Tous mes trucs & astuces pour arrêter de perdre son temps sur Internet

22 février 2018

 

A la mi-janvier, je vous racontais mon addiction passée aux réseaux sociaux et la manière dont j’étais parvenue à y mettre fin. Vous étiez nombreux·ses à vouloir en savoir plus sur ma “digital detox” et je vous avais promis un article dans lequel je vous livrerais tous mes trucs et astuces pour entretenir une relation modérée aux réseaux sociaux. J’ai expérimenté à peu près mille et une manières de passer moins de temps sur Internet et de mieux y passer le temps restant. Bien sûr, le risque de reprendre des mauvais réflexes n’est jamais loin, mais pour l’instant, malgré quelques rechutes ponctuelles, je tiens bon ! Je vous donne donc ici tous mes conseils, ceux qui ont temporairement marché, ceux qui ont eu des effets durables et ceux que j’aimerais encore mettre en place, car nous fonctionnons toutes et tous différemment et ce qui n’a pas marché chez moi donnera peut-être de très bons résultats chez vous !

J’ai hésité à répartir ces conseils dans plusieurs articles, car celui-ci est assez long, et puis j’ai pensé qu’il valait mieux les avoir tous sous la main pour faire son choix et venir faire des piqûres de rappel de temps en temps. J’ai simplement choisi de réserver pour un prochain article la partie sur les outils et applications que j’utilise (ou ai utilisés) pour mieux gérer mon temps sur Internet. Comme vous le verrez, j’ai classé les solutions par degré de contrainte, car nous n’avons pas forcément les mêmes attentes (en raison de mon blog, par exemple, je peux difficilement me désinscrire des réseaux sociaux, car ils me permettent de partager mes articles). Bref, voici tous mes trucs et astuces pour une gestion modérée d’Internet !

 

Les solutions drastiques

  • Ne pas avoir de téléphone intelligent : ça paraît impensable et, pourtant, j’ai vécu toutes ces dernières années sans smartphone et cela ne m’embêtait pas le moins du monde ! Je n’en ai un que depuis peu de temps et, si je ne souhaite pas m’en séparer maintenant (j’aurais l’impression d’avoir fait un achat inutile), je regrette néanmoins d’avoir investi dans cet objet. Je déteste avoir ainsi Internet à portée de main et ne plus passer quelques minutes d’attente sans être tentée de brandir la bestiole. S’il venait à casser ou être volé ? Je doute que j’en rachèterais un.
  • Ne pas avoir Internet chez soi : après mon dernier déménagement, j’ai mis du temps avant de faire installer Internet à la maison. Comme je n’avais pas non plus de forfait Internet sur mon téléphone, je n’avais Internet que dans mon bureau à l’université. Certes, je ne pouvais ni skyper de chez moi, ni consulter les programmes de cinéma, ni vérifier quelque chose en cas d’urgence, mais à la place, je pouvais écouter la radio, passer mes soirées à lire, discuter avec mon conjoint et ne pas perdre mon temps le matin avant d’aller au travail. J’ai beaucoup réfléchi à maintenir ce fonctionnement, mais une petite voix en moi me susurre toujours : « Mais en cas d’urgence ? ».
  • Se désinscrire des réseaux sociaux : je connais plusieurs personnes qui ne sont pas inscrites sur Facebook, Instagram, Twitter, etc. ou qui s’en sont désinscrites et qui s’en portent très bien. Gain de temps quotidien, gain de concentration et aucune frustration. Personnellement, si je n’avais pas de blog, c’est ce que j’aurais certainement fait depuis longtemps.

A côté de ces solutions qui peuvent paraître très contraignantes et un brin radicales, il existe tout un tas de solutions plus accessibles et faciles à mettre en place au quotidien. Je vous en propose ci-après plusieurs : à vous de choisir celle(s) qui vous tente(nt) le plus pour commencer !

 

 

Les solutions progressives

Général

  • Couper son routeur Internet : à la maison, nous coupons la wifi la nuit et ne la remettons que lorsque nous voulons utiliser Internet. J’éteins aussi mon routeur quand je travaille et n’ai pas besoin d’Internet. Sachant que la wifi met une bonne minute avant de se remettre en route une fois le routeur rallumé, cela m’empêche de me mettre à scroller sans même y penser !
  • Travailler à l’extérieur sans demander les codes wifi : à la fin de ma thèse, je travaillais en bibliothèque sans accès à Internet et j’ai refusé de demander les codes qui m’auraient permis d’accéder à la wifi. Si j’avais besoin d’Internet, je faisais une liste de mes besoins et attendais le soir pour me connecter. Je n’ai jamais aussi bien travaillé !
  • Laisser son ordinateur au bureau : loin des yeux, loin du cœur… C’est ce que fait mon conjoint, qui est maintenant débarrassé de la tentation de travailler ou répondre à ses mails le soir avant de se coucher !
  • S’astreindre un nombre d’heures sur Internet par jour : la meilleure façon de contrôler sa gestion d’Internet, c’est de se fixer des limites. Facebook, c’est 15 minutes max par jour, Twitter, c’est 10 minutes, et les courriels, 30 minutes et pas une minute de plus ! Pour calculer et contrôler son temps passé sur certains sites, il existe plein d’outils que je vous présenterai dans mon prochain article.
  • Utiliser un agrégateur de flux : pas besoin de scroller indéfiniment sur Facebook ou de faire la tournée de vos blogs préférés le matin pour découvrir leurs éventuelles publications, utilisez plutôt Feedly, The Old Reader ou scoop.it. N’oubliez pas non plus d’élaguer régulièrement : ne gardez dans votre flux que ce que vous lisez vraiment !
  • Ne pas lire sur tablette : la tablette pour lire un livre, c’est le Mâââl. D’abord, parce que sa lumière bleue trouble le sommeil et, ensuite, parce qu’elle est souvent connectée à Internet et qu’il y a des chances que vous interrompiez votre lecture par des petites virées sur Internet. Préférez-lui les vrais livres papier ou les liseuses.

 

Réseaux sociaux

  • Limiter le nombre de personnes que l’on suit sur les réseaux sociaux : mon profil Facebook est public et j’ai plus de 3500 contacts dessus. Mon secret pour ne pas me perdre parmi toutes les publications de ces personnes ? Je n’en « follow » qu’une petite cinquantaine triée sur le volet. Je n’ai ainsi accès qu’aux informations qui m’intéressent vraiment (mais si, promis, vous êtes dans les happy few).
  • Supprimer les icônes des réseaux sociaux de mes favoris : ça peut paraître bête, mais ne plus avoir tous les jours le petit F de Facebook sous son nez dans la barre de favoris, eh bien, ça diminue la tentation ! Ma plus grande réussite, ça a été de supprimer Hellocoton de mes favoris il y a trois ans et de ne plus y retourner depuis ! (ça tombe bien, car je n’aime pas ce réseau)

 

Téléphone

  • Couper les notifications : j’ai supprimé depuis belle lurette toutes les notifications de mon téléphone (qui est toujours en silencieux). Comme ça, je ne suis jamais dérangée au milieu de mon travail par un bip inopportun. Etant donné que la concentration est une chose précieuse que l’on perd facilement et regagne péniblement, autant ne pas se mettre des bâtons dans les roues, n’est-ce pas ?
  • Supprimer les apps de son téléphone : le premier truc qui m’a permis une vraie digital detox, c’est de supprimer Facebook, Twitter, Messenger et Gmail de mon téléphone. Si je pouvais faire pareil avec Instagram et ne le gérer que depuis mon ordinateur, je l’aurais déjà fait depuis longtemps !
  • Laisser son téléphone hors de sa chambre la nuit : tant pis, vous ne pourrez pas faire de la méditation guidée sur smartphone, suivre vos rythmes de sommeil ou mettre un bruit blanc pour vous endormir. Et vous savez quoi ? On s’en passe très bien ! Un bon livre fera le même effet que dix minutes de Petit Bambou. Et pour le matin ? Achetez un réveil, pardi ! (j’ai un faible pour les réveils lumineux)
  • Choisir un petit forfait Internet sur son téléphone : mon drame cette année, c’est d’avoir un forfait 10 Go. Génial pour écouter Spotify en voyage, mais quelle tentation pour vérifier Instagram toutes les deux minutes ! Pour couper court à la tentation, rien de mieux qu’un petit 250 Mo !
  • Ne pas prendre son téléphone au travail : oui, cela peut paraître un peu fou à bon nombre d’entre vous, mais c’est ce que je songe de plus en plus à faire. Pourquoi ? Je déteste téléphoner (donc presque personne ne m’appelle) et préfère communiquer par emails que par sms ou autres outils connectés. Le résultat, c’est que mon téléphone ne me sert principalement qu’à traîner sur Instagram ou le site du Monde dans la journée. Et vous, à quoi vous sert vraiment votre portable ?
  • Ne plus ouvrir son téléphone en rentrant du travail : c’est ce que j’essaie de plus en plus de faire en rentrant chez moi le soir. Le téléphone reste dans mon sac-à-dos et, à partir de 20h, il passe en mode Avion pour éviter tout dérangement ou toute tentation !
  • Bannir son téléphone à table : le premier ou la première qui touche son téléphone à table a un gage ! La règle vaut aussi si vous êtes seul·e : rien de pire pour la digestion et la satiété que vous concentrer sur autre chose quand vous mangez. Ecoutez plutôt une émission ou un podcast, en gardant votre téléphone ou votre ordinateur hors de portée.
  • Laisser son téléphone chez soi quand on part en balade : le dimanche, nous faisons souvent de longues balades avec mon conjoint et je ne prends pas mon téléphone. Bien sûr, une petite voix en moi me glisse souvent : « Mais s’il y a un accident et qu’il faut appeler le SAMU ? » (oui, je suis une flippée de la vie), mais j’essaie de résister.
  • Ne pas installer de jeux : les jeux sur téléphone sont un concept qui me dépasse, mais je vois que beaucoup de gens ne jurent que par Crush Candy ou Pyramide (ah, on me souffle dans l’oreillette que ce jeu n’est plus à la mode). Honnêtement, le mieux, c’est de ne pas commencer.
  • Choisissez un téléphone avec peu de mémoire : mon ancien téléphone avait 2 Go de mémoire. Il était donc impossible d’y installer Facebook et What’s App en même temps sans tout faire sauter. Et vous savez quoi ? C’était parfait.
  • Créer des boîtes pour ranger ses apps : c’est la solution idéale pour ne pas cliquer machinalement sur l’icône de Facebook sans même y penser (mais de toute façon, vous l’avez supprimée, non ?).
  • Renouer avec le papier : tout n’a pas besoin d’être fait sur téléphone (ou sur ordinateur). Alors, oui, c’est pratique Google Agenda, mais honnêtement, un agenda papier aussi. Oui, Todoist, c’est chouette, mais une liste de course rapidement annotée sur un vieux ticket de caisse, ça marche aussi parfaitement. Personnellement, j’adore écrire à la main et j’ai remarqué que je suis toujours plus créative et plus synthétique quand je commence quelque chose sur papier. Pour faire un plan d’article ou mettre mes idées au clair, rien ne vaut le bon vieux bloc-note avant de passer à l’étape numérique.

 

Messages et courriels

  • N’ouvrir ses mails qu’un certain nombre de fois par jour : une, deux, trois fois par jour, comme vous voulez, mais choisissez ! Le reste du temps, ne gardez pas votre boîte de réception ouverte sur votre bureau. Idem, choisissez à l’avance une certaine heure de la journée pour la consulter : matin, midi ou soir, c’est comme vous préférez, mais tenez-vous à cette routine. J’ai encore énormément de mal à appliquer cette règle, mais j’y travaille !
  • Lire ses messages seulement au moment d’y répondre : résolution que je n’arrive pas à appliquer, puisque je me contente souvent de lire mes courriels, puis les mettre en « non-lus » et me dire que j’y répondrai plus tard (ce qui veut dire jamais). A travailler aussi !
  • Supprimer les possibilités de recevoir des courriels : j’ai plusieurs adresses email (travail / famille & ami·e·s / blog / achats & administratif), ce qui m’aide à trier les messages que je reçois à l’avance. C’est déjà beaucoup, mais mon grand malheur, c’est toutes les possibilités offertes par les réseaux sociaux pour recevoir des messages : avec ce nombre de boîtes de réception différentes, je m’y perds totalement et oublie à qui j’ai répondu ou non (surtout avec les boîtes cachées !). J’ai supprimé la possibilité de recevoir des messages privés sur ma page Facebook et tente de restreindre les possibilités d’être jointe via des apps sur mon téléphone (rien ne m’épuise plus que taper sur mon téléphone, ça va tellement plus vite avec un vrai clavier !). J’ai ainsi restreint la possibilité de répondre à mes stories sur Instagram. Malheureusement, la plupart des autres ne sont pas suppressibles. Ma solution ? Je ne réponds tout simplement pas aux messages privés sur Messenger, Twitter ou Instragam. Je vous encourage plutôt à me contacter par mon formulaire de contact. Si vous souhaitez être plus poli·e que moi, prévoyez un message-type à copier-coller pour demander aux gens de vous écrire par courriel.

 

 Un peu de recul :

  • Prévenir son entourage : vous en avez assez que les gens vous contactent via Messenger ? Dites-leur ! N’hésitez pas non plus à leur dire que vous entamez une petite déconnexion numérique : c’est idéal pour garder la motivation et n’effrayer personne par votre silence.
  • Trouver un·e detox buddy : pour tenir ses bonnes résolutions, rien de mieux que s’y mettre à deux ! Conjoint·e, ami·e ou collègue, peu importe, l’important, c’est que vous vous motiviez et souteniez mutuellement.
  • S’interroger sur sa consommation d’Internet : avez-vous vraiment besoin de partager votre dîner sur les réseaux sociaux ? Ou de raconter votre passage chez le médecin dans vos stories Instagram ? Pourquoi le faire ? Quel est votre but avec ce partage ? Si on réfléchit un peu à tous ces gestes qui deviennent souvent des réflexes non-questionnés, on se rend vite compte qu’ils ne sont ni forcément utiles, ni forcément intéressants. Et si vous investissiez ce temps dans une activité plus créative ?
  • Dire non à l’hyperproductivité : la culture capitaliste nous incite à être sans cesse productif·ve·s. Il faut être efficace, investir chaque minute de son temps dans une activité, ne jamais gaspiller de temps à ne rien faire. Très vite, tout devient mécanisme et plus rien n’est questionné. Et si vous luttiez contre cet accaparement de votre temps ? Rien de mieux que l’ennui pour l’essor de la créativité !
  • Etre passionné·e : si vous passez autant de temps sur Facebook ou Instagram plutôt que dans votre activité principale, si vous procrastinez à longueur de journée et fuyez sur Youtube au moment d’ouvrir vos notes de cours, interrogez-vous : ce que vous faites vous intéresse-t-il vraiment ? Vous épanouissez-vous dans votre activité ? Et si cette stratégie de fuite ne cachait pas une grande envie de reconversion professionnelle ?

 

 

Le défi « digital detox »

Et maintenant, c’est à vous de jouer ! Après avoir testé (et continué d’appliquer) un grand nombre de ces astuces au quotidien, j’ai désormais une certitude : un peu comme pour le no-poo, il faut un « mois sans rien », à savoir, une période de temps entièrement déconnectée. Le but ? D’une part, relativiser l’importance des réseaux sociaux et lutter contre sa peur de « manquer quelque chose » (le fameux FOMO, fear of missing out). D’autre part, se donner un bon coup de pouce pour s’auto-discipliner face aux tentations numériques : en effet, rien de mieux pour s’habituer à une règle que ne pas avoir le choix. Pas besoin de commencer gros tout de suite : une journée, c’est déjà très bien pour prendre de nouvelles habitudes ! Le mieux, c’est également d’y aller progressivement afin de faciliter le sevrage : toutes les étapes proposées précédemment pourront vous aider pour cette période de “diète internet”.

  • Une journée par semaine sans écran : personnellement, je ne regarde jamais mon ordinateur ou mon téléphone le dimanche, jour que je passe avec mon conjoint, et c’est venu complètement naturellement. Toute seule, j’avoue trouver difficile de ne pas être connectée de la journée, mais à deux, avec de chouettes activités pour s’occuper, je n’y pense même pas. Et c’est, de loin, ma journée préférée de la semaine !
  • Une semaine sans écran ou réseaux sociaux : on continue graduellement avec une petite semaine loin des écrans. Si c’est déjà beaucoup pour vous et que vous avez besoin de lire vos courriels de travail, alors une semaine sans réseaux sociaux est déjà un très grand pas ! Pour vous aider, n’oubliez pas de supprimer toutes vos apps de votre téléphone.
  • Des vacances déconnectées : le mieux pour expérimenter la déconnexion sans frustration, c’est de se prévoir de belles vacances sans écran. Vous retrouverez le plaisir de faire les choses rien que pour vous, sans avoir nécessairement besoin de les partager sur Instagram pour être comblé·e.

En général, les trois conseils que je donnerais pour tenir bon lors d’une période de « digital detox », c’est de :

  • Définir des activités de remplacement (lecture, sport, dessin…) pour vous permettre de développer de nouveaux réflexes.
  • Apprendre à procrastiner différemment : j’ai souvent du mal à me mettre au travail le matin. Avant, je scrollais indéfiniment sur les réseaux avant d’enfin me motiver. Comme j’ai compris que je ne peux directement être hyper productive dès potron-minet, je consacre la première heure de ma journée à des choses que j’aime et qui me permettent de me glisser dans une atmosphère de concentration : blog, écriture, correspondance… Et ça marche !
  • Faire des piqûres de rappel régulièrement, surtout si vous « rechutez » après une belle période déconnectée. Passer à nouveau quelques jours sans écran vous permettra de vous rappeler pourquoi vous souhaitiez initialement vous déconnecter et revivre tous les avantages d’être moins connecté·e. Idéal pour retrouver la motivation !

 

 

Voilà donc mes trucs et astuces pour apprendre à développer une relation modérée avec Internet et les réseaux sociaux. Dans mon prochain article, j’y ajouterai mes outils préférés pour apprendre à gérer son temps sur Internet. J’espère que vous trouverez ici l’inspiration et la motivation pour entamer, vous aussi, votre petite déconnexion. Si vous avez peur de certaines étapes, parfois drastiques, sachez que Natasha du blog Echos Verts a proposé récemment 50 mini-défis pour se déconnecter. Si la question de la déconnexion et de la gestion du temps vous intéresse, je ne peux d’ailleurs que vous recommander de suivre son éco-défi « Gérer son temps de manière durable », qui va au-delà du thème de la déconnexion numérique.

De façon générale, je dirais que ce qui me motive pour continuer sur ma lancée déconnectée, c’est de réfléchir à ce que j’ai ou non envie de faire. Mon grand problème dans la vie, c’est de ne pas parvenir à faire tout ce que j’aime ! Pour y remédier, j’ai listé les activités que j’aime et combien de temps je souhaite consacrer à ces activités chaque semaine. Je me suis ensuite organisée de sorte à parvenir à les mettre régulièrement à mon agenda. Le matin, j’essaie donc de commencer par une activité que j’aime et je me motive dans la journée pour travailler aussi efficacement que possible pour me libérer assez tôt, afin d’avoir encore le temps de me lancer dans une autre activité que j’aime. Je n’y parviens pas toujours et je reste assez frustrée (pourquoi les journées sont si courtes ?), mais réfléchir à la manière d’investir mon temps m’a permis de m’organiser et j’ai désormais moins l’impression de voir ce temps me filer entre les doigts. Bref, pour éviter de trop perdre son temps sur Internet, rien de tel que se recentrer et réapproprier son quotidien !

 

Et vous, que faites-vous pour passer moins de temps sur Internet ?

Quelles astuces comptez-vous mettre en place ?

 

Source des images : Unsplash

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31 commentaires

minouchkaïa 22 février 2018 at 17 h 41 min

Bonjour Ophélie
bravo pour ce coming out car il est difficile d admettre cette addiction souvent un peu honteuse mais surtout d y remédier ! pour ma part, et après avoir essayer qq outils et contourner mes résolutions, je crois que la meilleure soluce est d offrir mon smartphone à qui voudra, car je réalise que ma vie d avant etait tout aussi remplie et que je restais tout autant “informée”, sans les multiples tentations de lectures “vides”, d achats compulsifs ou de temps d indisponibilite psychique en présence de mes enfants par exemple. A bien y réfléchir, tout justifie que je le conserve, mais rien ne vaut ce à côté de quoi il me fait passer.

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Antigone XXI 23 février 2018 at 9 h 11 min

Merci beaucoup Minouchkaïa !
C’est une grosse question, celle de l’information : personnellement, Internet m’a appris énormément. Beaucoup de sources sont marginalisées et n’apparaissent pas dans les vecteurs d’information officiels : l’essor des blogs et des réseaux sociaux est un véritable moyen d’expression pour ces personnes ou idées. C’est le cas du véganisme, par exemple, qui ne se serait peut-être pas autant ou aussi vite diffusé sans internet. C’est la raison pour laquelle je continue de me rendre sur les réseaux sociaux, car ils constituent pour moi une source d’informations non négligeable (sans compter que leur observation nourrit complètement ma recherche sur le militantisme). Evidemment, ça, c’est pour le bon côté des choses… J’aurais tendance à dire que 75% du temps que je passe sur Internet reste encore un temps malheureusement “vide” ou inutile…
Sinon, plutôt que “coming-out”, qui ne me paraît pas vraiment approprié dans ce contexte, je parlerais plutôt de bonnes résolutions ! 🙂

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Delphine L. 22 février 2018 at 18 h 10 min

Une petite question : tu dis ne pouvoir te passer des réseaux sociaux à cause de ton blog…. Ton blog est-il une source de revenus, directe ou indirecte ? Car sinon pourquoi chercher à avoir le plus de visibilité possible ? Ceux qui te lisent viendront ici naturellement, ceux qui découvrent par hasard pourront toujours relayer sur leurs réseaux sociaux… Sauf à avoir un impératif économique ou professionnel, cette “contrainte” n’est-elle pas tout aussi infondée que la nécessité du smartphone ? Ca m’intéresserait vraiment d’avoir ta réponse là-dessus, étant moi-même en pleine réflexion sur mon rapport au numérique et à Internet (et je ne parle plus de réseaux sociaux, ayant coupé la ligne depuis 6 mois maintenant) 🙂 Merci !

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Antigone XXI 23 février 2018 at 9 h 20 min

C’est plus compliqué que cela et j’ai un peu raccourci en disant “si je n’avais pas de blog” : j’aurais plutôt dire “si je n’avais pas envie d’avoir un impact dans l’espace public”.
D’abord, même si mon blog ne me rapporte aucun argent, j’ai envie que son contenu soit partagé. Pourquoi ? Tout simplement parce que je n’écris pas ici simplement pour moi ou pour mes proches, mais parce que j’ai envie d’avoir un impact dans la société (“changer le monde”, tu sais) 😛 Les réseaux sociaux sont donc une plateforme qui permet à mes idées d’être davantage partagées. Il en est de même quand je donne une conférence ou j’écris un livre : j’ai bien sûr envie que la salle ne soit pas vide et que mon livre soit lu !
D’autre part, comme je l’expliquais plus haut, Internet est une source d’informations pour moi : les réseaux sociaux me donnent à connaître des opinions, informations ou faits auxquels je n’aurais pas eus accès sinon et qui nourrissent ma pensée (donc même sans blog, j’avoue, ces informations sont importantes à mes yeux).
Par ailleurs, en tant que chercheuse, je travaille sur le militantisme et une grosse partie de celui-ci se fait maintenant sur Internet (j’ai par exemple fait une enquête sur les blogs véganes) : il m’est difficile de me priver de cette source d’observation essentielle pour mon travail.
Enfin, les chercheur.se.s sont de plus en plus amené.e.s à promouvoir leur travail sur Internet : on nous demande de partager nos articles, de proposer des titres facilement identifiables par les moteurs de recherche, de faire des abstracts en vidéo, etc.
Du coup, bien au-delà du blog, il serait difficile pour moi de couper les réseaux sociaux ! Si je veux véritablement être sincère, même si je souffre de cette hyper connexion et adore les plages de digital detox, je pourrais difficilement m’en passer à l’heure actuelle. C’est la raison pour laquelle je ne recommande pas de couper Internet, mais de mieux s’en servir.

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Cél (Les Mots Ailés) 22 février 2018 at 18 h 51 min

J’attendais avec tellement d’impatience cet article ! Il est génial. J’aimerais rebondir sur chacune de tes phrases !
Il faudrait presque faire un article sur mon histoire exprès, maintenant que j’y pense, pas parce qu’elle est intéressante (pas du tout), mais parce que ça fait du bien de lire les rapports des autres avec internet, et même, plus largement, la technologie, c’est vraiment inspirant, et ça amène à se poser les bonnes questions.
Je suis très intéressée par tes appli pour compter son temps passé sur telle ou telle appli (bon, moi c’est surtout Instagram, mon problème, et aussi ma boite mail).
Ce que je fais de plus en plus, c’est ta méthode radicale : désinstaller, ou faire sans téléphone. Je me rends compte que je me sens mieux, comme allégée, quand je laisse mon téléphone chez moi. Mais comme toi, j’ai toujours le “si jamais”. Ca devient désagréable parce qu’il y a autour de mon téléphone une sorte d’aura négatif, un halo d’émotion désagréables.
J’aimerais beaucoup réfléchir aussi sur le bannissement du téléphone systématique, c’est un sujet de discussion chez nous. Ca insupporte Dorian si, au fil d’une conversation, une question demeure sans réponse, et il aime googliser tout de suite pour avoir le fin mot, parce que sinon on oublie, ce qui est vrai. Du coup je ne sais pas bien quoi penser de cet usage-là. D’un côté, je me dis (comme toi je crois) qu’on peut faire sans, et mettre en place une règle de “jamais de téléphone quand on discute / à table / dans le canapé. Et d’un autre, je comprends mon cher mari qui a un usage très particulier de la technologie en général, ultra méfiant (et même arriéré à bien des égards), mais qui s’oppose à une règle drastique (au même titre qu’il va vérifier n’importe quoi dans un dictionnaire ou une encyclopédie sur l’heure, par exemple.) Dans l’absolu, quelle différence ? N’a-t-on pas en leurs premiers temps décrié les dictionnaires parce qu’ils encourageaient à ce genre de réflexe, alors qu’aujourd’hui, ce réflexe du dictionnaire est devenu acceptable, et même pertinent ?
Pour finir (j’aurais encore mille choses à dire) (je suis trop longue) (il faut vraiment un article), je m’interroge de plus en plus sur la dépendance… en général. Parce que je redeviens dépendante aux livres, par exemple. Dit comme ça, on se dit que c’est louable, et en fait, là encore, c’est excessif, j’emporte mon livre partout, j’ai envie de le lire à table, ou dès que j’ai un instant de libre, il occupe mes pensées, j’ai envie de l’avoir avec moi dès que je sors… BREF nouvelle dépendance bonjour, BREF, ne vivons-nous pas dans un monde qui pousse les esprits aux excès, à une sorte de boursouflure des désirs et des passions au sens moderne, une quête du remplissage… au détriment de la mesure ?

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Delphine L. 22 février 2018 at 21 h 01 min

Je crois qu’on touche là à un problème sociétal : on vit dans une société où la consommation est la base de tout… Il faut consommer, y compris de l’occupationnel. On ne sait plus être contemplatif, juste être là. Je tente depuis quelques temps de me réapproprier le vide. Ce soir par exemple il faisait beau, je suis rentrée tôt, et au lieu de m’occuper (y compris à des choses agréables, ça n’est pas la question), je suis allée profiter du soleil devant chez moi, en caressant le chat des voisins venu me dire bonjour. J’avais du ménage à faire, le repas à préparer, un livre à lire, des loisirs en cours, mais j’ai trouvé ressourçant ce moment. Par ailleurs, il ne faut pas oublier non plus que dans bien des services numériques, le vrai produit c’est nous !

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Antigone XXI 23 février 2018 at 9 h 56 min

Merci beaucoup de ton commentaire, Céline !
C’est une question, effectivement, que celle d’utiliser son téléphone (ou sa tablette) pour vérifier ou trouver des informations, de la même manière qu’on utilisait auparavant une encyclopédie ou un dictionnaire. Je me la pose d’autant plus que, personnellement, j’ai terriblement tendance à le faire… ce qui agace parfois mon conjoint. (Mais bon, il est bien content quand même quand je réponds à ses questions et on apprend plein de trucs (cf. mon historique récent du petit-déjeuner : les pages Wikipédia “pigeon”, “Les Ménines”, “frelon asiatique”, “Edward Elgar” et “carnaval”)). Je pense qu’il y a aussi l’art et la manière de le faire : en mode gros relou qui met en doute et googlise tout ce que tu es en train de raconter et qui est très fier d’étaler sa technologie (“ha ha, mais ta carte, c’est dépassé, regarde mon super GPS de la mort qui tue”, “attends, le ciel est peut-être bleu, mais mon app météo me dit qu’il y a des nuages”), ou en mode respectueux et patient, qui ne sort pas son téléphone toutes les deux minutes plus par réflexe que par réel intérêt, et qui attend peut-être la fin d’une conversation pour chercher l’information manquante. Je n’ai pas de réponse, mais je me demande parfois si je retiens vraiment les informations que je récolte sur mon téléphone pour assouvir une curiosité soudaine. Ce que me reproche mon conjoint, c’est d’avoir recours directement à mon téléphone, sans parfois prendre le temps de réfléchir à la chose ou de vérifier dans ma mémoire si l’information ne s’y trouverait pas, un peu comme avec une calculatrice vis-à-vis du calcul mental. Peut-être faut-il limiter le recours à ces informations-là, et privilégier celui qui répond vraiment à une envie de savoir. Au-delà, c’est une question que je me pose beaucoup si nous avons des enfants : comment agir ? Faut-il sortir son téléphone à chaque question ? Ne vaut-il mieux pas, à la rigueur, privilégier l’ordinateur, qui nécessite plus de temps d’ouverture (le tri pour vérifier si on est vraiment intéressé.e par l’information cherchée), qui permet de lire à deux sur l’écran et d’approfondir les recherches ? (surtout pour la personne qui est dans une posture passive d’écoute de l’information par rapport à celle qui détient le téléphone) Bref, je n’ai pas de réponse toute faite !
Pour ce qui est de la dépendance, c’est à nouveau une bonne question ! Personnellement, j’ai le même effet de dépendance aux livres, mais seulement quand celui que je lis me passionne (sinon, c’est plus un désir qu’un besoin). La question derrière (et qui rejoint la précédente), c’est : y a-t-il de bonnes ou de mauvaises dépendances ? De bonnes ou mauvaises passions ? Pourquoi lire des livres est aujourd’hui une activité socialement valorisée, alors que passer du temps sur les écrans ne l’est pas ? La lecture est-elle considérée comme une activité passive ou active ? Les passions sont-elles foncièrement mauvaises ? Faut-il préférer la modération ? Ah, à nouveau, que de questions et on retombe toujours et encore sur les Anciens 😉

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Cél (Les Mots Ailés) 24 février 2018 at 11 h 49 min

Mais OUIIII ! (D’ailleurs, BRAVO, je commence le tome 2 de l’Amie prodigieuse et je suis accro, grâce à qui, on se demande.)
Pour les enfants, oui, c’est une grande question aussi. Depuis la naissance de Camille, on a fait très attention à ce qu’il ne soit en contact avec aucun écran (on est un peu tarés et radicaux là-dessus), à la fois pour des raisons “philosophiques” que très techniques, puisqu’il est prouvé qu’un écran est redoutable pour les yeux et le cerveau d’un bébé. Pas de télé ? Aucun souci. Pas de téléphone ni d’écran d’ordinateur ? Pas de souci non plus… mais on s’est aperçus qu’il fallait se faire violence pour qu’il n’en regarde jamais. Et on en parlait encore ce matin : il nous a vus consulter nos ordinateurs juste après le petit déjeuner. Comment peut-il envisager un monde où l’écran n’est pas essentiel ? En même temps, ce serait lui masquer la vérité que d’éviter totalement les écrans, nous en avons besoin pour travailler, nous sommes en vacances et nous recevons quand même plein de mails pro et de travail à faire par internet… Il y a cette sorte d’impératif social qui est terrible. Je me console en me disant qu’on pourra toujours expliquer, et qu’heureusement, il voit aussi combien le livre est important pour les grands, et aussi, les discussions, les repas, le jeu, le rire, les danses… Finalement, quand on passe le cap de l’enfant, on s’interroge encore plus sur la vie que l’on veut mener au quotidien ! 😉
Enfin, pour rebondir sur l’idée de vérifier une info sur internet sans réfléchir, oui, je comprends. D’ailleurs souvent quand on réfléchit sans trouver, on sait qu’on sait, mais on ne trouve pas, l’un des deux googlise et l’autre continue à réfléchir, tu sais, “regarde mais ne me dis pas, attends, ça commence par quelle lettre, non non ne me dis pas, attends, je vais trouver”. J’adore quand on fait ce jeu. (On a une vie très palpitante.)

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stéphanie 22 février 2018 at 19 h 47 min

Bonjour Ophélie,
Bravo pour cette bonne résolution!
Pour ma part, je n’ai pas de smartphone (je n’en veux pas), ni de wifi, et nous passons toujours nos vacances hors de la maison sans écran. Je refuse aussi que mes enfants emmènent leur console de jeux pour patienter dans les salles d’attente, nous prenons tous des bouquins. Je sais très bien qu’un pas de trop et c’est l’addiction… Je passe néanmoins déjà trop de temps sur internet dès que je suis à la maison… J’ai tenté de ne pas prendre de box, j’ai tenu un mois, c’était trop compliqué pour suivre les comptes… Se limiter, que c’est dur!!

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Christel 22 février 2018 at 20 h 02 min

Bsr Ophélie,
J’ai l’impression d’être loin tout cela. Je n’ai jamais eu de portable et encore moins de smartphone malgré l’insistance de mon entourage familial et amical. Le seul réseau social où j’étais était FB et je n’y suis plus depuis juin dernier. Je vais sur qqs blogs uniquement. Bref! Peut-être que le fait d’être dans une profession qui ne nécessite pas internet ni d’ordinateur, ni de portable, et pas d’enfants et de ne pas avoir de blog fait que je n’ai pas de pb de dépendance.

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Antigone XXI 23 février 2018 at 10 h 07 min

Oui, peut-être ! Je passe ma journée sur ordinateur et je vois bien que les journées où j’y suis moins et que j’ai davantage d’interactions sociales (quand je fais du terrain ou quand je suis en conférence), je ne pense souvent même pas à consulter les réseaux sociaux.

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Marthe 23 février 2018 at 17 h 06 min

Comme Christel, je n’ai pas de téléphone portable, ce qui visiblement, en lisant les différents articles sur la désintox digitale, limite la casse pour moi.
J’ai cependant parfois l’impression d’être moi aussi un peu trop accro aux écrans…
Je travaille sur ordinateur et sur internet pour l’essentiel de mes journées, et la tentation est grande de faire ma pause… sur internet (oserai-je dire que je travaille… entourée de livres ? Je n’ai donc aucune excuse !)
N’ayant pas de portable, je ne peux communiquer par sms ; limitant les mails, je ne suis pas toujours réactive – pour mon engagement associatif, c’est parfois difficile de me détacher totalement d’internet…
J’ai donc une tablette (mais je n’active le wifi que le soir pour 1/2 heure), un compte Facebook pour communiquer par messenger avec les membres de mon asso dans les moments de pics d’activité.
J’ai parfois l’impression que c’est un peu bancal, et surtout, quand je me dis, “allez, je scrolle 5 minutes en attendant la réponse de Bidule”, et bien au final, il s’est écoulé plutôt 15 min que 5… (J’attends donc l’article suivant avec impatience)
Bref, c’est encore imparfait, mais petit à petit, je travaille à un fonctionnement qui me satisfasse mieux…
Et je suis donc très contente de tes articles sur le sujet, ainsi que de ceux de Natasha d’Echos Verts ! 🙂

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Sardine 22 février 2018 at 23 h 07 min

Bonsoir Ophélie. Personnellement pour le moment j’ai toujours résisté à l’envie d’avoir le net sur mon portable. Et pour cause ! j’ai un tél qui n’est plus fabriqué depuis les années 2000, qui est tombé 50 000 fois et qui n’est pas cassé (oui c’est du solide !). C’est un vieux coucou Alcatel “Ripcurl” que j’avais trouvé il y a 6 ans sur le boncoin. Je l’ai toujours et il fonctionne toujours. Je n’ai jamais voulu un portable “intelligent”, car je sais quelle addiction cela peut être. Il me suffit d’être en ville, dans un tram et de voir tous ces gens rivés sur leur écran, ça me dégoûte direct. Et puis j’avais vu aussi il y a longtemps une émission où on voyait dans quelles conditions été fabriqué le smartphone, et ttes ces pauvres personnes qui se suicidaient. Je me suis promis que jamais au grand JAMAIS, j’alimenterais ce réseau de surconsommation et de destruction de vie humaines mais aussi de relation humaine.
Je vois l’internet comme un fléau, un gigantesque fléau qui nous a tous happé, qui tente de tous nous rendre accro, cela fait peur, vraiment.
Alors oui bien sûr j’ai une box internet chez moi, en illimité mais uniquement sur mon pc portable qui a bien 7-8 ans d’âge, il lui manque qq touches mais il tient encore “debout”.
Du coup quand je travaille je n’y vais que le soir en rentrant. Mais je trouve cela de trop, car j’y vais TOUS les soirs.
C’est nul j’en ai conscience, et je réfléchis pour remplacer plusieurs soirs dans la semaine la connexion à internet par une activité manuelle.
Quelle invention que le net !! c’est sur il y a bcp de belles choses à trouver dessus, mais également que de gâchis !! d’enfant qui ne passent quasi plus de temps avec leur parents, des conjoints qui se croisent, la solitude grandissante partout dans le monde…déjà avec l’invention de la tv à l’époque mais avec le net dans chaque domicile, n’en parlons même pas.
Dans d’autres pays ils ne nous comprendraient pas, ils passent leur vie, journée dehors au contact de l’autre. Bon bien sûr la météo n’est pas la même mais quand même.
Tout ça pour dire que la meilleure chose à faire selon mon avis perso, c’est de ne pas posséder un téléphone avec un accès internet. Un téléphone c’est fait pour appeler et recevoir des sms, enfin je parle de notre génération à nous.
A l’époque pas de sms. Laisser le pc éteint plusieurs jours, et réapprendre à vivre autrement, avec la nature, les autres, nos voisins, notre famille, nos enfants.
Passer du temps POUR les relations, c’est bien là ce qu’il nous restera lors de nos vieux jours.
Bonne soirée,
Sardine d’Alsace.

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Sardine 22 février 2018 at 23 h 17 min

Félicitation Christel, j’admire les personnes qui ont su résister à cette addiction. Franchement Bravo, ne changez cela pour rien au monde.

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petitesoeur 23 février 2018 at 9 h 56 min

ne pas être inscrite sur les réseaux sociaux et avoir un blog n’est pas incompatible puisque c’est mon cas ^^
je me limite en temps le matin . Je me donne 1 heure devant l’écran et ainsi je suis plus efficace et rapide pour répondre aux mails, commentaires, écrire une note pour mon blog ( j’y réfléchi dans la journée ..^^ loin de l’ordi) et surfer sur les blogs.
je n’ai pas de téléphone portable mais seulement un fixe.. de ce fait je ne suis pas constamment “dérangée” par les appels.
Je m’octroie aussi de temps en temps, et ça fait du bien, un jeûne informatique de quelques jours ..
comme toute addiction, pour s’en passer c’est surtout une question de volonté …
😉

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Aurore 23 février 2018 at 15 h 10 min

J’ai pris conscience dernièrement, en fermant mon blog en plein essor, que retrouver ma vraie vie, poser mes yeux vraiment sur les gens (mon fils), la nature, les choses me permettait de la vivre enfin pleinement.
Comme toi, je déteste téléphoner, je préfère les sms mais je n’arrive pas à sauter le pas du “et si…” et il est pourtant tout le temps avec moi même si souvent en mode avion.
Je me trouve plein d’excuses par peur de… Je retrouve déjà du temps libre mais je suis encore pas mal addict et ça m’agace ! Et ta famille, comment peut-elle te joindre ? Sur un fixe par exemple ? (Tu sens le stress derrière la question 😉 ?).
Mon entourage avait pris l’habitude de ma trop grande disponibilité et je me retrouve avec plein de messages, mails, notifications que je n’ai même plus envie de lire.
Bref, mon objectif, acheter un réveil pour le printemps et laisser mon tel en bas dans la cuisine ! Et enfin, recommencer à lire tous ces livres qui m’attendent plutôt que scroler….
Merci pour le “rappel” <3

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Mandarine 24 février 2018 at 10 h 06 min

Bonjour Ophélie,
Ton article que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt, suscite plusieurs réflexions de ma part. Je passe énormément de temps sur le net et sur Facebook et je me rends compte que c’est toxique : ça participe à diminuer mes capacités de concentration ; ça me fait perdre un temps que je pourrais passer dans des activités plus créatives et ça engendre une certaine paresse pour se réapproprier son quotidien. Je suis devant mon écran d’ordi ou de téléphone comme je pourrais être devant la télé, à regarder finalement n’importe quoi sous des tas de faux prétextes (heureusement je n’ai pas la télé). A mon travail, pendant les pauses, tout le monde est sur son téléphone. C’est une manière de déconnecter très efficace de notre charge professionnelle et, il faut le reconnaître, c’est aussi un très bon moyen de ne pas discuter entre nous quand on n’en a pas envie.
Le téléphone apaise un tant soit peu mon côté anxieux. Petite anecdote, quand le précédent a lâché, je me suis précipitée dans un magasin un dimanche juste avant Noël pour en acheter un autre car la météo annonçait du verglas le lendemain et que je me levais avant l’aurore pour aller travailler. L’angoisse a pris le pas sur mes idéaux éthiques qui m’incitaient à prendre un temps de réflexion pour m’offrir un fairphone. D’un autre côté, on ne trouve plus de cabine téléphonique comme avant pour appeler de l’aide en cas de besoin.
Ceci dit, prenant conscience de tout ça, je ressens comme une nécessité de me reconnecter à des plaisirs plus simples que j’avais avant comme de dessiner ou d’écrire sur du papier. Heureusement, je garde le réflexe de faire des recherches documentaires dans les livres, et comme je n’ai pas une médiathèque digne de ce nom près de chez moi j’en achète beaucoup.
Internet, c’est l’info instantanée. J’ai l’impression que nous vivons dans une société du toujours plus et tout de suite. Selon moi, ça étouffe notre part de créativité et favorise un climat anxiogène. Nous devenons également intolérants à la frustration et on ne s’en rend pas toujours compte. Je prends progressivement conscience de tout ça grâce à des blogs comme le tien ou comme celui de Natasha d’échos verts. Se connecter pour lire vos articles n’est jamais une perte de temps. Merci à toi.

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Marie Pk 24 février 2018 at 11 h 07 min

Excellent article et ses commentaires.
Je n’aime pas téléphoner et donc trouve très pratiques les SMS ou les mails.
Je vais encore trop souvent sur les blogs qui ne m’apportent rien. Je fais du tri très régulièrement.
Internet n’est pas le grand méchant loup, je ne pourrais pas m’en passer, j’y trouve tellement de réponses à mes questions ou de tutos pour m’expliquer le tricot, la patine ou me donner des idées de menus.
Tout est dans la modération, et c’est vrai que de penser à se limiter, de supprimer les tentations visibles sur son écran de téléphone, ça aide bien.
Merci pour ces articles qui font réfléchir et prendre conscience de notre qualité de vie.

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Hannao 25 février 2018 at 18 h 25 min

Hello,

merci pour ton article.

Je déteste perdre mon temps sur le net et… je passe ma vie à le faire. En effet, une procrastination qui est une fuite (peur de l’échec très important qui me bloque dans pleins de projet et aussi je suis une grosse flemmasse).
Il m’est apparu ces derniers mois que certains dimanche soirs après une journée de glande sur internet, j’avais l’impression d’attendre que ma vie passe (ouais la grosse angoisse/déprime).
Avoir conscience du problème est déjà un début… Je sais pas encore quelle solution je vais adopter.

J’avoue que mon portable étant mon réveil (car j’ai 3 horaires différentes suivant les jours de la semaine) je l’ai dans ma chambre…Ce contre quoi j’étais avant mon déménagement il y 6 mois. Je crois que je vais sortir mon vieux réveil des cartons!

Mon téléphone me servant à apprendre la langue du pays dans lequel j’ai déménagé durant les transports, je me vois mal avec un téléphone classique (aussi pour Whatapps). Mais limiter les notifications a déjà réduit mon habitude d’être le nez sur mon portable toutes les 5 minutes (même au boulot si la tâches du jour ne me passionne pas, c’est au moins un bon indicateur de si ma journée m’a plue).

Bref, j’ai passé un bon moment à lire ton article. Je te souhaite un bon dimanche déconnecté.

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kellyac 28 février 2018 at 19 h 08 min

Merci pour cet article, qui me fait encore une fois me poser plein de bonnes questions. Je refuse d’avoir un smartphone par conviction (et puis mon vieux Nokia a 8 ans et 3 semaines de batterie, que demander de mieux?) et je conseille à pas mal de gens d’y revenir. Comme je n’ai pas de téléphone fixe, je trouve ca important de rester joignable quand meme. Je travaille sur ordinateur donc j’ai quand meme accés à mes mails toute la journée, par contre je n’ai rentré aucun autre mot de passe sur le PC du boulot, donc je n’ai accés à rien d’autre.
Par contre, je vois beaucoup de commentires trés négatifs sur internet, alors que je reste trés optimiste sur cette technologie. On peut apprendre sur tous les sujets, démarrer n’importe quel hobby et découvrir des gens merveilleux. Je ne m’en passerais totalement pour rien au monde, meme si une détox est extrèmement bénéfique.

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CÉCILE L.M. 1 mars 2018 at 19 h 40 min

Bonsoir Ophélie,

J’ai vécu une expérience formidable de déconnexion !
Après les Fêtes de fin d’année, je suis allée à la montagne avec mon mari , dans notre petite maison au milieu de rien . Il avait tant neigé que le fil France Telecom avait cassé et se trouvait enfoui sous la neige , plus de téléphone et plus internet. Nous y sommes allés en connaissance de cause, prévenus par la Bergère, notre voisine . Ce fût un séjour délicieux, tout le monde avait été prévenu, et donc personne n’a cherché à nous joindre. J’ai renoué avec la lecture , dès le petit-déjeuner, je me suis lancée dans un grand patchwork, mon activité quotidienne ! Cela m’a fait un bien fou !
Mon mari n’a pas supporté de ne pas être joignable, ça ne m’a pas du tout posé de problème.
J’ai fait une constatation, absolument édifiante, j’avais en quelques jours retrouvé, de la concentration et de la mémoire, Internet nous rend fainéants… toutes ces petites choses, que l’on pratique quotidiennement, et que l’on se croit obligés d’aller vérifier sur la toile , en fait, on les maîtrise parfaitement.
Je suis sur Facebook, Instagram et j’ai un Blog , depuis j’ai vraiment levé le pied !
Et sans être «  méchante » , si tout le monde mettait un peu d’intelligence dans ses publications, ces réseaux seraient plus constructifs !

Merci pour vos articles.

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bafette 9 mars 2018 at 16 h 22 min

Perso, mon téléphone sert à … téléphoner ou communiquer par sms. J’ai un forfait 2 euros, je ne regarde jamais internet dessus. et mon ordi sert à … travailler. Je m’accorde une surferie par semaine mais ça me fatigue plus qu’autre chose. Aucun réseau sociaux. Mon dieu je dois être un dinosaure, mais je pense vraiment qu’il y a une question de génération là-dedans.

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veggiechoux 11 mars 2018 at 14 h 33 min

Merci pour cet article, qui comme les autres, amène à réfléchir. L’année dernière, je trouvais que je passais trop de temps sur les réseaux sociaux et sur les applications de mon téléphone. Alors, j’ai supprimé tous mes comptes, mes applications et maintenant je coupe la wifi de mon téléphone. Je perds déjà beaucoup moins de temps. Maintenant, j’essaye de m’obliger à lire davantage, à la place de surfer inutilement sur internet…

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Adèle 12 mars 2018 at 10 h 46 min

Bonjour Ophélie et merci pour ton article. J’ai supprimé mon compte Facebook il y a trois ans après une photo scandaleuse de trop. Je n’ai jamais regretté ma décision. Depuis, je passe nettement moins de temps sur internet. Je voudrais cependant aller encore plus loin. J’ai donc décidé de me passer de téléphone pendant 10 jours cet été. Je pars marcher en montagne, ce sera le moment idéal pour ma première détox digitale. Je suis aussi emballée à l’idée de faire de la randonnée que de ne pas être joignable pour pouvoir profiter pleinement de ces vacances. J’imagine que mon utilisation d’internet sera encore différente après cette expérience…

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chamane 7 avril 2018 at 23 h 22 min

et pourtant l’ addiction à internet peut être trés secourable pour les jeunes messieurs: plus de temps à consacrer à une copine, c’ est le paradis des féministes…lol

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Sabine 24 mai 2018 at 19 h 12 min

Merci beaucoup pour cet article, il est vraiment clair et bien organisé !
Cela fait plusieurs mois que je pense à limiter ma présence sur les réseaux sociaux et internets en général, notamment car je les utilises pour procrastiner, de véritables tampons émotionnels qui m’évitent de devoir faire face aux trois dissertations à rendre pour la semaine prochaine ! Il y a quelques mois j’ai également visionné le fil “Call me by your name” et ce tableau d’une famille d’intellectuels qui passe un été entier, perdu-e-s au milieu de la campagne italienne sans autre occupation que la lecture, les jeux et les grandes tablées entre ami-e-s m’a faite rêver. Je me suis souvenue que plus jeune je n’avais pas de portable, pas internet et que l’été représentait deux mois de déconnexion totale dans ma petite bulle bretonne, mon seul échange avec mes amies se limitait à une carte postale et pourtant à mon retour nous nous retrouvions toujours.
Il y a maintenant près d’une semaine, prise d’une envie de disparaître et de couper les ponts au maximum avec les autres (légère misanthropie passagère) j’ai supprimé mes comptes Instagram et désactivé mon compte Facebook, que j’espère pouvoir un jour supprimé définitivement même s’il m’est bien utile pour tout le travail militant.
Je compense en lisant beaucoup d’articles de blog, au lieu de scroller sur Instagram c’est sur l’appli du Monde que je zieute dans les transports en commun et ma consommation de vidéos Youtube a connu une croissance exponentielle mais je ne désespère pas de parvenir, probablement à l’aide de mesures radicales, à reprendre le contrôle sur ma vie digitale. Internet est un outil formidable mais je supporte difficilement de m’y voir asservie.

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bobette 17 juillet 2018 at 13 h 48 min

Article passionnant!
Je suis d’une génération qui n’a pas connu internet ni réseaux sociaux dans sa jeunesse . Parfois, je pense que mes études et mes débuts professionnels auraient été grandement facilités par l’accès à l’information , aux connaissances, aux partages que permet internet.
J’ aime avoir cet accès permanent à la connaissance et à l’info et il y a quelques années je passais des heures sur le net. J’ai découvert tellement de réponses sur internet : sur la nourriture, sur des questionnements que j’avais… Puis j’ai découvert Facebook et enfin instagram. J’ai alors mis des barrières (je n’ai pas de smartphone, pas d’accès illimité). je choisis mes blogueuses avec soin, après la frénésie des débuts. Mais je suis dépendante quand même : hier soir nous étions sortis et mon téléphone n’avait plus que peu de batterie, j’angoissais en me disant qu’en cas d’accident, je ne pourrais pas prévenir rapidement les secours. Et mon compagnon possède un smartphone donc la tentation n’est jamais loin!

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Bouteldja 24 juillet 2018 at 14 h 40 min

Il est si difficile de s’éloigner de nos outils informatiques et électroniques. Nous sommes si attachées à ces gadgets. J’aimerai pouvoir faire une longue pause sans téléphone ni ordinateur pour me reconnecter à l’essentiel et surtout moins perdre de temps à surfer sur le net…

Merci pour cet article!

Lisa

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borealesk 14 août 2018 at 9 h 39 min

Coucou !

Je crois que nous avons toutes et tous un genre d’orgasme cérébral en lisant ce genre d’articles tant cela nous concerne de plus en plus… Pareil, j’utilise les réseaux sociaux pour relayer les infos que je poste sur mon blog sinon je n’aurai certainement… Que whatsapp ! Quoique… Il y a toujours un certain plaisir à montrer aux autres ce que nous faisons, surtout quand ce sont des éxperiences intenses ou des choses qui nous semblent importantes de partager !

Merci pour cet article, et pour ton blog tout entier, tellement top !

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Aurore 12 septembre 2018 at 14 h 56 min

Bonjour Ophélie,

Merci pour cet article très instructif et qui donne pleins d’idées pour décrocher.

Je dois avouer que travaillant dans le milieu de l’informatique et plus particulièrement actuellement dans la gestion de problèmes, je suis obligé d’être en permanence connecté à une boîte mail pour répondre aux interrogations et corriger les erreurs remontées par les utilisateurs.
Le soir je n’ouvre jamais mon ordi portable tellement je suis ‘dégoûté’, la détox par le dégoût ça marche et hop je prends mon tricot ou un bouquin ou alors je matte une série avec monsieur.

L’idée de tout lâcher le dimanche me plaît énormément, je vais essayer de l’appliquer.

Encore une fois c’est un plaisir de lire ce blog qui permet de s’instruire toujours plus. Bonne continuation.

Aurore

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lucille lilou 8 novembre 2018 at 9 h 16 min

Pour compléter ton commentaire sur le fait que les tablettes pour lire c’est le maaaaaal, je ne sais pas si tu as lu le livre “l’homme nu”, mais il explique assez bien que les lectures sur tablette sont en train d’abimer les maisons d’éditions et les auteurs. Car on sait comment on lit, que quoi on zappe, quel chapitre est + sympa et toutes les données que l’on peut imaginer que ces grosses machines sont capables de nous prendre. Tout cela est transmis et a un grave impact sur les livres. Mon livre papier si je zappe deux chapitres il n’y a QUE moi qui le sait 🙂

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