Faut-il être parfait·e pour être engagé·e ?

13 mars 2014

Récemment, j’ai poussé un petit coup de gueule sur ma page perso Facebook. Si ce cri du cœur partait plutôt d’un agacement passager, façon goutte d’eau qui fait déborder le vase, il n’en était pas moins motivé par une remarque récurrente : la faille.

 

Tu te dis écolo, mais tu utilises de l’huile de coco : c’est pas local

Tu te dis vg, mais tu manges chez des gens qui ont de la viande dans leur frigo

Tu te dis accessible, mais tu utilises des ingrédients qu’on ne trouve qu’en bio

Tu te dis éthique, mais je suis sûr que tu as des habits Made in China

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Autrement dit, il semble qu’il y ait partout des gens pour chercher la faille, souligner l’inconséquence, dénoncer ce manque apparent de cohérence. D’où ma question :*

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Pour être engagé, faut-il être parfait ?

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Engagement parfait - Antigone XXI

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Le procès en perfection

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S’il y a une chose que j’ai pu remarquer au cours de ma (encore) brève carrière de blogueuse, c’est que les remarques les plus acerbes ne viennent pas tant des personnes dont les idéaux diffèrent grandement des nôtres, mais bien de celles qui partagent ces idéaux. A savoir, les remarques qui m’ont été adressées n’ont que rarement émané de militants de la barbaque (de leur part, j’en ai eu d’autres…) ou de partisans farouches de Monsanto. Non, la plupart de ces critiques sont provenues de végétariens, écolos, décroissants… bref, des personnes dont les intérêts sont proches des miens et avec lesquels je devrais en théorie m’entendre.

Après avoir essuyé quelques ‘mais tu manges des dattes, c’est pas local !’ ou ‘tu as pensé aux petits enfants qui sont exploités dans les plantations de cacao ?’, j’ai commencé par me justifier. Le traditionnel : oui, mais je mange à 90% local sinon, tout vient de ma région et on va même chercher nos légumes à vélos tous les dimanches, et puis, sinon, je fais attention, je boycotte l’huile de palme, mon agar-agar est français, j’aime aussi beaucoup les pruneaux, je n’ai pas de voiture, pas de téléphone intelligent non plus, je n’ai pas pris l’avion depuis des années, je n’achète presque rien de neuf, je choisis toujours équitable et transporté par bateau, et bla et bla et bla…

Même si tout cela est vrai, il est anormal de devoir se justifier à une telle régularité. Et je sais bien que je ne suis pas la seule ici : beaucoup de personnes que je connais, a fortiori des blogueurs dont la prise de parole est publique, ont subi les mêmes attaques. Il suffit parfois de peu de choses : une noix exotique, un fruit hors-saison, des couverts jetables, un coca, de la margarine, etc. Tant de choses qui apparaissent au détour d’un article, d’une recette, d’une photo ou d’un statut Facebook, et qui, si elles ne sont certainement pas représentatives du mode de vie global de la personne incriminée, n’en constituent pas moins les preuves accablantes de sa culpabilité.

Devant ce type de réaction, je me suis d’abord sentie jugée, coupable, fautive. J’ai eu envie de tout laisser tomber. J’ai également été agacée et ai pensé : ‘Que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre !’. Et puis, je me suis surtout interrogée : pourquoi vient-on chercher la petite bête chez une personne qui, globalement, essaie de mettre en application des idéaux louables, plutôt que chez une autre qui reste complètement insensible aux arguments environnementaux, végétariens ou décroissants ?

Pourquoi s’auto-attaquer ? 

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Engagement parfait - Antigone XXI

La datte, objet de tous les crimes*

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Le deuil de l’idéal

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Le problème d’un idéal, c’est qu’il est, par définition, idéal.

A savoir, il s’agit d’un modèle de perfection qui n’existe pas réellement. Un idéal n’existe que dans notre esprit, et non dans le réel. Par exemple, pour un végane, l’idéal, c’est que plus personne ne mange ni n’exploite d’animaux et que ceux-ci soient entièrement libres. Pour un locavore, c’est qu’on ne consomme strictement que des produits issus d’un rayon de 100 à 250 km. Pour un écolo convaincu, cela peut être de n’avoir aucun impact environnemental. Chacune de ces personnes ne peut prétendre pouvoir atteindre, mais seulement tendre vers ce but.

La poursuite d’idéaux pose deux problèmes principaux :

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• Prendre son idéal pour la réalité 

D’abord, parce qu’on tend à confondre idéal et réalité et que, par là-même, on se met à poursuivre des buts non-atteignables, des buts de convention. Par exemple, une personne va se fixer de n’avoir aucun impact environnemental. On l’a vu, même Colin Beavan a reconnu dès le début que ce ‘zéro impact’ était un idéal, et donc, inatteignable. Bien vite, il est confronté à un certain nombre de dilemmes : mais comment alimenter son blog ? son ordinateur ? faut-il faire plaisir à son entourage, même si cela implique un coût environnemental ?  faut-il continuer à faire la lessive à la main pendant des heures ou bien accepter la machine à laver ?

Dans son livre Zéro Déchet, Béa Johnson réfléchit également avec recul à cet idéal. Elle raconte qu’au départ, passionnée de vrac, elle était capable de faire des kilomètres en  voiture pour trouver un magasin bio qui proposait du vrac – sans se rendre compte de l’impact de sa consommation d’essence sur l’environnement… Ou bien, avec un peu moins de recul, elle explique comment éviter l’utilisation abusive de papier… qu’elle remplace de bon gré par le numérique. Et là, contradiction : le numérique a un coût énergétique, lui aussi, et il n’est pas sûr qu’il soit moins important que celui du papier.

Donc, si l’on veut n’avoir aucun impact, il ne suffit pas de consommer local, manger végétarien, ne plus utiliser d’électricité ni de papier, se couper du reste de la société… Le seul moyen est de ne plus exister. Là, c’est sûr, on arrive à ne pas avoir d’impact… Bien sûr, si l’on décide de rester en vie et que l’on se soucie de l’environnement, alors on va tenter plutôt de minimiser son impact.

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• Des idéaux en opposition

Second problème : nos idéaux peuvent entrer en contradiction.

Plusieurs fois, on m’a demandé : mais pourquoi ne pas utiliser des œufs pondus dans ma région plutôt que de la farine de pois chiche ou du tofu venu de l’autre bout du pays ou du continent ? A chaque fois, j’ai montré ce tableau et expliqué que le coût environnemental immédiat visible ne reflète pas toujours le coût réel

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A savoir, il semble plus aggravant pour l’effet de serre de manger un œuf produit à 50 km de chez soi plutôt que de consommer de la farine de pois chiche venue du Sud de la France ou d’Espagne. Ceci s’explique par les coûts indirects de cette consommation : pour produire un œuf, il faut une poule, qu’il faut nourrir, abreuver, transporter (ponte et abattoir), etc., comme on peut en juger par les deux autres tableaux de mon article, ceci a un impact environnemental lourd.

J’ai d’ailleurs souvent envie de rétorquer à ceux qui me reprochent de consommer des produits non-locaux : mais savez-vous que votre savon de Marseille vient d’Indonésie ? que votre sarrasin vient de Chine ? vos amandes de Turquie ? et ne parlons pas de votre iPhone : conçu aux Etats-Unis, extrait en Afrique, construit au Japon, à Taïwan ou Singapour, assemblé en Chine et ensuite seulement expédié en France ?..

Pourtant, l’idée ici n’est pas de juger s’il vaut mieux être végane ou locavore. Le mieux, bien sûr, et si ce sont là nos idéaux, c’est d’essayer d’être les deux, mais surtout de reconnaître que, dans la pratique, il existe des limites à nos actions.

Il en est de même au sujet, plus général, de l’engagement : certes, avoir un ordinateur, utiliser internet, tenir un blog, faire circuler des liens a un coût énergétique non-négligeable, mais, d’une part, ces actions permettent d’informer et de sensibiliser d’autres personnes, chez qui la prise de conscience pourra être suivie d’effets qui l’emporteront dans la balance des effets positifs/négatifs. D’autre part, on peut minimiser ce coût, en faisant réparer son ordinateur quand il est cassé plutôt que d’en acheter un autre, ou en cliquant intelligemment grâce à des moteurs de recherche plus éco-friendly que Google… ce qui veut donc dire que, si nos différents idéaux, en apparence cohérents, peuvent s’opposer dans la pratique, et bien, à nous de choisir nos priorités sans être jugés.

Ceci ne veut pas dire, bien sûr, qu’il ne faut pas avoir d’idéal : je suis moi-même une grande idéaliste, mais j’essaie d’être raisonnable dans mon jugement d’autrui.

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Engagement parfait - Antigone XXI

Au bûcher, le cacao !

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La communauté d’auto-surveillance

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J’ai souvent l’impression, de par ce type de remarques, d’être constamment surveillée. Un peu comme le Panopticon de Bentham, vous savez, une prison conçue de telle sorte à ce que les prisonniers soient sans cesse susceptibles d’être observés sans le savoir : l’idée est de créer un sentiment d’omniscience invisible, de sorte que les détenus s’auto-contrôlent eux-mêmes. Et bien, moi, c’est pareil et je vous jure, ce n’est pas très drôle de se sentir mal de manger une banane chez soi…

Je pense que ce regard de contrôle qu’on retrouve souvent dans le milieu vg, vert & décroissant est nuisible et néfaste à son image. Il naît d’une attitude de comparaison permanente : comme mes idéaux sont, justement, des idéaux et ne sont, par définition, pas atteignables, je regarde les choix et priorités d’autrui et les compare aux miens. Que faire pour remplacer le beurre ? Untel opte pour la margarine, oui, mais moi je ne veux pas d’huile de palme… Unetelle choisit l’huile de coco, mais ça vient de loin… alors moi, je prendrai la purée d’amande, et j’ai raison, c’est le meilleur choix, les autres ont tort. Evidemment, la comparaison n’est pas neutre et elle mène au dénigrement d’autrui, même si – et, à dire vrai, surtout si – il se bat pour la même cause que moi.

Ce jugement sur autrui est partagé publiquement. Et avec qui va-t-il être partagé ? Avec quelqu’un qui n’en a que faire de l’environnement et des animaux ? Non, bien sûr : directement avec la personne concernée car elle est, bien sûr, plus réceptive à ce type de question que d’autres. Donc, plutôt que de faire un reproche à quelqu’un dont les actions vont totalement à l’encontre de nos idéaux (allez, une blogueuse mode qui achète des fringues H&M à tout bout de champ, ou bien un cuisinier fan de boucherie), on va l’exprimer auprès d’une personne qui essaie déjà d’œuvrer dans cette direction. C’est ainsi que le végane va pointer du doigt le végétarien, que le décroissant va dénoncer le soi-disant ‘écolo’, etc.

Quel effet cela aura-t-il ? La personne a de fortes chances de se braquer et de dire : ‘bon, et bien, si c’est comme ça, je jette l’éponge !’. Bingo.

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Engagement parfait - Antigone XXI

Vile huile de coco

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Nobody’s perfect

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Que les choses soient claires : le propos de ce billet n’est en aucun cas de soutenir que, les idéaux étant inatteignables, mieux vaut les abandonner illico, et, par là-même, de discréditer ceux qui, par leurs actions quotidiennes, essaient de poursuivre des idéaux. Ce billet a juste pour but d’appeler à la compréhension. Parce que nous n’avons pas toujours défendu ces idéaux, parce qu’il a fallu parfois des personnes patientes pour nous ouvrir les yeux, parce que nous avons aussi des failles et des incohérences, bref, parce qu’aucun de nous n’est parfait, nous n’avons pas le droit de distribuer des bons et des mauvais points autour de nous.

Ainsi, je comprends par exemple tout à fait une personne qui me dit : ‘Chez moi, je ne mange plus de viande, mais à l’extérieur, c’est difficile…’ ou bien ‘J’ai peur de froisser les gens chez qui je suis invité si je refuse tout ce qu’ils me proposent…’ L’idée n’est pas de devenir des asociaux et je pense qu’il est légitime de reconnaître les limites posées par une certaine résistance extérieure. A savoir : malgré nous, nous n’agissons pas toujours dans le respect de nos idéaux. Je vais accepter de monter dans une voiture qui ne m’appartient pas et dont les fauteuils sont en cuir, même si je m’oppose à l’industrie du cuir. Je vais accepter un repas au cours duquel les personnes qui me reçoivent mangent des animaux, même si je suis végétarienne. Je vais accepter de boire un thé en sachet lorsque je suis invitée même si je préfère le vrac. Je vais accepter que mon marchand m’offre un fruit exotique qu’il aurait par défaut jeté, même si je suis locavore.

Bref, nous ne sommes pas dans le meilleur des mondes et certaines actions peuvent être entravées par un environnement indépendant de notre volonté. Et jamais je ne jugerai quelqu’un qui me dit qu’il fait de son mieux mais qu’il ne parvient pas à vérifier toutes les étiquettes des produits qu’il achète, qu’il accepte de manger l’omelette de sa grand-maman pour ne pas la peiner ou qu’il ne peut acheter en vrac car il n’en trouve pas autour de lui (mon cas ! l’Allemagne n’aime pas le vrac !).

Je reconnais donc que chacun est libre de choisir ses priorités, tant que ces choix sont en accord avec sa conscience. Il n’est pas de mon droit de venir faire la police du locavore parfait, du végétarien parfait, de l’écolo parfait, et je propose que toute personne qui tente de faire ce travail de contrôle se voit attribuer une palme (comme celle du végane parfait, chère à mon cœur).

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Engagement parfait - Antigone XXI

To banane or not banane ? That is the question…

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Il n’y a pas de petits pas

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Pour conclure ce long billet, je finirai par une discussion que j’ai eue récemment avec une amie. Elle qui n’est pas végane mais qui se passe volontiers de viande, et qui n’est pas pure écolo, mais qui achète souvent bio, me disait parfois ne pas oser entreprendre certaines actions (vg, vertes ou décroissantes), tant elles lui semblaient dérisoires en comparaison de tout ce qu’elle faisait par ailleurs qui allait à l’encontre de ces idéaux. Du coup, à quoi bon faire des efforts si l’on sait que tout est détruit à côté ?

Et c’est vrai, parfois, j’ai la même impression quand je vais, par exemple, au supermarché (j’avoue, ce n’est pas très fréquent) : je vois les caddies des autres consommateurs et je déprime… Toute cette viande, tous ces emballages, tout ce plastique, tous ces produits de m… A quoi servent mes sacs en papier, mon végétalisme, mon fait-maison sinon à être engloutis par les actions inverses de la grande majorité ?

Et bien, même si cela paraît dérisoire, même si nos actions sont parfois contradictoires, même si nous sommes loin d’être des modèles de cohérence, chaque petit pas compte pourtant. La fable du colibri est tant reprise dans le milieu décroissant qu’il fait presque ‘cliché’ de la convoquer, mais tant pis : pour moi, ce colibri, ces gouttes d’eau, c’est vital. Parce que, oui, c’est vrai, nous sommes tous des colibris et, si chacune de nos actions peut paraître dérisoire, mises bout à bout, celles-ci font le monde de demain.

Aucune révolution ne s’est faite par un peuple dans son entier, aucune grande loi n’a été votée par un milieu politique à l’unisson, aucune action de résistance n’a été lancée par une majorité. Chacune est née de l’action de quelques individus, d’un petit nombre de voix, de tout petits pas. Et pourtant, ces gouttes d’eau ne se sont pas taries : elles ont abouti. Alors, ne baissons pas les bras. Il n’y a pas de petit pas, pas de petites actions, et tant pis si nous ne sommes pas cohérents à 100% et que 10% de nos gestes jouent les trublions : je sais au moins que les 90% restants, eux, vont dans la bonne direction.

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Engagement parfait - Antigone XXI

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Alors voilà, ce texte paraîtra peut-être un aveu de faiblesse pour certains, mais j’espère que pour d’autre, il sera le petit élan qui leur permettra de se dire : ‘Quoi que je fasse, je suis en droit de le faire et je ne serai pas jugé’.

J’avoue, je ne suis pas une sainte et, moi aussi, je me suis dit parfois : ‘c’est bien gentil de te dire écolo, mais tu n’es pas entrain d’acheter un sandwich tout emballé ?’ ou bien ‘tu sais, avant de sermonner tout le monde sur le robinet qui coule et l’ampoule restée allumée, vas-y un peu mollo sur la viande, c’est la moindre des choses’. J’ai porté des jugements sur ce que je perçois comme des incohérences de la part d’autrui. Mais, à moins d’être attaquée à ce sujet, je ne me suis jamais permis de faire ces remarques ouvertement.

Certes, les grandes déclarations de flexitarisme font parfois un peu grincer des dents les véganes par éthique (dont je fais partie), mais, soyons également parfois un peu pragmatiques : c’est déjà une bonne chose que des gens décident de moins manger de viande. Quand on est très absolu (comme moi), il faut parfois prendre un peu sur soi, mais soyons à la fois indulgents et respectueux des autres. Ce n’est pas à nous de juger de leurs incohérences : aidons-les, encourageons-les, guidons-les au mieux, mais ne détruisons pas les bonnes volontés en nous attaquant mutuellement. Soyons unis.

Je reconnais moi-même bien volontiers ne pas être parfaite. J’essaie de faire de mon mieux, selon ce qui est en ma capacité et selon les choix que j’ai faits. J’aimerais juste que personne ne vienne saper ce que j’entreprends, quand bien même cela paraîtrait bien peu à ses yeux. Ne nous trompons pas d’ennemi.

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514 commentaires
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514 commentaires

cosmechics 23 mars 2014 at 0 h 33 min

Ton billet est au top 🙂 Moi je suis un colibri qui n’aime pas les bananes donc je suis sauvée !
J’aime beaucoup ta plume et je comprends ton coup de gueule. Cela dit l’Homme est rempli de contradictions c’est dans sa nature d’être insatisfait…
Personnellement je ne suis ni Vegane, ni particulièrement écolo. A vrai dire je cherche surtout à prendre soin de moi et de mes proches en diminuant un peu notre empoisonnement aux produits crasseux du commerce. J’aime l’idée de savoir ce que j’utilise et j’avoue que j’aimerais pouvoir tout réaliser moi même de A à Z car le fait de m’en remettre à des boutiques pour acheter mes produits me provoque déjà de grosses crises de questions et d’angoisse sur la réelle provenance et contenance ( Oui oui je suis une adepte du complot, c’est héréditaire ces choses là… !)
En tout cas merci pour cet article qui nous rappelle que, finalement, on se pose tous ces questions et on culpabilise tous ( je parle bien sur des gens qui se sentent concernés un minimum par la préservation de notre capital futur) de ne pas pouvoir avoir un plus gros impact !

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You 23 mars 2014 at 7 h 53 min

C’était d’un chiant à lire !

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Antigone XXI 23 mars 2014 at 8 h 07 min

Bah, je ne comprends pas trop pourquoi tu l’as lu alors…
Je crois qu’on appelle ça du masochisme.

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Cathy 23 mars 2014 at 10 h 42 min

Très bel article ! Il faut du courage pour oser dire ce que qu’on pense, oser être différent… J’en ai marre de cette mode de culpabilisation, quoiqu’on fasse on a tort ! Je trouve beaucoup plus utile de chercher des moyens de faire mieux plutôt que d’insulter les gens qui font différemment. J’ai dû arrêter d’être végé pour des raisons de santé, je compte pas les insultes de végés bornés qui croient que si on mange du riz et des lentilles on est forcément en super bonne santé… chacun a un métabolisme différent, c’est comme ça, on choisi pas, par contre on a le droit de ne pas être jugé et de chercher à faire au mieux avec les contraintes qu’on a.

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Diane Schneider 23 mars 2014 at 11 h 08 min

Salut,

Je ne connaissais pas ton blog mais j’ai adoré cet article. Si ce message de tolérance pouvait être largement diffusé et fasse un peu changer les mentalités des cercles trop fermés… Ma soeur était végétarienne et s’est éloigné de ses gens à cause de leur intolérance… En tout cas sache qu’au quotidien même les gens “normaux” jugent les personnes qui essaient d’être écolo, d’acheter bio ou de ne pas manger de viande. Ca ne me démoralise pas car je sais que ce que je fais est bien :).

Je vais jeter un oeil plus en détail sur ton blog.

Merci encore et à bientôt

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Sboudinette 23 mars 2014 at 19 h 05 min

Moi j ai simplement envie de te dire MERCI et BRAVO. Gardons toutes en mémoire que Rome ne s est pas faite en 1 jour, il n est jamais trop tard pour bien faire. Chaque petit pas est un pas gagnant. Je ne suis ni veg, ni ecolo, ni locavore …. Mais j essaie d être meilleur aujourd’hui qu hier et ton blog m inspire. Aujourd’hui j’ai fabriqué mes cotons de démaquillage! Toute seule… Et sans toi, je n y aurai pas pense! Et j’ai commencé par nettoyer ma brosse à cheveux…
Alors bravo et merci de nous inspirer.
Sboudinette

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Jessica Eagle 25 mars 2014 at 0 h 52 min

Bravo Ophélie pour cet article hyper fantastique, intéressant et “terre à terre”. En effet, il n’y a personne de parfait. L’important est de faire de son mieux, être ouvert d’esprit et qui sommes nous pour juger qui que ce soit ?! Vraiment, les jugements gratuits ainsi, ça me répugne…aussi intense que ça. Comme tu le dis si bien, encourageons les petits avancements, aussi petits soit-il. Petit train va loin et c’est avec des petits gestes au quotidien qu’on atteindra un monde meilleur !!!

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BRUNELLE SYLVAIN 25 mars 2014 at 9 h 19 min

Bravo pour ce billet ! Je trouve que ce billet est empreint de beaucoup de modestie, d’humilité et d’une grande intelligence du bien vivre ensemble. C’est ce qu’on appelle mettre un peu d’eau dans son vin. On gagne rarement à faire passer une idée par la force et ne perdant jamais de vue que l’important c’est d’être heureux, de savoir qu’elle planète, on laisse à nos enfants d’essayer de respecter toute vie sur terre ( ça passe par le respect de nos congénères humains non ?) Trouver un équilibre d’échange équitable en s’inspirant de la nature. Le concept de Permaculture met ça en avant, et j’aime cette approche.

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mamapasta 25 mars 2014 at 20 h 26 min

comme j’ai la chance d’être dans une région ou le sarrasin, le soja,les pois chiches, le quinoa, les haricots rouges blancs noirs poussent…..je suis facilement locavore……sauf que j’aime le thé et le café et les bananes….alors je comprends très bien qu’on ne peut pas être parfait…Et je rajouterai même que prétendre essayer de l’être tient de la vantardise….ça fait un bout de temps que je me fiche éperdument de ce que pensent de moi les autres….Je fais de mon mieux en fonction de mes moyens, point barre…la vie n’est pas un concours pour accéder au piédestal céleste….

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Antigone XXI 25 mars 2014 at 20 h 28 min

Oh, tu as de la chance d’être dans une région pareille ! Dans le sud de l’Allemagne, nous avons aussi beaucoup de cultures différentes : soja, épeautre… et le sarrasin n’est pas loin.
Mais oui, j’aime les bananes aussi ! 😉

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Pivoine 26 mars 2014 at 18 h 28 min

Ophélie, à mes yeux tu es parfaite !!!!! =) Et il y a des ayatollas partout…Ce milieu des vegans écolos, j’avoue que je ne le connais pas du tout !
Je ne suis ni vegan, ni végétarienne, ni même complètement locavore, je ne mange pas que du bio non plus, j’utilise du shampoing…mais je viens sur ce blog pour puiser des idées, m’améliorer, tout doucement…et ton blog m’est très utile même si je ne cadre pas avec la lectrice-type de ce blog. Et s’il me plaît c’est bien aussi parce que j’y ressens une certaine tolérance.

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Antigone XXI 26 mars 2014 at 18 h 29 min

Oh, merci Pivoine, c’est adorable à toi !
Tes paroles me touchent beaucoup et, rassure-toi… comme il n’y a pas de blogueur idéal, il n’y a pas non plus de lecteur-type ! 😉

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Séverine 27 mars 2014 at 11 h 07 min

J’aime beaucoup ton article (et ton blog), il correspond exactement à ce que je pense. Je ne me définis ni comme végétarienne, ni comme locavore, mais petit à petit je m’améliore dans tous ces domaines, j’essaie de faire tout mon possible pour avoir une vie “éthique”, consommer durable, local, réduire mes déchets.
Mais en même temps, je ne supporterais pas de ne pas avoir le choix.
Sois-en sûre, c’est une attitude ouverte et sans jugement comme la tienne qui donne envie au plus grand nombre de se lancer dans l’aventure (c’est mon cas avec le no-poo, j’ai bien envie d’essayer et pourtant à la base c’était pas gagné).
Et chaque petite goutte est importante, cela se vérifie autour de moi chaque jour :-).
Qui sait, on vivra peut-être un jour dans une société où le seul impact négatif sera d’importer quelques fruits exotiques 😉

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GAlly Yokosuka 28 mars 2014 at 11 h 33 min

Critiquer c’est facile. Et se laisser embarquer par la jalousie aussi. Toi tu sais ce que tu fais, pourquoi tu le fais, et comment tu le fais. Les autres ne sont ni dans ta vie ni dans ta tête, ils n’ont pas à te juger. (et je sais aussi de quoi je parle…)

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Saat Ellite 28 mars 2014 at 14 h 00 min

j’ai découvert ton blog très récemment et je suis juste…fan! Donc, du coup, je te tutoie, ne m’en veux pas, d’autant plus que tu as l’air très sympa. Je suis juste ahurie de lire certains commentaires…
Au regard de toutes tes actions quotidiennes, ton engagement éthique et environnemental me bluffe et m’épate. Moi qui me suis réveillée récemment, et qui commence juste maintenant (c’est tard, oui, mais mieux que jamais). Et c’est là que le bât blesse : plus tu fais de choses, plus tu mets en place des actions importantes dans ton mode de vie, moins c’est satisfaisant. Personne ne vient me prendre la tête si je mange des dates, vu que je ne mange déjà pas bio tout le temps, et que je ne consomme pas que local, et que … en gros, jusqu’à il y a peu, j’avoue, je ne me sentais pas concernée.

Et cette prise de conscience, j’ai décidé d’en faire quelque chose de positif. De voir ce que je changeais en bien plutôt que ce que je n’avais pas encore changé. De me dire “il y a encore des progrès à faire” certes, mais de me féliciter de chaque petit pas. On n’est pas là pour s’autoflageller sur l’autel de la planète ni pour décider lequel d’entre nous sera élu meilleur végan-écolo-boho ou que sais-je. Des plus royalistes que le roi, il y en a et il y en aura toujours. Par ailleurs, des gens qui ne font rien, il en reste aussi une pléthore. Alors, qu’est-ce qu’on fait ? On sensibilise les personnes qui ne se sentent pas concernées ou on lynche celles qui le sont déjà à fond? Quel est l’intérêt, si ce n’est de rendre un mouvement à vocation humaine-humaniste complètement élitiste et pédant?

Je peux te dire que c’est par le biais de personne comme toi que j’ai plus que jamais envie de m’impliquer, et je pense que c’est vraiment le plus important là-dedans.

Saat

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SandrineDd 29 mars 2014 at 20 h 45 min

Bonsoir, merci pour ce excellent article!Je suis omnivore mais limite au minimum ma consommation de viande (vade retro satanas…) et si je vivais seule serais surement vegetarienne! Je m’efforce d’utiliser des produits locaux mais je ne me donne pas mauvaise conscience si j’ai envie de bon chocolat ou de cafe! Si mon budget me le permettai je consommerai essentiellement bio! Il est vrai que je rencontre des gens vege ou vegan et que je trouve extreme dans leur acte mais surtout que je ne trouve pas tres tolerant… Bref pour moi je pense que l’on peut poursuivre son ideal mais qu’en acceptabt de vivre au 21eme siecle avec une vie sociale cet ideal sera surement impossible a atteindre… A moins de vivre dans le fin fond du larzac ou de ne plus etre present!!! Bref merci et bonne soiree

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Le Docteur 31 mars 2014 at 16 h 38 min

Comme quoi rien ne vaut une bonne petite roquette plantée dans son petit coin de jardin le tout protégée par de la lavande pour éloigner gentiment les limaces!

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Elena 1 avril 2014 at 19 h 52 min

Bonjour Ophélie,
J’ai découvert ton blog très récemment grâce à l’article sur le no-poo, et même si j’étais sceptique au début à cause de tous les vegan extrémistes qu’on peut croiser, je me suis laissée porter par les articles et par ton combat. Ton combat est réfléchi, argumenté et plein de bonne volonté, et tu le partages avec beaucoup de cœur, d’intelligence et de douceur tes petits trucs et astuces, et tu m’as définitivement convaincue de m’améliorer ! Je faisais déjà quelques efforts avant, je limitais déjà ma consommation de viande (je n’aime pas tellement ça de toute façon – contrairement au poisson -, ça ne me manque pas), mais ça reste difficile (mon compagnon est un grand carnivore, qui adooore les fast-food et les plats tous prêts, et ne parlons même pas de ma famille, ils ont toujours été de.. bons vivants au sens carnivore, disons !) mais je fais de mon mieux avec mon budget et mes possibilités d’étudiante. Merci de me donner la force et l’inspiration de continuer. Tes recettes sont géniales, très gourmandes !! Et cet article confirme ta finesse d’esprit, très bon de bout en bout. Bref, j’adore et je continuerai à te lire !

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Antigone XXI 1 avril 2014 at 19 h 54 min

Oh, merci beaucoup Elena, ce que tu me dis me touche énormément !
Et je suis vraiment très heureuse que mon blog soit lu au-delà, justement, des cercles végétariens et végans ! 🙂

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Elena 2 avril 2014 at 12 h 17 min

Justement oui, je trouve que ton blog présente un grand intérêt pour des personnes comme moi qui sont déjà sensibles à ce genre de choses mais qui sont mal informées/ne savent pas trop comment s’améliorer, etc. et il gagnerait énormément à être plus diffusés dans ces milieux-là !
Mon self propose des recettes végétariennes tous les jours (certes pas végétaliennes, mais c’est déjà un énorme effort pour un self, et c’est hyper positif, ça montre bien une évolution positive de la pensée de certaines personnes !), et au début je les prenais sans même y penser, par goût, tout simplement parce que je les préfère et que mon corps apprécie beaucoup aussi. Maintenant je sais pourquoi je les adopte, et ça m’encourage encore plus à continuer !
Comme tu dis, on est pas parfaits, mais on s’en fout ! En plus j’aime bien l’idée qu’on apprend et qu’on s’améliore toujours 😉
Continue comme ça ! 🙂

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Palou bobby 4 avril 2014 at 23 h 02 min

j’ai adoré lire ce billet (et certains commentaires;) ! je suis tellement d’accord avec toi !
nous sommes tous imparfaits sous différents aspects…la vie, le temps, les moyens, l’affect nous obligent à revoir certains de nos idéaux et principes… mais on essaie, on s’interroge, on écoute, on regarde, on apprend, on transmet (avec des jolis blogs ;))
si tout le monde en faisait autant …
moi j’accepte et suis fière d’ etre un colibri, une goutte d’eau …
merci Ophélie

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Angélique 7 avril 2014 at 17 h 18 min

j’ai juste l’une des deux de mes citations préférer qui me vient après cette article :

– ” Pour changer le monde, commence par te changer toi même” –
Changer ne veut pas dire parfait, changer veut dire apprendre, comprendre, se poser les bonnes questions, se tromper, faire un pas, reculer de deux, avancer de trois…ect

On est humain pas des dieu omniprésent … Moi même, je suis profondément “atteinte” : insomnie, crise d attaque de panique, crise de larme sans raison apparente, peur panique ect….
Parce que j’ai peur ! peur de tout raté, peur de tuer mes enfants à petits feu à cause de notre vie…

J’ai eu tellement peur et j’ai terriblement culpabilisé quand j’ai compris que manger tout les samedi mon ex plat préférer (frite salade steak ail…) faisait tellement de ravage….. Un rapide calcule sait installer dans ma tête à savoir qu’après 30 années de vie à manger de la viande… Combien d’être vivant j’ai tuer, torturé et fait souffrir …… Alors que je suis là, ridiculement à pleurer toutes les larmes de mon corps parce que j’ai juste peur de gaffé……. Quelle comique ironie malsaine…….

J’ai deux merveilleux enfants et je les éduquerais pour qu’ils n’ont pas à porté ce fardeau qui m’écrase la poitrine. Alors oui des erreurs… j’en ferais encore surement des tonnes…. et des larmes vont couler, encore et encore… Mais moi au moins, j’essaye de faire mieux qu’hier et et moins que demain. Parce que la vie n’est pas faite pour écouter les gens nous enterrer ! la vie est faite pour qu’on comprenne qu’on en a qu’une et qu’il faut avant tout ce respecter et respecté ce cadeau d’être vivant.

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Emmanuelle 7 avril 2014 at 20 h 00 min

Bravo pour cet article! C’est vrai que l’on a pas à se justifier pour nos choix mais ça fait du bien de le faire parfois pour remettre de l’ordre dans la tête des gens : personne n’est parfait et puis on peux tous être des colibris!
Bravo aussi pour ce blog génialissime! (De la part d’une non-vg)

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Emeline 8 avril 2014 at 8 h 18 min

Comme je viens de découvrir ton blog, j’arrive encore après la bataille. Ton article m’a vraiment beaucoup plu. Je ne suis pas végétarienne, je mange très peu de viande mais je n’ai rien contre un steack de temps en temps. Jusqu’à présent le mot vegan me faisait peur, parce que je n’avais en tête que l’image des associations plutôt aggressives que l’on peut parfois voir dans les rues en Allemagne. Et puis il y avait aussi les collègues végétariens qui essayaient de manière peu subtile de me “convertir”. A force de voir des reportages sur les élevages et leur impact sur l’environnement, de lire des articles sur les bienfaits de l’alimentation végétarienne, voire végane, je me suis posé de plus en plus de questions. Ton blog avec son côté pédagogique tout en restant tolérant arrive au bon moment. J’ai envie de tester les laits et les fromages végétaux, de remplacer les oeufs dans mes gâteaux, de manger plus de légumineuses. Si tu avais été intégriste, je n’aurais pas pris le temps de lire autant d’articles et j’aurais toujours mes idées fausses sue l’alimentation végane. On ne peut pas être parfait tout le temps, surtout ne te décourage pas, tu fais bien plus pour ta cause que tous les gens qui te critiquent.

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Une revue d’avril | Le pamplemousse picoté 25 avril 2014 at 18 h 00 min

[…] Faut-il être parfait pour être engagé? (Antigone XXI) […]

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caro 28 avril 2014 at 20 h 40 min

Je suis d’accord avec ce que tu écris, et je déteste vraiment les extrêmes… Bravo pour la tolérance dont tu fais preuve.
un tout mini colibri (qui peut-être deviendra plus grand???)
(Cette fois, j’avoue, je n’ai pas lu tous les commentaires précédents.)

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Lilium 2 mai 2014 at 0 h 59 min

Oh mon dieu… Merci Ophélie, MERCI !

Tu sais quoi ? L’année dernière, ma première année de transition, j’ai craqué après 4 mois. Et c’est exactement à cause de tout ça ! Bien que la pression que j’avais venais plus de moi qu’autre chose, reste-t-il qu’elle était bien présente et que son impact était destructeur. À peine semi-végétarienne, je culpabilisais pour tout et rien ! « Mais le cuir de mes bottes… Mais les poules pondeuses enfermées dans les cages… Les vaches exploités pour leur lait… » Au bout de quelques mois, j’ai craqué, convaincu que tout ça ne servait strictement à rien. Quel intérêt ? Il y a aura toujours des carnivores, des gens polluants, irrespectueux de leur environnement… Profitant de ma faiblesse, mes parents ont recommencés à insister pour que je mange de la viande.

Puis, une fois en appartement, tout se simplifie, car l’idée d’acheter de la viande m’horripile. Je deviens à nouveau semi-végétarienne, avec quelques écarts de conduite par moment, avouons-le. Je reprends du courage et je commence à devenir plus curieuse, j’intègre des groupes facebook, je suis des blogs. Il y a quelques semaines, c’était Pâques, et je me suis surprise à ne même pas vouloir de crabe, un mets traditionnel dans notre région. Et aujourd’hui, grâce à ton blog, grâce à l’atelier végétal tout particulièrement, j’entreprends de devenir végétalienne. Que ça prenne un an, deux ans, trois ans, je sais que c’est possible… et tellement plus facile qu’on ne peut l’imaginer ! Je n’aurais jamais pensé cela envisageable il y a un an. Mais voilà, tu as tout à fait raison : Culpabiliser ne sert à rien, c’est si néfaste ! Les bonnes recettes, le positivisme, la tolérance, envers les autres mais aussi ENVERS SOI, c’est ça qui compte. C’est ça qui m’a rendu où j’en suis. C’est également ce même positivisme qui a encouragé ma mère à intégrer des mets végétariens dans son menu, ma meilleure a amie à tenter l’expérience une fois en appartement, mon colocataire à essayer des recettes végé…

Il y a deux jours, j’ai encore senti du mépris quand j’ai exprimé que d’être végétalienne à la maison était mon prochain objectif à mes amis. « Pourquoi seulement à la maison ? … Quel intérêt si c’est juste à la maison ? … C’est bizarre d’entreprendre ça sans aller jusqu’au bout… » Non… ! C’est mon objectif actuel. Un objectif RÉALISTE par rapport à mes capacités. Réaliste afin de le RÉUSSIR et ne pas échouer encore une fois. Si ce n’est qu’à la maison pour commencer, qu’est-ce que ça change ? C’est ma part des choses. C’est le mieux que je puisse faire pour l’instant, et c’est un sacré bon début pour une fille qui mangeait de la viande il y a 2 ans ! Alors où je serai dans quelques années ? À voir…

Alors à tous les omnivores, les apprentis écolos, les végétariens en devenir, les véganes chevronnés : continuez vos efforts. Surpassez-vous. Pardonnez-vous quand il le faut. Restez patients et déterminez à vous améliorer. On ne cesse jamais de s’améliorer, et n’est-ce pas ce qu’il y a de beau, l’idée de devenir meilleur un peu plus meilleur à chaque jour ? Avoir un mode de vie sain, c’est aussi entretenir des pensées positives.

Et encore merci à toi, Ophélie, de permettre à tous ces gens de devenir meilleur chaque jour. <3

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Jen 2 mai 2014 at 7 h 01 min

Bravo Ophélie, je découvre avec joie ce blog grâce à ton ope concours (très bonne idée!!) j’aime beaucoup cet article car il me parle énormément. Je me suis rendue ‘malade’ dans le passé à force d’essayer de tout bien faire. jusqu’à ne plus rien manger ou presque car je ne trouvais pas toujours du local+organic+éthique donc j’avais perdu l’appétit à cause de toutes mes injonctions intérieures… Merci! (ça va mieux, hein, depuis j’ai compris une chose essentielle : je fais de mon mieux et je ne suis pas parfaite et même, j’ai le droit de ne pas être parfaite!!!) Puisque j’en suis au partage, j’aimerai beaucoup échanger sur ce type de sujets, je me forme en ce moment à un nouveau métier pour justement respecter mon désir de cohérence, sens et joie dans mon quotidien. j’aimerai t’en parler car quand je lis ton blog je me dis que ça t’intéressera, peut être que tu connais déjà 😉

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Laurie 7 mai 2014 at 7 h 02 min

Je découvre ton blog depuis quelques jours et je voulais te dire merci! Merci de dire les choses, de poser les idées que pas mal d’entre nous pensent. Et surtout merci pour cet article. Le respect de soi passe par le respect d’autrui. Respecter notre environnement, les animaux, la planète ne vaut rien si on abandonne une partie de l’humanité. Comment être crédible ensuite?
Je démarre depuis 6 mois dans ce milieu, d’abord par le quasi-abandon du poisson, puis de la viande, la fin des produits transformés. Ensuite par tous les produits d’entretiens (du corps et de l’âme). Pas facile tous les jours, l’important c’est de savoir qui on est, se poser des questions et toujours se remettre en question. Pas besoin de se justifier aux yeux des autres si nous savons pourquoi nous le faisons et ce qui est en jeu dans chacune de nos actions!
Bonne continuation en tout cas, pleins de courage pour la suite, je m’en retourne à la lecture de tes jolis articles!

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Coralie Druesne Nuez 8 mai 2014 at 16 h 24 min

Super article j’adore ta façon de penser 🙂 Bisouilles de Biotiful Poison Ivy 🙂

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Mouche 8 mai 2014 at 18 h 25 min

“Quoi que je fasse, je suis en droit de le faire et je ne serai pas jugé.”
En partant de ce principe, devrions nous tolérer tous les comportements, même ceux qui impliquent la souffrance et la mort d’autres êtres ? Si ce point de vue justifie l’achat et/ou la consommation de viande (ou produits dérivés); partant d’un principe antispéciste, justifie t il le meurtre d’êtres humains ?
La liberté de chacun s’arrête là où commence celle d’autrui, et que nous ayons “le droit” de participer et de cautionner la torture et l’assassinat de milliards d’êtres non-humains ne justifie ni n’excuse de tels actes.

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Delphine Marmotte Réjouie 19 mai 2014 at 14 h 35 min

Comme je te comprends! Pour ma part, vegan quand c’est moi qui cuisine mais végétarienne quand je vais chez des gens, au resto ou pour faire plaisir à mon mari qui m’a cuisiné la tarte aux oignons et cheddar fondu avec oeufs et crème fraiche qu’il affectionne tant… Je culpabilise un peu mais mince, j’en ai marre de culpabiliser alors que les 9/10 èmes de la population ne font même pas l’effort de se passer de viande un jour par semaine!!!!!
De même je n’ai trouvé aucune solution quand à mes chats nourris de croquettes de… viande industrielle. Aaaargh ça me rends malade mais je n’ai trouvé aucune solution! Les croquettes vegan ne sont pas au point parait il et je n’ai pas envie qu’il finisse malade de malnutrition par ma faute… Alors je me ronge de culpabilité quand je vois passer des cochons dans la bétaillère allant à l’abattoir… Et bien tant pis, le jour où il y aura des solutions je serai la première à les utiliser mais en attendant, je fais ma part de colibri.
D’ailleurs si quelqu’un a un conseil concernant la nourriture éthique de chats…

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Laëtitia 9 juin 2014 at 22 h 24 min

Bonjour, j’arrive un peu après la guerre, mais je tiens à vous répondre pour l’alimentation des chats.

Ma famille a de nombreux chats, nourris aux croquettes industrielles. Quand j’ai adopté mon chien, j’ai d’abord fait pareil, puis à force de renseignements, j’ai lâché ces croquettes. Les viandes qu’elles contiennent (pour la plupart) sont de piètre qualité, ce sont souvent les restes des abattoirs, “non consommables” pour l’homme. Et on y retrouve vraiment tout et n’importe quoi comme sorte de viande.
Du coup, j’ai commencé par acheter des croquettes bio au poulet pour ma chienne. Je me suis dit que c’était pas top, le poulet mourrait quand même, mais ses conditions de vie étaient plus… décentes, si l’on peut dire ça comme ça. Puis, je suis passé aux croquettes végétariennes. Je dois t’avouer que ma chienne ne les aime pas vraiment. Quand je suis dans mon appartement, elle les mange sans rechigner parce qu’il n’y a rien d’autre, mais quand je suis chez ma famille elle boude ses croquettes pour aller piquer celles du chat. Les chats, par contre, ne viennent pas piquer les siennes (mais ils venaient piquer celles au poulet bio). Je reste cependant fidèle aux croquettes végétariennes, et pour compenser je lui ai acheté des biscuits, végétariens eux aussi, mais qu’elle aime. Je ne pense pas qu’elle puisse avoir de problèmes de malnutritions à cause des croquettes végétariennes car elles sont élaborées par des nutritionnistes et que j’ai lu de nombreux témoignages de personnes dont les chiens étaient nourris de cette manière et dont le bilan sanguin était très bon (je n’en ai pas fait faire à ma chienne, donc je ne peux pas vous le “prouver”). Cependant, comme le chien reste un animal carnivore, j’ai des réserves. Ainsi, je n’hésite jamais à lui donner les restes de viande (les gens de ma famille en jettent très souvent…) et je pense demander aux producteurs de viande de la Ruche à laquelle je suis inscrite s’ils peuvent me donner leurs restes ou leurs invendus (le fermier chez qui se fourni ma mère les lui donne pour nos animaux).

Voilà, ce sont les diverses alternatives que j’ai trouvé au fur et à mesure, j’espère que cela pourra vous aider. Je sais que la marque qui produit les croquettes au poulet bio et les croquettes végé que j’achète pour mon chien propose les mêmes croquettes pour chats. Il existe aussi des pâtés bio. Sinon essayez d’optimiser les restes de votre entourage non végé. Ça reste de la viande, mais personnellement je me dis que je ne paye pas pour la mort d’un animal, et qu’il vaut mieux que ma chienne le mange plutôt que ce soit jeté (argument que mon copain essaye souvent de tourner à son avantage… xD).

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cecile2004 10 juin 2014 at 19 h 49 min

Bonjour, merci pour votre témoignage. Le souci, c’est qu’il semble que ce soit plus facile d’alimenter un chien de façon végétalienne qu’un chat qui est un carnivore strict (je répète ce que j’ai lu, ce que mon véto m’a dit…)L’appareil digestif du chien et du chat n’est pas le même, et celui du chien semble mieux adapté que celui du chat pour obtenir tout ce dont il a besoin dans une alimentation végétale. C’est difficile de faire la part des choses dans ce qu’on nous dit car quand les producteurs de croquettes végé font de la promo pour vendre leur produit, ils ne vont évidemment pas dire qu’il n’est pas adéquat. Au même titre que la célèbre marque RC n’a jamais répondu à ma question quand je leur ai demandé quelle partie de l’animal (beark) on retrouve dans leurs croquettes. Ils m’ont répondu que c’est la qualité de la protéine qui compte…pour ne pas dire que ce sont pattes et becs et toutes parties dites non consommables pour l’homme qui sont utilisées.
Bref, je n’ai pas encore trouvé de solution à mon dilemme, et ça m’agace!
Merci à vous et longue vie à votre chien
cécile

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Parfait | The Greenwasher's Blog 20 mai 2014 at 18 h 59 min

[…] d’un mot qui me trotte dans la tête depuis plusieurs semaines, depuis une note d’Antigone XXI : parfait. Dérivé du latin perfectus et perficere (parfaire), le mot inspire l’absolu, la […]

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Christel 9 juin 2014 at 22 h 55 min

Bonsoir Ophélie,
J’arrive après la bataille mais j’ai découvert ton blog il y a quelques jours. Je trouve cool que tu donnes la parole à tous. Quand on créée son blog ou une page facebook ouverte à tous n’est -ce pas un désir de s’exposer, de parler de soi et de fait accepter de recevoir des commentaires négatives ou positives. Il m’est arrivé de critiquer je ne le cache pas mais certains écolos, vg se veulent plus blanc que blanc. J’ai même rencontré un vegan(moins de 25 ans) disant fièrement qu’il ne fréquentait que des vegan. Je me suis fait houspiller à l’époque quand j’étais végétarienne par une femme vegan au Paris Vegan Day qui trouvait les végétariens pas mieux que les carnistes. Qui critique le sera un jour et c’est ainsi.

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Christel 9 juin 2014 at 22 h 58 min

Je rajouterai que critiquer ne signifie pas être soi-même parfaite.

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sabinexkbi 18 juillet 2014 at 17 h 55 min

Cet article est les commentaires ont beaucoup tourné autour des critiques d’autrui… Mais je le trouve splendide par rapport aux critiques qu’on se fait soi-même! Je m’étais promis de pas acheter de viande chez moi et pourtant je le fais… mais je n’achète plus de viande rouge alors c’est déjà un mieux et mes achats sont vraiment occasionnels et très faible en volume.
Ceci n’est qu’un exemple parmi de nombreuses autres pensées “je pourrais faire mieux” qui nous amène parfois à se dire “ah quoi bon ?” j’ai mangé de la viande chez moi alors tant pis j’en achète autant que je veux, le combat est perdu, j’ai failli… Alors que non, oui j’ai pas été parfaite, mais ce que je fais, c’est déjà ça et oui, on peut faire mieux, mais le mieux est l’ennemi du bien comme dirait mon papa !
c’est impossible de faire tout les changements vers nos idéaux d’un seul coup, c’est forcement des petits pas, un petit peu chaque jour…

En tous cas merci pour tes articles, ils sont formidables!

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Gab's 22 juillet 2014 at 21 h 05 min

Bonjour Ophélie,

ancien flexitarien et végétarien depuis peu, je découvre ton b log que je parcours au petit bonheur (voire au grand bonheur). Ça doit être une faille de non-initié, mais je ne connais pas la fable du colibir citée plus haut…

Merci pour ce blog autant utile que conviviale et, ce qui ne gâche rien, extrêmement bien écrit.

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Marianne Fontaine 23 juillet 2014 at 12 h 22 min

Encore une fois cet article est super ! Merci beaucoup, je suis entièrement d’accord. Malgré ces remises en questions permanentes, il faut avancer sereinement et faire comme bon nous semble, même si cela implique de changer d’avis pour s’améliorer, en fonction des informations que l’on recueille auprès de chacun.
Pour te répondre, Gab’s, va voir le Mouvement Colibris, ainsi que la bio de Pierre Rabhi et ceux qui l’entourent 😉

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sabinexkbi 23 juillet 2014 at 12 h 32 min

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. »

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Elle me fait beaucoup pensé à ce qu’on m’a dit une fois et qui m’a beaucoup marqué. Je ne voyais pas l’intérêt de ma propre existence à ce moment là et on m’a dit : Chaque être humain est comme une goutte d’eau d’une rivière. Il faut beaucoup de gouttes d’eau pour faire une rivière! Mais si tu enlève ou ajoute une goutte d’eau, la rivière ne sera plus la même. Bien-sur de loin, ça ressemblera à la même rivière mais elle sera différente, car il y aura une goutte en moins, qui n’influencera pas sa goutte voisine et qui peut-être prendra du coup une direction différente. Chaque personne a un impact sur son entourage, par ce qu’elle dit, ce qu’elle fait et ça, et ça peut faire une différence. Regardez antigone, Raffa et tous les bloggeur que vous avez suivi et qui vous influencer, est-ce que sans eu vous serez où vous êtes aujourd’hui ? Je ne crois pas… Et pourtant ces personnes n’ont rien de surhumain, ce sont des personnes comme vous et nous… Vous aussi par vos actes, vous pouvez essayer de faire dévier la rivière, plus il y aura de gouttes qui voudront aller dans une direction, plus il sera facile d’y aller. Mais si toutes les gouttes suivent le courant principale, la rivière ne divergera jamais et changera jamais de lit…

De nos jours il semble commun qu’on ne donne plus de sac plastiques dans les supermarchés, pourtant il y a quelques années, cela paraissait très difficile de faire changer les supermarché pour qu’ils ne donnent plus de sac et pourtant… Tout ça, a été possible car des personnes se sont exprimé ou battu pour ça.

La société devient plus ouvertes aux idées écologiques, ça se voit d’années en années. Il y a quelques années, on ne se posera pas la question d’est-ce qu’on utilise des couches lavables ou pas. Il y a quelques années, si vous utilisiez une mooncup, vous vous sentiez seule au monde, aujourd’hui, ça semble tellement courant que dès que quelqu’un de novice en découvre l’existence, elle se rends rapidement compte qu’elle connait quelqu’un qui l’utilise ou l’a déjà essayé. Il y a quelques années, dans les médias pas spécialement écolo, on entendait pas parler de végétarisme, maintenant on en entend de plus en plus parlé, il est souvent mentionné le fait que ne pas manger de viande réduit les émissions de CO². Il y a quelques années, il n’y avait quasiment aucun sites de covoiturage, maintenant ces sites sont populaires. Il y a quelques années, faire du “bon” ou du “traditionnel” était has been, maintenant c’est à la mode. Des exemples il y en a des tas de ce mind shifting! Et cela, c’est lié au fait que les précurseurs ont inspiré quelques initiés, qui ont inspiré d’autres moins initié et ça a grossi… grossi… pour que certaines de ces informations / idée / alternatives arrivent dans le mainstream. Ceci permet que chaque personne qui se sente concerné puissent après aller chercher de l’information et la trouver! Pensez à chacune de ces personnes qui à l’époque, était vu comme des hippies ou des délurés, mais qui malgré tout, “ont fait leur part”, et ont permis de construire une base de savoir et d’expérience pour qu’un plus grand nombre soit plus responsable. Vous n’avez pas forcement à vous sentir hippie pour participer à cette évolution, rien que le fait de relayer ces informations, dire que tel chose existe ou qu’on peut faire autrement, ça a un impact. si vous entendez parler d’un sujet une fois, puis deux, puis trois, si au début vous aviez qu’une attention distraite à ce sujet, au bout de la 2ème ou 3ème fois ça sera perçu différemment et moins “out sider” et vous pourrez ou non considérer s’informer sur le sujet ou l’adopter.

C’est pour ça que chaque gestes et parole compte! La stratégie du tout ou rien, n’est pas efficace et mène souvent au rien… Un peu c’est mieux que rien!

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Julie 19 août 2014 at 15 h 46 min

Rebonjour Ophélie,

Comme tu peux le voir, je dépile tes posts à contre courant.
Connais-tu la fameuse remarque du “le cri de la carotte” ? Je suis végétarienne depuis plus de 10 ans, et j’en ai entendu des remarques, je peux te l’assurer. Surtout enceinte, et puis les enfants, leur équilibre alimentaire ? Et puis écolo, décroissante, végane, maternante, parent bienveillant, communication non violente… De la part de ma famille, de la part des amis… des gens qui m’aiment et qui s’inquiètent aussi pour moi – “au début je me suis demandée si tu n’étais pas entrée dans une secte”… “et tu ne penses pas que ton fils aime le rose parce que tu lui as trop donné le sein” ??

C’est vrai que ça fait mal. Ouch.

Et puis j’aimerais te rassurer. J’ai travaillé sur moi même, sur ma relation avec mes parents, sur mes objectifs dans la vie, sur mes valeurs. Alors oui, les remarques ne se calment pas vraiment avec le temps, désolée – “c’est quoi ta dernière lubie ?” – mais elles glissent à présent et ça fait bien longtemps que je n’y attache plus aucune importance (sauf quand ça vient de ma belle mère :-D). Parce que finalement ce qui compte, c’est ce qu’on est à l’intérieur, ce qu’on sent, et ce qu’on montre aux autres. Et si ça les chatouille, et bien c’est qu’ils ont probablement du chemin à faire de ce côté là et à partir de là on peut les accompagner sur cette voie, sans se sentir agressé, SANS se justifier.

Par exemple quand on vient me dire que je vais avoir des carences, je réplique “vous avez peur que j’ai des carences ?” pour que l’autre puisse dire ce qu’il a vraiment sur le coeur, qu’il comprenne pourquoi il t’a fait cette remarque, par quelle idée préconçue il en est venu à penser ça et qu’il puisse aller plus loin. Je n’expose pas la théorie du crudivorisme, il ne l’entendrait pas, ce n’est pas le moment pour lui !

Ça n’est pas facile, j’y arrive de temps en temps et ce sont mes petites victoires.

Voilà, je suis contente d’avoir pu partager ça avec toi, toi qui partage tant avec nous !

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Doryphore 21 septembre 2014 at 23 h 40 min

Bonjour Antigone XXI,

tout d’abord, un grand merci pour ton blog, il m’aide vraiment à prendre le chemin du véganisme ! Je pensais au végétarisme depuis déjà plusieurs mois, voire depuis gamine : j’ai toujours été très fusionnelle avec les animaux et, même enfant, je sentais bien qu’il y avait quelque chose qui clochait avec le fait de les manger alors que leur faire du mal était pour moi le pire crime possible. Ado, ça a été ma haine des légumes qui a repoussé la chose et, jusqu’à il y a quelques jours, ma difficulté à visualiser une pizza sans viande (autant l’avouer tout de suite : si je suis très préoccupée par le bien être animal, l’environnement et la misère humaine, bien que ma santé m’importe, c’est pas ça qui m’éloigne de la junk-food). Et je n’ai même pas l’excuse de ne m’être jamais intéressée au monde : féministe, antifasciste et avec avec une sensibilité anarchiste tout à fait assumée depuis des années, mais manger de la chair, y’a pas d’problème ! Quand aux végétaliens, ils sont gentils mais un peu extrémistes quand même…
Bref, ces considérations dérisoires et hypocrites ont été balayées grâce à Gary Yourofsky, et puis a tout de suite eut lieu la classique réaction en chaine : le lait ? plus jamais dans mon frigo ; les œufs ? mon amour pour l’omelette basque va devoir se calmer. Cela fait donc très peu de temps que j’ai commencé à prendre conscience de tout ça, et je me sens tellement, tellement mieux vis-à-vis de moi-même, du monde et des animaux, comme si j’étais reconnectée et que je leur disais : “Voilà, maintenant je suis réellement votre amie”.

Bref, désolée de raconter autant ma vie ! En fait, je culpabilise encore beaucoup par rapport à des questions que je n’arrive pas à régler : tout d’abord, est-il acceptable, au début du moins, de continuer à consommer occasionnellement lait, œufs et miel à l’extérieur ? Pour des raisons sociales mais aussi par peur de faire marche arrière à me refuser de manger quoique ce soit sans être sure de la composition.
Mais surtout, après avoir pleuré tout ce que je pouvais en voyant ces élevages de laine australiens : puis-je continuer à porter mes vieux vêtements en laine et cuir sans être frappée d’infamie, ainsi que mes cosmétiques ? Mon idée est d’user jusqu’au bout mes bonnes vieilles Docs avant que mon budget étudiant me permette de les remplacer par un synthétique respectueux de l’environnement. Elles me renvoient cependant toujours à un sentiment partagé : elles ont maintenant une valeur sentimentale, elles ont bien vécues avec moi, ce serait du gâchis de les abandonner, surtout pour racheter une saloperie polluante et sans âme, MAIS c’est la peau d’un être sensible. Et l’achat d’occasion dans tout ça ?
Voilà, c’est vraiment mon grand questionnement du moment : ma démarche consciente de ne pas encore exclure tout produit animal de ma vie est-elle légitime ? Puis-je informer les gens et me sentir bien avec moi-même alors que cela fait si peu de temps que je suis consciente et que je n’applique pas encore tous les principes ? Dois-je déjà attendre d’être tout à fait cohérente et sure de moi ?

Je me rends bien compte que j’ai l’air de demander un ticket de bonne conscience : ce n’est pas le cas, c’est simplement que je ne me sens pas prête à partager ces questions avec mon entourage, justement parce que je ne me sens pas légitime, et il ne comprendrait de toute façon probablement pas. Donc je viens embêter quelqu’un que je ne connait mais qui a un blog très chouette !

Encore merci, et re-merci si tu a eu le courage de tout lire ! Et désolée de polluer de ce log commentaire, je sais pas si c’est sa place…

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sabinexkbi 25 septembre 2014 at 8 h 59 min

Je me permets de te répondre Doryphore car je suis dans la même situation. Cela fait plusieurs semaines que j’ai pris la décision d’être végé. Avant ça, je m’étais déjà attelé aux cosmétiques et produits d’entretiens pour utiliser des choses plus simples et moins KKbeurk et aussi réduire mes déchets. Rien qu’avec ça, tu peux te poser les questions que tu te pose car certaines habitudes ont la peau dure… En ce qui me concerne, à titre d’exemple, c’est les cotons tiges où j’ai pour le moment abandonné la bataille car je n’ai pas trouvé d’alternatives qui me satisfaisait. Changer son alimentation, ses habitudes et ses modes de consommations c’est très vaste et très épuisant si tu te fixe l’objectif de faire tout d’un coup selon ton idéal. Il faut savoir composer et se fixer des priorités. Par exemple, tu peux considérer que tout ce qui est cuir, à partir du moment où tu le possède déjà et que tu n’en achète plus (même d’ocaz), tu ne participe plus à la “demande” pour un tel marché et donc tu peux être ok avec toi même. En ce qui me concerne, je me considère en “transition” ce qui signifie que je mange encore de la viande mais que je change mon alimentation vers une alimentation végé. Cela veut dire que j’essaye les alternatives à la viande : tofu et légumineuses. Que la prochaine fois que j’ai envie de faire des gâteaux, j’essayerais de trouver une recette sans œufs. Et pourtant, les steak hachés surgelés qui me reste dans mon congel, je vais les manger car il est trop tard, il s’agit d’une décision du passé et j’aime autant que possible éviter le gâchis. Et puis, je me sens pas forcement encore la force et le courage de dire tout le temps non à la viande et le poisson à l’extérieur. J’essaye le plus possible mais s’il m’arrive de manger de la viande, et bin ce n’est pas grave, c’est occasionnel, c’est le temps que je trouve mes marques et mes nouvelles habitudes alimentaires.

Selon ce n’est pas “possible” d’être “parfait” et grâce à un article tel que celui ou le livre de bea johnson (zero waste home), on comprends bien qu’il faut faire des compromis. Pour l’exemple de béa, où son objectif est d’avoir le moins d’impact, elle a priorisé sur les déchets et produit aujourd’hui un litre de déchets par an mais avoue qu’elle prends l’avion et ne mange pas végétarien. Cela ne fait pas de ses efforts sur les déchets moins important. Tout est une question d’équilibre et de choix qu’on est prêt à faire ou non. Il faut également bien se rappeler que nos exemples, Antigone ou autre, ont rarement fait leur changement du jour au lendemain, c’est un travail sur plusieurs années.

Il ne s’agit pas de virer de sa vie tous les composants animal pour pouvoir se coller l’étiquette qu’on veut, si tu as choisis cette voie, c’est par rapport à des valeurs et respecter ces valeurs est plus important que l’étiquette “je n’utilise rien d’animal”. Pense au colibri, il n’est pas un éléphant avec une énorme capacité de stockage de l’eau et pourtant il se démène. Nous sommes pareil, fais ce que tu peux, te repose pas sur tes lauriers, essaye constamment de faire mieux, mais ne t’effraie pas toi-même parce que tu ne fais pas tout ce que tu aimerais faire. Le mieux est l’ennemi du bien. 😉 J’aime bien me rappeler l’expression anglaise : “baby step”, qui pour moi veut dire plus ou moins “lentement mais surement”.

Personnellement, j’ai informé dans mon cercle proche ma démarche car c’est des personnes à qui je tiens et je souhaite les informer de ce qui se passe dans ma vie et c’est quelque chose d’important pour moi, mais je leur présente encore sous la forme “j’ai décidé de devenir végétarienne” ou “je suis en transition pour devenir végétarienne” et pourtant, il m’arrive de manger de la viande ou du poisson devant eux, et au début j’avais du mal avec ça, mais je sais que le chemin est long et s’ils me posent la question, je leur réponds que Rome ne s’est pas fait en un jour.

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Le veganisme : FAQ | Cruelty-free lifestyle 10 novembre 2014 at 13 h 20 min

[…] que des articles en vegan leather d’une grande qualité. Ensuite, je vous invite à lire ce magnifique article d’Antigone XXI, où elle explique bien le genre de critiques que l’on peut essuyer […]

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Yszeh 21 novembre 2014 at 20 h 02 min

Merci pour ton article ! Végétarienne depuis peu, je me heurte à beaucoup de remarques sapantes autour de moi (proche, ce qui est pire encore), et ça me fait du bien de lire ça. Il y a tant à faire différemment… et on part de si bas. Ça me semble colossal, alors quand en plus on est attaqué parce qu’on n’est pas “parfait” (rien que ça !)…
Ton texte est une belle illustration du “l’erreur n’annule pas la valeur de l’effort accompli” ! 🙂

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Noix de Coco 22 novembre 2014 at 10 h 41 min

Super article! quand on a cet idéal on fait l’objet de ce genre de remarques très fréquemment. Moi je me contente de répondre qu’entre l’imparfait et le parfait il y a une multitude d’intensité du mieux, et c’est déjà énorme.

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Cristi Barbulescu 13 décembre 2014 at 12 h 56 min

Oui, pourquoi pas cesser de juger les gens. Par contre, rappeler les conséquences de nos actions et rester intransigeant sur des valeurs éthiques (l’égalité de tous les êtres sentients par exemple…) ce n’est pas forcément juger. Et dire “je fais de mon mieux” ne disculpe de rien (et c’est d’ailleurs toujours faux, personne ne fait de son “mieux”). Avec ce genre de propos attention à ne pas relativiser l’injustice et diminuer la perception de l’importance de nos actes… Aussi, il ne faut pas se sentir persécuté.

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anna Di PIETRA 14 décembre 2014 at 18 h 41 min

Merci pour ces mots .ce qui m apparaît plus que claire c’est la sincérité avec laquelle tu fais ce que tu fais!!alors continue! pour la plus grande joie de gens comme moi qui aime partager!!et pour les détracteurs ;n’oublions pas; ce nouveau monde doit être plus aimant sinon rien ne changera! soyons ouverts ,tolérants ,accueillons le fait que chacun oeuvre avec son niveau de conscience dans ce présent,chacun fait comme il est ,là ou il en est et ça n’est qu’en montrant l’exemple avec un coeur bienveillant que les autres se rallieront peu à peu à toutes ces causes…nous avançons ensemble!!
on en a assez vu non ?alors on ne va pas se faire la guerre nous aussi!!
nous ne sommes pas parfaits ,mais nous sommes sincéres dans ce que nous faisons c’est cela qui compte !!

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Maude 18 décembre 2014 at 6 h 07 min

Wow ! Merci ! MER-CI.

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Aurélia 19 janvier 2015 at 17 h 09 min

Hie. Je débarque tout juste sur ton blog, mais merci de poster ce genre d’articles. Je suis une très grande carnivore et n’envisage pas de devenir végétarienne un jour, mais je fais le choix d’acheter uniquement des produits locaux, bio de préférence, je m’efforce de limiter mon impact sur mon corps, ma planète et surtout l’enrichissement de multinationales véreuses. Mais je ne suis pas parfaite, et ça fait du bien de lire que je ne suis pas seule, qu’on a tous nos défauts, nos limites. Parce que je fais mon shampoing moi-même, mais que j’ai du mal à résister à une tartine de Nutella chez mon amie capitaliste. Parce que je cuisine énormément de légumes, mais quand je suis invitée, je ne refuse pas un gratin de pâtes-lardons-gruyère, même si j’ai quasi éliminé les produits laitiers, que je tente de limiter le gluten et que je ne mange absolument pas de porc.
Merci, et gardons le courage !

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Mannabelle 24 février 2015 at 18 h 32 min

Je ne sais pas pourquoi je me retrouve en face de cet article alors que j’ai découvert ton blog depuis peu et que j’avais gardé la page sur les graines germées ouverte. Mais il n’y a pas de hasard, hein !
Ton article fait écho à une réflexion que je me suis faite il y a quelques jours en lisant des prises de becs entre Végans sur facebook. Je me disais que cette police végane était vraiment nuisible à leur mouvement et repoussante pour des non-végans, et surtout, qu’ils frisaient un certain totalitarisme, ce qui a le don de me hérisser tout net. Je suis végétarienne depuis deux mois, j’aimerais arriver à être végane mais je procède par étape, pour essayer d’être le plus en accord avec mes idées. Je procède par petit pas et celui-ci est déjà énorme pour moi car je dois faire face à ma gourmandise, aux réactions des autres et à quelques changements dans ma vie sociale, mais ils ne sont rien comparés au plaisir de me sentir mieux face à moi même.
J’ai 43 ans, donc, ayant pris cette décision tardivement, je ne permets pas de donner de leçons à personne, et je me rends compte que d’exposer mes idées sans chercher à convaincre, et donc sans aucune agressivité, fait plus d”émules que je ne l’aurais pensé.
J’aimerais aussi participer à des actions pour des animaux et j’avoue que ce que j’ai lu sur facebook ne m’a pas donné du tout envie de me rapprocher des véganes et de leur esprit tyrannique. Il me semble que si on prône le respect des animaux et de notre planète, on se doit aussi d’être tolérant, d’autant que, dans le monde d’aujourd’hui vivre totalement végan ou écolo est impossible. Un peu de souplesse et beaucoup de tolérance convaincrait sûrement beaucoup plus de monde.
Tout ça pour te dire de ne pas culpabiliser car ce blog fait sûrement beaucoup plus que certains mouvements.
Je suis très heureuse de l’avoir découvert et je te remercie de nous offrir la richesse de son contenu.

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rese 24 février 2015 at 19 h 03 min

tu me fais plaisir Mannabelle !!
il n’y a pas très longtemps non plus que je navigue entre le végétar/lien 😉 (j’ai 56 ans…)
et moi aussi, au début j’ai failli tout abandonner, après m’être inscrite sur des groupes !!
certains vegan sont … extrémiste au possible et c’est assez déroutant de voir autant de haine 🙁
mais j’ai tenu ma barre, grâce à Ophélie entre autre 😉 et je reste persuadée que les gens viendront au vgr/l par la “bouffe”!
c’est ce que je fais autour de moi, et ma foi , ça fonctionne plutôt bien 😉
(petite victoire personnelle ♪♪ )
suit ton instinct et tout se passera bien ! :*

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pommedor 25 février 2015 at 11 h 45 min

Bonjour,
Voici un article très intéressant qui confirme que consommer local n’est pas forcément écologique, au contraire. http://induecourse.ca/i-drove-78-miles-to-the-100-mile-store/

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Mannabelle 25 février 2015 at 18 h 30 min

Merci Rese et Pommedor pour vos commentaires. Rese j’ai mis tellement de temps à me décider que je ne pense pas que je lâcherai mais merci pour tes encouragements, ça fait du bien.
Pommedor, effectivement cet article est très intéressant et confirme qu’avant de critiquer les autres, il faut déjà être bien informé, et quand bien même ça ne justifie en rien de critiquer ceux qui au moins essayent de faire quelque chose. Cela confirme aussi que respecter les animaux et notre planète est vraiment difficile aujourd’hui mais pas impossible, alors continuons d’amener nos petites gouttes d’eau :)) )

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Loulouu 5 mars 2015 at 11 h 04 min

Merci Ophé, merci les loulous! LOVE!

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Liam 5 mars 2015 at 11 h 06 min

Owowowowowo. vous pétez le feu!

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Lily Bulle 21 mars 2015 at 12 h 16 min

Bonjour Ophélie ! En tant que seule végétarienne de la famille à 12 ans et forcée de manger a la cantine, ma vie alimentaire n’est pas simple tous les jours… Même si mes parents respectent ça et me font des repas équilibrés et végétariens tous les jours (c’est d‘ailleurs ma mère qui m’a conseillé ce blog), mes amies ou les gens chez qui je mange ne me font pas de cadeaux… “Ouh la la, Lily, t’en as envie du cordon bleu hein ? C’est bête, tu vas devoir manger les choux fleurs détrempés ! *rires*” “Voyons, Lily, c’est Noël, tu peux bien prendre un peu de foie gras…” Tout ce que je voulais dire, c’est que ton blog m’inspire et m’aide beaucoup, et que comme je n’ai pas trouvé d’article approprié, eh bien… Celui-là me paraît plutôt pas mal, alors voilà, merci beaucoup d’être là (et engagée !)
De Lily

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Défi Zéro Déchet 25 mars 2015 at 12 h 49 min

C’est notamment pour ça que j’ai presque disparu de la blogosphère. Il y a le regard des gens et aussi son propre regard (est-ce que je peux promouvoir des pratiques de réduction des déchets alors que je ne suis pas zéro déchet ?). Pour ma part, j’ai du mal à me sentir légitime…

Merci beaucoup Ophélie pour cet article qui reflète, je pense, les sentiments de beaucoup de bloggeurs/bloggeuses.

On pourrait presque organiser une rencontre de bloggeurs/bloggeuses pour parler de ces genres de sujets transversaux 😉

Au plaisir de te lire,
Julie

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Magami81 25 mars 2015 at 14 h 54 min

Alors la je dis bravo et surtout un grand merci à toi!!! J’ai pris un grand virage dans ma vie avec pleins de résolutions que je pensais dérisoires sur ma façon de vivre et de consommer. Grâce à ton billet je vais pouvoir continuer sans peur d’être jugée et en me disant que les gestes même infimes peuvent avoir un impact sur mon environnement ma santé et mon état d’esprit et pas à pas. grâce à tes paroles je ne doute plus. Effectivement personne n’est parfait mais le plus important est d’agir selon ses convictions que cela plaise ou pas.
Bonne continuation!

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armelle 25 mars 2015 at 15 h 44 min

Merci pour cet article que j’ai pris le temps de lire malgré la taille, ca ne m’arrive pas souvent d’aller au bout quand je vois le curseur aussi petit mais ca m’a redonné le sourire car je suis à 100% dans la même situation que toi et c’est cool d’arriver à mettre des mots sur ce qui se passe. Prendre du recul et évoluer, merci 🙂

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caramelau 25 mars 2015 at 18 h 34 min

J’ai eu beaucoup de plaisir à lire ton article, car je viens doucement mais surement à m’interroger sur mon alimentation, ma façon de vivre et tout cela grâce à ton blog que j’ai découvert il y a environ 1 an. Tu es tout en douceur, en non jugement, dans le positif, bref avec toi le changement me parait une évidence, mais j’y vais à mon rythme sans me prendre la tête alors MERCI à toi et continue à nous faire partager ta vie 🙂

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