Le véganisme est-il un mouvement de justice sociale ?

25 janvier 2018

Source de l’image : L214

 

J’entame ici une série d’articles sur le mouvement animaliste et le véganisme. Dans ce premier article, j’analyse les bases du mouvement et j’explique en quoi celui-ci peut être défini comme un mouvement de justice sociale. J’y montre aussi combien le combat politique animaliste et le boycott des produits animaux au quotidien sont deux facettes d’une seule et même réalité. 

 

Défendre les animaux veut dire beaucoup de choses. On peut vouloir défendre les animaux en se souciant du seul sort des chats et des chiens, sans pour autant voir un quelconque problème à manger une bavette ou une cuisse de poulet (ce qui est spéciste). On peut croire défendre les animaux en les enfermant dans les cages des zoos pour « préserver leur espèce » et  « sensibiliser » le public à leur existence (ce qui est erroné). Enfin, on peut prétexter défendre les animaux en leur flanquant de temps en temps une bonne balle dans le derrière pour « équilibrer la faune » et se prétendre régulateur indispensable des écosystèmes (ce qui est con). Ces modes de « défense » ne correspondent bien évidemment pas aux valeurs et aux objectifs du mouvement de défense des animaux, végane et abolitionniste, tel que nous le connaissons à l’heure actuelle.

Le mouvement qui secoue depuis quelques années l’opinion publique par ses révélations sur la réalité des abattoirs et qui entend repenser le statut des animaux dans notre société est un mouvement qui se préoccupe des intérêts des animaux en tant qu’individus. Qu’est-ce que cela signifie ? Tout simplement que ce qui prime ici, c’est l’animal comme individu, et non son espèce ou son appartenance à un plus vaste système. Au contraire de l’éthique environnementale, l’éthique animale qui meut le mouvement animaliste ne se préoccupe pas des animaux en tant que membres de la « Nature ».

Ainsi, on ne cherche pas à « préserver » les animaux parce qu’ils feraient partie d’une entité supérieure et générique, comme l’« environnement » ou la « biodiversité » (type Greenpeace). Il ne s’agit pas de défendre les animaux comme on défend une variété de plante ou une montagne, pour maintenir l’équilibre général d’un écosystème. On ne cherche pas non plus à sauver les espèces animales, voire certaines espèces en particulier (la chèvre angora à poil courbe de Katmandou ou le lézard unijambiste cracheur de venin des Galapagos). On ne se préoccupe ainsi pas spécifiquement des « animaux sauvages » en tant qu’entité, parce qu’ils font joli dans le paysage naturel et parce que c’est impressionnant, les gros prédateurs lors des safaris. De la même manière, on ne s’oppose pas au commerce de la fourrure en promouvant des alternatives à base de laine de mohair (hum, WWF). On n’adopte pas non plus des bébés pandas au statut de diplomates chinois et on ne prétexte pas le « sauvetage d’espèce » pour mettre dans notre assiette des entrecôtes de bœuf bariolé du Bas-Rhin qui aurait disparu sans notre généreux coup de fourchette.

 

Source de l’image : Weronica Kolinska

 

Un mouvement abolitionniste, végane et antispéciste

 

Le mouvement actuel s’est formé autour de trois moments clefs :

  1. La naissance du concept de véganisme en 1944 ;
  2. La découverte de la B12 en 1947, qui nous a permis de nous passer totalement de l’exploitation animale pour notre survie ;
  3. L’essor de l’éthique animale comme discipline philosophique à partir des années 70.

De ces étapes découle une distinction nette au sein du mouvement animaliste. D’un côté, un mouvement “historique” qui se préoccupe surtout du bien-être des animaux et entend améliorer les conditions d’existence des animaux que nous élevons – le  welfarismeDe l’autre, le mouvement moderne, qui pose comme objectif de mettre fin à l’exploitation animale – l’abolitionnismeBien sûr, les choses ne sont pas aussi tranchées que cela et les actions welfaristes font toujours partie du panel d’actions de certaines associations à but abolitionniste (à l’exemple de l’association L214). Ce qu’il faut distinguer, ce sont les objectifs et les moyens d’action : on peut avoir un objectif abolitionniste, mais recourir à des moyens welfaristes, en s’inscrivant alors dans une stratégie pragmatique et gradualiste. Au niveau des objectifs, ce mouvement n’en reste pas moins abolitionniste, puisqu’il entend abolir le statut de propriété des animaux.

 

Le boycott, au cœur de la praxis végane

 Le véganisme est un concept qui a vu le jour en 1944 en Angleterre avec la naissance de la Vegan Society. On le définit désormais comme tel :

Une philosophie et façon de vivre qui cherche à exclure – autant que faire se peut – toute forme d’exploitation et de cruauté envers les animaux, que ce soit pour se nourrir, s’habiller, ou pour tout autre but, et par extension, faire la promotion du développement et l’usage d’alternatives sans exploitation animale, pour le bénéfice des humain·e·s, des animaux et de l’environnement. 

Autrement dit, le véganisme est une praxis, c’est-à-dire un ensemble d’actions sous-tendu par une idée vers un résultat pratique. C’est donc à la fois un engagement éthique qui vise à mettre fin à l’exploitation animale et un mode de vie politisé dont l’un des moyens principaux repose sur le boycott des produits animaux et la recherche d’alternatives à ceux-ci. Il ne s’agit pas, au contraire de ce que laisse à penser sa réappropriation par le capitalisme, d’un choix d’alimentation alternatif pour des raisons de santé, de régime ou de mode. C’est d’ailleurs en ce sens qu’on distingue le véganisme du régime végétalien. On peut en effet être végétalien·ne pour des raisons qui n’ont rien à voir avec l’éthique animale. En anglais, on parlera d’ailleurs de plant-based diet pour se distancier de la dimension éthique et politique du combat pour les animaux. En ce sens, le véganisme ne peut bien évidemment pas être mis sur la même ligne que l’alimentation sans gluten, crue ou spaghettivore. Le véganisme doit être entendu dans son sens premier et son sens fort, c’est-à-dire comme un engagement éthique et politique.

 

Combattre les discriminations à l’égard des animaux : l’antispécisme

Le mouvement animaliste abolitionniste inclut souvent à son combat la lutte contre le spécisme. Le spécisme est un terme forgé en 1970 par le psychologue britannique Richard D. Ryder et popularisé ensuite par le philosophe Peter Singer. Le spécisme, c’est une idéologie qui consiste à assigner des valeurs ou des droits particuliers à des individus sur la seule base de leur appartenance à une espèce. On fait preuve de spécisme, par exemple, quand on exploite, maltraite et tue un cochon, mais qu’on chouchoute un chien, c’est-à-dire quand on juge que la vie de l’un a plus d’importance que la vie de l’autre. Il s’agit là d’une discrimination arbitraire, c’est-à-dire qu’elle n’a aucun fondement particulier qui la justifierait. On fait preuve de spécisme également quand on place l’espèce humaine au-dessus de toutes les autres espèces animales et qu’on justifie ainsi l’exploitation de ses dernières par l’être humain.

A l’opposé du spécisme, il y a donc l’antispécisme. Je suis antispéciste quand j’estime que l’on ne doit pas maltraiter un individu, qu’il soit humain ou animal, sous prétexte qu’il appartient à telle ou telle espèce. Etre antispéciste a pour conséquence de refuser de participer à l’exploitation des animaux.

Bien que les termes de véganisme et d’antispécisme soient tous deux l’objet de discussion et même de rejet au sein du mouvement visant à mettre fin à l’exploitation animale, je ne vais pas revenir sur ce débat aujourd’hui (ce sera l’objet d’un prochain article). Je dirais donc ici que ce mouvement est dans les faits végane et, souvent, antispéciste.

 

Source de l’image : Pascale Salmon

 

Un mouvement social ?

 

On l’a vu, le véganisme est parfois considéré seulement comme un mode d’alimentation ou un mode de vie alternatif. C’est la vision souvent propagée par les medias et les industries agro-alimentaires, qui entendent ainsi priver le véganisme de sa dimension politique pour l’emballer dans un joli paquet marketing. Etant donné cette assimilation, le mouvement animaliste peut-il être qualifié de mouvement social ou bien s’agit-il plutôt d’un mouvement lifestyle, comme le sont notamment le mouvement zéro déchet ou le mouvement slow food ?

Généralement, 4 critères permettent de définir un mouvement social en sciences sociales :

  • La dimension collective : pour qu’il y ait mouvement social, il faut que de nombreuses personnes partagent un système de valeurs ou aient un projet commun. Dans notre cas, le système de valeur repose sur l’idée de ne pas considérer les animaux comme des moyens en vue des fins humaines et de contester le statut de bien marchand des animaux. Le projet commun consiste à viser l’abolition de l’exploitation animale.
  • Une cible : pour qu’il y ait mouvement social, il faut également qu’il y ait une cible, voire un adversaire. Ici, il s’agit de l’exploitation animale et, plus largement, du spécisme.
  • Une capacité de mobiliser : il faut que ce mouvement ait la capacité de rassembler un nombre important de personnes lors d’événements publics. C’est le cas du mouvement végane abolitionniste : j’en veux pour preuve la Marche pour la Fermeture des Abattoirs, qui a mobilisé 3600 personnes à Paris en juin dernier.
  • Des formes de protestations variées : enfin, il faut que les manières d’exprimer ses valeurs et objectifs soient diverses. Dans le cas du mouvement animaliste, on trouve le boycott économique, les pétitions (contre la fourrure, la corrida ou l’expérimentation animale, pour une alimentation végétale dans les cantines, etc.), des manifestations, des blocages et occupations d’abattoir ou encore la réappropriation des rues de façon festive (lors de parades déguisées, par exemple).

Etant donné que le mouvement animaliste abolitionniste coche toutes ces cases, il est donc légitime de l’identifier comme un mouvement social (si cela vous intéresse, j’ai détaillé ces critères dans ma conférence aux Estivales de la Question Animale en 2015).

Bien sûr, la frontière entre mouvements sociaux et mouvements lifestyle est parfois ténue et peut être considérée comme artificielle. Il n’y a pas, d’un côté, un mouvement social féministe dont le thème de combat est l’abolition du patriarcat par une remise en question des institutions et, de l’autre, un mouvement féministe “lifestyle” qui lutte contre le sexisme dans l’espace privé et l’expérience personnelle. Ces deux dimensions sont toutes deux constitutives de la praxis féministe. On pourrait dire la même chose de l’environnementalisme, dont les modes d’action visent à la fois des changements institutionnels et s’incarnent dans les actions individuelles.

Il en est de même du véganisme : il ne s’agit pas d’un mouvement lifestyle à la périphérie d’un vaste mouvement politique antispéciste. Le mouvement végane vise tout autant le changement des normes culturelles et sociales (le spécisme et le carnisme) que celui des institutions politiques, légales et économiques entérinant ces valeurs dans l’organisation de la société (le système étatique et capitaliste). Son mode d’action peut être privé et public, individuel et collectif, quotidien et épisodique. Si le sujet vous intéresse, vous pouvez vous plonger dans cet article que j’ai publié en 2016 (en anglais – oui, je le traduirai/vulgariserai un jour, promis).

 

Un mouvement de justice sociale

Qui plus est, il s’agit d’un mouvement de justice sociale. Qu’entend-on par ce terme ? Un mouvement de justice sociale, c’est un mouvement qui est animé par un idéal de justice et qui s’oppose à des situations d’inégalité ou d’oppression. C’est donc un mouvement qui vise à un monde plus juste. Parmi les mouvements de justice sociale, on peut citer les mouvements de justice climatique ou de justice environnementale, les mouvements des droits des femmes ou droits des LGBTQ+, etc.

On ne défend pas les animaux ni ne boycotte les produits d’origine animale dans son quotidien pour avoir l’air cool, pour faire attention à sa ligne ou par intolérance alimentaire : on le fait pour une question de justice. Or la justice n’est pas optionnelle – elle est exigence. On défend les animaux parce qu’on n’a pas seulement le droit de ne pas traiter les animaux comme des moyens en vue de nos fins, on a également le devoir de ne pas les traiter ainsi. Parce que ces animaux souffrent, ressentent des émotions et ont des intérêts à vivre, c’est-à-dire à dire qu’ils sont sensibles.

 

Un mouvement social particulier

Une petite précision est ici nécessaire : contrairement à une majorité de mouvements sociaux, le mouvement végane est, en grande partie, constitué d’êtres humains qui ne défendent pas leurs propres droits et intérêts, mais qui défendent ceux d’autres individus : les animaux. C’est donc un mouvement qui est majoritairement constitué d’allié·e·s des animaux, et non pas de personnes directement concernées.

J’insiste ici sur le « majoritairement » car il ne faudrait pas que le combat mené par les militant·e·s animalistes occulte les tentatives de libération des animaux par eux-mêmes et mette systématiquement en avant les actions des humain·e·s au détriment de ces derniers. Attention à ne pas toujours positionner les animaux en victimes vulnérables que les êtres humains, ces héros et héroïnes de l’impossible, vont vaillamment tenter de sauver. Peut-être pourrait-on ainsi comparer le mouvement végane – tout en gardant en tête les limites de l’exercice comparatif – au mouvement des droits des enfants, qui est majoritairement constitué de personnes adultes qui défendent les droits des enfants, mais qui comprend bien évidemment aussi des personnes concernées, que sont les enfants.

Pourquoi cette distinction est-elle importante ? Parce que, comme je l’expliquerai prochainement, elle nous permet d’éviter des analogies trompeuses avec d’autres mouvements de justice sociale et des conclusions parfois hâtives quant aux moyens et stratégies à adopter.

 

 

Même si les militant·e·s animalistes luttent pour des individus non-humains, leur combat fait partie intégrante des mouvements sociaux. Cette dimension est importante, puisqu’elle pousse à repenser ce qui définit une société. Les sciences sociales sont encore, à l’heure actuelle, très majoritairement concentrées sur l’études des sociétés humaines – une donnée par défaut. Je suis d’ailleurs souvent obligée de présenter mon travail comme faisant partie des food studies ou food geographies, ce qui est particulièrement rageant quand on sait que l’alimentation n’est qu’un des pans du combat animaliste et, surtout, une conséquence de l’utilisation principale que nous avons des animaux. Alors j’essaie depuis quelques années, avec d’autres collègues, d’intégrer les animaux non-humains aux études sociales en tant qu’individus et sociétés à part entière. Il y a encore beaucoup de travail, mais reconnaître le mouvement de défense des animaux comme mouvement social en fait partie !

 

Pour aller plus loin, ma conférence au Festival Végane de Montréal, qui propose un état des lieux du mouvement et de ses stratégies (un avant-goût de mes futurs articles !) :

 

32 commentaires
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32 commentaires

Les Petits Pas de Juls 25 janvier 2018 at 15 h 20 min

J’aime toujours énormément ta façon de présenter les choses sur le sujet du véganisme et ce serait particulièrement profitable que d’autres s’alignent sur toi; tout simplement parce que c’est en prenant le temps d’expliquer / de vulgariser comme tu le fais ici, que des idées/thèmes qu’on croit avoir compris sont davantage mis en lumière.
Comme je te l’avais dit lors d’un commentaire d’un de tes précédents articles, je suis encore loin d’être végane ni même végétarienne pour l’instant (même si je réduis au maximum ma consommation de viande, j’apprécie vraiment mon bout de fromage et les fruits de mer…), mais tout ce dont tu parles ici commence doucement à faire son chemin.

Merci de ces articles qui m’ouvrent les yeux sur une autre manière encore de voir et percevoir ma planète.

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Esther 25 janvier 2018 at 18 h 31 min

Je me permet de soulever un point dans votre commentaire, puisque celui ci semble aller en faveur du véganisme : moi aussi “j’apprécierai bien mon morceau de fromage” mais j’ai décidé de ne plus en consommer (et c’est parfois dur c’est vrai). Je ne met pas en cause votre chemin qui est parfois long et compliqué mais la formulation qui laisse entendre que toutes les personnes consommant végane le font car elles ont perdu le goût de ces produits, ce qui est loin d’être le cas ! 🙂

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Les Petits Pas de Juls 25 janvier 2018 at 18 h 52 min

Oh mais non je ne sous-entendais rien de cela!!! Je sais bien que les choix de consommation que nous faisons reposent aussi bien sur le goût que sur l’éthique! Autant j’ai déjà réussi à changer de nombreuses habitudes alimentaires en adoptant le mode zéro déchet, y compris certaines qui me “coûtent” au niveau goût qui me manque mais je suis d’autant plus fière d’y arriver pour répondre à mes principes éthiques. Je serais donc forcément encore plus heureuse de parvenir un jour peut-être au veganisme même si le fromage me manque! mais pour l’instant (et parce que je vis au Mexique où il y a si peu de variété de fromages, ce qui provoque une forte envie de fromages dès que je suis en France!!!), je n’arrive pas à m’en passer!
Belle continuation!

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Antigone XXI 26 janvier 2018 at 8 h 19 min

Je crois qu’il y a là malentendu : Julie n’a fait qu’exprimer sa difficulté à arrêter les produits d’origine animale, ce que je comprends parfaitement ! On a souvent tendance dans le mouvement végane à minimiser les difficultés à devenir végane, mais la nourriture est bien plus qu’une simple chose qui assure notre survie : elle est nappée d’habitudes, de souvenirs, de sociabilité, de plaisir, bref, d’un ensemble d’émotions puissantes qui explique pourquoi s’en passer (et même au-delà, l’idée simple de s’en passer !) n’est pas évident. Courage Julie, avance à ton rythme ! 🙂

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Les Petits Pas de Juls 26 janvier 2018 at 8 h 28 min

petit à petit, l’oiseau fait son nid…

Esther 27 janvier 2018 at 18 h 15 min

Je pense avoir bien compris ce que tu disais, j’ai moi même eu beaucoup de mal à arrêter le fromage et je ne suis toujours pas certaine que je ne craquerai plus jamais (mais je l’espère !) Je ne méprise en rien ton chemin ni celui déjà parcouru, tu y viendras (et ton entourage avec 😉 ). J’ai du mal exprimer mon ressenti : je souhaiter soulever ce que je comprends quand je lis ta phrase pour que tu te pose la question de la manière de formuler cette difficulté, notamment en face de personnes qui ne sont pas dans ce chemin. Si je comprend ta phrase “de travers” je ne suis probablement pas la seule et je trouve intéressant d’éviter tout malentendu qui pourrait minimiser par exemple l’importance d’arrêter le fromage (ici encore je parle bien de tes interlocuteurs et de l’importance de la compréhension, pas de minimiser les difficutés ni de nier les efforts ainsi que l’avancée pour les animaux de chaque petit pas).
J’espère m’être bien fait comprendre cette fois 🙂 Je suis d’avis, comme vous je crois, d’encourager toute personne qui met ne serais-ce qu’un jour de moins un animal dans son assiette

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trochu 25 janvier 2018 at 15 h 50 min

Végétarienne de naissance par très grande sensibilité, immense respect, admiration et compassion envers les animaux que j’ai toujours considéré comme mes semblables et bien au-delà car beaucoup plus d’estime et de respect envers eux qu’envers la plupart des humains et végane depuis des années. Je milite pour la défense et protection des animaux dans tous domaines depuis mon adolescence et milite pour leur cause auprès de plusieurs associations dont L 214, One voice, Peta, Animalsace et autres. Je ne conçois pas que nous mangions nos chiens ou nos chats alors pourquoi manger les autres animaux qui ont la même intelligence, sensibilité et émotion et les mêmes envies que nous tous VIVRE ET NON MOURIR POUR ETRE MANGES……………….. De même, de quel droit des humains se permettent d’exploiter et d’utiliser d’autres êtres vivants pour leur plaisir, pour leur confort pour leur nourriture et pour leur loisir ?
Les animaux ne nous sont pas “inférieurs” bien au contraire et méritent tous la même attention, considération, reconnaissance et respect que les soi disant “humains”. Il est prouvé de plus que l’alimentation entièrement végétale est bien meilleure pour la santé, mille fois plus nutritive et surtout la seule à être ETHIQUE. Je dénonce clairement tous les élevages d’animaux de ferme, la viande et les abattoirs de la honte et de l’horreur, il n’y a pas de viande sans souffrance il n’y a pas de lait sans souffrance et douleur tous les produits animaliers sont le fruit de la souffrance de la barbarie et de la maltraitance. Si l’on se prétend “humain” si l’on se prétend “aimer les animaux” il est impensable de continuer à les manger, la vie animale a autant de valeur et d’importance que la vie humaine il n’y a pas de place pour une différence.
Selon moi, le fait de manger des animaux se résume entre autre à un grand manque de sensibilité et d’intelligence émotionnelle, car si nous faisions de même envers les humains ? si nous arracherions les bébés à peine nés à leurs mamans ? c’est ce que vivent au quotidien des mamans animaux qui ressentent la même douleur, la même tristesse, la même peur et la même souffrance que les mamans humaines, et les mâles sont pas mieux lotis tout n’est que honteux, scandaleux et inacceptable, nous vivons dans un monde dans une société de violence, de cruauté, de rendements où l’humain veut toujours plus et encore plus………… mais les animaux ne sont pas “des objets, de la marchandise ou de la nourriture” tous DES ETRES VIVANTS à aimer et à respecter.

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Françoise Le pointer 26 janvier 2018 at 10 h 52 min

mille fois d’accord.
Juste une observation : je ne suis pas née végétarienne et je m’étonne que ma sensibilité ne se soit éveillée qu’à partir du moment où j’ai lu des articles concernant l’élevage des veaux, des poules etc… Au fur et à mesure, j’ai supprimé DIRECTEMENT de mon alimentation tout ce qui était issu de la souffrance. Comme je n’ai pas tout su d’in seul coup, cela s’est fait lentement et par étapes.
Le coup définitif a été pour moi la lecture de “Plaidoyer pour les animaux” de Mathieu Ricard. D’un seul coup, d’un seul, je n’ai plus touché à un aliment d’origine animale et j’ai jeté tout ce qui était cuir et pas indispensable (sacs…).
A mon avis, je ne comprends pas que l’on puisse encore se régaler avec du fromage en toute connaissance de cause. On se passe très bien de tout cela même si les produits végétaux ne satisfont pas mon palais autant que tout ce que je mangeais il y a plus de 25 ans….Ce n’est pas difficile quand on pense profondément à la souffrance des animaux. Alors, je ne veux pas critiquer ceux et celles qui “n’y arrivent pas” mais je ne comprends pas.

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Marion Maillet 25 janvier 2018 at 16 h 53 min

[Flûte, mon commentaire ne s’est pas envoyé, j’espère ne pas avoir bugué et faire un doublon …]

Serais-je un jour déçue par un de tes articles ? 😀
Même en ayant dévoré ton livre, on trouve toujours un autre angle à explorer dans chacun de tes articles …

Le spécisme est tellement ancré dans notre société et nos esprit qu’il est très difficile de s’en défaire. Néanmoins, j’ai l’impression qu’une fois que l’on se constate être devenu.e anti-spéciste (je dis constate car dans mon cas, je le suis devenue sans le vouloir), il est quasi impossible de faire marche arrière.
Je ne sais pas si d’autres anti-spécistes seront d’accord avec moi ou non, mais je ne me souviens même pas de mon état d’esprit lorsque je câlinais mon chat tout en mangeant du bœuf. Pourtant, vivant à la campagne, cavalière de surcroît, je savais bien d’où venait cette viande … et pourtant je n’y voyais pas d’inconvénient.
Incroyable d’y repenser ^^

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Antigone XXI 26 janvier 2018 at 8 h 27 min

Merci beaucoup Marion ! 🙂
Oui, il est difficile de se défaire du spécisme et j’avoue n’être pas tout à fait sûre que l’on puisse s’en défaire totalement. C’est également une notion qui me fait réfléchir. Avant la découverte de la B12, il n’y avait pas d’autre choix pour l’espèce humaine que de consommer des animaux ou produits animaux : peut-on parler de spécisme et d’oppression, quand l’absence d’alternatives dictait nos pratiques ? Précisément parce que notre survie en dépendait, je crois que notre relation aux animaux va au-delà du spécisme, ce qui explique pourquoi il est si difficile de changer notre regard ces derniers et nos pratiques alimentaires.

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Esther 25 janvier 2018 at 18 h 43 min

Merci pour ce super article !
J’en profite au passage pour te dire que même si tes recettes était fortement alléchantes ce sont toujours tes articles de fond que j’ai préféré et qui ont enclenché mon changement d’ailleurs !

Je me demandais ce que tu signifie par mouvement “lifestyle” ? Je trouve ça péjoratif dans le sens où ça sous entend que c’est un choix totalement personnel et dépourvu de politique. Pour cette raison je ne comprends pas les exemple du féminisme (même en partie) ni du zéro déchet qui sont deux mouvements éminement politiques. De la même manière que je ne suis pas végane parce que je n’aime pas la viande, je ne suis pas zéro déchets parce que je n’aime pas sortir mes poubelles.
Dans ces cas là je concède qu’il n’y a plus de “mouvement lifestyle”, seulement des modes de vie… en tous cas je crois.

Pourrais-tu m’éclairer ? Merci

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Antigone XXI 26 janvier 2018 at 8 h 52 min

Merci beaucoup Esther ! Je n’ai peut-être pas été assez claire dans mon article, il n’y a pas de notion péjorative dans l’appellation “mouvement lifestyle” et j’ai d’ailleurs gardé le mot “lifestyle”, car je suis bien en peine de trouver une traduction satisfaisante. En fait, “mouvement lifestyle” est un concept assez récent en sciences sociales (comme les mouvements qu’il est censé décrire) par lequel on entend un mouvement qui met en avant un mode de vie particulier et utilise le quotidien pour susciter un changement social (cet article l’explique bien : http://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/14742837.2012.640535). Cela ne veut pas dire qu’il s’agit d’un mouvement non politisé, bien au contraire, mais plutôt que c’est un mouvement qui utilise essentiellement le mode de vie pour promouvoir des valeurs ou revendications. Cette appellation a permis de mettre l’accent sur un ensemble de pratiques peu étudiées et peu prises en compte dans la littérature sur les mouvements sociaux, qui s’intéresse principalement aux actions collectives, aux organisations, à la scène politique et l’arène publique (par exemple, des manifestations). Cette notion est donc importante, puisqu’elle a permis de mettre en lumière des pratiques souvent négligées, par exemple le zéro déchet, qu’on peut difficilement qualifier de mouvement social à l’heure actuelle, car il ne remplit pas tous les critères d’identification des mouvements sociaux (notamment la capacité de mobiliser et, surtout, les formes de protestation diverses) : il reste un mouvement majoritairement basé sur les pratiques individuelles quotidiennes, sans que cela ne mette en cause ses motivations politiques, bien entendu.
Cependant, le problème, c’est que cette appellation entraîne aussi une division artificielle entre, d’un côté, les mouvements sociaux et, de l’autre, les mouvements lifestyle, comme je l’explique dans mon article. Il n’y a pas, selon moi, d’un côté des mouvements collectifs, organisés, publics et temporellement extraordinaires et, de l’autre, des mouvements basés entièrement sur l’initiative individuelle, privée et quotidienne. Les choses sont souvent plus complexes que cela, comme on le voit en particulier dans le cas du véganisme ou du féminisme. Pour aller plus loin, je t’invite à jeter un coup d’œil sur l’article que j’ai écrit à ce sujet et mis en lien dans mon post, où je parle justement de la réunion de ces types de mouvement : https://www.academia.edu/26984767/_Extra_Ordinary_Activism_Veganism_and_the_Shaping_of_Hemeratopias

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La Carotte Masquée 27 janvier 2018 at 0 h 46 min

Merci pour cette précision très intéressante (et bien sûr pour ton article, c’est tjrs un plaisir de te lire Ophélie). Comme Esther, j’ai “tiqué” sur la mention du zéro déchet comme mouvement “lifestyle”. Dans mon esprit aussi, cette expression revêt une connotation assez péjorative. Je ne saurais exactement dire pourquoi, probablement parce que le mot “lifestyle” a été utilisé à tort et à travers dans la presse (notamment féminine) pour parler d’une mode (voire d’une lubie). Par conséquent, j’y ai un peu adossé inconsciemment une connotation de “superficialité” que j’attribue à ces magazines. J’utilise personnellement le mot “démarche” lorsque je parle de ZD, un terme qui me semble souligner davantage la dimension d’engagement. C’est seulement mon ressenti bien sûr, et je suis ravie de lire que ces “mouvements lifestyle” trouvent écho au sein des sciences sociales, comme témoin d’une époque peut-être !

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Esther 27 janvier 2018 at 18 h 26 min

Merci Ophélie pour cette précision, très claire !
J’avais vu ton lien dans le post, je ne lis malheureusement pas suffisamment bien l’anglais pour m’y pencher (mais j’essaierai !)

Je suis d’accord avec toi la carotte masquée avec l’idée de lubie, je crois qu’un des problème est que lifestyle se traduit je crois par mode de vie qui contient le mot “mode” (même si dans un sens un peu différent) qui est souvent utilisé pour mettre tout nouveau mouvement individuel dans le panier “mode qui passera”

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Martine DUBRAY 25 janvier 2018 at 18 h 46 min

Article pertinent, documenté et spirituel. Bravo et merci.

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Martine DUBRAY 25 janvier 2018 at 18 h 51 min

(de qui est le premier dessin intégré dans le texte ?)

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Antigone XXI 26 janvier 2018 at 8 h 55 min

Merci beaucoup !
Malheureusement, je ne sais pas… J’ai hésité à l’utiliser, car je n’ai pas trouvé l’auteur.rice, tout comme le dernier dessin. Si quelqu’un a une piste, je suis preneuse 🙂

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Sopy 26 janvier 2018 at 9 h 05 min

Il me semble qu’il a été créé par Weronica Kolinska pour Veganveins, ils citent son compte fb et instagram 🙂 https://veganveins.ca/products/liberation-for-all-tee-unisex

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Antigone XXI 26 janvier 2018 at 10 h 24 min

Super, merci beaucoup, c’est ajouté ! 🙂

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sopy 26 janvier 2018 at 3 h 53 min

Il y a tout de même une sorte de gray area autour de certains sujets comme l’impact environnemental de certains produits vegan ou ce qu’on définit comme exploitation.
Peut-on être vegan sans se soucier de l’écologie? Je comprend que le débat est surtout autour de l’exploitation animale mais lorsque la majorité des alternatives vegan de produits notamment cosmétiques ou de prêt-à-porter est encore synthétique (on a plus de choix d’alternatives naturelles et végétales qu’avant mais cela reste malgré tout un problème) et pollue les océans, causant la mort de la faune aquatique, peut-on encore parler de veganisme? Si l’on fait le choix de ne consummer que vegan sans vraiment se soucier de l’impact environnemental des produits que l’on utilise, ne sommes-nous pas encore spécistes ?
Et considère-t-on le fait de garder des animaux de compagnie comme une forme d’exploitation ou pas?
Si vous avez le temps (et l’envie bien sûr), j’aimerai beaucoup avoir votre avis sur la question.

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Antigone XXI 26 janvier 2018 at 10 h 33 min

Pour moi, la défense des animaux est liée à la défense de l’environnement, puisque toutes nos atteintes à l’environnement affectent de près l’habitat des animaux et leurs conditions d’existence. C’est d’ailleurs à mon sens la raison pour laquelle la définition du véganisme que j’ai donnée plus haut inclue l’environnement. Ce que je soulignais simplement dans le texte, c’est que le mouvement animaliste ne défend pas les animaux parce qu’ils appartiennent à la nature ou pour préserver l’équilibre des écosystèmes : il les défend en tant qu’individus, ce qui explique pourquoi, au contraire des mouvements simplement environnementalistes, il ne fait pas de distinction entre animaux, ni entre espèces animales (tandis qu’un mouvement environnementaliste pourra, par exemple, ne défendre qu’une catégorie d’animaux ou réintroduire des prédateurs dans un espace pour réguler les espèces, tout en sachant que cela mènera à la mort d’herbivores). Personnellement, je pense donc les deux thématiques liées, bien que distinctes dans leur perspective. D’ailleurs, cette démarche globale (lutter contre les oppressions des groupes humains opprimés, des animaux et de l’environnement) est celle que je poursuis dans mon livre, Planète Végane.
Pour ce qui est des animaux de compagnie, j’y ai aussi répondu longuement dans mon livre 🙂

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Sopy 26 janvier 2018 at 11 h 46 min

Je suis tombée sur cet article parce qu’il était recommandé par un compte que je suis, du coup, je ne connais pas encore votre livre mais je vais essayer de me le procurer! J’habite actuellement dans un pays où l’on ne fait pas nécessairement de différence entre végétarien et végétalien, il m’est donc difficile d’avoir ce genre d’échanges sur ces sujets ici. Merci beaucoup d’avoir pris le temps de me répondre 🙂

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La Nébuleuse 26 janvier 2018 at 11 h 04 min

Merci pour ce bel article à la fois complet et accessible… Il fait écho à deux réflexions récentes chez moi (ou disons récurrentes mais qui ont abouti récemment). La première a donné lieu à la rédaction du dernier article que j’ai publié sur mon blog, justement sur cet aspect lifestyle dans les démarches éthiques qui restent axées sur la consommation. La deuxième est en fait en grande partie à la base de mon projet de thèse, j’y mentionné cette distinction véganisme/antispecisme notamment sans les séparer non plus d’office car pour étudier le mouvement abolitionniste (c’est une bonne solution d’utiliser ce troisième terme !) on doit inclure les deux et précisément s’interroger sur leur relation je pense… Si à un moment tu avais le temps de relire ce texte (deux pages) cela m’intéresserait mais évidemment c’est entièrement optionnel car je sais que tu es déjà bien sollicitée !

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La Nébuleuse 26 janvier 2018 at 11 h 09 min

Par ailleurs quand tu dis que c’est un mouvement qui dénonce aussi les institutions étatiques et capitalistes, je me dis que oui pour moi c’est ça…mais est ce que ça l’est pour la majorité des véganes revendiqués ? J’ai des doutes, autant la première partie de la revendication me semble claire, autant le rapport à cette dénonciation là ne l’est pas je trouve. Déjà quand ces mots sont utilisés je me dis “ah ouais chouette quelqu’un qui lie ces différents enjeux”, mais même lorsque ça arrive j’ai souvent l’impression que c’est une posture vaguement anticapitaliste de principe sans forcément beaucoup de réflexion sur ce que ça implique en termes de stratégie politique. Après c’est sûr que c’est compliqué sans compter que beaucoup de gens se politisent avec le véganisme donc on ne peut pas tout assimiler d’un coup, et puis y’a des gens qui assument d’être intéressés par le véganisme et par une société sans exploitation animale mais sans vouloir aller beaucoup au delà. J’espère ne pas être trop pessimiste, ce n’est pas l’idée, ces aspects peuvent évoluer d’ailleurs

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Antigone XXI 1 février 2018 at 14 h 18 min

Merci beaucoup, je suis ravie que cet article te plaise ! J’ai mis de côté ton article de blog pour pouvoir le lire sereinement dès que j’aurai un peu de temps : son titre a fait beaucoup écho en moi, car cela fait des mois que je veux écrire un article intitulé “Les limites de la consomm’action”. Du coup, je vais peut-être encore attendre un peu avant de le faire.
En tout cas, n’hésite pas pour ton projet de thèse, je serais absolument ravie de le lire ! C’est une question très importante et je n’ai pas fini de me la poser. Envoie-le moi quand tu veux (ce qui me rappellera qu’il faut que je te répondre pour Ballast !). D’ailleurs, si un jour tu as envie de moi dans ton jury de thèse… 😉 Pour ce qui est du terme “abolitionniste”, on ne peut malheureusement pas l’utiliser seul, car il renvoie à d’autres abolitions (l’esclavage, la peine de mort) (d’ailleurs, son utilisation pour les animaux non-humains peut-elle être considérée comme problématique ? C’est une question).
Pour ce qui est de la contestation des institutions étatiques et capitalistes, je sais bien que l’immense majorité du mouvement animaliste ne remet (malheureusement) pas en cause l’Etat et le capitalisme, et c’est pourquoi j’ai parlé de “changements (…) des institutions politiques, légales et économiques”, et non pas de remise en question. Dans le cas du mouvement mainstream, on parle surtout d’avancées législatives en matière de droits des animaux et de redirection de l’exploitation capitaliste des animaux vers des aliments non-animaux. On est très loin de la remise en question véganarchiste. Tu as regardé à ce sujet ma conférence sur l’anarchisme ? Je ne l’ai pas encore fait circuler, mais elle est déjà en ligne : https://youtu.be/RjLwAg4pQP8

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La Nébuleuse 1 février 2018 at 15 h 53 min

Je n’ai pas encore regardé la conférence mais j’avais lu ton texte sur le véganarchisme sur Academia (j’ai un tas de trucs à lire de côté évidemment comme toujours…). N’hésite surtout pas si tu veux parler des limites de la consom’action, c’est évident que j’ai oublié plein d’aspects, et par ailleurs je suis volontairement restée très “soft” dans l’argumentaire pour que ce soit accessible, mais il y aurait sans doute des choses à mettre en évidence plus explicitement d’un point de vue politique (notamment avec des exemples historiques). Pour le terme abolitionniste c’est vrai que je ne l’utilise que lorsque j’échange avec d’autres personnes sensibilisées à la question, sinon c’est ambigu et effectivement ça peut braquer. Il est utilisé dans d’autres contextes cela dit, notamment pour les positions sur le travail du sexe… Mais oui, ça peut poser problème, je n’ai pas creusé la question mais j’entrevois des soucis possibles. Je comprends mieux ce que tu veux dire alors, effectivement, “changements” c’est large et on peut concevoir des avancées qui ne soient pas des remises en causes fondamentales. Merci pour ta réponse, je vais essayer de t’écrire un mail prochainement avec ledit projet et une relance pour Ballast du même coup !

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Loulou 26 janvier 2018 at 12 h 52 min

Génial !!

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John Pal 26 janvier 2018 at 14 h 28 min

Sur Amazon, j’ai vu un livre de Valéry Giroux “Le Véganisme”, et on peut lire ce qui suit, dans la description :

“Plus qu’un régime ou un mode de vie, le véganisme est un mouvement social et politique visant à libérer les animaux du joug humain. S’opposant au carnisme, les véganes renoncent autant que possible à utiliser des produits ou des services issus de leur exploitation.
Leurs arguments rencontrent aujourd’hui un écho de plus en plus favorable parmi les consommateurs, alors même que les animaux, sur terre et dans la mer, n’ont jamais été tués dans de si grandes proportions.
Cet essai est l’occasion pour ses auteurs de montrer que la société que les véganes appellent de leurs vœux (et préfigurent par leurs pratiques quotidiennes) repose sur une conception élargie de la justice. Une justice qui devrait embrasser l’ensemble des êtres doués de sensibilité.”

Je pense donc qu’on vous a volé vos idées !

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Lucie 27 janvier 2018 at 23 h 27 min

Bonjour Ophélie,

Merci pour cette vidéo passionnante. Pourriez-vous préciser quelle est cette étude de ‘université de Toronto que vous mentionnez? Merci d’avance!

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Antigone XXI 1 février 2018 at 14 h 23 min

Merci beaucoup Lucie ! Elle est accessible ici : https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=2911177

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Les remue-méninges de Janvier 2018 – La Nébuleuse 30 janvier 2018 at 14 h 15 min

[…] d’Ophélie Véron ouvre le bal, qui nous expose sa réponse à la question suivante : le véganisme est-il un mouvement de justice sociale ? (c’est un […]

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Graines vertes #14 - Échos verts 21 février 2018 at 18 h 12 min

[…] Le véganisme est-il un mouvement de justice sociale ? […]

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