre légal c’est plus simple. On considère que la vie qu’on supprime n’en valait pas la peine, que la nôtre est quand même bien plus importante. Que l’être humain qui avait commencé à se développer n’avait pas assez d’humanité pour valoir le sacrifice de le mettre au monde et lui donner sa chance. De toutes façons il ne parle pas il ne pourra pas nous le dire. Un peu comme le poisson qu’on pêche et qui n’a pas l’air de souffrir. Ah pardon, lui c’est un animal alors sa vie à de la valeur…
Bonne soirée.

Corandco 14 juillet 2016 at 21 h 47 min

Comme beaucoup, je me pose des questions sur la façon de consommer juste, propre et équitable (local plutôt que bio cultivé à 800km de chez moi par exemple), j’essaie de réduire mes déchets, mes besoins, mon gaspillage. J’ai grandi en partie à la campagne, où le rapport avec les animaux de la ferme était bienveillant pendant leur vie, et lucide et conscient sur le fait que ces mêmes animaux qui nous attendrissaient et que nous cajolions, finiraient un jour dans notre assiette, et que nous leur en serions reconnaissants.
Aujourd’hui, je continue à ne manger autant que possible que de la viande d’animaux que je “connais”, en quelque sorte. Mais chaque fois que je me promène à la campagne, que je vois des troupeaux de moutons sur l’estive, des vaches à l’alpage en montagne, des poules en liberté sur les routes des villages, je me demande à quoi ressembleraient ces mêmes paysages sans animaux. Car écidemment si nous cessions sérieusement de les manger, je ne vois pas qui continuerait à élever ces races de vaches aubrac, gasconne, les Tarines, les Abondances, ces porcs noirs de Bigorre, ces chèvres de tout poil, pintades, poules, canards, oies, dindes, dindons, moutons à lait, à viande, à laine, etc, etc. Toutes ces espèces dont on programmerait donc l’extinction.
Ça ne me donne pas de réponse, juste davantage de questions !

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olivier 21 juillet 2016 at 9 h 55 min

J’ai lu ton article et personnelement j’aimerai manger du chien voir quel est le gout de ce dernier? Est ce que ca fait de moi un monstre?
Je suis d’accord avec ton article, et j’aime trop le bacon et encore plus le saucisson. J’espere qu’un jour on sera tous ouvert d’esprit et qu’on pourrait manger tous de la viande !!!!!

Bonne journee

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Nadine Pagliani 21 juillet 2016 at 22 h 43 min

S’il vous plaît, passez votre chemin et laissez en paix les hommes de bonne volonté.

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Yves Martinet 26 juillet 2016 at 11 h 21 min

Bien d’accord avec vous,il y a dix ans,faute d’éducation,je mangeais mes amis animaux.
Je pensais,que jamais,je ne pourrai vivre sans viande.
Puis,j’ai récupérer deux truies de ferme(j’aimai déja les animaux,mais était inconscient),elles ont interpellé ma conscience,rapidement, je n’ai plus mangé de viande.Elle sont morte maintenant,je les vénère spirituellement.
Un jour j’ai vu, dans un pré,une vache qui ne pouvait plus se lever,laissée à elle meme,broutant le périmètre qui lui était accessible,je lui ai apporté des pissenlits et des herbes tendre du printemps,pendant plusieurs jours,puis,un matin,elle avait disparu,vers je ne sait quel congélateur.Je lui avait promit de ne plus jamais manger de veau,et de ce fait ne boit plus de lait ou de produit dérivés.
Je permet encore à mon effroyable carcasse les oeufs bios,à mon grand desarroi!
Je pense que le végétarisme,et encore mieux le véganisme sont les solutions pour la sérénité de ce monde
(souffrance de nos chers amis animaux,famine des défavorisés,pollution en tous genres et bien etre aux fonds de nos ames)
Si l’on se souci de sa santé(secondaire pour moi),de la planète,du bien vivre des espèces(primordial pour moi),de l’harmonie qui pourrait faire de ce monde;,un paradis.Ne serait il pas bien de suivre cette piste, dont je viens de débroussailler l’entrée,avec l’aide de tant d’ autres,déja?

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Filipon 8 août 2016 at 12 h 17 min

Superbe article. En revanche, vous oubliez un point: il est très difficile en général de modifier ses habitudes alimentaires lorsqu’on a été conditionné à un goût et/ou à un aliment particulier. Difficile d’arrêter de boire des colas quand on y a gouté dès le plus jeune âge, difficile de se passer de charcuterie de la même façon. Voyez les gens qui cherchent à faire des régimes, à se passer de pizzas et de viennoiseries ou de chips et autres produits salés qui sont fabriqués de façon à nous conditionner à tels goûts afin de racheter le produit malgré toute la conscience qu’on pourra en avoir de la nocivité de ce dernier ! En revanche, si nous parvenions à ce monde idéal de l’être humain qui n’élèverait plus un seul animal dans un but de consommation, que proposeriez-vous de donner à manger à vos animaux domestiques ? Mes chiens raffolent de la viande, et du poisson tout autant. Toutes les croquettes et pâtés pour chats et chiens en contiennent. Je n’ai jamais vu d’aliments végétariens pour animaux domestiques sur le marché. Les animaux aussi sont instinctivement “attirés” par la “viande” il faut bien le reconnaitre. Quelle solution alors ? Que donner à manger aux lions et autres animaux carnivores ? Tout un débat.

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BARDAJI 8 août 2016 at 12 h 20 min

Comme j’aimerais qu’on en soit à ce poser ce genre de question !

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Jean 8 août 2016 at 14 h 52 min

C’est pas si compliqué, il suffit de vouloir !
Après plusieurs décennies de mode carnivore, j’ai décidé en une journée (il y a 5 semaines) de devenir végétaLien. J’ai ouvert le frigo et le congélo, fais le tri et donné tout ce qui ne me convenait pas à mon beau frère.
Je ne mange plus la même chose mais en se renseignant tu arrives à te nourrir avec d’autres bonnes choses (je ne cherche pas à remplacer, mais bien à changer)
Après j’ai peut être des facilités vu que je n’ai jamais eu plaisir à manger, je mange pour me nourrir (faut quand même que ça ait du gout).
L’envie de viande / lait / fromage n’est pas présente, par contre ce qui est compliqué, je l’avoue, c’est de trouver de la nourriture en dehors de chez soi, quand tu vas dans un restau ou à la cantine de l’entreprise c’est salade de carottes, betteraves ou tomates tous les jours, et quand tu demandes juste une assiette de riz on te fait les grands yeux. Chacun mange ce qu’il veut (je ne juge pas ceux qui aiment manger la viande en toute conscience) par contre c’est pas top qu’on ne te propose pas d’alternative, bien entendu pour 3 ou 4% de minorité, je comprends qu’on ne se foule pas, et du coup j’aurais plus tendance à céder sur la “pression sociale” d’être normal ou la facilité à être un mouton comme tous les autres du troupeau (avant d’être amené à l’abattoir). Du coup je me sens un peu pris en otage et me prépare de plus en plus de quoi manger, que je mange sur un banc d’un parc à écouter les oiseaux … on verra ce que je vais trouver en hiver !

Pour répondre à ta question, ou plutôt ne pas y répondre :
pourquoi faut-il toujours que l’homme manipule et façonne la planète entière ? Ou sur ta question, pourquoi c’est à l’homme de nourrir le lion avec un steak ? Le lion dans son élément naturel se nourrit tout seul, le chat aussi par instinct et envie chasse la souris, les oiseaux, les insectes… il n’a pas besoin de toi pour vivre !
pour moi il faut respecter la nature des choses, et être végétalien en fait partie. Le chat s’excite devant une souris, il en a envie et s’en régale, il est “fait” pour manger de la viande et donc je ne vais pas le dénaturer à lui donner autre chose, d’ailleurs l’homme donne(ait) de la viande aux vaches et ça a donné la maladie de la vache folle.
Moi en tant qu’être humain, je n’ai jamais salivé devant un cochon, une vache ou une poule, et même sur la viande préparée je rajoute des épices pour la rendre gouteuse, et c’est là que je salive par habitude. Mais je salive bien devant une pomme / banane / tomate / fraise que je mange tel quel, en écoutant (vraiment) mon corps, ce dernier me dit ce dont j’ai besoin et pour quoi je suis fait.

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lesjoliestulipes 9 août 2016 at 13 h 23 min

Merci pour cet article et surtout merci pour les animaux !
J’ai écrit un article sur tous mes conseils pour devenir végane et le rester : j’y rassemble références, arguments et surtout des conseils. Le but, c’est qu’il parle à tout le monde et qu’il soit accessible 🙂 N’hésite pas à partager, il faut qu’un maximum de personnes soient touchées !
http://www.lesjoliestulipes.com/vege/comment-devenir-vegane-en-5-conseils/

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Christelle N'DRI 17 août 2016 at 18 h 08 min

Bonjour,

J’ai beaucoup de mal à comprendre ce rejet total de la viande et tout ce qui y est lié (miel, utilisation non-tolérée des chiens guide pour aveugles…). D’un côté, j’ai des allergies alimentaires alors voir des personnes se détourner d’une source de nourriture sans souci médical c’est juste incompréhensible pour moi et de l’autre j’ai une triple culture ( je suis née en France mais ma famille est métissée : Afrique, d’Inde et Chine) les animaux domestiques, c’est assez récent pour certains pays dont ceux de mes parents et ceux qui sont considérés comme domestiques en Europe ne le sont pas forcément ailleurs. De plus, la viande c’est pas tous les jours qu’on en mange ou pas comme en Europe et ils y sont traités différemment. Quand j’ai dit à ma grand-mère que je mangeais du bœuf en France, elle me disait qu’elle en mangeait jamais car trop cher ! Je continue mes recherches car une question me taraude : si nous ne sommes pas fait pour être omnivores, pourquoi peu de peuples sont végétariens ou végétaliens ?

Au moins cet article m’aide à appréhender un peu mieux ce mouvement et dialoguer surtout et ton blog me fait essayer de nouvelles choses comme le beurre de coco, une vraie tuerie ! Merci.

Répondre
Christelle 17 août 2016 at 18 h 11 min

(coucou y’a un doublon, si tu peux enlever mon 1er com, merci)

Bonjour,

J’ai beaucoup de mal à comprendre ce rejet total de la viande et tout ce qui y est lié (miel, utilisation non-tolérée des chiens guide pour aveugles…). D’un côté, j’ai des allergies alimentaires alors voir des personnes se détourner d’une source de nourriture sans souci médical c’est juste incompréhensible pour moi et de l’autre j’ai une triple culture ( je suis née en France mais ma famille est métissée : Afrique, d’Inde et Chine) les animaux domestiques, c’est assez récent pour certains pays dont ceux de mes parents et ceux qui sont considérés comme domestiques en Europe ne le sont pas forcément ailleurs. De plus, la viande c’est pas tous les jours qu’on en mange ou pas comme en Europe et ils y sont traités différemment. Quand j’ai dit à ma grand-mère que je mangeais du bœuf en France, elle me disait qu’elle en mangeait jamais car trop cher ! Je continue mes recherches car une question me taraude : si nous ne sommes pas fait pour être omnivores, pourquoi peu de peuples sont végétariens ou végétaliens ?

Au moins cet article m’aide à appréhender un peu mieux ce mouvement et dialoguer surtout et ton blog me fait essayer de nouvelles choses comme le beurre de coco, une vraie tuerie ! Merci.

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stéphanie 21 août 2016 at 18 h 54 min

Bonsoir,
Je suis donc un être très cruel.
Je mange un peu de viande, certes bien élevée, mais abattue comment ? Je ne le sais pas.
Je mange du poisson, uniquement sauvage, ou provenant d’un élevage local et je sais comment on les traite.
J’ai 2 chiens de chasse (qui ont peur des coups de fusils), et que je suis allée récupérer à la SPA et bien que cela puisse déplaire à certains, ou certaines, il s’agit de 2 chiens qui étaient enfermés dans une cage depuis plus d’un an et qui avait droit à 1/2 heure de sortie hebdomadaire. Alors oui , ils sont “à moi”, forcément c’est moi qui les nourrit, les caresse, les promène, et ils n’ont pas vraiment l’air malheureux, surtout quand on les amène en ballade à la mer ou à la montagne !!!!

Je peux entendre le fait d’être “végan” mais je trouve le végétarisme une belle hypocrisie. Pourquoi ne pas aussi s’offusquer devant l’élevage de poissons ou de crustacés, devant la barbarie de ces pêches avec chalutiers qui déciment les fonds marins, les homards ou les langoustes cuits vivants. Les oeufs, sont des ovules de poules, qui deviendront des poussins……

Donc, je resterai un être cruel en continuant à manger un peu de viande, du poisson et des oeufs, et en gardant mes chiens pour leur offrir une belle vie faite de câlins, de promenades et de jeux.

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Alexandra 24 août 2016 at 15 h 24 min

Euh les végétariens ne mangent pas de poissons… Ils ne mangent pas d’animaux morts et aux dernières nouvelles les fruits de mer et autres mollusques sont des êtres vivants.

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RL31 29 septembre 2016 at 15 h 28 min

Les végétariens ne mangent pas de poisson, les flexitariens peuvent le faire en revanche.

Quand aux oeufs qui deviendront poussins… Renseigne-toi, ils ne le deviennent que lorsqu’ils sont fécondés, si tu trouves un poulailler de poules pondeuses sans coq et dont l’élevage est respectueux, ce n’est pas dramatique de manger les oeufs…

Au passage, je trouve ton jugement extrêmement dur et taxer d’hypocrite les personnes qui modifient leur comportement (ce que tu ne fais pas) avec pour visée une amélioration de la condition animale c’est quand même remarquable.

Et personne n’a dit que tu étais cruelle !

Merci Antigone XXI pour cet article de très grande qualité que je vais m’empresser de partager!

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