Notre aventure de l’école à la maison !

10 novembre 2015

 

Notre aventure de l'école à la maison {I did it!} - Antigone21.com

 

Aujourd’hui, je suis très contente de partager avec vous un nouveau témoignage, dans le cadre de ma rubrique ‘I did it!’. Depuis bien longtemps, j’avais envie de parler d’enfance et d’éducation ici et j’ai décidé de profiter de la sortie du film Alphabet (si vous ne l’avez pas encore vu, filez donc au cinéma !) pour ouvrir mon blog à des témoignages en lien avec ce sujet.

Ecologie de l’enfance, non-scolarisation, méthodes alternatives, éducation bienveillante… Il existe mille et une manières de penser l’éducation, hors des sentiers battus de l’école traditionnelle. Je crois que, si vous me suivez depuis un moment, vous savez de quel côté mon cœur penche… Mais, plutôt que vous proposer un modèle que j’érigerais en norme, je préfère offrir la parole à différentes voies, à ces divers chemins que des personnes ont fait le choix d’emprunter et qui leur ont inspiré une autre vision de l’enfance. Je ne partagerai certainement pas tous les points de vue présentés ici, mais il me tient à cœur d’ouvrir mon blog à des expériences variées et je serais ravie de recueillir les vôtres.

Aujourd’hui, c’est donc Valérie et Stéphane, heureux parents de quatre enfants devenus grands déjà, qui m’ont fait l’honneur de leur témoignage. Entre voyages, apprentissage de la différence et de la tolérance, ils présentent leur expérience familiale réussie de la non-scolarisation. J’espère que ce texte vous touchera autant qu’il m’a touchée.

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1988. C’est sur les bancs de la faculté, que nous nous rencontrons avec mon mari. Nous sommes au tout début de notre 1ère année de médecine – une année que nous échouons avec brio ! Qu’à cela ne tienne, nous décidons alors de vivre et d’étudier ensemble 24h/24 – une évidence pour nous ! – au grand dam de nos parents… Et grand bien nous en a pris, puisque nous sommes finalement admis en 2ème année.

Au début de notre 3ème année, nous nous marions. Déjà alors, nos collègues de promotion nous considèrent comme un couple un peu hors-norme. Très vite, se pose la question des enfants. Comme tout couple n’ayant pas encore d’enfants, nous avons des idées très tranchées sur la question de l’éducation. Nos études prenant quand même beaucoup de temps et d’énergie, nous sommes (pour une fois) raisonnables et nous attendons d’être internes en médecine pour y songer concrètement. Pour combler probablement un manque, nous adoptons deux chats puis, l’année d’après, trois autres. Raisonnables, mais pas trop quand même !

Un jour, par hasard, nous tombons sur un reportage présentant une famille faisant l’école à la maison. Après une longue discussion, il nous apparaît logique, si un jour nous avons des enfants, d’être acteurs de leur éducation, mais aussi de leur instruction.

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Fin de 6ème année : une fois de plus, nous nous démarquons en choisissant de ne pas passer le concours de l’internat qui sélectionnait à l’époque les futures spécialistes d’organes : ce qui nous intéresse, c’était l’être humain dans sa totalité, pas son cœur, son foie ou ses poumons !

Novembre 1995 : premier stage de résidents en médecine générale, nous sommes enfin grands, quoique encore “bébés docteurs”, et nous décidons de devenir parents. Notre première fille naît en décembre 1996 et la seconde en septembre 1998. L’idée de l’école à la maison est vite oubliée, la vie de docteurs en médecine en formation ne nous permettant même pas d’y penser : 60h de travail hebdomadaire, en essayant toutefois de ne pas être de garde en même temps afin de s’occuper des enfants correctement sans avoir recours à la crèche ou à la nounou. Nous commençons aussi à faire des remplacements et nous jonglons avec tous ces plannings.

Septembre 1999, nous passons notre thèse et sommes enfin déclarés “Docteurs en médecine, spécialisation en médecine générale”. Nous nous installons dans la foulée, en reprenant un cabinet médical en zone semi-rurale et, d’un temps-plein du médecin dont nous prenions la succession, nous passons à deux mi-temps, afin de pouvoir nous occuper des enfants. Mon mari travaille alors le matin, et moi l’après-midi jusqu’à 17h. Il reprend la soirée après moi. Ma grande va à l’école du village et la seconde est encore à la maison.

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Mars 2001, naissance non pas d’un, mais de deux bébés ! Une fille et un garçon qui bouleversent un peu notre organisation. Notre seconde fille va alors à l’école depuis septembre et, portés par un certain conformisme, peut-être aussi probablement par la facilité, nous envoyons nos jumeaux à l’école maternelle. Le rythme scolaire et mon planning me permettent de gérer la maison quand les enfants ne sont pas là. Ils rentrent tous pendant la pause de midi et on sent qu’ils ont vraiment besoin de cette coupure. Le soir, ils sont souvent grognons, énervés, fatigués, les disputes fusent facilement et, en plus, il faut gérer les devoirs, les repas, les bains,les couchers avec leurs invariables rituels.

Avril 2004 : notre cadette, vive et intelligente, ne sait toujours pas lire. La méthode utilisée à l’école est une méthode semi-globale. Notre fille est triste et semble n‘avoir aucune joie dans ses apprentissages. Mon mari décide alors de lui apprendre à lire, avec l’ancienne méthode du B.A.-BA, pendant les vacances de printemps. En quinze jours à peine, elle sait lire et retrouve toute sa joie ! Voilà que nous repensons à l’école à la maison… Le système éducatif ne nous convient pas, il nous faut prendre les choses en main. En une demi-journée, nous prenons notre décision : ce sera l’école à la maison !

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Le mois qui suit est nécessaire pour les démarches administratives : mairie et éducation nationale (auprès desquelles une simple déclaration d’instruction en famille est obligatoire), adhésion à une association afin d‘être épaulés si besoin, discussion de notre projet avec les enfants, annonce de notre décision à notre famille, nos amis et les institutrices. Très vite, nous nous rendonc compte que notre décision n’est pas comprise par le corps enseignant et encore moins par les familles du village, qui ne cessent de nous interroger ou de nous opposer des objections. Même si nous acceptons les discussions, nous n’avons pas à nous justifier ! Eh oui, l’instruction est obligatoire à partir de 6 ans, mais pas la scolarisation – subtile nuance !

C’est mon mari, pédagogue dans l’âme, qui s’est chargé de rassembler le matériel pédagogique nécessaire pour notre petite classe de 4 élèves : deux en moyenne section, un en CE1 et un en CM1. Nous respectons un calendrier scolaire afin d’avoir un trame concrète. Le matin, je travaille avec les enfants à la mise en pratique des leçons faites avec leur père la veille, en faisant des exercices et, surtout, en revoyant ensemble leurs erreurs possibles. Mon mari s’occupe de la partie théorique les après-midi : le cours. Il a découpé le programme officiel en nombre de leçons et nous suivons ce programme.

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Nous n’avons vu que des avantages à ce système scolaire :

  • Nous habitons et travaillons à la maison (notre cabinet et notre lieu de vie sont attenants, rien qu’une porte à franchir). La gestion des enfants tout en continuant à travailler sans changer notre fonctionnement est donc possible.
  • Une seule journée de travail pour nos enfants, mais aussi pour nous : pas de devoirs le soir, nous n’avons pas à revoir et appronfondir ce qui avait été fait en cours dans la journée
  • Gestion allégée, mais condensée du temps de travail : de 9h à 11h le matin et 14h-16h l’après-midi.
  • Apprentissage adapté à chacun, c’est plus facile quand il n’y a que 4 enfants dans la classe.
  • Pas de devoirs, pas de notes, pas de stress.
  • Pas de violence, pas de conflits
  • Des enfants, calmes, reposés, souriants, contents de se mettre au travail et contents de pouvoir avoir du temps pour faire autre chose (lecture, jeux vidéo, peinture, loisirs créatifs, musique…).

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“Et la socialisation dans tout ça ?” me demande-t-on souvent… Durant toute la période de leur déscolarisation, mes enfants ont eu des activités extra-scolaires comme tous les autres enfants. Ils ont régulièrement invité leurs camarades à la maison, mais ces invitations se sont espacées car les enfants n’en étaient plus demandeurs : plus grand chose en commun à partager… La socialisation que l’école apporte ne nous parait pas la plus judicieuse : côtoyer à longueur d’années les mêmes élèves et les mêmes professeurs, dans la même école – où est la diversité ? Etre confronté à la violence physique, verbale et psychologique, est-ce vraiment la seule façon de socialiser les enfants ? Chez nous, il n’y avait pas de notes, pas de pression, pas de leçons à réciter, pas de jugements, pas de cris, pas de moqueries. On avançait vite et dans la bonne humeur, personne n’était fatigué, en colère ou triste.

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Chaque fin d’année scolaire, les enfants étaient évalués par l’inspecteur d’académie qui venait à la maison, accompagné d’un psychologue et d’un conseiller pédagogique. Vos enfants scolarisés sont évalués-ils par l’inspecteur ? Non, quand il se déplace dans une classe, c’est pour évaluer le professeur, qui n’a pas obligation de résultats. Nous si : nous avions obligation de moyens et de résultats. A chaque fois, il était noté qu’ils avaient largement le niveau qu’on demandait aux enfants de leur tranche d’âge respective, mais qu’il serait bon pour plus d’équilibre et de normalité qu’ils retournent à l’école… A chaque fin d’année, nous demandions à nos enfants s’ils voulaient y retourner. Ils savaient que nous ne nous y opposerions pas.

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En 6ème, notre grande a voulu aller au collège. Nous l’avons inscrite dans un petit collège dans la grande ville à côté de chez nous, petit par la taille (peu de classes par niveaux), mais avec des classes surchargées comme partout. Elle devait prendre le bus et rester à la cantine. Je l’ai vue perdre sa bonne humeur en quelques semaines. Elle a tenu jusqu’aux vacances de la Toussaint et nous a demandé de la reprendre à la maison. Elle ne pouvait plus supporter la violence permanente des notes, la pression des professeurs, le comportement parfois difficile de certains élèves.

Nous sommes donc repartis tous ensemble pour quelques années encore.

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L’aînée est retournée définitivement dans la “normalité” en 3ème (elle avait fait de l’italien en 2ème langue en 4ème, c’était plus facile pour que je puisse l’aider, l’italien étant ma langue maternelle), la seconde a repris le chemin des collégiens en 4ème et a préféré choisir l’allemand, les 2 derniers ont fait une 1ère tentative en 6ème qui a duré une semaine, puis y sont retournés en 5ème. Mon fils est resté au collège (espagnol en 2ème langue) alors que ma fille, après une 5ème où elle s’est épanouie, a préféré faire son année de 4ème à la maison (du coup, à nouveau italien pour moi !).  Ils sont maintenant tous les 2 en 3ème et tout va bien.

Ces années à la maison ont été un pur bonheur. Notre cocon familial était soudé et joyeux, les gens que nous recevions se sentaient bien et sereins chez nous.

Sans titre-1

En marge de l’instruction au sens strict du terme, nous avons essayé de donner à nos enfants l’envie et la joie de voyager, de découvrir d’autres façons de vivre et de manger, d’autres cultures, de lire des œuvres qu’on n’étudie malheureusement plus dans nos écoles. Ils ont vu de belles capitales européennes, des musées prestigieux, des monuments majestueux, des pays différents où ils ont pu aller à la rencontre d’enfants de leurs âges qui vivaient différemment.  Les voyages forment la jeunesse et ouvrent l’esprit, dit-on. A notre avis, ils éveillent la curiosité, suscitent l’intérêt pour le monde qui nous entoure, stimulent le désir d’apprendre pour comprendre le fonctionnement des choses.

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Ensemble, nous avons découvert des cathédrales, des temples et autres lieux de cultes plus magnifiques les uns que les autres, qui nous ont permis d’aborder les sujets relatifs à la religion et la tolérance, mais aussi des techniques de fabrication, d’artisanat ou de mécanisation des outils. Dans chaque ville visitée, nous avons fait un détour par un ou plusieurs musées, où nous avons évoqué ensemble l’art, la beauté, la laideur, la vie de nos ancêtres, les coutumes…  La rencontre avec les habitants des pays traversés a permis à nos enfants de ne pas avoir peur des autres et de leurs différences.

Ils ont pu se rendre compte également qu’ils vivaient en France de façon privilégiée, avec une facilité d’accès aux soins, aux loisirs, aux technologies modernes, à l’apprentissage, à l’art, à la nourriture du corps et de l’esprit… Cet aspect de notre vie fait partie intégrante de l’éducation que nous voulions pour nos enfants : qu’ils soient ouverts d’esprit et qu’ils puissent juger par eux-mêmes des choses. Les voyages sont pour cela bien plus efficaces que les images absorbées passivement devant un écran de télévision.

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7 Nous sommes une famille atypique qui n’aime pas les conventions : nous n’avons d’ailleurs pas la télévision depuis 1988, nous faisons partie d’une association de protection animale dans laquelle nous sommes actifs (j’en suis la trésorière) en tant que famille d’accueil chats, nous sommes devenus végétariens en 2007, puis végétaliens en 2014.

Nous essayons de faire au mieux pour nos enfants avec nos convictions, mais la dure réalité nous a rattrapés une fois nos enfants retournés sur les bancs de l’école : ils ont voulu faire partie du groupe dans lequel ils plongeaient juste au moment de la période fatidique de l’adolescence. J’ai douté à ce moment-là, pensé que nous avions fait une erreur de ne pas faire comme tout le monde et puis, finalement, non. Je suis contente d’avoir offert cette expérience à mes enfants et de l’avoir vécue en famille, avec eux et mon mari. Ils vont bien, ils sont épanouis, et finalement se sont intégrés à leur groupe assez facilement.

Nous ne sommes pas en train de vous dire “voilà ce qu’il faut faire”, juste : “voilà ce qu’on a fait” et nous sommes fiers d’avoir pris, avec nos enfants, notre vie en main.

Valérie et Stéphane, parents heureux de 4 grands enfants

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Notre aventure de l'école à la maison {I did it!} - Antigone21.com

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Voilà, j’espère que ce témoignage vous a intéressés ! Vous n’êtes bien sûr pas obligés de partager les points de vue exprimés ici, mais j’espère que cette expérience de vie, familiale et unie, vous inspirera réflexions, remarques et interrogations. N’hésitez pas à partager vos point de vue et vos expériences en commentaire ! Valérie, Stéphane et moi nous ferons une joie de répondre à vos questions ! En attendant, un immense merci à eux et une longue, heureuse et trépidante vie à leurs enfants !

Tampon4

121 commentaires
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121 commentaires

Emilie 10 novembre 2015 at 20 h 14 min

Merci pour ce beau témoignage ! Ca donne (presque) l’envie d’avoir vite des enfants 😉
Sérieusement, je suis très intéressée parce que, tout comme Valérie et Stéphane, nous avons envie d’être acteur de l’éducation de nos (futurs) enfants. C’est quelque chose qui nous tient très à coeur. Et avec mon recul de jeune adulte sur mes faiblesses et mon instruction, je me dis que j’ai envie de faire découvrir plein de choses en famille car c’est comme ça que je conçois les choses. L’avenir nous dira la suite 😉

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Elisabeth 10 novembre 2015 at 20 h 23 min

J’adore ce témoignage tellement inspirant!
L’école à la maison puis l’école alternative sont des options que j’ai déjà envisagées, mais chaque fois, je me butte à ma réalité professionnelle… Je suis architecte… Je devrais apporter de gros changements à mon travail pour pouvoir y arriver. Et convaincre mon mari également!
Merci, ça ravive mon intérêt 🙂

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Bibiche 10 novembre 2015 at 22 h 29 min

Je partage votre commentaire chez moi aussi professionnellement ça ne colle pas et convaincre mon mari … Je crois que j’ai épuisé le sujet en obtenant déjà d’avoir une famille “nombreuse” ;-))…
Mais j’aime lire et envisager que tout cela reste possible malgré tout, un jour peut être !

Bibiche de Ça biche au nid

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ShirleyStar 10 novembre 2015 at 20 h 32 min

Merci de nous faire partager ce beau témoignage!

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Sabrina 10 novembre 2015 at 20 h 34 min

Mon mari et moi en arrivons à la réflexion suivante : c’est beau, mais ça n’est pas pour nous. Nous n’avons pas un travail qui nous permette une telle organisation. Aucun de nous deux n’a de talents particuliers d’éducation. C’est une idée qui nous a traversé plus d’une fois l’esprit, parce que nous ne sommes pas non plus pleinement satisfait du système scolaire. Mais nous, nous rêvons plutôt d’une école non violente…

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sofi_cerise 10 novembre 2015 at 20 h 51 min

Il ne faut pas avoir de talents particuliers ! Ni meme des diplomes longs comme votre bras.
Il “suffit” d’accompagner vos enfants… et d’apprendre avec eux !

Pour le travail par contre.. c’est à vous de voir.
Ici la question ne s’est pas posé : il était en souffrance (physique), on n’a pas cherché plus loin.

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Cendrine 13 novembre 2015 at 15 h 55 min

L’expérience est intéressante c’est certain, et correspond plus à certains styles de vie et certaines personnalités qu’à d’autres. Cela dit s’il ne faut pas de “talent” particulier pour enseigner, il faut des connaissances et une expérience solide selon les difficultés de l’enfant. En ce sens, je trouve que certains commentaires dévalorisent implicitement le métier d’enseignant. J’entends bien que personne n’est contre les enseignants ici, et Valérie et Stéphane ne ressemblent en rien à des donneurs de leçons. Mais beaucoup de commentaires suggèrent que n’importe qui pourrait enseigner, un peu en claquant des doigts. Je suis en couple avec un enseignant depuis 2 ans, ça m’a donné une vision moins négative de l’école. Les consignes pour améliorer l’instruction évoluent régulièrement, on tend de plus en plus vers une organisation “en autonomie” de la classe, l’absence de notation, l’évaluation positive, etc. Mon conjoint, lui, interroge régulièrement son métier, fait évoluer ses pratiques et “capitalise” sur son expérience. La pédagogie est un savoir, une science même. Personnellement je me suis essayée à donner quelques cours de soutien à des enfants en difficulté, c’est loin d’être évident. Quand vous faites face à un enfant qui ne comprend pas, malgré diverses méthodes explicatives et ludiques, pourquoi 2 et 2 font 4, vous réalisez à quel point c’est un métier d’être enseignant, ça ne s’invente pas. Si votre enfant s’intéresse naturellement à “la connaissance” proposée par l’éducation nationale, ou s’il n’a pas de problème “de compréhension” très particulier, je suppose que globalement,oui, n’importe qui doit pouvoir instruire son enfant à la maison avec de la patience et beaucoup de recherche. S’il s’avère que votre enfant ne comprend pas les choses “comme tout le monde”, qu’il a une logique “très à part”, alors vous devrez passer le double de temps à trouver comment le faire avancer, si du moins vous trouvez la solution. Donc bravo et bonheur 🙂 à ceux qui parviennent à instruire leur enfant à la maison mais non ce n’est pas systématiquement à la portée de tout le monde, ne serait-ce qu’en terme de savoirs pédagogiques.

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sofi_cerise 14 novembre 2015 at 13 h 58 min

Lorsque je disais qu’il ne fallait pas de talent c’était dans le contexte d’enseigner à SON/SES enfants… pour s’occuper d’une classe c’est autre chose !
Je veux dire que nos enfants, on les connais, on sait comment ils fonctionnent, comment ils apprennent… ou alors avec le temps on apprends à comprendre comment nos enfants fonctionnent 😀 Et comme on a une classe de un, ou deux ou …en fait un très petit nombre d'”eleves” c’est tellement plus simple de s’adapter à eux !
Il faut de la patience et de l’amour… ça s’est sur ! De la peédagogie comme on apprend à l’IUFM ? j’en doute. Je suis une quiche en géométrie. Et bien j’apprends avec lui !! Voir même… mon garçon m’explique ;D
(et il est dysphasique et dysgraphique avec TDAH… question adaptation, on se pose là ! ;D)

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Résé 14 novembre 2015 at 14 h 16 min

ahhh !!! merci !!!!!
moi aussi, j’ai commencé à comprendre les maths avec mes enfants !!! 😀 😀
et quand on sait que , certains passent des bacs D ( à l’époque ….) en ne sachant pas lire ….
personnellement, je me pose des questions aussi………………………………… :'( :'(

paulinemsp 12 septembre 2017 at 11 h 29 min

Bonjour Sabrina, votre commentaire est très intéressant. J’aimerais beaucoup échanger avec vous sur ce sujet car je commence une thèse sur les familles en désaccord avec l’école ‘conventionnelle’: je m’intéresse aux personnes ayant fait le choix de l’IEF mais aussi aux parents qui continuent à scolariser leur enfant comme vous. N’hésitez pas à me contacter 🙂 je suis quelqu’un de bienveillante, passionnée d’éducation et j’adore me poser des questions !

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Nurja 11 novembre 2015 at 9 h 21 min

Je ne veux pas d’enfants donc la question ne se pose pas pour moi.
Parc contre, mon rêve n’est pas juste pour l’un ou l’autre enfant, mais pour tous les enfants. Je me retrouve dans “nous rêvons plutôt d’une école non violente…”
Il existe quelques écoles alternatives, elles devraient être la norme pour que tous les enfants puissent en bénéficier, y compris ceux dont les parents n’ont jamais réfléchi à la question ou qui ne pourraient pas (il y a un cout de l’école à la maison qui me semble non négligeable).

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Est~elle 13 novembre 2015 at 9 h 17 min

Bonjour Sabrina,
je me permet de rebondire sur votre commentaire car je ne crois pas qu’école à la maison soit synonyme de tout faire son programme soi-même, et d’avoir toujours de nouvelles idées pour éduquer… Il y a également d’autres moyens, comme le CNED par exemple. Je parle en connaissance de cause, car la première fois que j’ai mis les pieds dans une classe était pour passer l’épreuve obligatoire du Brevet des collèges en 3e. J’ai donc fait tout ma scolarisation par le CNED jusque là, puis j’ai souhaité aller au lycée en seconde, où je me suis très vite adaptée.
Tout ça pour dire qu’il existe de nombreuses possibilités… peut-être trouverez-vous votre solution à vous, en tous cas je vous le souhaite 🙂
Bon courage et bonne continuation

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Anaïs 10 novembre 2015 at 20 h 35 min

Très, très beau témoignage qui, une nouvelle fois, nous laisse le sourire aux lèvres et le coeur apaisé : un autre monde, hors de sentiers battus et bien plus beau est possible… Merci! <3

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Carole 10 novembre 2015 at 21 h 19 min

Très beau témoignage !
J’aimerais bien avoir des nouvelles de ces enfants de temps en temps, je suis curieuse de connaitre les chemins qu’ils vont prendre.

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Valérie 11 novembre 2015 at 9 h 29 min

Après le bac (ES pour Anne-Camille et S pour Clémence), la grande s’est cherchée 2 ans pour finalement passer les concours d’entrée à l’IFSI. Clémence a passé son bac S en juin et est entrée à la fac, elle aimerait devenir … professeur de mathématiques. Mathilde et Valentin sont en seconde, ils sont complètement intégrés au système scolaire, sont autonomes et heureux. Mathilde aimerait devenir pilote d’avion (rêve ou réalité, à suivre), Valentin lui se dirige plutôt lui aussi vers un métier de l’enseignement, professeur d’espagnol. Finalement 2 sur 4 qui veulent être prof, je crois qu’on leur a donné tout de même l’envie de partager leur savoir et de donner un peu de soi aux autres.

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Carole 11 novembre 2015 at 11 h 36 min

Merci pour les nouvelles ! Que de beaux parcours ! Mon fils voudrait aussi tenter le concours de l’IFSI. Bonne journée, Carole

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paulinemsp 12 septembre 2017 at 11 h 32 min

Bonjour! Merci pour votre partage d’expériences 🙂
Je commence une thèse sur les familles qui sont en désaccords avec l’école ‘conventionnelle’ en particulier celles qui ont fait le choix de l’instruction en famille. Seriez-vous d’accord pour échanger à ce sujet ?

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Résé 10 novembre 2015 at 21 h 22 min

quelle belle aventure <3

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Dora 10 novembre 2015 at 21 h 31 min

Je suis heureuse de lire ce témoignage.
L’école à la maison a souvent mauvaise presse et les parents sont désinformés sur le sujet.

J’ai trois enfants (nés à la maison) et scolarisés à la maison.
Avec onze ans de recul, je confirme que l’expérience offre une qualité de vie inégalable à toute la famille .
Les résultats avec nos enfants dépassent de loin mes espérances et les résultats moyens d’enfants de leurs âges.
Détail : nous n’avons jamais eu la visite de l’inspecteur !
Je crois qu’ils sont débordés à Paris… tant mieux 🙂

Merci d’avoir partagé ce récit.

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Valérie 14 novembre 2015 at 10 h 57 min

Oui tant mieux, il n’y a rien d’agréable d’avoir un jury à la maison. En général tout se passait très bien, sans stress pour nos enfants. La conclusion était invariable : les enfants ont le niveau demandé pour leurs classes d’âge (et même au delà) mais il serait bien de les réintégrer dans la système scolaire.

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paulinemsp 12 septembre 2017 at 11 h 34 min

Bonjour!! Commençant une thèse sur les familles ayant fait le choix de l’IEF ou d’écoles alternatives, j’ai lu attentivement votre témoignage et j’aimerais beaucoup échangé avec vous à ce sujet. Je vois que vous êtes sur Paris, moi aussi 😉
D’avance merci!!

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Sophie 10 novembre 2015 at 21 h 46 min

Merci pour ce témoignage joyeux et positif! Qui tombe encore une fois très bien, la possibilité de l’instruction en famille occupant de nouveau toutes mes pensées depuis quelques semaine, sachant qu’on quitte l’Allemagne… Je me renseigne, je réfléchis à notre situation particulière (famille française en pays anglophone, comment être sûre qu’ils maîtriseront assez bien la langue notamment à l’écrit) mais je crois bien que ma décision est prise 🙂 La possibilité de voyages et changements de pays nous plaît également beaucoup…
N’ayons pas peur d’être différents, et bravo à cette famille de le démontrer aussi brillamment!

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Bibiche 10 novembre 2015 at 22 h 21 min

Bravo !!! Merci pour ce témoignage et merci à toi Ophelie de donner la parole à ces parents qui proposent un modèle alternatif pour qu’ils puissent ici le partager avec nous. On pense toujours que tout cela est trop compliqué … Alors que si on le veux vraiment on peut proposer autre chose à nos enfants sans passer par le système classique et inadapté à mon sens !

Bibiche de Ça biche au nid.

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Paqueteau 10 novembre 2015 at 22 h 24 min

Je trouve que nous nous reconnaissons plus le site les recettes etc. je suis un peu déçu .

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Antigone XXI 10 novembre 2015 at 23 h 18 min

Le précédent article était justement une recette ! 🙂
Ma ligne éditoriale est claire depuis le tout début. Ce blog n’a jamais été ‘seulement’ un blog de cuisine, loin de là, et je n’ai pas l’impression de déroger à ma ligne initiale en publiant ce genre d’article ou de témoignage. Je suis navrée si cela ne plaît pas à tout le monde ; je suis pour ma part très heureuse de donner la parole à des thèmes qui me sont chers et j’espère continuer ainsi longtemps !

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Fira Artesanal Mediona 10 novembre 2015 at 23 h 28 min

CHouette article!
POur nous aussi, l’école à la maison ça a été une super expérience! Même si maintenant mes enfants adorent leur école, on se garde cette option sous le coude, le jour où ils le demandent! Pourtant nous travaillons tous les 2 ! Mais quand on veut vraiment, on peut! Il y a toujours moyen de trouver comment faire, comment s’organiser, demander une réduction de travail, prendre une nounou quelques heures, etc. De toute façon, quand on a un enfant qui souffre d’aller à l’école (pleurer tous les matins et tous les soirs, comme le mien à l’époque), j’ai du mal à comprendre comment on peut continuer à l’y envoyer… ???

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paulinemsp 12 septembre 2017 at 11 h 36 min

Bonjour! Merci pour votre témoignage. Je suis jeune doctorante, et je fais ma thèse sur les familles ayant fait le choix de l’IEF ou des écoles alternatives, j’aimerais beaucoup échanger avec vous sur votre expérience. N’hésitez pas à me contacter!!

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Lise 10 novembre 2015 at 23 h 55 min

Bonsoir,
je viens de lire attentivement ce témoignage et je dois dire qu’il me fait cogiter, sans doute parce que j’ai récemment quitté mon travail pour reprendre mes études et devenir professeur des écoles. Je ne pense pas qu’on puisse se permettre de considérer l’école comme un lieu de violence physique, verbale et psychologique. C’est vraiment une idée qui me choque. Les professeurs sont des gens qui font le choix d’aider un petit esprit à devenir grand, en faisant preuve de bienveillance. Ils ont donc comme objectif le bien-être et l’éveil de l’enfant. Comme partout, il peut y avoir des bons et des mauvais. Mais je pense vraiment que dans la grande majorité des cas, il y a de bons professeurs.
L’autre point qui me fait tiquer, c’est que, même s’il s’agit d’un témoignage, cette histoire a tendance a faire de cette famille un exemple que l’on a envie de suivre. Je m’explique, nous voulons tous le meilleur pour nos petits, qu’ils soient épanouis, éveillés… Mais ici, le choix de la scolarisation à domicile, n’est possible que grâce au niveau social des parents. Il y a beaucoup d’enfants venant des classes moyennes ou défavorisées (moi par exemple), pour qui l’école a été un véritable tremplin ayant permis la formation d’un esprit, l’ouverture d’un incroyable champ des possibles et ayant offert la possibilité de sortir de son milieu social.
Alors bien sûr, l’école est loin d’être idéale, les classes sont surchargées, les enfants épuisés et parfois agressifs, les professeurs débordés et je ne parle pas des cantines qui gavent les élèves de viande… Je le sais bien, je le vois bien avec mon fils. Mais je pense vraiment qu’il ne faut pas considérer l’école uniquement comme quelque chose de négatif et de violent. La preuve, c’est qu’en cours, on nous demande toujours d’avoir une pensée bienveillante et d’avoir toujours à l’esprit l’épanouissement de l’élève qui est en face de nous.

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dmailly 11 novembre 2015 at 2 h 14 min

Je ne pense pas que le but de l’auteure de l’article était qu’on considère l’école uniquement comme quelque chose de négatif et de violent. Je crois aussi que les profs arrivent dans le métier avec les meilleures intentions du monde, mais que beaucoup se font manger par le système ensuite, et qu’ils sont un peu impuissants. Et je ne crois pas non plus que le niveau social des parents soit une condition: je vis moi-même avec des revenus extrêmement faibles et j’ai pourtant choisi de ne pas scolariser mon fils (et je connais d’Autres familles non scolarisantes qui n’ont pas un “meilleur” statut social que le mien). C’est avant tout une question de conviction: je suis convaincue que j’ai mieux à lui offrir alors j’ai fait mon choix en conséquence.

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Bubulle 11 novembre 2015 at 4 h 06 min

Je suis également future professeure des Écoles et maman en plus. Je vois les deux côtés du miroir et honnêtement, je ne sais pas où tu vis, mais si je veux exercer ce métier, c’est bien pour changer ses méthodes et son image, trop loin de l’humain. Je ne sais pas non plus dans quel Espe tu étudies, mais dans le mien, avant d’offrir la bienveillance et l’attention dont l’enfant a besoin , c’est d’abord le dogme et la reproduction des inégalités sociales qu’on nous demande de transmettre..

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oops06 11 novembre 2015 at 4 h 43 min

Je partage cet amer constat…
Mais même au sein de l’Éducation Nationale, c’est pourtant possible :

Je crois cependant qu’il faut rester discret : quand on voit comment l’expérience de Céline Alvarez a été coupée dans son élan, malgré (ou à cause ?) d’extraordinaires résultats dans une ZEP…

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Antigone XXI 11 novembre 2015 at 8 h 23 min

Même si je crois avant tout aux apprentissages autonomes, je dois dire que cela fait beaucoup de bien d’entendre ce genre de témoignage… Une bouffée d’air frais ! Merci beaucoup de ce partage.

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oops06 12 novembre 2015 at 13 h 44 min

Concernant Céline Alvarez, elle réussit à changer depuis l’extérieur, malgré son départ de l’EN, voir les commentaires sous ce billet :
https://lamaternelledesenfants.wordpress.com/2015/11/10/se-preparer-a-coudre/#comments
Pourvu que ça dure ! 🙂

Valérie 11 novembre 2015 at 9 h 20 min

Bonjour. Mon but n’était pas de dénigrer l’éducation nationale ni les professeurs qui la composent en grande partie. Je ne pense pas non plus que notre niveau social soit nécessaire pour prendre une telle décision (certes nous sommes médecins mais issus tous les 2 d’une classe sociale moyenne). La descolarisation a été le fruit d’une réflexion à un moment de notre vie avec nos enfants pour qui on voulait une enfance heureuse et épanouie.Et à ce moment-là, ça passait forcément par la descolarisation. Vous le dites vous-mêmes ” l’école est loin d’être idéale, les classes sont surchargées, les enfants épuisés et parfois agressifs, les professeurs débordés et je ne parle pas des cantines qui gavent les élèves de viande”, et bien en tant que parents, nous ne voulions pas ça pour nos enfants. Nous avons préférez leur apporter nous-mêmes toute la bienveillance dont nous étions capables.

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Plume Gaussienne 11 novembre 2015 at 23 h 03 min

Bonsoir,
Je suis professeur de mathématiques au collège et chaque jour, la violence dont les élèves peuvent faire preuve à travers leurs paroles et leur comportement me choque. Nombreux sont ceux qui n’ont pas envie d’être là, et montrent leur désintérêt par une passivité totale en classe (recopier le cours et les corrections, oui, faire un exercice, non). Et pourtant, j’essaie de trouver des activités ludiques ou concrètes à leur faire faire. Je prends 5 minutes en début de cours pour leur faire de la méditation de pleine conscience, en insistant sur l’absence de jugement et l’acceptation de soi. Je ne mets plus de notes sur les copies, exaspérée de voir que seul ce nombre les intéresse (et qu’il est source de comparaisons malsaines et de moqueries …), et que corriger leurs erreurs est le dernier de leurs soucis. Même si je suis très exigeante sur la qualité du travail, j’écris toujours une appréciation globale qui met en avant les aspects positifs. Au final, je passe juste pour une baba cool !
Cette année, j’ai une classe avec laquelle, au début, quand je disais “prenez vos compas”, il y en avait toujours un qui allait piquer son voisin. Les disputes qui avaient commencé à la récréation se poursuivaient en classe et j’entendais des insultes fuser de part et d’autre. Maintenant, l’ordre est là, mais que de temps perdu, uniquement pour de la discipline, alors que ces élèves sont en grande difficulté scolaire …

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oops06 12 novembre 2015 at 5 h 47 min

Chapeau pour tout ce que vous avez déjà mis en place ! Quel courage il vous faut au quotidien…
Est-ce qu’une formule comme la classe inversée pourrait vous correspondre et intéresser vos élèves ?
http://pedagopsy.eu/classe_inversee.html

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Plume Gaussienne 12 novembre 2015 at 20 h 33 min

Merci 🙂
J’aimerais beaucoup arriver à mettre en place la classe inversée, mais pour l’instant je me limite à leur donner un cours “à trous” à compléter chez eux, puis nous le corrigeons en classe … et je finis par récupérer les cours de chacun, “pour vérifier”, ce qui me donne beaucoup de travail ! Le travail en groupe demande aussi une bonne dose d’entraînement pour arriver à quelque chose qui fonctionne (en 6ème, en début d’année, c’est très “les filles avec les filles, les garçons avec les garçons”, et inutile de leur forcer la main car ils ne se parleront pas …).
Persévérance, persévérance …

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oops06 13 novembre 2015 at 5 h 13 min

Génial, le “cours à trous” !
Pour la cohérence de groupe, j’utilisais pas mal les jeux coopératifs en début d’année. De loin, on dirait que ça met la pagaille… mais en réalité, ça créé beaucoup de liens, ça change les rapports entre les personnes, modifie leur façon de penser.
Bon courage et encore bravo !

Muriel 10 novembre 2015 at 23 h 56 min

Merci pour ce beau témoignage qui ressemble pour beaucoup de points à ma propre histoire! 🙂

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Delia Druot 11 novembre 2015 at 2 h 17 min

Bonjour,
article très intéressant, merci de partager.
Mais j’aimerais surtout savoir quel matériel/quels supports/quelles sources vous utilisiez pour faire l’instruction de vos enfants… Comment était défini le programme, quels livres suivaient-ils, etc. etc.? Vous me direz ‘il y a plein de sites sur le web’. Oui, il y en a mais sous forme de blog où la structure est difficile à suivre. Si vous avez des sources, je suis preneuse! Merci

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oops06 11 novembre 2015 at 4 h 34 min

Il y a autant de support, de matériel, et de ressources que de familles, je pense ! M. Montessori, C. Masson, Steiner-Waldorf, Freinet, pédagogie Reggio…

Mon aînée est en maternelle, pour l’instant mes 2 grandes aiment l’école, mais déjà de moins en moins pour mon aînée. Il faut dire qu’à 29 dans une petite salle de classe, même avec des enseignantes formidables, vraiment bienveillantes et une atsem par classe, la violence se développe, les contraintes se multiplient. Je fais partie de l’association des parents d’élèves, et nous aidons l’équipe éducative à gérer du harcèlement et autres souffrances scolaires (oui-oui, déjà en maternelle !!!)…

J’aimerais que mes 3 miss testent le mode d’éducation collectif, pour qu’elles fassent leur choix en conscience. Elles ont la possibilité de rester à la maison si elles le souhaitent mais elles doivent s’engager à l’année (sauf en cas de souffrance ou nous changerions notre organisation au pied levé, mais ce serait vraiment compliqué pour moi). Et nous préparons, avec d’autres parents, un projet d’école alternative, basée sur les apprentissages informels et autonomes. Des enfants de bébés à ados, certains déjà déscholarisés. Je suis d’ailleurs étonnée que les enfants de cet article souhaitent aller au collège, car chez nous c’est le lieu ou la violence s’exacerbe, aussi bien entre élèves qu’avec les professeurs.

Je vous conseille le film Être et Devenir de Clara Bellar. Et il y a tant de conférences TED au sujet de l’éducation qu’il serait difficile d’en faire la liste, mais c’est un véritable régal, quels que soient nos choix éducatifs.

Merci pour ce témoignage, c’est tellement agréable de voir ces alternatives sortir de l’ombre !

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Nath 2 janvier 2016 at 23 h 20 min

Waouu. Je suis enseignante en maternelle depuis cette année ( j’ai eu mon concours l’an dernier) et heureusement, dans ma classe mes élèves ne sont pas aussi violents. Certes de temps en temps nous avons un incident mais rien de grave, ouf.

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oops06 12 janvier 2016 at 5 h 27 min

Le harcèlement est parfois très insidieux, et c’est d’autant plus difficile pour les adultes de s’en rendre compte !
Il s’agissait de 2 petites filles : l’une venant d’une famille très douce et bienveillante, attentive à complimenter, aimant habiller leur petite puce avec de jolies tenues. Une petite minette bien dans sa peau, sûre d’elle, populaire à l’école. Comme tous les enfants de son âge (5 ans), elle dit spontanément ce qu’elle pense, sans filtre. “T’es pas belle”, “On joue à la princesse, pas à la sorcière, tu peux pas jouer avec nous !”. Des mots d’enfants, qui passent inaperçus.
Et il y a une autre petite fille, qui aimerait bien jouer, elle aussi. Chez elle, on relève les erreurs, qui sont souvent punies, la fessée est courante. Les compliments sont rares. L’estime de soit est quasi inexistante.
Alors, être exclues des jeux à la récréation, être traitée de sorcière, c’est trop ! Trop de honte, trop de tristesse, trop de mal être. Alors elle vomit, tous les matins. Et tous les matins, la fessée tombe, pour qu’elle mange, pour qu’elle s’habille, pour qu’elle marche plus vite vers les petites princesses qui vont encore se moquer d’elle.

Quand l’asso des parents apprend qu’un père veut casser la g***** à un autre qui n’est au courant de rien, on intervient : une médiation a suffi cette fois-ci à apaiser tout le monde, à signaler à la maitresse les mots d’enfants pas si anodins, à expliquer à une petite fille que les moqueries font trop de mal, à une autre qu’elle est très bien comme elle est et que ses parents l’aiment.

Le harcèlement, ce n’est pas toujours visible, ce ne sont pas toujours des coups.
Ce sont toujours une victime mal dans sa peau à l’origine, et un(e) dominant(e) qui en profite pour renforcer son pouvoir sur les autres… même sans vouloir faire de mal, ou sans en avoir conscience.
Adulte, ayons l’œil (et l’oreille) attentive…

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Valérie 11 novembre 2015 at 9 h 40 min

Nous avons suivi le programme officiel de l’éducation nationale. Pour notre esprit très cartésien quand même, il nous fallait une trame un peu directive. Cela ne nous empêchait pas d’aborder des sujets divers comme la religion, les grandes épopées grecques, la musique. Nous avions des supports très classiques du genre Tout savoir, l’année du.. et nous élaborions les cours et les exercices à partir de là. Notre formation fait que à partir d’un texte, on en fait un résumé facilement et vice versa, à partir d’un résumé on peut expliquer et approfondir certains points.
A chacun de trouver sa façon de faire, il n’y en a pas une qui soit meilleure qu’une autre. pour c’est celle-ci qui nous convenait.

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ummniall 11 novembre 2015 at 5 h 22 min

Chouette témoignage ! C’est un sujet qui m’intéresse beaucoup, et nous avons choisi de ne pas mettre mon fils de deux ans et demi à l’école cette année. Je préfère qu’il ait du temps pour jouer et faire des activités avec lui. J’ai acheté un curriculum Steiner que je compte commencer à introduire à ses 3 ans, et on espère pouvoir continuer au moins jusqu’à ses 6 ans.

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marie 11 novembre 2015 at 5 h 30 min

Perso c’est pas pour moi. Je n’ai rien en soi comme ce mode d’instruction, même si j’avoue qu’il me fait peur par le pouvoir destructeur qu’il implique sur un système de l’école laïque publique et gratuite auquel je suis attachée.
Mes enfants vont dans une école primaire publique classique. Ils sont contents. c’est sûr ça aide 🙂
Et oui il y a une vraie diversité (culturelle, sociale, familiale) qu’ils ne retrouveront sans doute jamais ailleurs (dès le lycée les gens sont “triés” et je ne parle même pas des études supérieures de plus en plus discriminantes). Je suis étonnée que vous disiez le contraire sur ce sujet précisément…. Si l’instruction à la maison a un “défaut” c’est bien celui-ci il me semble, une forme d'”entre-soi”.
J’apprécie au contraire, ou plutôt cela ne me dérange pas, que mes enfants soient “freinés” par les plus “faibles” de leur camarade ou qu’ils freinent les autres et les forcent ainsi à les prendre en compte, qu’ils se rendent compte que tous les enfants ne sont pas dans le même cadre familial qu’eux ou aiment des choses dont on ne parle jamais à la maison (même si c’est la télé). Je trouve que ça leur apprend à ne pas se sentir supérieur parce que eux savent, ou peuvent faire et pas les autres…
Mais aussi, à comprendre que oui la violence peut exister dès qu’on est face à un autre et qu’ils peuvent y trouver des solutions par eux mêmes ou avec l’aide d’un adulte. Pas que je veuille que mes enfants subissent la violence mais je ne vois pas comment on peut ignorer ce fait social pour autant. Je ne suis pas là pour protéger mes enfants envers et contre tout mais pour les guider et leur donner des clefs pour vivre ici.
Je suis peut-être hyper castratrice. Mais je m’en fous que mes enfants apprennent plus vite, mieux, que les autres. Ce qui m’importe (peut-être à tort) c’est qu’ils se sentent partie intégrante d’une société où, entre autres, l’école accueille tout le monde, gratuitement.
Moi j’y crois à l’école publique j’avoue, même avec ses défauts. Qui pourraient au contraire être changés de l’intérieur et pas en en sortant. Enfin, il me semble…

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oops06 11 novembre 2015 at 7 h 06 min

Votre commentaire me touche car j’aurai pu l’écrire il y a quelques années.
A un détail près : j’ai suivi des cours en France (subis serait plus juste) et en Allemagne, où j’ai rencontré réellement la bienveillance, aussi bien en famille (avoir une famille nombreuse et ne pas élever la voix, c’est possible !), qu’à l’école (entre élèves, entre enseignants et élèves), en entreprise (le rapport à la hiérarchie n’a rien à voir).
En réalité, la violence n’est absolument pas obligatoire, et encore moins indispensable. Au contraire, la sociabilisation bien faite, l’école publique bien faite, formerait des citoyens épanouis et une communauté soudée. C’est exactement le contraire auquel le système scolaire français aspire, puisque que le choix du modèle de Jules Ferry était précisément de créer une petite élite et une masse d’ouvriers. Il y avait d’autres porteur de projets pédagogiques en opposition, mais les élus ont fait un choix correspondant à la société de consommation à laquelle ils aspiraient (sans doute en pensant bien faire pour certains, en suivant leurs intérêts personnels pour les autres).
Je crois aussi à l’école publique, mais plus je m’y frotte, moins je crois à celle qu’il y a en France… Alors faire d’autres projets, en espérant qu’ils deviennent des ouvertures pour changer le système plus tard, ce n’est peut-être pas être qu’une réaction auto-centrée, mais au contraire une façon d’être solidaire, de construire une société qui nous correspond plus (ou en tout cas qui met ses actes en adéquation avec ses valeurs affichées).

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Valérie 11 novembre 2015 at 9 h 48 min

Notre but n’était pas que nos enfants soient les meilleurs (ce n’est d’ailleurs pas le cas !), ni qu’ils avancent plus (ce fut le cas parce que gérer une classe de 4 élèves n’a rien à voir avec gérer une classe de 35 élèves …). Je ne sais pas si devenir adulte en étant confronté à la violence sociale permet de faire des adultes sains et équilibrés. je vois tous les jours des enfants névrosés qui développent des troubles psychosomatiques, mon mari suit des enfants mais aussi des adultes qui ont ce genre de trouble, pour eux la vie sociale est une épreuve quotidienne jalonnée de réprimandes, de stress, de dévalorisation (à l’école, dans les familles, au travail). Nous ne voulions pas imposer ça à nos enfants. Et je vous assure qu’ils ont une vie sociale riche et épanouie aujourd’hui mais aussi pendant toutes ses années à la maison.

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Valérie 11 novembre 2015 at 15 h 18 min

Désolée pour la faute de grammaire, un peu pressée ce matin quand j’ai écrit ce commentaire …

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Triton 12 novembre 2015 at 18 h 25 min

la société dans toute sa diversité justement ce n’est pas côtoyer uniquement des gens du même quartier et du même age que soi.
Moi aussi j’y croyais à l’école (j’ai même été instit), mais le système actuel ne fonctionne pas bien et les enfants (ainsi que les enseignants) en pâtissent …

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Fira Artesanal Mediona 17 novembre 2015 at 17 h 53 min

Mais comment connaissez-vous, de près, l’instruction en famille, puisque vous ne l’avez jamais pratiquée? Comment pouvez-vous affirmer qu’il y a un “entre-soi”, qu’il n’y a pas de diversité? C’est marrant parce que j’entends très souvent ce genre d’argument, comme quoi toutes les familles “non-sco” seraient des riches, snobs, bien blancs, catho, etc. Alors que c’est loin d’être comme ça! Il y a réellement de tout! Des riches et des pauvres, des snobs et des hippies, des profs d’unif, des comptables, des électriciens, des camionneurs, des psys, des coiffeuses, des catho, des musulmans, des athées, des gens de droite, de gauche, des anarchistes… Lorsque nous allions aux rencontres non-sco, il y avait vraiment toutes sortes de gens. La seule chose que nous avions en commun, c’était l’envie ou le besoin de s’occuper de ce domaine de nos enfants.

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nalie 11 novembre 2015 at 6 h 52 min

Bonjour, je suis votre blog depuis quelques temps, et en ce petit matin, j’ai la joie de lire votre super article, je ne vais pas raconter ma vie, je vous rassure, cela serait trop long. J’ai moi même fait l’école à la maison (nous vivions en tipi à l’époque!) pour mes 4 enfants, j’ai commencé l’apprentissage de la lecture ainsi que le calcul pour mes 2 grands ils avaient 7 ans, ce fut plus difficile pour notre fils qui préférait courir dans les bois… Bref, l’expérience était formidable, (et ils m’en remercient maintenant !),seulement un jour, notre fille aînée souhaitait aller à l’école… à 11ans, elle a intégrée le CM2 d’une petite école de village, tout c’est bien passée (malgré nos angoisses!), sauf pour notre fils qui voulait garder sa liberté, maintenant, que sont-ils devenus? Ma fille est cuisinière à son compte, mon fils est entrepreneur maçons, ma 2ème fille fait une licence psychologie et notre dernier bts tourisme. Voilà un petit partage de bout de vie…

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cindy 11 novembre 2015 at 10 h 44 min

super article , je trouve que ces enfants on beaucoup de chance ! moi j’ai été très malheureuse a l’école quand je suis rentré en 6eme jusqu’en terminal ! du coup j’ai pas retenu grand chose de mes lecons , je me souvient que je comptait les jours sur le calendrier pour attendre les vacances !

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Geneviève O'leary-Talec 11 novembre 2015 at 12 h 18 min

Bonjour,
Je trouve ce blog formidable avec tous ces apports multiples, variés et très riches . Au fond je suis presque plus intéressée par toutes les réflexions qu’ils nous proposent que les recettes (quoique géniales !) que nous pouvons aussi trouver sur d’autres sites ou blogs. Nous montrer qu’une voie différente est possible est un formidable moteur, une immense bouffée d’oxygène ! Je suis maintenant trop “grande” pour faire l’école à la maison (je suis mamie de deux tout petits bouts !) mais quand je me souviens de mon contact avec l’école, cela me fait remonter un goût d’amertume. J’aurais pu faire autre chose de ma vie si j’avais vécu une éducation bienveillante ! (y compris à la maison !) ! je travaille dans un collège et je ressens tout ce manque d’intérêt, de regard “bienveillant” (toujours ce mot qui n’a pas de de synonyme pour moi !). Ce n’est pas mettre en cause le corps professoral (les jeunes enseignants sont pleins de bonne volonté, sont enthousiastes, mais ils sont vite embarqués dans une machine qui broie les bonnes énergies au profit d’un système trop lourd et peu en phase avec la psychologie de l’enfant !). D’année en année on demande au professeur des “rendements” où il n’est pas question de l’élève ! L’élève “au centre” est un leurre ! Les professeurs ne peuvent pas innover au risque de se faire taper sur les doigts et certains au fil des années, cultivent un certain “dégoût” pour les élèves. Il y a tant et tant à faire, à défaire, à refaire. Certes, l’éducation à la maison concerne quand même des parents qui peuvent aider leurs enfants et qui possèdent donc un certain niveau scolaire ! Cela s’entend au moins jusqu’à la 6e ! Ensuite beaucoup ne peuvent enseigner les matières obligatoires ! Il y a quand même une forme d’élitisme dans ce choix ! Cela ressort des inégalités intrinsèques de notre vie. Ils ne sont pas plus “stupides”, ils ne possèdent tout simplement pas forcément les clefs, eu égard à leur propre cursus scolaire ! Tout leur amour ne suffirait pas à faire progresser leurs enfants, du moins sur le plan scolaire et la passation des diplômes obligatoires pour la suite de leurs études, s’il y a lieu ! Nous pourrions envisager des associations “Les mamies enseignent aux enfants à la maison” , pourquoi pas !! et pas seulement dans leur famille justement ! Bref merci encore pour ce blog de rencontres formidables ! et d’expressions libres pleines d’enseignement

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Marie Pk 11 novembre 2015 at 14 h 00 min

Je dirais juste merci pour ce témoignage.

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sellmann 11 novembre 2015 at 14 h 03 min

j’ai souffert énormément à l’école et cet article me fait grand bien,merci et bravo

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La vie en prune 11 novembre 2015 at 18 h 05 min

Je trouve ça génial de faire l’école à la maison pour ses enfants. Je suis dans une famille avec 3 enfants, et de nous 3, personne n’a aimé l’école. Je pense que cette méthode nous aurait bien plu, surtout qu’on souhaitait tous faire des cours par correspondance, mais nos parents étaient contre. A y réfléchir, pour mes enfants, je souhaiterai peut-être leur faire l’école à la maison. A méditer, pour l’instant les enfants c’est pas pour tout de suite 🙂

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noulou 11 novembre 2015 at 18 h 47 min

C’est un très beau témoignage, et une experience de vie cohérente, ouverte, respectueuse et responsable. Bravo à vous tous !

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lacroix 11 novembre 2015 at 20 h 54 min

Bonsoir,
Tout est intéressant dans ce témoignage : le témoignage et tous les commentaires, même si nous n’avons plus d’enfants en âge scolaire car les chemins pour voir s’épanouir nos enfants sont multiples et le courage et la volonté de ces parents est un bel exemple. Merci pour cette absence de recettes !… Camille

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Tipanie 11 novembre 2015 at 21 h 30 min

Au delà du débat école à la maison vs Ecole publique, je salue cette magnifique aventure familiale, j’imagine que cela vous a soudé, ces moments passés ensemble à apprendre, à partager, à transmettre, vous ont permis de profiter pleinement les uns des autres. Je salue également le respect que vous avez pour vos enfants en écoutant leur besoins d’ “école classique” ou non. Merci pour votre partage.

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PapaPat 12 novembre 2015 at 7 h 28 min

Sympa ce témoignage, pour lequel je retiens la capacité de parents à faire des choix, c’est à dire à répondre à des questions par l’action. Ca donne une brique sociale heureuse, assumée et solide visiblement, bien utile pour construire une société moins violente, et plus frugale sans doute.
On a le choix de ne plus manger de viande pour tout un tas de “bonnes” raisons (santé personnelle, conditions d’élevage, énergie, défense des animaux…), ça repose la question sociétale du modèle “viande” et par effet induit cela a de plus en plus de conséquences positives sur la société de consommation en général bien que au départ ce soit souvent un choix personnel. Si un jour les choix personnels de non-scolarisation permettaient une remise en perspective du rapport énergie/gain dans la société française (ou d’autres) sur l’axe du bonheur…
Envoyer ses enfants à l’école est plus une norme à respecter qu’une question à laquelle on se doive de répondre. Dommage, cela rendrait les actes plus forts et donc plus impliquants envers les enfants, les siens et ceux des autres.

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tiphanya 12 novembre 2015 at 9 h 15 min

J’adore ce genre de témoignage, avec des grands. Ma fille n’a que 4 ans, n’a jamais mis les pieds dans une école et ce n’est absolument pas au programme pour le moment. Nous sommes bien ainsi, nous avons pensé notre vie professionnelle pour pouvoir le faire (et non l’inverse), mais on a toujours dans un coin de la tête “et après, quand elle sera grande”.

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Elodie 12 novembre 2015 at 16 h 05 min

J’aurai voulu et j’aurais dû le faire ! mais le conformiste de l’entourage m’a influencé. Aujourd’hui mais trois filles sont scolarisées mais toutes trois ont des difficultés (dyslexique, dysorthographique et la dernière dysgraphique). Au vu de ces soucis j’ai préféré qu’elles soient entourées par des personnes “compétentes” mais …. il s’avère que les enseignants ne sont pas formés, informés des outils pédagogiques disponibles et sont souvent perdus face à ces “dys-fonctionnement”. L’école à la maison aurait été l’idéale pour nous mais…
En tout cas, Merci pour ce beau témoignage.

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oops06 12 novembre 2015 at 17 h 45 min

Un superbe site pour tous les -dys :
http://fantadys.com/

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Morignot 12 novembre 2015 at 17 h 28 min

Merci pour ce témoignage!!! , même si dans notre mode de vie c’est très dur à mettre en place.
Laurence

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Mélo 12 novembre 2015 at 19 h 03 min

Merci pour cet espace de partage ! Comme tu le dis très bien, Ophélie, on n’est pas forcément d’accord sur tout, là n’est pas le but d’ailleurs ; c’est très intéressant de pouvoir se nourrir ainsi des expériences des uns et des autres, de sortir de sa petite zone d’expérience personnelle et de confort, de voir comment d’autres répondent aux interrogations qu’on a…
Et pour en revenir à cet article en particulier, je trouve très beau la démarche de parents qui constatent que leur enfant n’est pas heureux, dépassent le seul stade du constat et prennent les choses en main. Ce n’est malheureusement pas toujours le cas, et quelle que soit la résultante de cette démarche, elle est en soi porteuse d’un amour et d’une capacité de (se) remettre en question qui sont, je trouve, la base de toute belle et bonne éducation pour nos enfants.

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Adeline 12 novembre 2015 at 19 h 51 min

Un joli témoignage… parfois je me demande, le jour où j’aurai des enfants, qu’est-ce que je ferai…

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Kenza 12 novembre 2015 at 20 h 40 min

Voila ici un témoignage très touchant.
Dans le cadre d’un projet de court métrage obligatoire dans ma section (littéraire option cinéma) au lycée en classe de Terminale, je vais réaliser un documentaire sur justement les problèmes de l’éducation nationale (j’entends dans les écoles). C’est en y réfléchissant que je découvre que ce système est en faite très peu adapté aux élèves, créateur d’inégalités, inefficace, etc et je n’arrête pas d’en voir d’autres. J’aimerai me focaliser plus précisément sur le lycée mais étant donnée l’étendue du problème, il est difficile de l’aborder sans trouver un angle d’attaque, je ne sais ps par où commencer.
En tous cas ce genre de sujets m’intéresse beaucoup et m’est du grande aide ! Merci pour cet article.

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flohidi 12 novembre 2015 at 22 h 29 min

Témoignage fort intéressant et touchant en effet. Une chose me dérange cependant, en tant qu’enseignante: l’impression véhiculée que n’importe qui peut déscolariser son enfant si ça lui chante. Et bien non, je ne pense pas qu’il suffise de le vouloir pour le pouvoir. Les enseignants ont un bac+5 et , au collège, n’enseignent qu’une seule matière. Alors oui, on peut critiquer l’Education Nationale, (je suis la première à la faire car je suis blasée non pas des profs mais du système) mais est on en mesure de faire pareil voire mieux juste parce qu’on n’est pas d’accord? Moi même je ne me sentirais pas capable d’enseigner autre chose que des matières littéraires, alors quand je discute avec certains parents qui me font part de leur velléités de déscolarisation, ça me fait froid dans le dos….. Puisque l’auteure de ce témoignages est médecin , voici une belle comparaison: si un malade trouve que son médecin donne trop d’antibiotiques , il peut aller en voir un autre. Il peut aussi décider de se soigner seul, et finalement laisser mourir son enfant parce qu’il s’est obstiné à traiter une inflammation grave avec de l’homéopathie. Avoir des idéaux c’est chouette , mais la bataille d’idée vaut elle le risque de gâcher la vie d’autrui, qui plus est une vie enfantine?
Vous allez me dire que je suis sévère mais ce qui me fait réagir, ce sont des expériences professionnelles vécues. Des enfants rescolarisés en cours d’année, sans doute par la force des choses, qui n’arrivaient pas à s’adapter, qui n’avaient pas le niveau, qui ne savaient pas comment s’intégrer à un groupe si bien que la seule façon qu’ils ont trouvée fut de se stigmatiser par un comportement perturbateur, dans l’espoir d’acquérir un statut de “qaïd”….
Bref, attention, je ne doute pas qu’un médecin puisse assurer la scolarité de son enfant, mais tout le monde n’a pas le bagage culturel pour le faire. En outre il ne suffit pas d’être érudit pour être pédagogue…. et puis il faut aussi une certaine aisance financière pour acheter les supports adéquats …
Enfin (et là je plaide pour ma cause), ce qui me désole c’est le cercle vicieux ” le système est mauvais, sortons de ce système “. Oui , mais ce n’est pas cela qui va aider le système à s’améliorer. Déjà que les meilleurs élèves partent tous dans le privé, alors si en plus les plus fortunés partent du système EN, que va t il rester? Éducation inégalitaire et à deux vitesses, oui en effet. Mais pourquoi? Parce qu’il ne reste plus dans le public (pauvre éducation laïque et gratuite) que les moins chanceux, ceux qui n’ont pas d’argent( “ma mère elle a dit qu’elle s’en fiche si c’est pas le bon format, elle a déjà acheté un cahier elle va pas en acheter un autre”) , pas de parents instruits ( ” oui oui, le petit à l’école ça va… ah non je sais pas en quelle classe il est”…) , pas d’espoirs d’études supérieures, pas de modèles de réussite professionnelle due au cursus scolaire dans le quartier (“madame, pour dealer y’a pas besoin d’études et ça rapporte vachement plus!”) bref les autres quoi. Les enfants dont les parents ne viennent pas sur le site d’Antigone XXI …

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oops06 13 novembre 2015 at 5 h 10 min

Que c’est difficile d’expliquer, de faire percevoir un autre système de pensée ! Encore plus sans blesser qui que ce soit… Car on peut être pédagogue sans être érudit, ça fonctionne très bien !

Pour avoir donné des cours (post bac, dans mon secteur d’activité), j’en suis à 100% convaincu : le rôle d’un enseignant n’est pas de transmettre son savoir, mais de créer l’environnement qui permettra aux élèves d’acquérir des connaissances.
Un exemple simple dont l’efficacité n’est plus à démontrer : la pédagogie Montessori. Un matériel bien pensé permet bien mieux l’acquisition qu’un cours magistral.

J’ai parfois eu des élèves en très grande difficulté, mais aussi d’autres dont j’ai perçu immédiatement qu’ils dépasseraient leur maitre (donc moi) en très peu de cours (malgré mes 10 ans d’expérience pro ! Les étudiants étaient un mélange de jeunes bacheliers et de personnes en reconversion). Dans les 2 cas, quand on ne se positionne pas en “sachant” fasse à un “ignorant”, mais en guide, en vecteur de croissance personnelle, ça ne pose aucun problème, et les progrès de chacun sont impressionnants (chacun à sa mesure, et surtout pas “à la fin de l’année ils doivent tous avoir le même niveau”).
Et c’est le cas dans absolument toutes les matières.
Il n’y a pas besoin d’un bagage particulier pour permettre aux enfants, qui sont des machines à apprendre (ils ne savent pas faire autrement, ils sont conçus comme ça !) d’avancer dans leur voie. Il “suffit” de tirer tous les enseignements d’une de leur passion (qui peut tout à fait être les jeux vidéos, la pèche, la mécanique…), de mettre sur leur chemin les bons outils ou les bonnes personnes au bon moment. N’importe quel adulte qui sait observer un enfant avec bienveillance et sans a priori en est capable, et c’est spontanément ce qu’on fait avec un tout-petit : écarter les obstacles trop dangereux, tendre la main pour franchir une étape facilement, consoler en cas de chute. C’est aussi spontanément ce qu’on fait avec tous les enfants porteurs de handicap sur lesquels on ne projette aucun critère de réussite autre que ses progrès personnels.

Concernant la “réussite” de la déscolarisation, “l’échec” que serait le retour en cours, je m’interroge : l’EN n’a absolument pas une obligation de réussite, puisqu’un tiers des élèves sont en échec. D’autant plus qu’avoir le bac ne signifie pas grand chose : j’ai eu en cours des bacheliers qui ne savaient pas lire correctement, et je ne parle même pas de l’écriture.
En revanche, on impose l’obligation de 100% de réussite aux parents qui déscolarisent leurs enfants… Absurde, non ?
J’ai 3 enfants, donc si je tentais l’expérience de la déscolarisation, je devrais avoir le droit, au même titre que l’EN, d’en avoir un en échec (et encore faudrait-il s’entendre sur la définition de l’échec, ne pas avoir le bac n’en est pas un pour moi).

Est-ce vraiment en restant dans un système qui ne fonctionne pas qu’on va l’améliorer ? Ceux qui tentent de l’intérieur doivent rester très discrets (j’en remets une couche sur l’expérience de Céline Alvarez que j’ai cité plus haut), et heureusement que beaucoup de formidables enseignants tentent des voies nouvelles dans leur classe.
J’essaie pour l’instant de participer au sein de l’asso des parents d’élèves. Mais comment faire quand un enseignant a décidé qu’il ne ferait plus rien car à quelques mois de la retraite ? Comment faire quand on ne trouve pas de remplaçant pendant plusieurs mois ?!!! Dans les villages de montagne/campagne, il y a de nombreuses classes vacantes, quelque soit le niveau et la matière.
Alors en tant que parent, la question se pose : faut-il mettre ses enfants dans un mauvais système, violent, incohérent, où ils tomberont certes parfois sur des perles… mais qui risque de les broyer, de tuer leur créativité, leur sens critique, de les couper de leur passion (donc d’un futur métier épanouissant) ? Ou faut-il s’organiser autrement, quitte à modifier son parcours professionnel et à diminuer son train de vie ?
Je n’ai pas encore de réponse, et chacun aura la sienne de toute façon.

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Valérie 13 novembre 2015 at 18 h 03 min

Merci oops06 pour se plaidoyer fort rempli de sagesse et d’expérience.
Pour répondre aux commentaires négatifs (qui viennent tous étrangement du corps enseignant…), mettre en avant notre niveau social et nos revenus n’a pas de sens. Acheter les supports pédagogiques chaque année est beaucoup moins onéreux que les frais de rentrée scolaire pour 4 enfants !
Nous avons adhéré à une association, la plupart des familles n’avaient pas un niveau de revenus très élevés puisque souvent les mamans sont au foyer et gèrent la maison et la scolarisation,1 seul revenu donc la plupart du temps. Et tous n’ont pas de doctorat !
Nous avons préféré avoir un mi-temps chacun et avoir le temps de nous occuper de nos enfants, sans la fatigue et l’énervement que les parents et les enfants peuvent ressentir quand il faut s’occuper des devoirs le soir après une longue journée de travail pour tout le monde.
Je ne pense pas que c’est en laissant s’éteindre mes enfants à petit feu sous mes yeux que j’aurai sauvé l’éducation nationale, j’ai préféré sauver mes enfants. C’est très égoïste, je vous l’accorde, mais pour nous ce fut la seule solution.
Quand nos enfants nous ont demandé de réintégrer le système, nous n’avons pas freiné leurs envies et leurs besoins. Ils ont fait face à la violence permanente (morale mais aussi physique) mais ils y étaient préparés.

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flohidi 13 novembre 2015 at 21 h 03 min

Pardon, mon commentaire n’était pas une critique négative de votre expérience. Je respecte et comprends vos choix. J’ai moi même l’intention de tout faire pour éviter que mes enfants ne fréquentent le collège où j’enseigne, quitte à les mettre dans le privé alors que je suis idéologiquement très attachée à l enseignement public dans lequel je me suis engagée , simplement parce que le privé (encore plus le privé hors contrat type Montessori , c’est un truc de bobos et tout le monde ne peut pas se le permettre. -Comme le végétalisme soit dit en passant. Mais passons…)
Bref, au demeurant, je maintiens que tout le monde n’est pas capable d’assurer l’éducation de ses enfants car il faut maîtriser le programme pour pouvoir l’enseigner. Moi je ne saurais pas enseigner les maths ou la physique par exemple, car je n’ai pas le niveau, tout simplement. Le niveau social reflète un niveau de culture.
Et puis soyons réaliste: certes beaucoup de mamans qui entreprennent l’école à la maison sont au foyer. Comment réalisent elles cela? en général parce que monsieur a des revenus suffisants pour faire vivre son foyer, donc un métier à priori rémunéré sur la base de diplômes supérieurs, parce que en France, ça marche comme ça. (Moi j’aurais adoré être maman au foyer, mais les revenus de mon mari étant insuffisants pour vivre en ile de France je n’ai pas pu…. )
Donc encore une fois je vous félicite de votre choix et votre réussite. Mais concédez simplement que votre situation n’est pas FORCEMENT généralisable. Donc mon argumentation me semble pertinente, et sans jugement de valeur.

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oops06 14 novembre 2015 at 2 h 12 min

Je vous conseille le visionnage de Être et de Devenir de Clara Bellar, sur les apprentissages informels et autonomes.
http://www.etreetdevenir.com

Il est très difficile de percevoir cette réalité qui est pourtant évidente quand on parvient à enlever ses “lunettes culturelles” : l’école est une parenthèse ouverte extrêmement récemment dans l’humanité, et qui se fermera peut-être un jour. Il y a peu, et c’est encore le cas dans beaucoup de pays (malheureusement dans certains cas, mais pas tous !), tous les petits humains apprenaient leur “métier” (= apprendre à se nourrir dans la nature, au départ) tout simplement, naturellement, au sein de leur communauté. Ils entraient en apprentissage auprès d’un praticien certes différent selon son statut social (maréchal-ferrant / chevalier / tisseur / charpentier, etc).

Aujourd’hui, ça se vérifie encore : les enfants ne suivent pas systématiquement les traces de leurs parents, ni de leurs professeurs (ils seraient tous dans l’enseignement !).
Déscolariser, c’est permettre à son enfant d’aller chercher les ressources dont il a besoin. Et ça commence très tôt : mon aînée (5 ans) adore danser, c’est plus qu’un loisir, une véritable passion. Nous l’avons donc inscrit à un cours de danse. Si un jour elle se passionne pour la physique, une fois nos limites atteintes pour l’accompagner, nous cherchons avec elle les ressources les plus adaptées : livres, MOOK, professionnel (professeur ou physicien de métier), etc.
L’idée n’est pas pour les parents d’être des encyclopédies (ce serait rester dans le paradigme enseignant/enseigné), mais de savoir guider l’enfant/l’autre vers la page de l’encyclopédie dont il a besoin.
Mes enfants m’enseignent beaucoup de choses, tous les jours : à vivre le temps présent, à m’émerveiller, à sentir la joie de vivre, à profiter de la nature… ce sont mes maitres zen, les meilleurs coachs en développement personnel !

Il ne sert effectivement à rien d’enseigner que 2 et 2 font 4 à un enfant qui ne le comprend pas. En revanche, il se pourrait qu’il apprenne à compter tout simplement en mettant la table, en allant en course, en jardinant, au cours d’un jeu de société, etc. Et s’il n’y arrive pas, quelle importance, au fond ? Il ne sera certes pas expert comptable. Mais peut-être jardinier ou peintre ?!
D’ailleurs, si les enfants porteurs d’un handicap sont majoritairement exclus de l’école, c’est justement parce que la pédagogie atteint ses limites très rapidement quand elle s’appuie sur un programme, et pas sur les besoins, désirs, capacités de l’enfant.
Ce n’est pas dévaloriser les enseignants que de mettre en avant les limites d’un système. C’est la vision de la “réussite” qui est à interroger. Est-ce vraiment une réussite de faire carrière, d’accumuler des biens, de polluer, d’abandonner ses enfants à une institutions, ses parents vieillissants à une autre… ?

Si les mères au foyer ne se trouvaient que dans les milieux culturellement et socialement “supérieurs”, ça se saurait ! Il suffit de faire un petit tour dans un “quartier” pour s’en rendre compte.
Niveau social et niveau culturel ne sont pas systématiquement liés.
Il y a tellement de choses superflues, à commencer par la TV qui donnent beaucoup trop d’envie de consommation. Un salaire, même bas, peu amplement suffire. Un petit potager pour les légumes, glaner les fruits… Les loisirs les plus sains sont gratuits : se promener dans la nature ne coûte rien.
Je fais parti d’un foyer “pauvre” au regard de la classification des impôts, mais je me sens beaucoup, beaucoup plus riche dans mon petit coin de montagne que lorsque je menais une carrière parisienne…
Le végétalisme est d’ailleurs très loin d’être l’apanage des bobos, puisqu’il réduit considérablement les frais de nourriture. Faire pousser des courgettes, ça ne coûte rien ou presque !

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flohidi 16 novembre 2015 at 0 h 00 min

Sisi, faire pousser des courgettes, ça coute environ 350000€ en région parisienne. Le prix d’une maison (petite) avec un jardin (minuscule). Parce que sur un balcon au 5e étage je sais pas comment on fait. Sinon, pour le reste, je n’ai pas le cœur à répondre.

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Valérie 14 novembre 2015 at 9 h 23 min

Pour ce qui est de la question du végétalisme, venez donc sur le groupe Facebook dont je suis une des administratrices : un groupe de partage de recettes et de conseils pour passer au véganisme (Vegetar-liens?). Je ne pense pas que vous serez bien accueillie en disant que le végétalisme est un “truc de bobos”. De la part d’une enseignante je trouve ces propos méprisants et mal venus. Avant de dire ce genre de chose, il me semble nécessaire de se renseigner. La plupart des membres sont étudiants, en recherche d’emploi, femmes au foyer (et désolée de vous décevoir mais les maris des femmes au foyer ne sont pas tous notaires, avocats ou médecins…), secrétaires, infirmières, bref des personnes ayant soit de petits revenus soit des revenus moyens. Il revient moins cher d’acheter 1kg de lentilles qu’1 kg de viande. Je stoppe là mon commentaire, il devient négatif et ce n’est pas le but et qui plus est complètement hors sujet. Désolée Ophélie, mais je ne pouvais pas laisser dire que le végétalisme est un “truc de bobos” comme l’école à la maison.

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Résé 14 novembre 2015 at 12 h 05 min

là, je suis en train de bouillir tout en cuisinant …
je tombe de haut
je vais avoir 57 ans, l’E N a bousillé ma vie et je n’ai pas honte de le dire ! si, si !
apparemment intelligente …….. l’E N n’a PAS VOULU que je fasse le métier de mes rêves……
donc, j’ai suivi un circuit court tout bêtement et je me suis débrouillé autrement (assez difficilement) :
beaucoup montré du doigt, par l’entourage et par le milieu professionnel
je la fais très courte parce que je ne sais pas débattre et ça me fatigue 😀
mais quand je lis que les végétaliens (riens et véganes) sont des bobos …
j’habite à la campagne (j’ai tout fait pour ne pas habiter en ville…) et les bobos ici on ne connait pas!
on vit comme on veut, on s’habille comme on veut sans se soucier des soi-disant codes de ces parisiens qui croient tout savoir de la vie et de ce qu’on doit dire ou pas !
oui ! ça aussi j’ose l’affirmer haut et fort !! pour avoir travaillé dans une station de ski très célèbres …. les parisiens nous gonflent (il y en a de très très bien !! j’ose le dire aussi )
alors si votre mode de vie ne vous plaît pas => PARTEZ !
c’est si facile d’être dans son petit confort, et de dire : oh non, pour moi c’est impossible …
pffffffff
quand on veut on peut !
et sachez que dans mon groupe de face book également , nous avons toute sorte de personnes qui s’interrogent et pour qui la vie n’est pas facile non plus tous les jours …
arrêtez de critiquer bêtement et ouvrez vos yeux! regardez autour de vous ! sortez de chez vous et allez voir les vrais gens ! ceux qui bossent vraiment (pas les fonctionnaires ….), interrogez-les !et vous serez surpris de leur intelligence, même si leur “allure” vous paraît désuète ou très loin de vous
désolée pour ce coup de gueule, Ophélie …. je crois bien que c’est la 1ère fois que je laisse un commentaire aussi décousu mais certaines choses ne peuvent pas être dites comme en étant la panacée de la pensée
je suis désolée et triste de voir certains commentaires de ce genre ………
et auvude ce qui vient de se passer hier au soir ……. je le déplore d’autant plus …….
et je pleure

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flohidi 16 novembre 2015 at 0 h 10 min

En effet au vu de ce qui vient de se passer je ne sais pas comment on peut écrire des propos aussi haineux en réponse à un commentaire qui ne manquait de respect à personne. Et si le terme “bobo” vous a choquée ainsi que les autres végans, je vous présente mes excuses : veuillez le remplacer par “nantis”, et sortir de même de chez vous pour aller, genre dans les quartiers où la norme n’est pas à se demander combien coûte la viande au kilo mais plutôt la pizza surgelée avec 20g de jambon pour 4 personnes et les nuggets de viande reconstituée et coupée moins chers qu’un paquet de lentilles bio….

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oops06 17 novembre 2015 at 21 h 47 min

Avec un paquet de lentilles bio, on remplit une dizaine d’assiettes, alors qu’une pizza surgelée ne remplit qu’à peine un seul estomac…

S’il y a aussi peu de vegans, c’est au contraire car l’économie de l’agro-alimentaire serait bouleversée par une généralisation ! Les lobbies ne souhaitent pas du tout que les foyers consomment moins.
Les végéta*iens sont loin d’être des nantis financièrement parlant, car c’est un régime alimentaire économique. Il suffit de commencer par le commencement : l’allaitement, pour comprendre que les producteurs de lait de vache ne souhaitent pas qu’il se généralise…
Alors, affubler les personnes responsables de leur alimentation de l’image de “bobos”, affubler les personnes solidaires et écolos de l’image de “nantis”, c’est une nécessité pour les actionnaires de Dan*ne et cie. Pensez donc, si la vérité éclatait et que même la grande masse de la classe moyenne, pire, les “pauvres” (les plus gros consommateurs de C*ca, alors que l’eau du robinet est beaucoup moins chère !) boudaient les grandes surfaces, ce serait la cata !

C’est avant tout une question d’information. Le genre d’information qu’on ne trouve pas à la TV.

C’est comme le paradoxe des banques : elles vivent mieux grâce aux comptes en difficulté (merci les aggios) que grâce aux familles plus riches. Moins on a de découvert, moins la banque coûte cher. Moins on mange de viande/produits laitiers, plus on peut acheter des fruits et légumes bios (et moins au est malade…). Mais chut, il ne faut pas trop l’ébruiter…

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KarineN 14 novembre 2015 at 14 h 55 min

Je trouve l’expérience formidable mais quand je lis les commentaires je me demande vraiment dans quel monde vous vivez… Il est évident qu’il faut suffisamment de moyens pour ne vivre qu’avec un salaire + voyager + payer des activités à ses enfants ! Même avec deux salaires la plupart des gens de mon quartier ne PEUVENT pas le faire. Sans parler des couples divorcés… D’autre part, tous les parents ne sont pas en capacité de faire l’école à la maison parce qu’ils n’ont pas le “niveau” intellectuel et culturel pour le faire. Ensuite, je crains que ces stratégies d’évitement ne cloisonnent encore plus les êtres humains. http://www.demotivateur.fr/article-buzz/cette-petite-bande-dessinee-va-changer-a-jamais-la-facon-dont-vous-percevez-les-privileges-sociaux–3126
Enfin, vous avez eu la chance de pouvoir travailler les deux à mi-temps, mais sinon c’est souvent la femme qui ne travaille pas et alors là, qu’en est-il de sa vie sociale ? Je ne dis pas que ce mode d’éducation soit meilleur ou moins bien qu’un autre, je pense juste que les généralisations sont toujours dangereuses.

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Résé 14 novembre 2015 at 15 h 03 min

faux

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KarineN 14 novembre 2015 at 19 h 52 min

Qu’est-ce qui est faux ? Que les généralisations sont toujours dangereuses ? Il est vrai que dans votre commentaire vous avez tendance à généraliser de manière peu positive… Mon commentaire n’a rien d’intolérant et je ne juge absolument personne. Le partage de cette expérience est enrichissant, mais lorsqu’une personne répond (en commentaire) qu’elle n’est pas faite pour elle, pourquoi ne pouvons-nous pas simplement accepter ce choix ? La bienveillance ne fonctionne que si chacun reste ouvert aux différences de points de vue et de modes de vie, pas si chacun interprète une belle expérience comme une recette unique et universelle…

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Antigone XXI 14 novembre 2015 at 15 h 33 min

Je ne comprends vraiment ce débat :
‘Nous ne sommes pas en train de vous dire « voilà ce qu’il faut faire », juste : « voilà ce qu’on a fait » et nous sommes fiers d’avoir pris, avec nos enfants, notre vie en main.’

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Valérie 14 novembre 2015 at 15 h 52 min

Merci !

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Valérie 14 novembre 2015 at 15 h 54 min

Bonne journée à tous. Le moment est mal choisi pour une bataille de clocher. Suis contente d’avoir permis à mes enfants de vivre une enfance heureuse sans conflit ni violence.

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Béa 14 novembre 2015 at 17 h 58 min

Coucou, j’ai été émue et émerveillée en lisant ce témoignage. Ce sont de véritables choix de vie pensés, assumés, heureux, épanouissants et respectueux ! Ça fait chaud au cœur et ça montre que d’autres possibles sont cohérents et tiennent la route. Merci à Valérie et à Stéphane de l’avoir partagé avec nous sur ton blog Ophélie. <3

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clémence 16 novembre 2015 at 15 h 10 min

Bonjour Antigone,
Je me pose énormément de questions sur l’école, et ce depuis que j’y suis allée moi même… J’aurai adoré faire l’école à la maison pour mes enfants mais je ne m’en sens pas capable du tout… J’aimerais vraiment connaitre votre point de vue sur les Écoles Steiner, je vais habité à côté d’une de ces écoles et elles me font me poser bcp de questions… En effet, je sens bien que le système actuel n’est pas adapté mais est-ce que ces écoles leurs donne réellement tout ce dont ils ont besoin? Je trouve sur internet de nombreux débat, il y a les pour, les contre, mais j’ai du mal à faire la part des choses… Je souhaite vraiment ce qu’il y a de mieux pour mes enfants et ce n’est pas parce que j’ai mal vécu ma scolarité que mes enfants seront dans la même cas…
Merci de vos conseils et avis,
Clémence

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sissi 16 novembre 2015 at 20 h 16 min

Bonjour,
Merci pour ce témoignage, intéressant quoique très éloigné de ce que je vis avec mes enfants, qui sont scolarisés et heureux de l’être. D’ailleurs ils n’ont jamais appris à lire avec la méthode semi-globale mais syllabique. Les méthodes des enseignants varient grandement d’une école à l’autre.
Je comprends tout à fait que certains enfants ne se plaisent pas à l’école. J’ai une copine instit , dont le mari est prof, et dont la fille collégienne souffre de phobie scolaire. Ils lui donnent donc des cours à la maison et cela se passe bien.

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Guerin 16 novembre 2015 at 22 h 57 min

Bonjour,

Cette aventure a pu être possible car il s’agit d’une famille de médecins, donc les classes plutôt supérieures de la société.
On est loin des valeurs de la république : liberté, égalité, fraternité.
Et je pèse mes mots.

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oops06 17 novembre 2015 at 21 h 24 min

C’est curieux, comme commentaire, car au contraire : Liberté, on est en plein dedans avec la déscolarisation !!! 🙂
Concernant l’égalité : l’école est inégalitaire au possible, puisqu’elle augmente les différences par son élitisme, son incapacité à intégrer des profils variés : il suffit d’être un peu trop lent, un peu trop rapide, pour être complètement en échec… Sans parler du handicap !
Fraternité : la violence de l’école, la souffrance scolaire est une des premières raisons de déscolarisation…

Concernant le niveau social, si les familles pratiquant l’IEF sont majoritairement riches culturellement, elles ne sont pas du tout riches financièrement. Le revenu des foyers est au contraire plutôt moyen.
Je peine à retrouver les résultats sur une étude des familles non-scolarisantes ; voici un billet qui reprend certains éléments intéressants :
http://www.parisbalades.com/nonsco/pas_ecole.htm
Notamment :
[Actuellement en France, environ 30 000 enfants de 6 à 16 ans* (soit 0,3 % des jeunes en âge d’aller à l’école) ne se rendent pas tous les matins dans un établissement scolaire. Pour certaines familles, l’instruction en famille est un choix par défaut (maladie, handicap), pour d’autres, un choix mûrement réfléchi et assumé. Sur 27 000 enfants scolarisés dans les établissements à distance, 20 000 le sont au CNED et 7000 dans les cours privés. Enfin, près de 3000 enfants sont instruits dans la famille et ne suivent pas a priori de programme scolaire, comme le leur permet la loi.]
et [Qu’implique ce choix par rapport aux valeurs de l’école républicaine?

Mixité sociale et citoyenneté
Ces enfants resteraient toujours dans leur milieu : la non-scolarisation est-elle le “dernier ghetto des riches”? Non si l’on considère leurs revenus monétaires : certes il faut que la famille puisse vivre avec un seul salaire, ou deux demi-salaires, mais les revenus de ces familles sont moyens ; elles ont fait en sorte de réduire leurs dépenses, souvent par exemple en quittant la région parisienne (beaucoup de familles vivent à la campagne). Leur richesse est surtout une richesse en temps, en temps libre et en temps non minuté. “Richesse” aussi en assurance pour faire face à la pression sociale, assurance liée à un certain capital culturel.

Ces parents se font souvent qualifier d’égoïstes car ils retirent leur enfant au lieu de vouloir améliorer le système de l’intérieur. Certains répondent qu’il est illusoire de vouloir changer l’école à l’échelle d’une famille et qu’ils ne veulent pas “sacrifier” leur enfant au nom de beaux principes. D’autres mettent en avant le caractère inégalitaire de l’école, l’importance de la reproduction sociale actuelle du système scolaire avec l’endogamie des élèves des grandes écoles et la relégation des élèves des lycées professionnels. Les accusations d’élitisme existent de part et d’autre…]

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Pauline 18 novembre 2015 at 8 h 55 min

Bonjour!
Quel très beau témoignage, j’apprécie énormément l’ouverture d’esprit et la bienveillance de la démarche, sans donner de leçons. J’ai pas mal voyagé et est rencontré des familles dites alternatives, avec ou sans éducation à la maison. Mais, étant d’une famille à l’éducation scolaire traditionnelle, je me suis souvent heurtée à une forme d’intolérance dans les discours. Sans discussion possible (mais peut-être avaient-ils été déjà trop embêtés, questionnés, inquisitionnés).
Je voulais juste souligner un fait qui parfois m’attriste: je ne vois pas le lien entre éducation à la maison et les voyages (peut-être quelqu’un peut me l’expliquer?). Ce sont deux choses bien distinctes, qui s’accordent bien souvent j’en suis consciente. Mais l’éducation traditionnelle scolaire n’empêche en rien les voyages et les découvertes culturelles et toute un part d’éducation que les parents peuvent donner à la maison, en dehors des heures scolaires. Je viens de Suisse également, donc il est vrai que l’éducation est différente (d’où le fait que je ne voies pas le rapport entre les deux, l’école en France est-elle chère? En Suisse, cela ne coûte quasi rien jusqu’à la fin du lycée).
Voilà, voilà, merci encore pour ce beau témoignage tolérant. J’ai fait l’école traditionnelle, je ne le regrette en rien (et même, j’ai tellement apprécié que j’aurais regretté une autre forme d’éducation, mais on a pas tous cette chance on est d’accord), mais j’aime que les gens cherchent et trouvent des moyens pour plus de bienveillance, plus de bonheur. C’est une démarche qui est humainement légitime et incroyablement précieuse.

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Noel 18 novembre 2015 at 23 h 08 min

Bonsoir. Magnifique témoignage que vous nous faites partager. Mais juste une question qui me taraude : y a t il des parents “privilégiés” de part leur situation financiere et professionnelle ( et materiel maison au lieu d appartement) qui peuvent se permettent d arreter de travailler? Ou existe t il d autres moyens pour y parvenir??
Merci pour votre reponse. Cela m aidera certainement dans le cheminement de la non scolarisation de mon enfant.

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Antigone XXI 18 novembre 2015 at 23 h 15 min

Je vous conseille de lire certains commentaires précédents, ils pourront vous éclairer. Non, les enfants non-scolarisés ne sont pas tous issus de familles socialement favorisées !

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sofi_cerise 22 novembre 2015 at 17 h 38 min

Ici on vit avec le salaire de Ian pour 5 (1300euros net par mois)
Alors oui, y’a des jours très durs parce que financièrement c’est galère (doux euphémisme ;D ) mais c’est ça ou voir mes gamins s’éteindre à l’école ! (dans un commentaire précédent je parlais de mon grand dys et avec TDAH, mais les petits sont à haut potentiel tous les deux (avec bilan fait par psychologue, ce n’est pas moi qui prends des vessie pour des lanternes – je précise, hein…) et l’école du coin ne veut pas le comprendre)
Alors non, pour moi (dans notre situation personnelle) y’a même pas de choix à faire.

J’espère que ton cheminement se poursuivra et que tu pourra choisir sereinement ce qui vous convient à tous les deux !

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Annick Guenette 20 novembre 2015 at 2 h 31 min

Ah, je n’arrive pas à me décider dans ma tête, ça prend du courage pour faire l’école à la maison ou du courage pour les laisser partir de la maison? Cette histoire est fantastique et je suis du genre à avoir peur de ce que je ne connais pas. J’ai du mal à me détacher complètement du modèle que je connais mais si je sais, de part cette même connaissance, que c’est totalement pourris. J’ai peur que mon enfant n’arrive pas à s’intégrer… c’est une phobie que j’ai vraiment et je me demandais si je veux lui faire l’école à la maison pour la protéger elle, pour me protéger moi, pour mon propre confort… dois-je la confronter à la dureté de la vie ou lui offrir, le plus que possible, une vie meilleure? Plus j’écris ce commentaire et plus je me convaincs qu’elle restera ici avec nous. Mais comment pourrais-je lui enlever ces souvenirs qui pourraient bien être beaux au final? Comment je pourrais lui enlever ces expériences, ces amis nouveaux, ces sentiments à gérer, cette fierté de réussir? J’ai adoré l’école tout en détestant la partager avec les élèves qui ne la méritait pas vraiment. Il nous reste quelques années pour nous décider…. Notre enfant est si heureuse avec nous à la maison… pas d’horaire à respecter, pas de stress, des apprentissages accrus… ouf ça ne sera pas une décision facile!

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poli 21 novembre 2015 at 11 h 48 min

Très beau témoignage, merci pour le partage.

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Isaline 8 décembre 2015 at 8 h 07 min

Bonjour,

Je me sens très touchée: je viens de terminer la lecture de ce témoignage et ça me donne du courage pour mettre moi-même en place l’éducation à la maison.
Mon fiancé et moi avons une petite fille de 15 semaines et j’ai toujours été convaincue que je ne ferai pas un enfant pour en confier à la société le soins de le formater.
Bien entendu, en étant médecin c’est plus facile au niveau financier (je suis professionnelle du cheval et mon homme employé de commerce) mais je ne me décourage pas: je sens dans mon être que c’est la bonne voie pour permettre à mon (mes?) enfant de s’exprimer dans ce qu’il est, de jouer à la société plutôt que de se faire violence pour entrer dans le moule.

J’ai déjà arrêté de travailler pour élever notre fille (quelle garderie pourrait mieux s’en occuper que moi-même? Quel étranger au foyer familial -même avec un excellent papier de gardien d’enfant- pourrait mieux lui offrir une attention amoureuse et de qualité que… sa maman et sa grand-maman?) et dans quelques temps je ferai les démarches nécessaires pour aider mon enfant à se cultiver selon les exigences sociétaires. Comme je suis en Suisse, je crois que c’est un peu différent. Mais pas impossible.

Le grand souci de mon compagnon, c’est effectivement la sociabilisation. En effet, notre enfant va vivre en société et non comme une ermite… à moins qu’elle ne décide autre chose à la majorité. Notre devoir de parent est donc de l’aider au maximum à s’intégrer. Nous lui offrirons donc la possibilité de faire des activités le moment venu (biodanza, art martial, équitation, sport d’équipe…?) afin qu’elle puisse intégrer en s’amusant les réalités de la vie avec les autres.

Je vous remercie donc de tout mon cœur de ce bilan de votre précieuse expérience qui me permet de me sentir nourrie et encouragée dans mon projet saint et sain: élever moi-même chaque Enfant qui m’aura pour Mère.

Isaline

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nathalie 13 décembre 2015 at 14 h 26 min

Merci beaucoup pour ce témoignage qui m’a beaucoup… impacté.
Je suis professeur des écoles spécialisé (que de titres !) pour les élèves en grandes difficultés scolaires. Comment ne pas croire en la réussite de l’école !
J’avoue que je n’avais jamais penser à instruire moi-même mes enfants. Et puis, les réformes, les directeurs, les ministres de l’éducation nationale se suivent, nous impose toujours de nouvelles choses (plus d’administratif et moins de pédagogie). Bref, un peu de mal à m’y retrouver.
Je pense que l’école est une très bonne chose : elle permet à beaucoup d’enfants d’être instruits (notamment à ceux que j’ai en classe et qui ont parfois des histoires de vie à dormir debout alors qu’ils n’ont que de 12 à 16 ans). J’aime énormément mon métier, mais beaucoup moins l’administratif qui l’entoure.
Alors pour la rentrée prochaine, je me pose la question, et si… j’envisageais la vie sous un autre angle ?
Forcément beaucoup de doute, de questions. J’ai 3 enfants de 3 ans, 5 ans et 7 ans, tous scolarisés cette année, mais l’an prochain… pas si sûr !
Je ne sais pas encore si ma réflexion (et celle de mon conjoint bien-sûr !) aboutira ou non à la déscolarisation de mes enfants, mais en tout cas, votre article m’aura ouvert les yeux sur une façon différente de faire et de penser.
Alors pour cela, merci beaucoup !

Nathalie

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Valérie 18 décembre 2015 at 10 h 07 min

Les derniers commentaires me font chaud au coeur : pas de jugement, pas d’agressivité sur notre niveau socio-économique, juste de l’espoir et une façon différente de voir l’éducation de nos enfants. Je crois sincèrement que la descolarisation n’est pas une question d’argent mais bien une envie de vivre pleinement ces quelques années que nous partageons avec nos enfants. Bonne continuation à tous. Je vous souhaite une expérience magnifique.

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Isa LISE 29 janvier 2016 at 13 h 54 min

Merci pour ce joli témoignage ! 🙂 Instruction en famille vécue à part entière ici aussi et vivement appréciée ! 🙂 Bonne journée !

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Résé 20 février 2016 at 14 h 06 min Répondre
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