5 erreurs à éviter quand on défend les animaux

5 mai 2017

 

 

Des erreurs, personne n’en est exempt. Pas même les véganes ou les défenseur·e·s des animaux. Peut-être devrais-je même plutôt dire : surtout pas les véganes et les défenseur·e·s des animaux. Car oui, des erreurs, nous autres activistes animalistes en faisons plein. Fiers hérauts de la cause animale, nous voulons la défendre à tout prix. A tout prix ? Oui, même quand cela implique de foncer tête baissée dans le mur ou de promouvoir des idéologies plus ou moins dangereuses. Bien sûr, certaines de ces erreurs ont des conséquences plus ou moins importantes : certaines n’affectent que le mouvement végane et animaliste lui-même, ce qui tend seulement à desservir sa cause, tandis que d’autres ont des répercussions plus larges dans la société. Faisons ensemble le tour des erreurs les plus communes quand on défend les animaux et voyons comment les éviter.

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« Go vegan or go home ». C’est un peu ce que beaucoup de militant·e·s véganes ont en tête lorsqu’iels s’adressent à des non-véganes pour les alerter sur la condition animale. On est végane ou on n’est rien et si on n’est rien, on se la ferme. Plutôt que les encourager, on dénonce bien fort les lundis sans viande ou, pire, le végétarisme (vil suppôt de Satan). Oui, parce que ça paraît un brin hypocrite, pour ne pas dire spéciste, de promouvoir la demi-mesure en matière de droits des animaux. Si un lundi sans viande, c’est ok, pourquoi pas un jeudi sans battre sa femme ou un dimanche sans viol ? Et puis, on fermerait les yeux sur le végétarisme, qui exclut bœuf et cochon au nom du bien-être animal, mais qui se contrefiche des vaches laitières ou des poules pondeuses, pourtant elles aussi promises à l’abattoir.  Bref, pourquoi épargnerait-on les un·e·s et pas les autres ?

Tout simplement parce que chaque question de justice sociale est différente et parce qu’on devient rarement végane du jour au lendemain. La plupart des gens passent d’abord par une phase d’élimination, où iels éliminent tantôt les mammifères, tantôt les bébés animaux, avant de passer au végétarisme, de buter sur leur addiction au fromage et aux vestes en cuir, avant, enfin, de devenir végétalien·ne·s, puis véganes. Et il n’y a pas de mal à cela. Le seul mal là-dedans, ce sont les véganes trop zélé·e·s qui jouent aux gendarmes dès que vous avez le malheur d’avouer une bouchée de camembert ou de reconnaître qu’un pull en laine traîne encore dans votre armoire. Bienveillance, on a dit. Encouragez, accompagnez, guidez, mais pitié, cessez de rabrouer qui n’est pas au même stade que vous. Le mieux est l’ennemi du bien et, soyons honnêtes, faire quelque chose plutôt que rien, c’est déjà très bien. Avancer pas à pas est d’ailleurs gage d’un changement plus assuré et plus durable, comme je vous l’explique, études scientifiques à l’appui, dans mon prochain livre.

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Décembre, Paris, place de la République. Les barquettes géantes de polystyrène déversent leurs êtres humains nus et – faussement – ensanglantés. Tous gesticulent sur le bitume et poussent des cris à fendre l’âme. Plus loin, quelques activistes interpellent les passant.e.s, panneaux « Stop bourreaux ! » fièrement épinglés sur leur poitrine bariolée de peinture rouge. Le matin-même, les murs d’une boucherie voisine ont été recouverts de « Assassins ! Go vegan ! ». Même si ces différentes manifestations ne sont pas forcément liées, toutes témoignent d’une certaine violence, que celle-ci soit symbolique, sous la forme d’une performance publique, ou morale, à travers des slogans accusateurs. Bien sûr, beaucoup d’entre vous pourraient me répondre que ce type de violence n’est rien au regard de celle dont les humain·e·s font preuve à l’égard des animaux, et c’est vrai.

Pourtant, si la violence, ou le spectacle de la violence, ne doit pas être utilisée par les organisations animalistes, c’est parce que celle-ci n’est pas efficace. Certes, les événements organisés dans l’espace public sont importants : ils unifient le mouvement et lui donne une visibilité au regard de la société. Mais l’étude des mouvements sociaux montre aussi que les campagnes non-violentes ont plus de chance de voir leurs revendications aboutir que les campagnes violentes. Pourquoi ? Tout d’abord parce que les mouvements non-violents touchent plus de gens et engrangent plus de soutiens, que ce soit au niveau individuel ou institutionnel, parce qu’ils sont plus résilients face aux tentatives d’oppression ou d’instrumentalisation, et, enfin, parce la réaction populaire sera plus importante si on tente de les museler. On pourrait par ailleurs ajouter que le spectacle de la violence engendre un certain effet miroir : quand on voit une personne avoir recours à la violence, même pour la dénoncer, on a tendance à penser que c’est elle qui est à l’origine de cette violence. Cela veut dire que quand on voit des activistes véganes baigner dans une mare de sang, on a tendance à se dire : « Beurk, ils sont super violents, les véganes ! ».

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Autre écueil classique de l’activisme animaliste (et ce qui le différencie principalement du véganisme) : dire pourquoi il faut arrêter d’exploiter des animaux, mais ne pas dire comment le faire. Résultat : des personnes en plein dilemme, qui voient bien que manger tous les matins des œufs au bacon est problématique, mais qui ne savent pas comment y remédier. « Mais je vais mourir de faim ! », « Je ne peux pas manger que des légumes ! », « Je vais avoir des carences ! », « Mais comment on remplace la viande ? ». Bref, un sentiment d’échec qui peut se faire auto-destructeur, façon « Je suis un monstre et je ne peux rien y faire ». Autre issue possible : se jeter à corps perdu dans le véganisme, sans boussole ni repère, pour en revenir, quelques mois plus tard, carence en B12, diplôme d’insociabilité et lassitude culinaire sous le coude.

Etre végane, ça ne s’improvise pas. Alors, de la part des activistes, c’est bien beau de dénoncer le spécisme et l’exploitation animale, mais quand ce n’est pas suivi de soutien pour aider à concrétiser les nouveaux idéaux, c’est râpé. N’oublions pas que, selon une étude menée par le Humane Research Council, 84% des végétarien·ne·s ou véganes se remettent tôt ou tard à manger de la viande et/ou des produits animaux. Je ne vais pas revenir ici sur les raisons qui poussent ces personnes à abandonner le végéta*isme, car c’est un sujet que je développe en profondeur dans mon livre, mais il y a deux remèdes à cela : d’un côté, pour les apprenti·e·s végés, il faut préparer sa transition avec patience et attention ; de l’autre, pour les activistes véganes, nous avons le devoir de donner des solutions à toutes les questions que nous soulevons. Des solutions pratiques et concrètes, que l’on aide à mettre en place. Donc, pourquoi, mais aussi et toujours, comment.

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Que vous soyez végane ou non, vous avez très certainement déjà vu ces militantes PETA dans la rue, à moitié nues qu’il vente ou qu’il neige et, surtout, quel que soit le propos défendu. Une manifestation contre les cirques ? Hop, celle-là portera un ensemble léopard férocement échancré ! Une performance pour dénoncer la fourrure ? Prenons-les minces, blanches et drapées uniquement de cache-tétons en moumoute tachetée, voilà qui fera l’affaire ! Cette objectification du corps des femmes transparaît dans un grand nombre de visuels de l’organisation américaine, qui s’attaque également aux personnes grosses, aux adolescent·e·s touché·e·s par l’acné ou aux personnes racisées. Autrement dit, le véganisme n’hésite parfois pas à verser dans le sexisme, le racisme, la grossophobie, le body-shaming et autres oppressions sociales du même chef pour défendre sa cause.

Cela pose une question essentielle : toute stratégie est-elle bonne pour promouvoir les droits des animaux ? Bien évidemment, la réponse est non. D’abord, parce que, les études le prouvent, la nudité ou l’objectification du corps féminin sont contre-productives pour défendre la cause animale. D’autre part, parce que les stratégies reproduisant des formes d’oppression ou de discrimination à l’égard d’autres groupes sociaux sont problématiques. On ne construit pas une maison en prenant des briques à un mur pour en bâtir un autre. Ce n’est pas parce que les animaux non-humains sont, à l’heure actuelle, les victimes les plus nombreuses des êtres humains qu’il faut s’asseoir sur la souffrance d’autres groupes humains. Encore moins participer à celle-ci. Alors, avant de prendre part à tout événement public ou toute campagne de promotion du véganisme, demandez-vous au préalable si ceux-ci ne versent pas – même involontairement – dans le sexisme, le racisme ou d’autres formes d’oppression.

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En lien avec ce dernier point, celui des privilèges. Avoir des privilèges, c’est le fait d’appartenir à un groupe dominant et de ne pas subir les oppressions et discriminations perpétuées par ce groupe à l’égard des groupes dominés. Quand on parle de véganisme, un privilège, c’est par exemple avoir du temps pour partir en quête des options végétaliennes dans sa ville, c’est avoir de l’argent pour s’acheter des fromages végétaux et sortir dans des restaurants véganes, c’est avoir le bagage culturel et les dispositions mentales pour faire le tri dans tous les conseils nutritionnels qu’on trouve sur Internet. De la même manière, oublier ses privilèges quand on est végane, c’est oublier que tout le monde ne peut se payer des pulls en chanvre et des chaussures en fibres d’ananas, c’est oublier que tout le monde ne peut pas venir chercher son enfant le midi à l’école pour lui épargner le repas non-végane de la cantine, c’est oublier, enfin, que tout le monde ne se défait pas de ses habitudes culinaires en un claquement de doigts, surtout lorsque celles-ci font écho à des troubles du comportement alimentaire ou sont bâties sur un héritage culturel difficilement compatible avec le véganisme.

Si vous habitez une grande ville, n’avez pas d’enfants à charge, bénéficiez de revenus confortables, avez une relation apaisée à l’alimentation et faites partie de la culture ethno-nationale dominante, alors il vous faudra redoubler d’attention quand vous vous adresserez à d’autres personnes, que ce soit pour les convaincre de devenir véganes ou parce que vous seriez tenté.e de les blâmer si elles n’y parviennent pas. Il n’est pas évident de se mettre à la place des autres et moi-même ai-je très souvent oublié de le faire dans mon propre activisme. Pourtant, j’ai pris conscience de ma positionnalité privilégiée et j’essaie maintenant de l’avoir en tête quand je m’adresse à autrui. Je sais cette entreprise imparfaite, mais j’espère par là susciter d’autres prises de conscience et, ainsi, œuvrer à une meilleure accessibilité du véganisme à toutes et à tous. Je vous encourage à faire de même.

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Bien sûr, il y a quantité d’autres pratiques discutables que je pourrais relever ici, mais mon but n’était pas d’être exhaustive. J’ai par ailleurs choisi volontairement de ne pas rentrer dans les détails de telle ou telle tactique, car je préférais vous donner un aperçu de ces différents points, que je souhaite ouverts à la discussion. Si ceux-ci vous intéressent ou vous interpellent, sachez que je les aborde en grande partie dans mon prochain livre (qui sort le 24 mai !). Je peux aussi tout à fait les traiter plus en détails ici : il suffit de me le demander !

J’ajouterai une chose : je ne souhaite ici condamner personne. Nous avons tou·te·s, à différents moments de notre activisme, eu recours à des arguments ou des tactiques que nous n’utiliserions plus forcément à l’heure actuelle. J’ai conscience d’avoir moi-même tenu ici des propos que je regrette à présent. Mais c’est aussi ça, réfléchir sur ses propres pratiques ! Ca permet d’évoluer, de s’interroger, de s’améliorer, bref, de ne pas rester figé·e et de faire en sorte d’être plus efficace et plus altruiste dans son militantisme. Des avancées, en somme, plus que positives !

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Sources des images : Gratisography, Unplash, PETA et Grist

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Et vous, qu’en pensez-vous ?

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120 commentaires
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120 commentaires

Alexandre 5 mai 2017 at 11 h 36 min

En tant que végétarien et aspirant végétalien, je suis tout à fait en phase. Merci pour cette analyse et cette vision bienveillante et responsable ! Belle journée.

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Emilie 5 mai 2017 at 11 h 54 min

Ces remarques sont très pertinentes Ophélie, merci de les avoir partagées.
C’est surtout la dernière qui m’interpelle parce qu’elle touche tous les milieux militants et que c’est un sujet auquel j’ai déjà pensé plusieurs fois. Je trouve notamment que la transition écologique souffre de la fracture sociale.
Comment abordes-tu des questions sensibles (défense animale, protection environnementale, décroissance) avec des personnes sans avoir l’air condescendante ou avec des airs de « je sais tout » ? (On en a d’ailleurs parlé en colloque hier à Gand, de cette tendance qu’ont les scientifiques à détenir les savoirs et les donner plutôt qu’à les co-construire/enrichir avec les groupes qui collaborent à des projets sociétaux).
Et tu as raison, Gand est bien jolie ! 🙂

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Mots-Doux 5 mai 2017 at 11 h 57 min

Bonjour Ophélie,

merci pour ton article riche et documenté qui fait écho à un sentiment de malaise qui m’a plusieurs fois envahi à l’endroit de certaines associations pour la défense des droits des animaux. Je suis entièrement d’accord avec toi, et depuis que je suis végane, je pèse vraiment mes mots à chaque fois que l’on me demande pourquoi ce choix, et j’évite à tout prix l’invective et la vindicte.

Je sais qu’au départ, ce comportement de ma par était là avant tout pour éviter les conflits (je suis très mal à l’aise en présence de relation conflictuelles ou violentes sous n’importe quelle forme et parfois même lorsque cela n’a rien à voir avec moi ! Par exemple baisser le son de la radio pour ne plus entendre jusqu’à ce que le ton soit apaisé..). Mais depuis plusieurs mois, je prête encore plus d’attention à l’impact de ma parole sur autrui, et je cherche vraiment à comprendre l’autre comme il est, avec son bagage à lui, avec l’héritage culturel dont on n’a parfois pas conscience, et à le laisser aller à son rythme. Prendre conscience de l’autre à ce niveau, revient effectivement à prendre conscience de ma situation personnelle et des privilèges qui me permettent de vivre végane.

Ça ne veut pas dire que je me fais marcher sur les pieds, cela relève juste d’ouverture à l’autre et de bienveillance, et surtout pas de mépris. Parce que, finalement, la barrière est parfois mince entre l’acceptation de l’autre tel qu’il est, et le sentiment de supériorité induit par le l’idée d’avoir avancé plus vite que l’autre tout en lui disant, avec une bienveillance un peu méprisante, que chacun va à son rythme.
En plus, j’ai effectivement remarqué que dans des relations apaisées, l’interlocuteur écoute avec beaucoup plus de sympathie ce que l’on a à dire, et les deux parties peuvent bien plus facilement s’écouter que là où l’agressivité ne laisserait place qu’à un mur ou à un retour violent de l’autre.

Merci donc, et j’ai hâte de feuilleter ton livre !

Maud

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Échos verts ❀ Natasha 5 mai 2017 at 11 h 58 min

Merci pour cet article plein de bon sens 🙂

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Dédé 5 mai 2017 at 12 h 05 min

Bonjour,

Moi je suis en plein questionnement : et ça fait un moment que ça dur !
Donc, vu que tu as l’air très ouverte sur le sujet, j’aimerai bannir la maltraitance animale mais pas le bon fromage de ferme dont je ne peux me passer ni le poulet rôti du dimanche midi… je n’entends jamais parler de la consommation raisonnée, la vraie, c’est à dire celle de la ferme du coin : volaille élevées dans le respect, comme à l’époque de mes grands parents où la poule venait nous manger dans la main : pourquoi ne pas consommer ses œufs ? Idem pour l’apiculteur de ma montagne qui me fourni en miel et cire d’abeille, laissant toujours suffisamment à ses abeilles de quoi se nourrir même en cas de coup dur… et pour mon éleveur de chèvres qui me fourni en fromage ? Franchement, il y a des fois où j’aimerai être à la place des chèvres tellement il les bichonne !

J’ai bien conscience que ce type de consommation en peut pas se faire dans les grandes villes… mais n’empêche que j’en entends jamais parler..;

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Fanny 5 mai 2017 at 12 h 24 min

Je vais essayer de te donner ma réponse à une de tes questions. Pour le petit éleveur du coin malgré qu’il bichonne ses chèvres, ce qui n’est pas normal c’est qu’il décide leur durée de vie, quand est qu’elles vont mourir. Les chèvres produisent du lait pour leurs petits par pour nous, donc elles ont beau être bien élevées, leur lait ne nous appartient pas. Pour les œufs de nos propres poules je t’avoue je n’ai pas d’arguments car je ne vois pas de souffrance dans ce cas. Mais les véganes te diront que ce sont les secrétions de poules mais je ne suis pas convaincue.

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Jule 5 mai 2017 at 13 h 34 min

Pour les poules, il y a plusieurs raisons :
– les poules parfois consomment leurs oeufs
– les poules d’élevage ont été sélectionnées pour produire le plus d’oeufs possibles, au détriment de leur espérance de vie : une poule domestiquée pond jusqu’à 300 oeufs par an et ne vit pas plus de 10 ans, alors qu’une pouke sauvage pond une vingtaine d’oeufs par an et peut vivre jusqu’à 30 ans.
– pour chaque poussin femelle née il y a un poussin mâle, qui est tué juste après la naissance.

De manière générale il faut rejeter toute exploitation animale.

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Albane 5 mai 2017 at 16 h 21 min

Bonjour,

Pour la production du lait, j’ai réalisé tardivement qu’il fallait éloigner le petit de la mère, pour pouvoir avoir accès audit lait. C’est une souffrance pour la mère qui a des instincts protecteurs et maternels, et pour le petit qui a aussi bien de sa maman. Et le jeune veau, chevreau, manque physiquement et émotionnellement de sa mère, pour pouvoir s’épanouir et grandir selon des besoins qui lui sont propres.

Les consommateurs n’imaginent pas qu’on retire le petit de sa mère (inséminée, au passage), pour pouvoir obtenir du lait pour la consommation humaine. Et ce petit, est bien souvent… envoyé à l’abattoir ! Et oui, que ferait-on d’autant de chèvres, surtout lorsqu’elles naissent mâles…. Enfin, les animaux qui ne produisent plus assez, ou plus du tout, sont envoyés également à l’abattoir. On appelle cela des « animaux de réforme » (une rapide recherche sur Le Bon Coin vous fera froid dans le dos). Bref, toute exploitation animale, implique une souffrance, ne serait-ce que l’abattoir. Qu’on le veuille ou non.

Belle fin de journée, et merci pour cet article.

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Nat 5 mai 2017 at 23 h 56 min

Bonjour Dédé, je vais essayer de répondre pour le miel. J’en ai parlé récemment avec ma mère qui me disait « mais on a toujours fait ça : élever des abeilles pour le miel » et quand je lui ai demandé ce que son apiculteur dans son coin de campagne donne à ses abeilles à la place du miel pour qu’elles ne meurent pas de faim l’hiver : il leur donnent que du sucre blanc (« mais on a toujours fait ça » me répète t’elle alors) Mais elle est d’accord sur le fait que ça semble moins sympa de leur prendre leur miel du coup.
Et la cire qu’elles ont mis tant de temps à construire leur est utile à elles aussi, puisqu’elles y stockent leur miel en réserve pour le couvain (leurs œufs) de renouvellement des abeilles de la ruche et le pollen. Il faut qu’elles recommencent sans cesse ce travail de titan si on leur prend :o)
Pour les œufs j’ai un début de réponse peut être, les poules pondent comme tous les oiseaux pour faire des petits, tant qu’on leur prend les œufs elles pondent … Si on laisse les œufs elles se mettent à couver et cela qu’il y ait un coq ou pas bien sur. C’est l’instinct. Bien sur dans l’absolu on pourrait peut-être dire que cela ne les fait pas souffrir mais elles ne font pas leurs œufs pour nous mais uniquement pour faire des petits comme tous les oiseaux :o)
Désolée Ophélie nous utilisons ton « mur » pour répondre à Dédé !
Merci en tout cas pour ce bel article plein d’empathie pour nous (moi !) qui n’ai pas encore franchi totalement le pas du végétalisme mais j’ai un mode de vie le plus possible vegan sinon ;o( j’ai mis un an pour arriver à tout changer (avec un mari qui mange encore viande, yaourts, fromage et poisson ce qui me demande beaucoup de patience :o) J’ai encore quelques craquages principalement gruyère râpé sur certains plats et des fois un œuf, mais je me rend compte que c’est encore mon organisation qui est en cause puisque c’est quand j’ai une fringale subite de salé après avoir bien bossé au jardin et que je cherche un truc rapide à mettre dans mon pain ! Mais je m’applique j’y suis presque :o) C’est la première fois que j’en parle !
Bon week-end et merci pour ton blog !

Nurja 5 mai 2017 at 22 h 29 min

Bonjour Dédé,
Comme tu le dis, il y a, aujourd’hui, des choses dont tu n’arrives pas à te passer (et dont tu ne vois pas pourquoi tu te passerais). Alors, conserve-les, pour le moment. Et n’élimine que les produits animaux pour lesquels tu sens le problème (et pour lesquels tu ressens peut-être un malaise quand tu les consommes).
Je ne sais pas si une « consommation raisonnée » est possible (est-ce raisonnable de tuer un être sentient pour une question de plaisir ?). Par contre, cela me semble certain que, tant pour les animaux que pour l’environnement, c’est mieux qu’une personne mange de la viande deux fois par semaine que tous les jours.
Fixe-toi le but qui est possible pour toi. Comme l’a dit je ne sais plus qui « Même le plus long des voyages a commencé par un seul pas ». Je crois qu’avancer, c’est important et qu’il vaut mieux avancer d’un petit pas limité que de ne pas avancer parce qu’on n’est pas près à « sauter dans le vide ».
Si ton pas est de diminuer ta consommation de viande et de n’acheter des oeufs, du fromage, du miel que chez des personnes dont tu connais la façon de traiter leurs animaux, fais ce pas.
🙂

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mamelonet 5 mai 2017 at 12 h 15 min

merci !!! c’est excellent à tous points de vue!! merci de cette bienveillance ferme, tolérance engagée <3

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Fanny 5 mai 2017 at 12 h 17 min

Merci pour cet article, je suis d’accord avec toi sur tous les points et c’est surtout le deuxième qui fait écho en moi car ça ne concerne pas que le veganisme comme tu l’as dit. Quand on veut participer à dénoncer un fait de société il faut d’abord avoir conscience de ses privilèges. A ce moment avec de l’empathie on fait de son mieux.

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Cathy B 5 mai 2017 at 12 h 28 min

Merci pour cette lecture : Un article plein de pertinence, mais aussi de bienveillance, sur un sujet où effectivement la bienveillance fait parfois défaut 🙂 . Je suis végétalienne qui avance à petits pas vers le véganisme dans une relative sérénité. La culpabilité, qu’elle soit par rapport à soi-même ou aux autres, n’est jamais bonne. Et oui, j’ai vite pris conscience que se passer de produits animaux demande un certain niveau de connaissance et une capacité à prendre des virages. Pas évident : c’est aussi une forme de responsabilité, de faire preuve de pédagogie et surtout de douceur à l’égard des personnes qui souhaitent s’engager dans cette voie.
Belle fin de journée !

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jenesuispasunmouton 5 mai 2017 at 12 h 59 min

Super article. Tu as tout abordé sans jugement ni mots durs. Merci !

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Greisse 5 mai 2017 at 13 h 05 min

Super article, ça m’a donné envie de lire ton livre il seras disponible sous format digital? Car par soucis d’espace et quelque part pour un coté plus écologique aussi, je n’achète quasiment plus de livre papier !! Merci d’avance pour ta réponse

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Élise Lamard 5 mai 2017 at 13 h 16 min

❤️

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moussoncitoyenne 5 mai 2017 at 13 h 19 min

J’apprécie ces propos.J’habite une petite ville de province et c’est parfois un peu compliqué. J’anime des ateliers cuisine végétale et de nombreuses personnes s’y intéressent tranquillement à leur rythme.

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Claire de Rivoyre 5 mai 2017 at 13 h 19 min

Bonjour Antigone, déjà encore bravo pour ton article, ensuite je viens pour te rassurer voilà je ne suis pas vegan et pourtant je lit ton blog depuis plus d un an. Pourquoi? Déjà je ne t ai jamais trouvé buter ds tes opinions c est souvent drôle et cela me permet de voir les bonnes choses du monde et de me faire voyager. Je suis arrivé ici par un grand Hazard on m a conseillé d arrêter gluten et lactose pour mes problèmes de peau et je me suis mis en quête de recette tout bêtement. Depuis 2 ans maintenant j ai du revoir mon alimentation et j y ai rajouté des saveurs oublié ou inconnu avant et je me retrouve simplement à beaucoup moins manger de viande et de produits animaux simplement parceque mon corps en a moins besoin c est pas parfait mais c est un premier pas qui me mènera sûrement plus loin même si comme tu le souligne très bien je ne peux faire autrement que de laisser Mon fils à la cantine et que je ne veux pas imposer mon choix au autre membre de ma famille et que le budget n est pas toujours facile à compiler avec une alimentation saine. J avoue aussi posséder des vêtements en peau mais pour la simple raison de l héritage et je me refuse à m en débarrasser dans le sens ou je trouve encore plus odieux de jeter ses pauvre bêtes comme si elles n avaient aucune importance…
Je m exprimé un peu librement au risque de choquer tes autre lecteur mais c est aussi ma façon de te dire continu d autre comme moi finiront par être influencé calmement et intelligemment et c est se dont on a le plus besoin à l heure actuelle.
Merci pour tes mots

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Carole 5 mai 2017 at 13 h 22 min

Etre tolérant et accepter le rythme de chacun pour faire son chemin.
Voilà qui est bien dit Ophélie.
Depuis des années j’essaie de convaincre mon époux de moins manger (ou même supprimer) les protéines animales, en vain. Et depuis 2 mois, il lui est impossible d’avaler de la viande, comme quoi, on évolue. On va voir d’avancer un peu plus…
Bonne journée, bises.

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maconscienceecolo 5 mai 2017 at 13 h 29 min

Excellent article, très intéressant et plein de bon sens. je suis entièrement d’accord avec toi sur tous les points abordés !

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nillwen 5 mai 2017 at 13 h 44 min

Merci pour cette ouverture d’esprit qui m’a fait pencher du bon côté de la balance. Intolérante aux oeufs et produits laitiers, je cherchais des recettes et je suis tombée sur ton blog. De fil en aiguille, tes posts ont fait leur chemin dans ma tête. Et finalement je suis devenue végétalienne quelques mois apres. Pas encore vegan mais je fais plus attention dans l’ensemble. Clairement, ce sont tes propos mesurés et non culpabilisant qui m’ont convaincue de sauter le pas. Depuis j’essaie de tenir ce même discours ouvert et posé qui avait eu tant d’impact sur moi à l’époque ! Et je remarque que les gens autour de moi s’y intéressent. Ils ne deviennent pas vegan pour autant mais voient l alimentation vegan comme une façon de diversifier les repas de la semaine, et c’est tant mieux : de fil en aiguille….qui sait ?

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Emily 5 mai 2017 at 13 h 56 min

Bravo pour cet article que je trouve excellent !
Merci Ophélie.

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Camael 5 mai 2017 at 14 h 46 min

On est sans doute tous passé par là, moi le premier, et j’en ai pris conscience, et de fait me suis « assagi », le jour où j’ai pu lire cette citation de Gandhi: « Un converti est autrement plus zélé pour sa nouvelle cause qu’une personne qui s’y trouve accoutumée depuis la naissance ».

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Laura Healthy Vegan 5 mai 2017 at 14 h 52 min

Merci pour ce super article Ophélie, très logique et très agréable à lire ! 🙂 Je te rejoins tout à fait sur le côté un peu violent et sanglant de certaines manifestations : je me demande toujours comment une telle tentative de culpabilisation pourrait faire changer la vie des gens… Pour ma part, j’essaye d’apporter ma toute petite pierre à l’édifice grâce à la gourmandise. Dans mon entourage (amis, famille…) les mentalités évoluent doucement à force de goûter de bons petits plats.

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Isabelle Meunier 5 mai 2017 at 14 h 58 min

Superbe article Ophélie, comme toujours ! Je le partage immédiatement dans le Défi végane 21 jours ( Québec).

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oops 5 mai 2017 at 15 h 05 min

Je serai absolument ravie que tu prolonges cette réflexion pour nous éclairer !

Avant de tomber sur ton blog, le monde vegan m’était au mieux étranger, au pire effrayant. Un mur infranchissable… Depuis la prise de conscience commencée ici, je suis « aspirante vegan », en chemin, un pas après l’autre. Je suis encore loin d’être arrivée à mon objectif, mais en avançant sans imposer ma nouvelle position aux autres membres de la famille, j’ai vu tout le monde évoluer autour de moi.
Oui, mes filles me demandent encore parfois de la viande, et elles en mangent volontiers ailleurs… mais je les entends en discuter avec les copains, et je vois bien que mes explications font leur chemin. Oui, mon compagnon mangent comme il le souhaite lorsqu’il cuisine, mais on est à des années lumières du régime Duk** qu’il avait fait il y a 10 ans ! Mes parents, ma sœur, des amies, ont considérablement diminués leur consommation de produits d’origine animale. Quand je suis invitée, je prends ce qu’il y a dans l’assiette, sans faire de réflexion. Bref, j’ai encore de quoi évoluer…
Mais je suis déjà très fière d’avoir épatée toute ma famille et belle-famille, invitée à Noël il y a 2 ans, grâce à tes fabuleuses recettes. 3 jours végétaliens, 3 jours de régal : ils n’en sont pas revenus ! 😉

Tu fais plus pour tes idées que tellement d’extrémistes qui servent de repoussoir à leur cause.

Chapeau… et merci !

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L'oiseau 5 mai 2017 at 15 h 09 min

Bravo, bien résumé, merci beaucoup !
Flexitarienne, je change mes habitudes et celles de ma famille petit à petit, et effectivement en cherchant de l’aide sur des groupes ou sur internet, j’ai pu être très choquée et refroidie par certains messages et leur contenant. ..

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RAT Chantal 5 mai 2017 at 15 h 29 min

Bonjour Ophélie, excellent article bienveillant. Vous avez bien raison, il faut être tolérant et accepter l’autre là où il en est dans son parcours. belle journée à vous. Comment se passe votre vie en Belgique ?

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Sandra 5 mai 2017 at 15 h 45 min

… merci !!! je ne supporte pas d’être assimilée à ces extrémistes qui estiment qu’il faut IMPOSER sa façon de voir les choses ! Merci cet article m’a soulagée 🙂

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Nathalie SALVY 5 mai 2017 at 16 h 14 min

Merci Ophélie! Oui c’est un article bienveillant et très pertinent car je ne suis pas végan mais j’ai proscrit la viande de mammifères depuis un peu plus d’un an. Mais voilà, ce que tu soulèves au sujet de l’argent, des enfants, du conjoint je le vis et c’est difficile! Mon mari n’est pas pour cette alimentation sans viande, mes enfants se font chambrer par les camarades à la cantine car elles ne veulent pas de viande et cette nouvelle manière de se nourrir coûte assez cher même si je cuisine énormément. Il n’y a qu’une paye à la maison, car je suis au chômage longue durée! Donc oui, je te remercie de soulever ces points importants pour qui veut être respectueux de la vie des animaux mais garder aussi son amour propre! 😉

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Boutin 5 mai 2017 at 16 h 19 min

Bonjour, j’apprécie vivement cet article qui fait écho à ce que je vis actuellement. Carnivore convaincue depuis toujours, je réfléchis néanmoins sérieusement à me tourner vers de nouveaux modes alimentaires voire modes de vie pour ma petite famille. Je suis étonnée de voir certaines actions menées par les veganes qui me semblent excessives et de voir également les réactions tout autant excessives dans mon entourage proche lorsque j’évoque ce sujet. Rappelons que chacun est libre de choisir en son âme et conscience et que c’est le dialogue qui permettra de convaincre qu’il est nécessaire de préserver les animaux.

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Martine Auriol 5 mai 2017 at 17 h 09 min

Merci Ophélie ! Je te suis depuis longtemps maintenant ! Et fais miens tes arguments ! Le véganisme est une belle façon de vivre <3 C'est tout de même plus facile en Ecosse et en Angleterre où j'ai vraiment aimé passer quelques temps ( trop peu à mon goût 😉 ) Bisous et bonne continuation <3 :* Martine

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Laura 5 mai 2017 at 17 h 15 min

Bravo, votre article est excellent.

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manini26 5 mai 2017 at 19 h 04 min

Ce bain de bienveillance est meilleur qu’un anti-ride cruelty free.
Le véganisme, c’est à la fois ma fierté et ma honte par moment. Parce que je ne suis pas encore au top sur tout, et que je culpabilise.
Avec mon traitement pour la thyroïde que je n’ai plus par exemple. Je sais que mon traitement est forcément testé sur les animaux.
En début d’année, j’ai voulu arrêter mon traitement parce que j’avais du mal à vivre avec cette idée de trahison de la cause. Et je me suis rapidement trouvée en difficulté, j’ai du me contraindre à le reprendre.
Alors par moment, je me dis que je suis malhonnête de dire que je suis végane, car rien que pour ce traitement, je ne pourrai jamais en être à 100%.
Bon bref, on s’en fiche.

Par moment, j’arrive à comprendre cette souffrance des véganes, qui les emmènent à s’exprimer de manière forte et sans ménagement. La douleur et la gestion des émotions qui en découlent sont parfois difficiles à canaliser.
Toutefois je te rejoins bien sur tous ces points énumérés. Pour ma part, j’ai décidé de me reconvertir et j’ai choisi la naturopathie. Mon choix a été en partie mené par cette envie d’aider les réformes alimentaires végétaliennes. Je me dis que j’apporterai de l’aide aux véganes sur les questions des Why and How? C’est ma part de rachat vis-à-vis de mon fichu traitement médicamenteux.
Belle soirée.
Delphine

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LO 9 mai 2017 at 9 h 28 min

Je crois qu’avant tout un peu de bienveillance pour soi est la bienvenue. Chaque petite action que l’on fait est un pas, chaque attention que l’on porte aux autres et à soi-même est une avancée vers un monde plus serein et moins violent. Je suis dans le même cas, je prends un traitement dont je ne peux raisonnablement me passer. Le but n’est pas de se mettre en danger mais d’être fier (e), à son petit niveau, d’agir en conscience. Aime-toi, tà cause, quelle qu’elle soit, te le rendra !
Amicalement

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manini26 14 mai 2017 at 12 h 48 min

Je te remercie pour ces mots. Delphine

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Sandrine VG 5 mai 2017 at 19 h 46 min

Bien vu, c’est vrai qu’il y a une catégorie de personnes qui auront des réactions contraires à ce que l’on espère. En revanche, le coût de la nourriture végétale n’est pas plus élevée, d’ailleurs on entend souvent que ce sont les pauvres qui ne peuvent pas se payer de viande. Et les chaussures en cuir sont plus chères aussi et souvent mises en avant dans les boutiques. L’argument économique ne me semble pas justifié, quand je vois le prix au kilo des produits transformés achetés par les soi-disant pauvres ^^. J’ai entendu des personnes devenir végé après avoir vu des images de poussins broyés, après la lecture d’un livre, après un débat sur Facebook… j’imagine que les barquettes sont aussi un moyen mais je ne connais pas l’impact. Je pense quand même qu’il faut une graine déjà présente en soi pour que ça germe un jour. Quelque soit l’arrosoir, elle prendra vie 🙂

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Roxane Gabet 7 mai 2017 at 9 h 55 min

Hello 🙂
En fait, par rapport à l’argument économique, ce n’est pas tant le prix des denrées qui est plus cher que dans un régime omnivore, en effet (même si beaucoup de produits transformés véganes sont vraiment chers : les fromages végétaux par exemple ! Et dans la restauration également, l’option végétalienne est souvent majorée d’un certain coût…). Par contre, ce qui « coûte » beaucoup, c’est le temps dont quelqu’un va avoir besoin pour devenir végane : comment savoir quoi acheter, quelle liste de courses? Comment trouver de nouvelles recettes (goûtues et équilibrées d’un point de vue nutritionnel)? Comment savoir se complémenter? Bref, après 20, 30, 50 ans d’habitudes culinaires incluant les produits animaux, il est très difficile de sortir de cette routine et de s’en créer une autre – et cela, ça prend énormément de temps, de ressources, et ça représente un « coût » donc non-négligeable. Tout ceci fait écho au passage sur les privilèges dans l’article d’Ophélie ! Personnellement, je me suis beaucoup reconnue dans : « Si vous habitez une grande ville, n’avez pas d’enfants à charge, bénéficiez de revenus confortables, avez une relation apaisée à l’alimentation et faites partie de la culture ethno-nationale dominante, alors il vous faudra redoubler d’attention quand vous vous adresserez à d’autres personnes ».
Voilà qui j’espère, t’aura fait comprendre l’argument du « coût », parce qu’il est là, tu le ne le vois simplement pas. 🙂

Et en passant… ce genre de phrase : « quand je vois le prix au kilo des produits transformés achetés par les soi-disant pauvres ^^ » est classiste, c’est-à-dire emprunte de préjugés et de mépris à l’égard d’autres classes sociales (moins favorisées)… faisons attention aux mots qu’on utilise, c’est fondamental!

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Résé 5 mai 2017 at 20 h 05 min

wouah <3 <3 <3
c'est ce que je me tue (??) à dire dans mon groupe ! (pas si bien je te rassure !! ) 😀 😀
la violence, les images choc (il n'y a qu'à voir les paquets de tabac qui n'ont jamais dissuadé aucun fumeur…) ne servent à rien (ou presque)
l'évolution passera par la bouffe ! une fois que l'on a compris le fonctionnement, qques galets, agrémentés de persil et de graines 😉 ) tout le reste suit, naturellement !! le cerveau se met à réfléchir tout seul !
merci pour cet article et … bon courage jusqu'au 24 !!!!
<3 <3 <3

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Emmanuelle 5 mai 2017 at 20 h 22 min

Merci, je commençais à désespérer des militants végéta*iens qui n’hésitent pas à s’afficher avec des personnes ayant des liens avec les milieux fachos, simplement parce que « ce qui compte c’est la cause animale, on s’en fout si la personne est fasciste » (je cite un commentaire que j’ai pu lire).
En tant que végétarienne, bénévole dans une asso de protection animale, et féministe intersectionnelle et tout un tas d’autres trucs, merci merci merci pour ce partage, ça fait du bien! Et l’écriture inclusive <3

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Clem 5 mai 2017 at 20 h 40 min

Merci Ophélie pour cet article qui pousse à réfléchir, et pétri de bienveillance. Je dois admettre que je t’ai moi-même déjà trouvée un peu véhémente sur ton blog, mais je me disais ‘elle sait de quoi elle parle, qui es-tu pour la contredire….’, même si tes propos m’ont tracassée pendant longtemps. C’est vrai qu’on peut revenir sur des choses qu’on a pu dire ou penser. La douceur avant tout ! Pressée de lire ton livre !

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marie 5 mai 2017 at 23 h 15 min

Cet article me semble essentiel. En effet, quand on devient végéta(r/l)ien, on tombe tous un peu dans ces panneaux de la discrimination, de l’agressivité et de la condescendance. L' »effort » est tellement quotidien, demande tellement de recherches, de lectures de choix (la cantine du boulot, le repas chez les potes, le barbec des vacances, le goûter des petits, les fringues, les produits de la maison…) qu’il mobilise souvent beaucoup au début et que donc on le partage sur le mode militant à fond les ballons.
Je crois que ça passe ensuite. Mais qu’effectivement le « classisme » de l’urbain privilégié avec du temps et de l’argent reste très ancré et reste à mon sens un énorme frein à la cause (on voit la même chose en politique d’ailleurs qui éloigne les classes populaires et moyennes des causes de gauche). A nous de nous défaire de nos réflexes de « riches » bien pensants (je précise que je suis prof donc je ne suis pas riche au sens financier du terme mais je fais partie des classes à hauts capitaux culturels et sociaux malgré tout et je peux vivre sans soucis avec mon salaire, donc je me classe comme privilégiée )

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Bafette 5 mai 2017 at 23 h 46 min

Ophélie, je t’adore!! Cela fait bien 2 ans je crois que je suis ton blog qui est même sur ma barre de menu. Je ne suis ni végane ni même végétarienne. En gros je ne mange pas de chair animale, voire aucun produit animal,en semaine ou chez moi mais je ne me prive pas si j’en ai envie et je ne refuse pas ce que d’autres ont mitonné pour moi. Je teste régulièrement tes recettes juste parce que j’en ai envie, absolument pas par militantisme (bon si un peu quand même pour le bien de la planète et parce que la société de consommation me donne des boutons). Si je t’adore c’est justement parce que tu donnes envie d’être végane par envie ou plaisir! Je pense d’ailleurs que c’est la meilleure stratégie : montrer l’exemple, avec le sourire et sans jugement. Je sens que je vais m’offrir ton livre dès sa sortie… Merci pour ton blog, continue!!!

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Amalécyte 6 mai 2017 at 0 h 49 min

J’ai adoré cet article, et tout autant les commentaires qui l’accompagnent.

Je suis quasi-végétarienne depuis mars dernier, c’est dire si c’est neuf (mon mari demande encore du poisson une fois par semaine). Auparavant, je mangeais viande ou poisson trois ou quatre fois par semaine. Je me suis heurtée à deux types de problèmes:
– Les non-végétariens, qui me collaient de force de la viande dans l’assiette. J’ai eu de nombreuses réactions sur le mode du « mais tu ne feras jamais de différence ma pauvre » ou « ça ne sert à rien ». Comme je mène la vie que je souhaite, j’ai fait mon petit bonhomme de chemin vers le végétarisme, et je vais un jour trouver un moyen de me passer de fromage et d’aller vers le véganisme. J’ai des pulls en laine dans ma penderie parce qu’il est hors de question que je jette des vêtements fonctionnels, mais il est peu probable qu’ils soient remplacés par d’autres en laine (merci Antigone pour l’article sur les vêtements, une mine d’idées !). Mon chemin n’en est qu’à son début !
– Les végans/végétaliens. Ce sont eux qui m’ont le plus blessée, et je me retrouve tout à fait dans la première partie de cet article. Ce fut difficile de passer au végétarisme: d’accord, je n’aime pas le porc ni le poulet, donc arrêter de les consommer fut facile. Mais la viande de boeuf et le poisson cru… j’ai encore souvent envie d’en consommer (sushiiiis !!!!). Passer végé m’a demandé un effort considérable, tant en recherches pour équilibrer les menus de mes enfants, que simplement pour réorganiser ma manière de vivre. Et ça ne serait rien ? Il aurait mieux valu que je ne fasse rien, puisque je ne suis pas végane ? Et le pire, c’est que la personne qui me disait ça achetait des produits suremballés de supermarché venus du bout du monde, végans certes, mais… je pense que le bilan écologique était bien meilleur pour mon petit fromage local et bio !!

Je dois cependant dire que je n’ai trouvé aucune attitude de ce type sur ce blog, ce qui fait que c’est le seul que je lis encore. Les personnes sont engagées, mais comme forces de proposition et non comme juges de ma vie. L’engagement sincère est ce qui me convainc le plus durablement, à condition qu’il laisse une place aux contraintes de ma vie (les enfants à la cantine, le poisson du dimanche, les vêtements en cuir, mais d’occasion).

J’attends le livre avec impatience ! (version kindle ?)

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Nat 6 mai 2017 at 7 h 35 min

C’est exactement ça <3

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Lisa 6 mai 2017 at 1 h 03 min

La plupart des vegans veulent « rendre les gens vegans », moi la première. J’affute mon discours avec les années, les expériences. Au début, j’ai souvent été violente, dépassée par mes propres émotions, et des fois même, parçe que pressée, intolérante fasse aux réactions sans actions de mes amis carnistes… Cet article est juste et très utile. Merci pour cela. J’attend également le bouquin avec impatience. Pour le coup, j’aime le format papier qui me permet de prêter ou donner plus facilement.

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Lisbeth Micha 6 mai 2017 at 8 h 51 min

super article! bienveillant et intelligent! je suis d’accord! et oui je reconnais là une intransigeance que j ‘ai parfois! oui il faut encourager toute évolution pour les animaux! petit à petit l’oiseau fait son nid! ne soyons pas impatient! et nous n ‘avons pas tous dans le même contexte, pas les même bases!

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Maly 6 mai 2017 at 10 h 23 min

Merci pour cet article Ophelie. C’est vrai que le mouvement vegane/vege a mauvaise réputation autour de moi. Les gens pensent qu’on est tous aigris et qu’on va forcer les gens à manger des graines alors qu’on est pas des poules quoi !
J’ai commencé ma transition vege avec mon conjoint en septembre et si j’avais pas trouvé une collègue et un restau vegane pour m’aider, on aurait peut être baisser les bras…

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Astrid 6 mai 2017 at 12 h 38 min

Merci, Ophélie, pour cette approche bienveillante.

J’ajouterais au contexte socio-écono-culturel dont tu parlais qu’on ne peut s’abstraire de l’histoire de la personne, de son parcours personnel.

Je trouve qu’aujourd’hui, en France, il est relativement aisé de devenir végétarien, voire végane, mais il n’en a pas toujours été ainsi. Et pour certains, dont je fais partie, avoir été végétarien avant l’heure relève déjà d’un grand exploit… et parfois l’histoire personnelle fait que les progrès personnels ne peuvent pas aller aussi vite que pour une personne qui commencerait aujourd’hui cette aventure dans de biens meilleures conditions.

C’est pourquoi, il faut aussi savoir écouter le récit personnel d’un individu avant d’asséner des conseils.

Personnellement, c’est toute seule que je me suis mise à m’intéresser au bien-être animal, avant que cela ne soit la mode en France.
J’avais 6 ans, c’était en 1986!
Pour rappeler le contexte à l’époque, les végétariens étaient très mal vus, un peu comme une secte de gens à la mine grisâtre reflet d’une mauvaise santé… Maïté (la fameuse cuisinière) se moquait ouvertement des végétariens à la télévision, en les faisant passer pour des gens sectaires qui n’avaient aucun plaisir à manger…
Bref, faisant fi de toutes critiques, j’ai commencé à devenir végétarienne, parce que j’avais fait le lien entre l’animal et ce qu’il y avait dans mon assiette… J’aimais profondément les animaux, en manger m’était insupportable!
Mais j’étais dans une famille omni à tendance très carnivore et archi convaincue que sans viande ni poisson je serai en mauvaise santé… on m’avait même prédit de mourir jeune, à l’époque je le croyais et j’avais même accepté cette éventualité… c’est pour dire à quel point, j’étais prête au sacrifice pour la cause animale.
Et puis, la bonne cuisine végétarienne (végétalienne encore moins) n’était pas connue dans les chaumières… Au supermarché, il n’y avait pas d’alternative, même pas encore de « steacks » végétariens disponibles (ça a dû arriver au milieu des 90’s, je pense). Les repas sans viande ni poisson étaient donc un peu fades, il faut le dire… mais tant pis, j’étais prête à tous les sacrifices.
Voilà j’ai lutté toute seule, contre tout le monde (mes parents, les parents d’amis qui tentaient de me forcer à en manger, les restaurateurs qui m’en faisaient voir de toutes les couleurs parce qu’il n’y avait pas de plat végé à l’époque…)… bref, j’ai vécu mon passage à ce mode de vie seule et dans la souffrance, mais j’étais prête à cela parce que j’étais convaincue que l’Animal avait droit tout comme l’Homme à avoir une belle vie et à être respecté.

Je ne vais pas résumer ici, toutes les souffrances endurées sur plus de 30 ans de végétarisme, mais voilà personnellement, je trouverais très mal venu qu’un jeune tout fraichement devenu végane, dans une société qui s’y prête plutôt pas trop mal, me fasse des leçons. 😉

Alors, oui, merci, Ophélie pour ce message. Il faut effectivement rester « ouvert à Autrui » avec toutes ses composantes personnelles, socio-culturelles, etc quand on veut convaincre au risque de braquer la personne et de la perdre peut-être définitivement à la cause animale.

Que chacun fasse déjà des petits pas – chacun à son rythme – et demeure bienveillant envers l’Autre et le monde sera meilleur! 🙂

Merci pour tous tes partages, Ophélie. Je te suis depuis longtemps et je trouve ton blog riche d’informations et constructif!

Bonne chance pour la sortie de ton livre, que je lirai avec grand plaisir!

Bien à toi, à vous,
Astrid

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Marie 6 mai 2017 at 19 h 51 min

Bravo Astrid

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Astrid 7 mai 2017 at 21 h 53 min

Oh, merci, Marie! 🙂

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Quenouille 6 mai 2017 at 12 h 39 min

Voilà qui est bien dit ! La non-violence est la raison même pour la quelle nous voulons éviter de tuer des animaux sans nécessité, et donc manger, se vêtir, se soigner et se divertir autrement. C’est vrai qu’il y a un vrai paradoxe à défendre la non-violence de façon violente. Pour ma part j’ai été omnivore pendant la plus grande partie de ma vie adulte, j’ai mis près d’un an à faire la transition. C’est compliqué, ça demande du temps et de l’énergie de changer des habitudes installées depuis l’enfance. Et des préjugés carnistes et spécistes implantés profondément dans notre cerveau, qui ne partent pas du jour au lendemain. Du coup je sais que mes interlocuteurs ne vont pas changer d’un claquement de doigts, juste parce que je leur dis: « tu sais le jambon c’est pas cool pour le cochon ni pour l’environnement ». Il faut beaucoup de temps et de patience et de pédagogie pour que le message passe vraiment.

Pour compléter le tableau, il faut dire tout de même que les véganes radicaux n’ont pas le monopole des comportements agressifs: il suffit parfois de dire « je ne mange pas de viande », sans se justifier, sans faire la morale à personne, pour se faire insulter ou même subir des leçons de morale (un comble !). Une des choses qu’il faut apprendre quand on devient végane c’est résister à la colère, à la moquerie, à la violence, au rejet qu’on subit parfois dans notre entourage.

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claire 6 mai 2017 at 12 h 43 min

Merci pour cet article plein de bon sens et de bienveillance!

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Cuisse de grenouille 6 mai 2017 at 16 h 07 min

Trés vrai, trés pertient. Et bien écrit. Merci. Je suis tombé sur votre blog par hasard juste après une discussion ‘engagée’ avec ma femme récemment devenu végane et trés vocale la dessus 😉

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MULLER 6 mai 2017 at 20 h 00 min

C’est dur de rester stoïque devant certains cas de maltraitance et ils sont nombreux, ils sont quotidiens, un steak que quelqu’un avale est synonyme de calvaire pour l’animal, j’ai du mal à garder mon contrôle (verbal bien entendu) quand je vois une totale indifférence lorsque j’explique. Mais cet article a tout bon, c’est évident, bien que ce soit difficile de s’y tenir. Courage et merci à tous ceux qui contribue à un meilleur avenir pour nos amis. J’ai regardé un film de fiction, il y a longtemps et si le final de ce film est des plus horribles, à la fin les extra-terrestres sont démasqués à cause d’un livre de recette qu’ils ne quittent jamais, un livre pour cuisiner les humains, qu’ils engraissent soigneusement avant l’abattage. C’est horrible je vous l’avais dit, mais c’est ce que l’on fait tous les jours, un animal souffre autant qu’un humain, aucun des deux ne devrait passer par là.

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Les Petits Pas de Juls 6 mai 2017 at 21 h 08 min

Pas encore végétarienne et loin d’être végane, j’apprécie tes conseils et des remarques. je les trouve bien plus constructives que ce que j’ai pu lire jusqu’ici. devenir végane ou vivre en faisant le moins de déchet possible, même combat. on ne peut pas convaincre à coups de violence, en critiquant les autres et en n’étant pas constructif.
Très bon article, valable donc sur plusieurs fronts.
Mon addiction au fromage est un frein énorme encore aujourd’hui à ma réduction de consommation de produits animaux…

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pasparfaitemais 7 mai 2017 at 0 h 47 min

J’ai tellement hâte de lire ton livre maintenant ! C’est malin !

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Delphine 7 mai 2017 at 2 h 10 min

Excellent article, qui souligne des points très justes, notamment celui des initiatives violentes et culpabilisatrices, que je dénonce fortement! Et en effet, le végéta*isme reste un mouvement très élitiste, restreint à certains cercles sociaux uniquement!

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Elle 7 mai 2017 at 8 h 56 min

Le dernier point me paraît particulièrement crucial et je suis contente de le voir ici : il est souvent laissé de côté. C’est d’autant plus complexe qu’on n’a pas les mêmes codes pour communiquer d’un milieu à un autre. Ça me fait penser à Houellebecq qui disait récemment (par rapport aux élections) être totalement déconnecté du milieu des exploités, ne pas voir ces gens, ne pas les comprendre : c’est une chose qu’on n’entend jamais et qui est d’un courage rare. Je pense, comme lui, que le fossé est énorme et que les efforts de communication resteront vains, mais qu’importe (qu’importe pour ce qui est du véganisme, j’entends). Les pauvres consommant et polluant mille fois moins que les riches, ce sont surtout ces derniers qui font partie du problème, de toute façon (et comme ce sont eux qui dirigent le monde, ont le pouvoir de décider, bah ma foi…). Pour ce qui est de la violence, je suis mitigée : les luttes quelles qu’elles soient ont besoin de la violence. On ne changera pas le monde avec des bouquets de fleurs, des discours gnan-gnan et de la bienveillance : ça ne s’est jamais passé comme ça, d’ailleurs. Je connais quelqu’un qui jette de l’herbe aux visiteurs d’un zoo « pour les nourrir », quand il passe devant : il a déjà failli se faire frapper en retour, c’est donc courageux, mais je trouve ça cohérent. C’est la même chose pour l’écologie au sens large : si on attend que les gens fassent leurs « colibris » à la noix, on a le temps d’attendre (suffit de voir à quel point tout ça ne change rien). Il faut des mouvements très engagés, de l’action (voir le journal « La décroissance », sur ce point), sinon à part se donner bonne conscience, ce qu’on fait ne servira à rien ou du moins pas à grand-chose. Je ne suis pas engagée moi-même donc c’est un peu hypocrite de dire ça, mais j’aimerais faire quelques trucs (mettre des autocollants dégueulasses dans les magasins pour dénoncer l’omniprésence de l’huile de palme par exemple), pour l’instant la timidité et la peur me freinent, on verra bien ce qu’il en adviendra, erf.

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Magus 7 mai 2017 at 9 h 09 min

Ahhhhh merci, enfin ! Il est vraiment temps que tous les véganes influent.e.s prennent position sur ces questions… car les erreurs de quelques uns ont engendré une vague de véganes problématiques. Votre pouvoir d’influence est énorme, rien qu’à voir dans les commentaires tous les gens devenus VG grâce à un blog ou une chaine youtube.

Je ne comprends pas pourquoi les positions de la Société Végane ne sont pas plus connues et partagées :

– la B12, la B12 et toujours la B12. Ça devrait être rappelé après chaque recette, après chaque prise de position.
Beaucoup trop de VG (les végétariens et « fléxi » devraient aussi) ne se supplémentent pas à cause de la désinformation de quelques-un.e.s, ou parce que ça ferait s’écrouler l’idée selon laquelle « nous ne sommes pas fait pour manger des produits d’origine animale »…
Hors la seule raison pour laquelle nous pouvons ne pas en manger c’est que nous savons produire de la B12 en labo.

– Rejet des images violentes http://www.societevegane.fr/documentation/pourquoi-etre-vegane/specisme-antispecisme-et-carnisme/

– Sujet sensible haha : arrêter de parler d’antispécisme !!! http://www.societevegane.fr/documentation/pourquoi-etre-vegane/specisme-antispecisme-et-carnisme/
d’autant que l’idée que une fourmi = une vache = un humain justifie de fait de parler du « viol des vaches »

Voilà, vive la B12 !

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Karine 16 mai 2017 at 13 h 15 min

Très intéressant, l’article sur l’antispécisme. Merci!

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Magus 7 mai 2017 at 9 h 10 min Répondre
The Flonicles 7 mai 2017 at 11 h 43 min

Merci pour cet article très juste, je suis végétarienne depuis peu et j’affirme haut et fort que ni les discours agressifs des veganazis ni les images cruelles balancées à outrance sur les réseaux sociaux ne m’ont incitée à faire ce changement, c’est un changement qui doit venir de notre volonté propre, et il faut aussi accepter que d’autres ne fassent pas ce changement et féliciter ceux qui ne font « que » réduire leur consommation animale. Surtout quand on a été omnivore dans le passé, c’est vraiment malhonnête de pointer ceux qui le sont juste parce qu’on est « devenu mieux » (ce qui est un point de vue subjectif de plus)

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