5 erreurs à éviter quand on défend les animaux

5 mai 2017

 

 

Des erreurs, personne n’en est exempt. Pas même les véganes ou les défenseur·e·s des animaux. Peut-être devrais-je même plutôt dire : surtout pas les véganes et les défenseur·e·s des animaux. Car oui, des erreurs, nous autres activistes animalistes en faisons plein. Fiers hérauts de la cause animale, nous voulons la défendre à tout prix. A tout prix ? Oui, même quand cela implique de foncer tête baissée dans le mur ou de promouvoir des idéologies plus ou moins dangereuses. Bien sûr, certaines de ces erreurs ont des conséquences plus ou moins importantes : certaines n’affectent que le mouvement végane et animaliste lui-même, ce qui tend seulement à desservir sa cause, tandis que d’autres ont des répercussions plus larges dans la société. Faisons ensemble le tour des erreurs les plus communes quand on défend les animaux et voyons comment les éviter.

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“Go vegan or go home”. C’est un peu ce que beaucoup de militant·e·s véganes ont en tête lorsqu’iels s’adressent à des non-véganes pour les alerter sur la condition animale. On est végane ou on n’est rien et si on n’est rien, on se la ferme. Plutôt que les encourager, on dénonce bien fort les lundis sans viande ou, pire, le végétarisme (vil suppôt de Satan). Oui, parce que ça paraît un brin hypocrite, pour ne pas dire spéciste, de promouvoir la demi-mesure en matière de droits des animaux. Si un lundi sans viande, c’est ok, pourquoi pas un jeudi sans battre sa femme ou un dimanche sans viol ? Et puis, on fermerait les yeux sur le végétarisme, qui exclut bœuf et cochon au nom du bien-être animal, mais qui se contrefiche des vaches laitières ou des poules pondeuses, pourtant elles aussi promises à l’abattoir.  Bref, pourquoi épargnerait-on les un·e·s et pas les autres ?

Tout simplement parce que chaque question de justice sociale est différente et parce qu’on devient rarement végane du jour au lendemain. La plupart des gens passent d’abord par une phase d’élimination, où iels éliminent tantôt les mammifères, tantôt les bébés animaux, avant de passer au végétarisme, de buter sur leur addiction au fromage et aux vestes en cuir, avant, enfin, de devenir végétalien·ne·s, puis véganes. Et il n’y a pas de mal à cela. Le seul mal là-dedans, ce sont les véganes trop zélé·e·s qui jouent aux gendarmes dès que vous avez le malheur d’avouer une bouchée de camembert ou de reconnaître qu’un pull en laine traîne encore dans votre armoire. Bienveillance, on a dit. Encouragez, accompagnez, guidez, mais pitié, cessez de rabrouer qui n’est pas au même stade que vous. Le mieux est l’ennemi du bien et, soyons honnêtes, faire quelque chose plutôt que rien, c’est déjà très bien. Avancer pas à pas est d’ailleurs gage d’un changement plus assuré et plus durable, comme je vous l’explique, études scientifiques à l’appui, dans mon prochain livre.

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Décembre, Paris, place de la République. Les barquettes géantes de polystyrène déversent leurs êtres humains nus et – faussement – ensanglantés. Tous gesticulent sur le bitume et poussent des cris à fendre l’âme. Plus loin, quelques activistes interpellent les passant.e.s, panneaux “Stop bourreaux !” fièrement épinglés sur leur poitrine bariolée de peinture rouge. Le matin-même, les murs d’une boucherie voisine ont été recouverts de “Assassins ! Go vegan !”. Même si ces différentes manifestations ne sont pas forcément liées, toutes témoignent d’une certaine violence, que celle-ci soit symbolique, sous la forme d’une performance publique, ou morale, à travers des slogans accusateurs. Bien sûr, beaucoup d’entre vous pourraient me répondre que ce type de violence n’est rien au regard de celle dont les humain·e·s font preuve à l’égard des animaux, et c’est vrai.

Pourtant, si la violence, ou le spectacle de la violence, ne doit pas être utilisée par les organisations animalistes, c’est parce que celle-ci n’est pas efficace. Certes, les événements organisés dans l’espace public sont importants : ils unifient le mouvement et lui donne une visibilité au regard de la société. Mais l’étude des mouvements sociaux montre aussi que les campagnes non-violentes ont plus de chance de voir leurs revendications aboutir que les campagnes violentes. Pourquoi ? Tout d’abord parce que les mouvements non-violents touchent plus de gens et engrangent plus de soutiens, que ce soit au niveau individuel ou institutionnel, parce qu’ils sont plus résilients face aux tentatives d’oppression ou d’instrumentalisation, et, enfin, parce la réaction populaire sera plus importante si on tente de les museler. On pourrait par ailleurs ajouter que le spectacle de la violence engendre un certain effet miroir : quand on voit une personne avoir recours à la violence, même pour la dénoncer, on a tendance à penser que c’est elle qui est à l’origine de cette violence. Cela veut dire que quand on voit des activistes véganes baigner dans une mare de sang, on a tendance à se dire : “Beurk, ils sont super violents, les véganes !”.

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Autre écueil classique de l’activisme animaliste (et ce qui le différencie principalement du véganisme) : dire pourquoi il faut arrêter d’exploiter des animaux, mais ne pas dire comment le faire. Résultat : des personnes en plein dilemme, qui voient bien que manger tous les matins des œufs au bacon est problématique, mais qui ne savent pas comment y remédier. “Mais je vais mourir de faim !”, “Je ne peux pas manger que des légumes !”, “Je vais avoir des carences !”, “Mais comment on remplace la viande ?”. Bref, un sentiment d’échec qui peut se faire auto-destructeur, façon “Je suis un monstre et je ne peux rien y faire”. Autre issue possible : se jeter à corps perdu dans le véganisme, sans boussole ni repère, pour en revenir, quelques mois plus tard, carence en B12, diplôme d’insociabilité et lassitude culinaire sous le coude.

Etre végane, ça ne s’improvise pas. Alors, de la part des activistes, c’est bien beau de dénoncer le spécisme et l’exploitation animale, mais quand ce n’est pas suivi de soutien pour aider à concrétiser les nouveaux idéaux, c’est râpé. N’oublions pas que, selon une étude menée par le Humane Research Council, 84% des végétarien·ne·s ou véganes se remettent tôt ou tard à manger de la viande et/ou des produits animaux. Je ne vais pas revenir ici sur les raisons qui poussent ces personnes à abandonner le végéta*isme, car c’est un sujet que je développe en profondeur dans mon livre, mais il y a deux remèdes à cela : d’un côté, pour les apprenti·e·s végés, il faut préparer sa transition avec patience et attention ; de l’autre, pour les activistes véganes, nous avons le devoir de donner des solutions à toutes les questions que nous soulevons. Des solutions pratiques et concrètes, que l’on aide à mettre en place. Donc, pourquoi, mais aussi et toujours, comment.

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Que vous soyez végane ou non, vous avez très certainement déjà vu ces militantes PETA dans la rue, à moitié nues qu’il vente ou qu’il neige et, surtout, quel que soit le propos défendu. Une manifestation contre les cirques ? Hop, celle-là portera un ensemble léopard férocement échancré ! Une performance pour dénoncer la fourrure ? Prenons-les minces, blanches et drapées uniquement de cache-tétons en moumoute tachetée, voilà qui fera l’affaire ! Cette objectification du corps des femmes transparaît dans un grand nombre de visuels de l’organisation américaine, qui s’attaque également aux personnes grosses, aux adolescent·e·s touché·e·s par l’acné ou aux personnes racisées. Autrement dit, le véganisme n’hésite parfois pas à verser dans le sexisme, le racisme, la grossophobie, le body-shaming et autres oppressions sociales du même chef pour défendre sa cause.

Cela pose une question essentielle : toute stratégie est-elle bonne pour promouvoir les droits des animaux ? Bien évidemment, la réponse est non. D’abord, parce que, les études le prouvent, la nudité ou l’objectification du corps féminin sont contre-productives pour défendre la cause animale. D’autre part, parce que les stratégies reproduisant des formes d’oppression ou de discrimination à l’égard d’autres groupes sociaux sont problématiques. On ne construit pas une maison en prenant des briques à un mur pour en bâtir un autre. Ce n’est pas parce que les animaux non-humains sont, à l’heure actuelle, les victimes les plus nombreuses des êtres humains qu’il faut s’asseoir sur la souffrance d’autres groupes humains. Encore moins participer à celle-ci. Alors, avant de prendre part à tout événement public ou toute campagne de promotion du véganisme, demandez-vous au préalable si ceux-ci ne versent pas – même involontairement – dans le sexisme, le racisme ou d’autres formes d’oppression.

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En lien avec ce dernier point, celui des privilèges. Avoir des privilèges, c’est le fait d’appartenir à un groupe dominant et de ne pas subir les oppressions et discriminations perpétuées par ce groupe à l’égard des groupes dominés. Quand on parle de véganisme, un privilège, c’est par exemple avoir du temps pour partir en quête des options végétaliennes dans sa ville, c’est avoir de l’argent pour s’acheter des fromages végétaux et sortir dans des restaurants véganes, c’est avoir le bagage culturel et les dispositions mentales pour faire le tri dans tous les conseils nutritionnels qu’on trouve sur Internet. De la même manière, oublier ses privilèges quand on est végane, c’est oublier que tout le monde ne peut se payer des pulls en chanvre et des chaussures en fibres d’ananas, c’est oublier que tout le monde ne peut pas venir chercher son enfant le midi à l’école pour lui épargner le repas non-végane de la cantine, c’est oublier, enfin, que tout le monde ne se défait pas de ses habitudes culinaires en un claquement de doigts, surtout lorsque celles-ci font écho à des troubles du comportement alimentaire ou sont bâties sur un héritage culturel difficilement compatible avec le véganisme.

Si vous habitez une grande ville, n’avez pas d’enfants à charge, bénéficiez de revenus confortables, avez une relation apaisée à l’alimentation et faites partie de la culture ethno-nationale dominante, alors il vous faudra redoubler d’attention quand vous vous adresserez à d’autres personnes, que ce soit pour les convaincre de devenir véganes ou parce que vous seriez tenté.e de les blâmer si elles n’y parviennent pas. Il n’est pas évident de se mettre à la place des autres et moi-même ai-je très souvent oublié de le faire dans mon propre activisme. Pourtant, j’ai pris conscience de ma positionnalité privilégiée et j’essaie maintenant de l’avoir en tête quand je m’adresse à autrui. Je sais cette entreprise imparfaite, mais j’espère par là susciter d’autres prises de conscience et, ainsi, œuvrer à une meilleure accessibilité du véganisme à toutes et à tous. Je vous encourage à faire de même.

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Bien sûr, il y a quantité d’autres pratiques discutables que je pourrais relever ici, mais mon but n’était pas d’être exhaustive. J’ai par ailleurs choisi volontairement de ne pas rentrer dans les détails de telle ou telle tactique, car je préférais vous donner un aperçu de ces différents points, que je souhaite ouverts à la discussion. Si ceux-ci vous intéressent ou vous interpellent, sachez que je les aborde en grande partie dans mon prochain livre (qui sort le 24 mai !). Je peux aussi tout à fait les traiter plus en détails ici : il suffit de me le demander !

J’ajouterai une chose : je ne souhaite ici condamner personne. Nous avons tou·te·s, à différents moments de notre activisme, eu recours à des arguments ou des tactiques que nous n’utiliserions plus forcément à l’heure actuelle. J’ai conscience d’avoir moi-même tenu ici des propos que je regrette à présent. Mais c’est aussi ça, réfléchir sur ses propres pratiques ! Ca permet d’évoluer, de s’interroger, de s’améliorer, bref, de ne pas rester figé·e et de faire en sorte d’être plus efficace et plus altruiste dans son militantisme. Des avancées, en somme, plus que positives !

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Sources des images : Gratisography, Unplash, PETA et Grist

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Et vous, qu’en pensez-vous ?

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119 commentaires
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119 commentaires

Marie Melia 7 mai 2017 at 11 h 44 min

Merveilleuses explications ! Je serai plus sage et plus diplomate dorénavant. Merci.

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Mélo 7 mai 2017 at 12 h 26 min

Salut Ophélie, un grand BRAVO à toi pour ta pédagogie et ta bienveillance, et MERCI 🙂 un bon mémo à garder en tête et chérir !

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GASPAROUX Pierrette 7 mai 2017 at 13 h 33 min

Tout à fait d’accord avec vous
Surtout pour le premier sujet, c’est vrai que ce n’est pas facile de changer toute son alimentation du jour au lendemain. Pour ma part, j’ai été élevée à la campagne où je voyais les animaux vivants avant de passer par mon assiette, ce n’était pas facile… mais nos parents nous disaient que la viande était nécessaire à notre croissance et qu’il fallait qu’on apprécie ce qu’on avait la chance d’avoir, beaucoup d’enfants en étaient privés, d’ailleurs si on choisissait la quantité que l’on voulait, on ne sortait pas de table sans avoir fini son assiette, par respect, (du coup je culpabilise toujours beaucoup au restaurant quand je ne peux pas finir mon assiette…)
Adulte, j’ai donc très vite commencé par ne plus manger de viande de cheval ou d’âne puis la viande de bébés animaux et maintenant cela fait 8 mois que je ne mange plus aucune viande mais j’ai 63 ans!
Tout ça pour dire qu’il faut donner le temps aux gens de changer sans les culpabiliser inutilement.
Le changement vers une alimentation végan à 100% ne peut se faire sans brûler les étapes précédentes (végétarien) enfin je le pense et je vois de + en + de personnes qui sont attirées par mon changement d’abord par curiosité puis peut être pour l’un ou l’autre des arguments que j’avance, à savoir :
– pour une raison éthique : je n’arrive plus à ne plus faire le lien entre l’animal, être doté d’une sensibilité et d’une intelligence et le morceau de viande
– pour une raison logique : j’ai appris qu’il fallait 17 kg de céréales pour faire 1 kg de viande donc la population mondiale ne faisant qu’augmenter, il faudra bien qu’on apprenne à se nourrir autrement si on refuse de voir la population des pays les plus pauvres, mourir de faim parce que les céréales qu’ils cultivent sont destinées à engraisser le bétail qui fournit la viande aux populations les + riches
– pour une raison biologique : j’ai aussi appris que les carnivores avaient un intestins bien plus court que les herbivores et que nous humain nous avons un intestin très long donc notre organisme est bien plus fait pour digérer des végétaux que de la viande.
Je pense aussi que les générations futures seront plus rapides et perméables au changement que ma génération, ils auront été initiés plus tôt et par leurs parents pour la plupart, et c’est tant mieux!

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Notalicorn 22 juin 2017 at 18 h 15 min

Personnellement, je ne suis pas d’accord avec la raison biologique.

Certes, les carnivores ont un intestin plus long que nous, mais c’est parce qu’ils mangent de la viande crue. Cela fait des millénaires que les humains mangent de la viande cuite, et à ma connaissance, cela ne pose pas plus de problèmes de digestion que ça.

Aussi, je ne pense pas que comparer la taille de nos intestins soit la meilleure façon de choisir un régime alimentaire. On n’est ni « herbivore » ni « carnivore » de nature, on est capable d’adapter notre régime alimentaire. D’ailleurs, la « nature » n’a aucun sens biologique, étant donné que les populations peuvent changer de régime au cours de l’histoire.

Je tiens tout de même à dire que je suis d’accord avec les deux autres raisons données, et que je suis d’ailleurs végétarien depuis peu.

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Az3 7 mai 2017 at 13 h 58 min

Merci beaucoup pour le paragraphe sur l’objectisation du corps des femmes. Je pensais être la seule à penser ça mais je suis rassurée de voir que non…
Personnellement rien que pour ça je boycotte Peta, jamais je ne leur verserais le moindre centime tant qu’ils n’arrêteront pas ce genre de campagne et qu’ils ne se seront pas excusés auprès des femmes pour le mal qu’ils leur ont fait avec leurs photos plus que salissantes.
Tant pis ! Mon argent ira pour d’autres associations de défense animale !

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Nicolas 7 mai 2017 at 14 h 07 min

Je suis carniste et fier de l’être… et toutes les manifs/arguments pro-vegan n’y changeront rien.

Néanmoins je suis plus que surpris de votre propos… vous êtes littéralement la première vegan que je croise qui est vegan et modérée en même temps. J’avoue être vraiment partagée… d’un côté, je trouve ça intelligent, très mâture et ça donne (presque) envie d’être ok avec vous… d’un autre côté, je suis content que les veganazi continuent leur spectacles qui font peur à tout le monde car cela ralentit l’acceptation de votre cause voire favorise son rejet.

En tout cas, je vous souhaite bien du courage pour convaincre vos paires de vos propos…

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Lila 11 mai 2017 at 15 h 04 min

Bonjour

Je ne saisis pas pourquoi vous êtes content que la cause vegane n’avance pas plus vite. Ça me fait le même effet que ceux qui jugent la sexualité des autres. Chacun fait ce qu’il veut, aussi bien avec ses fesses qu’avec son assiette il me semble.

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Ana 17 mai 2017 at 10 h 51 min

Les véganes modérés sont de loin les plus nombreux, il suffit de voir le nombre de commentaires d’accord avec cet article pour s’en rendre compte. En fait, les véganes extrémistes sont pour les autres véganes ce que les terroristes sont aux musulmans: une minorité bruyante au point que le grand public s’imagine que toute la communauté est pareille, alors qu’elle est en réalité en total désaccord avec ça.
D’ailleurs, pour ceux que ça intéressent, j’avais vu un autre article intéressant sur ces véganes extrémistes qui s’en prennent même aux autres véganes, pour vous dire à quel point ils sont dissociés du reste du groupe! https://peuventilssouffrir.wordpress.com/2015/10/19/humilier-les-veganes-nuit-aux-animaux/

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bob 28 juillet 2017 at 21 h 45 min

ahahahahahahaha t’es tellement dark side of the force nicolas!!!!!

Y a trop de commentaires à lire, je m’arrêterai sur celui-là. Et je partage ton point de vue: c’est l’un des textes pro-vegan le plus intelligent et bienveillant que j’ai lu depuis que je suis vegan.

Félicitations antigone21, merci pour ce partage!

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Nguyen 7 mai 2017 at 14 h 42 min

C ce que je pênse .
Ç contre productif de se monter violent on ne persuadé pas les gens ainsi.

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muriel minne 7 mai 2017 at 18 h 49 min

magnifique merci

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Diline 7 mai 2017 at 21 h 30 min

Merci pour cet article qui m’a beaucoup intéressée! Non, devenir vegan n’est pas simple cela soulève mille questions, sans compter les problèmes pratiques. Dans le numéro de Vegane, que j’ai lu Avec intérêt, il y a un article oú justement l’auteur défend une position “vegan ou rien”, arguant que c’est beaucoup plus efficace et que l’on progresse plus vite en se donnant des objectifs radicaux. Je ne suis absolument pas d’accord, je ne suis pas vegane mais fais des efforts pour réduire autant que possible la consommation de produits d’origine animale; et je trouve ce genre de message totalement décourageants et assez présomptueux!
Je fais partie des chanceux qui ont les moyens financiers de se montrer exigeants sur l’alimentation, mais d’autres questions se posent. Mes 2 enfants ont tous 2 des problèmes digestifs, et mon 2 ème des allergies alimentaires en sus. Eh bien c’est tout bonnement impossible d’être vegan quand on souffre de syndrôme du colon irritable, que l’on est allergique en pleine croissance! Parce que la viande est bien plus digeste pour eux que les aliments végétaux riches en protéines et en fer (lentilles, oléagineux). Jea mange quasi plus de viande et poissons mais je leur en cuisine, cela m’embête mais je ne peux faire autrement! Avec toutes les évictions nécessaires, j’ai parfois l’impression qu’il me faudrait un bac +5 en nutrition pour m’en sortir…
Quant la cantine, je travaille à extérieur de la maison et n’ai d’autre choix que d’y faire manger mes enfants, mais de toute façon, sachant que c’est pour eux un moment important, et qu’ils aiment ce temps passé avec leurs copains, je ferais le choix de privilégier ce plaisir “social”.
Bref, pas simple d’un point de vue financier, social (bon courage pour trouver des alternatives au resto!), digestif, nutritionnel…
On pourrait encore en parler longtemps mais cela soulève beaucoup de questions pour moi (et si tout le monde se met se gaver de fromage végétal aux noix de cajous, comment on produit tout ça? On ne risque pas des catastrophes avec ce genre de chose? Ou c’est moi qui ai l’esprit tordu?) mais je crois que tout effort est bon à prendre, je crois que vu la consommation moyenne de produits animaux de nos concitoyens, il y a du boulot avant de vivre en veganie!

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Nat 7 mai 2017 at 23 h 49 min

Je me pose la même question que toi pour le fromage végétal ! je ne trouve pas ça écologique du tout de manger des noix de cajou, des amandes … On risque de se retrouver avec des production intensives comme pour l’huile de palme si on s’y met tous ;o( Mais … pour ma part je trouve que l’on peut se passer de fromage et que les cajou peuvent “juste” servir occasionnellement ou peut être juste au début de la transition. Mais faut il entendre aussi ce point de vue écologiste :o) Par contre je n’ai jamais eu de souci au resto mais j’y vais très peu.

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Linoa 15 juillet 2017 at 23 h 27 min

Et bien on profitera de toute cette surface de fou qu’on aura à disposition vu qu’on aura plus besoin de nourrir les vaches laitières de tourteaux de soja cultivé en défrichant la forêt Amazonienne et on plantera des anacardiers ^_^

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Nestah | The Green Mousse 8 mai 2017 at 0 h 36 min

Globalement je suis d’accord avec tout ce qu’il y a dans cet article.
Aussi le “tout ou rien” rend presque la cause sectaire. Ça dessert complètement notre cause d’avoir des éléments violemment moralistes. On devrait plutôt envoyer des messages positifs et accompagner les gens vers une transition puis un nouveau cap, plutôt que de les culpabiliser, c’est contreproductif.
Superbe article xx

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Carole Bégin 8 mai 2017 at 16 h 38 min

Ça me rejoint tout à fait!

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Aude 9 mai 2017 at 10 h 03 min

Bonjour Antigone,
Merci pour cet article super intéressant ! Si la plupart de ces points me paraissait évident (on ne les rappelle jamais assez), il est vrai que le comment est souvent oublié. Je vais méditer la dessus.
Particulièrement d’accord aussi avec le point sur les groupes sociaux. Je suis végé ET féministe et ça m’agace profondément de voir des femmes à moitié nu, mais pour servir de “bonnes” causes. Je suis ravie d’apprendre qu’en plus cela ne fonctionne pas.
Pour compléter en particulier ton premier point, voici un article qui propose la tolérance quelque soit le régime alimentaire de l’autre : http://ecologie-citadine.com/vegetariens-vs-vegetaliens-vs-flexitariens-acceptons-de-ne-pas-etre-daccord/

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Sylvie 9 mai 2017 at 11 h 53 min

bonjour

Je suis végétarienne mais parfois je n’ai pas le choix (cantine ou réunion ou je mange un sandwich jambon ou je meurs de faim !)
je suis aussi partagée quand à ces modes qui nous font manger des quantités de noix de cajou ou d’amande au détriment de la nature , de la déforestation ou de la sécheresse , ou du quinoa que les agriculteurs d’Amérique du sud cultivent exclusivement au détriment de leur propre alimentation.
je me considère aussi comme privilégiée d’avoir accès à une alimentation différente , de ne pas devoir par manque de moyen acheter du jambon en plastique, etc…
je me supplante en vitamine B12 et D , je varie le plus possible mon alimentation et j’explique ma démarche mais je n’essaye jamais de convaincre d’autres personnes, j’espère juste que mes bocaux remplis de légumes, de légumineuses leur donnent envie d’en manger plus .
et le véganisme je ne suis pas prête, assez forte , disponible , et j’ai une passion qui me sert de méditation, je tricote de la laine
belle journée à tous
Sylvie

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PETIT POÈME VÉGANE | Antigone XXI 9 mai 2017 at 12 h 45 min

[…] pour vous remercier également pour tous les commentaires que vous avez laissés à la suite de mon article sur l’activisme végane. Je n’ai pas eu le temps de vous répondre, mais je n’imaginais pas que cet article […]

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Blandine 9 mai 2017 at 16 h 06 min

Merci Ophélie pour cette invitation à la bienveillance. Ça fait du bien de voir que toi aussi tu penses que les végéta*iens/véganes n’ont pas un but de missionnaire. Je pense aussi que c’est à chacun de faire son petit bonhomme de chemin, surtout sur les questions aussi personnelles que l’alimentation et plus existentiel encore, sur l’évolution de la conscience humaine.
En tout cas continue à nous écrire pleins d’articles, ils sont tellement variés et intéressants!
A quand ta prochaine conférence en France?

Blandine

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valisesetgourmandises 9 mai 2017 at 16 h 37 min

Wow et rewow!
On voit trop souvent des véganes enragés prêts à couper la tête du premier “sale mangeur de cadavres”.
L’approche violente fonctionne pour certains, mais elle tend surtout à activer les mécanismes de défense et à renforcer la dissonance cognitive.
Je suis tout pour une approche honnête, mais qui tient compte des limitations de chacun. Cela dit, je déplore les gens qui préfèrent se voiler les yeux et se cherchent constamment des excuses pour ne pas cheminer. Allons tous ensemble dans la bonne direction!
Merci infiniment Ophélie pour ce texte!

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Perle Robert 9 mai 2017 at 17 h 42 min

Mais du coup que pensez vous des Femen ? ^^ En lisant le paragraphe 4, plus que les militant PETA, ce sont de mages de FEMEN qui me sont venu en tête.

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aude Parini 9 mai 2017 at 20 h 35 min

Merci pour ce très bon article, très clair, très bien écrit. Très instructif. Vraiment merci (je ne suis pas vegan ou végétarienne, mais j’y suis sensible : je mange peu de viandes – et c’est tout à fait ça qu’on a tous besoin d’entendre) Oui le mieux est l’ennemi du bien!

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poli 10 mai 2017 at 19 h 38 min

Merci pour ce bel article qui analyse de façon très constructive.

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Amélie-Marie 11 mai 2017 at 17 h 18 min

Bravo pour cet article! Je ne suis pas passée ici depuis un bon moment, mais j’apprécie toujours autant ta plume et ta façon de penser. Bon courage pour la rédaction de ce livre qui s’annonce passionnant!

Sur une note personnelle, alors que j’avais entrepris une grosse démarche vers le végétarisme – ayant en tête de moins consommer + mieux consommer, pour arriver à vegane, j’ai été littéralement dégoûtée par les virulentes attaques de personnes vegane engagées sur Twitter que j’ai pu vivre et voir dans mon entourage.

En exemple particulier, quand une personne militante avec plusieurs milliers de followers, reprend tes propos -concernant l’arrêt de l’élevage industriel pour un élevage de campagne, en te traitant de monstre, ça donne simplement envie de jeter l’éponge. J’étais – suis toujours! – parfaitement consciente que l’élevage, qu’il soit industriel ou raisonné et avec moins de mauvais traitement, reste de l’élevage, ce serait déjà un gros progrès que de se débarrasser de ces monstrueuses usines à viande… Du moins c’etait ce que je voulais dire. Mais le jugement sans appel et sans aucune ouverture de cette personne et sa communauté m’ont éloignée quasiment 2 ans, du sujet. J’ai pu voir des amis se faire reprocher leurs demarches parce que ne pouvoir résister aux œufs, ou craquer de temps en temps sur de la viande c’est être “traitre” à la cause. Le tout ou rien, c’est le mal!

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Christel 14 mai 2017 at 20 h 13 min

Bsr,
Je pense que quand on a vu la lumière on aimerait que tout le monde la voit aussi et je peux comprendre certaines assos dites” violentes ou extrémistes” par leurs actions même si je ne les partage pas toutes. Comme disent certains “le chacun son rythme” pendant que des animaux sont masacrés peuvent être aussi douloureux à entendre. Je comprends tes propos de bienveillance et cela me fait penser aux propos de Mélanie Joy qui vont dans le même sens pour militer. Quant à Péta je suis partagée. Cela me fait penser aux Femens et je me demande parfois si leurs actions sont toutes à jeter.

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Andy Smiley 15 mai 2017 at 11 h 35 min

Bonjour,

Que pensez-vous de ce point de vue (vu qu’il se base sur les méthodes d’une lutte qui a fonctionné : La fin de l’esclavage des noirs en occident) :

Citation : Tiphaine Lagarde (269 Life Liberation Animale) :

“Que ces nombreux adeptes de la modération et du compromis viennent nous fournir les preuves que cette stratégie a, un jour, porté ses fruits… À cette fin, nous leur recommandons vivement la lecture de l’excellent ouvrage de Barrington Moore intitulé « Les Origines sociales de la dictature et de la démocratie » (1969) qui pointe du doigt les atrocités engendrées par l’excès de modération.
Facile d’appeler au changement en douceur lorsqu’on n’est pas soi-même du côté des opprimés, lorsqu’on ne porte pas le numéro 4234 et qu’on vit ses dernières heures dans la bouverie crasseuse d’un abattoir… Pour ne citer qu’un seul exemple, il suffit de se souvenir comment les défenseurs de l’apartheid en Afrique du Sud recommandaient une “évolution graduelle” de la situation et appelaient la population noire à la modération. Si l’A.N.C. (Congrès national africain) avait écouté les bons conseils des modérés, Nelson Mandela serait mort en prison et le pays aurait sombré dans le chaos.
N’en déplaise à certains esprits frileux, on peut être pragmatique et absolutiste ! Opposer les deux est un non-sens total et reflète le manque d’expérience de ceux qui tiennent ces propos réducteurs. Ainsi nous rapportons ce second exemple fort intéressant : quand au printemps 1960, le mouvement des “sit-in” a éclaté dans tout le sud des Etats-Unis, il est tout de suite apparu comme un écart radical, un extrême par rapport à la patiente et modérée stratégie initiée par la NAACP. Les grands magasins du sud ne proposaient avant le mouvement des “sit-in” qu’un compromis sous la forme d’une augmentation du nombre de lieux de restauration ségrégués pour les personnes noires. Beaucoup disaient : “C’est déjà bien… Acceptons et saluons cette initiative”. Toutefois les étudiants qui pratiquaient les “sit-in” choisirent de maintenir leur position “absolutiste” et n’ont pas cédé à ce compromis. Ils eurent bien raison car s’ils furent contraints d’attendre quelques mois de plus, finalement toutes les cafétérias durent abandonner la ségrégation raciale sous la pression du mouvement qui ne faiblissait pas.

Chez 269 Libération Animale, nous avons fait le choix de nous soustraire à ces diktats pour construire un véritable mouvement dissident et conflictuel de désobéissance civile insuspectible de récupération par le secteur de l’exploitation animale.
Nous sommes des radicaux et extrémistes, fiers de l’être, et combattons non seulement le spécisme mais aussi l’excès de modération qui tend à gangréner le milieu antispéciste et vegan au sein duquel nous évoluons pour l’instant.
Nous ne voulons pas que la société Bigard propose une gamme “végane” de produits et accepte le dialogue, nous voulons qu’elle disparaisse.
Le spécisme est le fruit des institutions du pouvoir politique et économique ; dès lors selon nous, il est impossible de transformer les conditions d’existence des opprimés en pactisant avec ces mêmes institutions puisqu’elles en sont responsables.
Nous agissons à visage découvert et revendiquons nos actes illégaux puisque nous cherchons à mettre en place un nouvel activisme solide et pérenne et que la désobéissance ne peut être pertinente comme stratégie que si elle est assumée publiquement.”

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Keyser 20 juin 2017 at 22 h 27 min

Bonjour,
J’en pense que c’est assez marrant de voir une personne de 269 life s’autoproclamer absolutiste et dénoncer le spécisme. En effet, 269 life est la cible d’antispé-es à cause de ses actions spéciste. Que dirait-on si un mouvement luttant contre le jihadisme de Daesh utilisait les cadavres des victimes lors de ses manifestations ? Et bien c’est ce que fait 269 life en utilisant des têtes animales ou autres cadavres lors de certaines manifs. 269 life est un peu masochiste également puisque lors de manifs, les têtes de ce mouvement ordonnent une conduite à suivre qui généralement inclut de ne pas se défendre face aux violences des contre-manifestant-es. Cela rejoint le rituel d’automutilation de cette orga. Ce n’est pas en se faisant souffrir ou en se montrant comme victime qu’on fait des adeptes. La masse aime à être du côté des vaincqueur-euses. Que ce soit en foot, en politique ou en façon de penser. Se faire brûler la peau ou tabasser par des agriculteur-trices de la coordination rurale, ce n’est pas exactement le genre de truc qui fait rêver le-la citoyen-ne lambda.
Bise.

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Jonathan GUEGUEN 16 mai 2017 at 9 h 51 min

Bonjour Ophélie,
Merci beaucoup pour cet article qui est très juste.

Concernant le “tout ou rien” je trouve pertinent le fait de rappeler que nous vivons, du moins en France, dans une société qui ne nous permet pas d’être végane à 100%. Et oui, l’agriculture végane n’en est qu’à ses début, et qu’on le veuille ou non, lorsqu’on consomme des fruits et légumes bio locaux et +++, il y a quasi-systématiquement recours à des intrants provenant des abattoirs.

Alors voilà, à partir de quel moment sommes nous réellement véganes ?
Il semblerait bien que ce mode de vie reste un idéal, et qu’il tient à chacun de nous d’y tendre suivant ses possibilités.

La Vegan Society définie le véganisme comme :

« Le mode de vie qui cherche à exclure, autant qu’il est possible et réalisable, toute forme d’exploitation et de cruauté envers les animaux, que ce soit pour se nourrir, s’habiller, ou pour tout autre but. »

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dominique 16 mai 2017 at 10 h 42 min

enfin du bon sens ! ça fait du bien ! merci à vous !

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CultURIEUSE 17 mai 2017 at 12 h 05 min

Mais oui! c’est comme les photos censément répulsives sur les paquets de cigarettes, aucun effet!

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iniramine 22 mai 2017 at 11 h 10 min

Je suis toujours triste quand je vois des auteurs de blog que j’aime bien devenir SJW :/

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Lovely Pretty Stuff #37 - Eleusis Megara 22 mai 2017 at 17 h 20 min

[…] Go Vegan – à ce propos Antigone XXI a d’ailleurs écrit un excellent article sur les 5 erreurs à éviter quand on défend les animaux : sa coupe est parfaite, il est en coton bio, labellisé FAIR WEAR et neutre en […]

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Nat 23 mai 2017 at 23 h 13 min

Tentez de cultiver en permaculture ou agro écologie bio bien sur :o) Nul besoin de tuer les insectes pour avoir de beaux légumes. C’est dommage de vous considérer comme l’esclave de quelqu’un :o)

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Un invincible été » Ailleurs sur le web #61 28 mai 2017 at 11 h 39 min

[…] adoré cet article d’Ophélie qui détaille 5 erreurs à éviter quand on veut défendre les animaux. Je suis contente de lire ce genre de discours, qui remettent le véganisme là où il devrait […]

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Natalia Schweckler 29 mai 2017 at 12 h 59 min

Merci Ophelie pour cette analyse que je trouve juste, on se retrouve si souvent en face d’objections, de discussions “animées” que cette mise au point est tres interessante. En tout cas ça m’a donné envie d’acheter votre livre 🙂 ce que je vais faire de ce pas!

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Iza Ménez 30 mai 2017 at 20 h 46 min

Un grand merci pour cet article 🙂 Je suis moi-même devenue vegan en dépit d’un type qui m’a attaquée, sans me donner aucune info en contrepartie, sur un forum alors que je venais de devenir végétarienne, Je suis devenue vegan parce que le cheminement était déjà en moi, mais l’attitude de ce type aurait facilement pu me faire basculer dans l’autre sens ! On n’attire pas les mouches avec du vinaigre, comme je dis toujours.
Ceci dit, je comprends parfaitement la frustration ressentie alors qu’on est conscient-e de tout ce qui se cache derrière un morceau de viande, de fromage, de laine, de cuir. Je comprends que le massacre est énorme, perpétuel, pendant que d’autres décident si oui ou non, ils vont sauter le pas. Mais la force n’a jamais convaincu personne, ça n’a jamais été et ne sera jamais la bonne méthode.

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Nina 3 juin 2017 at 5 h 31 min

Bonjour Ophélie, je ne sais pas si je devrais t’envoyer un mail, ou commenter ici, mais je voudrais te déclarer mon admiration!

Ta pédagogie, est remarquable et ta démarche à mon sens, cohérente, globale, pratique.
Donner le comment et non seulement le pourquoi, quoi de plus juste! Ce qui est évident pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre. Tes recettes sont pleines de bon sens, et ta volonté de simplicité également. Il y à deux jours une amie Canadienne, me passe sa recette de déo. Aujourd’hui, je vois la recette sur ton blog, hop demain je passe à l’action! Le seul hic, ici au mexique, ça durcie pas vraiment, il fait une chaleur où je suis!
J’aime tes solutions pratique, et chaque article que je lis me fait réfléchir (—–> la laine, grosse révélation)
Je ne suis pas encore végane, même si c’est pour moi le bon sens le plus évident qu’il soit. Je consomme très peu en étant nomade, et je cuisine 95% de mes repas. Justement, parce qu’il est difficile de trouver des options sans produits animaux. Et que dans mon idéal, si j’en consomme (je sais que cela va te paraître absurde) il sont issus du champ de mon voisin. Pour l’instant la réalité est autre. Mais, quand tu veux manger dehors (et la street food est un emblème de la culture mexicaine) suivant les régions c’est 100% cochon. Avec ma compagne on se dit : pas évident d’être végane ici (niveau agressions visuelles aussi, même si je sais pas quel est l’effet de voir de la viande partout dans la rue en étant végane).
Mais parfois, il y a de bonnes surprise : des stands de nourriture dans la rue qui servent des légumes bouillis à agrémenter de sauces. Et presque partout on peu manger des élotes (l’épis de maïs bouilli).

C’est pourquoi j’aprécie la section check tes privilèges de ce post, car effet, or des villes et en se déplaçant tous les 2 ou 3 mois, s’alimenter est un challenge. Et il est quotidien. Trouver des produits bio reste assez difficile, parfois il y a un marché dédier, mais les petits producteurs qui sauvegardent leur graines et leur traditions sont vraiment invisibilisés au mexique.
Du coup, il y à des marchés partout, mais les légumes et fruits qui y sont vendus ne sont pas toujours bons pour la santé et la planète.

J’aime donc énormément le fait que tu ouvres l’éventail des possibles, que tu fasses en sorte que l’autre puisse faire son cheminement. C’est donc toujours un plaisir de venir faire un tour par ici, j’y apprends toujours, merci!

Pour finir avec ce pavé, je voudrais te dire que je meurt d’envie d’avoir ton livre entre les mains, félicitations pour cela, quel travail! J’espère pouvoir le lire un jour…

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VEGETARISME : J’aurai aimé qu’on me dise que ça pouvait être dur. (Mais que ça vaut le coup)! – Pas Parfaite (Mais !) 18 juin 2017 at 23 h 49 min

[…] par le Human Research Concil (et révélée au plus grand public grâce à la merveilleuse Ophélie Véron) 84% des végétarien-n-e-s ou végan-e-s remangent tôt ou tard de la viande ou des produits […]

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CBBLG 25 juin 2017 at 17 h 27 min

Merci infiniment pour cet article. Je pensais être la seule à voir ce que vous expliquez! De plus, pour prouvez le bon fondement de vos propos, on trouve, dans le commentaire de Nicolas, l’exemple parfait de la réaction des gens (à travers la sienne) de ce que vous dénoncez et ça devient l’image par excellence de la justesse et de la pertinence de votre article. MERCI, MERCI, MERCI Madame Véron.

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Jeanne 7 juillet 2017 at 0 h 14 min

Ophélie je t’aime <3 Je ne suis pas Végane, mais je vais acheter ton livre, juste pour commencer à acquérir de bons automatismes 🙂

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Antigone XXI 7 juillet 2017 at 11 h 35 min

Oh ! <3 😉

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Klywen 13 juillet 2017 at 20 h 26 min

J’apprécie vraiment tes articles ! Je pense m’acheter ton livre, et sûrement le laisser traîner sur la table pour, qui sait, inspirer mes parents haha. Je voulais aussi juste te signaler que les images ne semblent pas apparaître (Google Chrome, Windows 10)

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Antigone XXI 14 juillet 2017 at 11 h 19 min

Ah oui, merci beaucoup, je viens de voir ça et je vais essayer de comprendre pourquoi mes photos disparaissent !
Merci à toi pour ton message, j’espère que mon livre te plaira et que tes parents tomberont dedans aussi ! 😉

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cécile 14 juillet 2017 at 21 h 09 min

Hello,
Moi ce qui me pèse, c’est de devoir à tout prix être “parfait” quand on est vegan. Je ne dis pas que je suis vegan pour ne pas me prendre de réflexions, quand au bout de 5 jours de vacances dans le Jura -pays de la saucisse, de la charcuterie et du fromage, sans possibilité de cuisiner – je n’en peux plus de manger des crudités au restaurant, que je finis par capituler parce que j’ai FAIM et que j’ai envie de manger quelque chose de BON, que je craque et prends un feuilleté aux champignons et que bien sur il y a un peu de beurre dans la pâte feuilletée ( mais j’ai demandé qu’on me cuise les champignons sans crème fraiche) et que j’entends BEN t’ES PAS VEGANE ALOOOORS !!! j’ai envie de hurler. Je suis désolée j’ai beau avoir des convictions, parfois ce n’est pas possible d’être 100% parfait. Et je sais que certains d’entre vous vont hurler. Et parfois c’est pire qu’une religion intégriste, et c’est fatiguant. Alors certainement que je n’irai pas au paradis des vegans ….mais bon. STOP aux jugements SVP.
Bonne soirée !

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Amalécyte 22 juillet 2017 at 2 h 58 min

Craquer en prenant un feuilleté aux champignons alors que tu as faim dans le pays du fromage et de la Morteau, je trouve ça héroïque. Je ne sais pas si tu gagneras ou non ton paradis végane, mais si ce n’est pas le cas, appelle et beaucoup d’entre nous viendront enfoncer la porte pour toi ! (dit une nouvelle végétarienne en route vers le véganisme)

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Cécile 22 juillet 2017 at 10 h 40 min

Oh merci ! J’ai moins mauvaise conscience ! Peace 🙂

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Claire Petille 27 août 2017 at 19 h 38 min

Mais tellement merci!!
Végétarienne, je me suis désinscrite d’une page facebook végane suite aux propos d’une végane “qui n’allait pas dire bravo aux végétariens” parce que notre démarche était inutile et bla bla bla…. Et les commentaires étaient ultra violents envers les végétariens, j’avais vraiment l’impression de ne pas être à ma place…
Chaque jour je fais un petit pas de plus vers le végétalisme mais pour moi le chemin est difficile : les seuls véganes que je connaisse sont sur internet! 😉
Ton approche bienveillante permet certainement à beaucoup plus de monde de faire leur transition.
Une chose est sur je ne ferais pas partie des 80% qui reviennent vers la viande ! 🙂

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good jobbob 8 septembre 2017 at 14 h 50 min

une chose dont aucun vegane ne parle, c’est la sante. Donc tout le monde est pret a se battre pour si ou ca , de la viande, des animaux.. bien bravo..CLAP,CLAP! Euh mais sinon pour la sante ca vous arrive jamais de vous soucier de vous meme ?? fumer des clopes pour finir avec un cancer, bravo super intelligent !! Etre vegane c’est un peu pareil pour moi, du coup vous etes veganes pour des raisons qui ne VOUS engagent pas, vous etes assure pour le medecin, hosto et companie donc vous vous en tapez finalement de manger sain. Manger sain ? c’est quoi ?, ouvrez des livres, lisez des vrais infos, l’industrie chimique tue plus de monde, hommes ET animaux, rien qu’en vous en implantant des E000 et companie dans chaque truc que vous acheter. Les chaines d hypermaches sont parmis les personnes les plus riches au monde et vous vous veganes ou pas vous y allez TOUS. Sachant tout de meme que ces chaines sont celles qui paient le moins bien les employees.LOL quelle blague. Donc les veganes autant que le non veganes vont manger des produits remplis de trucs dont il ne savent meme pas ce que ca veut dire, puis viennent faire des coup de gueule, des blabla, des interventions ici et la, mais au final ils continuent tous a manger grace a l’industrie. Ils s’empoisonnent puis iront ensuite se plaindre car cela viens des autres mais pas d’eux. Donc en fait prenez de la B12,lol, mais qui vous etes tout soudain, des docteurs de la nasa, vous croyez tous n’importe quoi, on vous dit vous manquer de ci ou ca et hop vous paniquez sans remettre en question le labo, docteur, industrie derriere tout ca. L’immensite du complot qu’est devenu de controler tout ces pions qui nourrissent le compte en banque des plus riches en detruisant tout sur terre, aucun s’en souci, par contre la B12 oulala faut pas en manquer, mais c’est quoi en fait ? on s’en fout tu en manques donc manges. Pour Rappel VOUS etes TOUS des etres LIBRES de mettre dans votre corps ce que vous voulez chimique ou pas, viande ou pas. VOUS etes donc RESPONSABLES de votre sante donc si un jour vous chopper une saloperie, et bien c’est bien fait pour vous. S’en remettre au docteur, hopitaux, medicaments et pleurer, se plaindre, remplir le net de vos problemes dont vous ne voulez pas assumer les consequences de vos actes. SI vous etes pas au courant, Corinne Goujet a vu ses enfants lui etre retirer car elle soi disant les mal traitait. Alors qu’en fait elle leur a juste eviter de manger des saloperies industrielles. Puis apres des dizaines d’annees de combat, elle meurt comme par hasard sous un train, lol. Bon courage pour les enfants naissant dans cette societe malade d’abondance et de plaisir. Tous n’est que plaisir sans effort, tuer la planete mais en etant sympa avec son voisin quelle hironie, ne pas changer et souffrir n’est que VOTRE responsabilite, arreter de blamer les autres, merci.

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Sylvie 20 septembre 2017 at 23 h 10 min

Bon, j’ai bien lu l’article et tous les commentaires. La bienveillance est à la mode… Attention. Je me sens beaucoup plus proche de Andy Smiley (voir son commentaire) et des méthodes violentes de L214 que des positions un peu mollassonnes qui tendent à laisser croire qu’avec le temps et la patience, tout finira bien par s’arranger…

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Antigone XXI 21 septembre 2017 at 8 h 38 min

Méthodes violentes de L214 ? il faudra m’expliquer en quoi les actions de L214 sont violentes ! On est typiquement dans une association de type non-violente 😉

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Sylvie 22 septembre 2017 at 23 h 29 min

Pour moi, les actions de L214 sont d’une violence extrême et je les approuve car on se rend compte que ça fait drôlement bouger les mentalités !

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L’intérêt de la Communication non-violente dans le milieu de défense et de libération des animaux – Vivre végane 24 octobre 2017 at 21 h 22 min

[…] C’est d’ailleurs ce qu’Antigone XXI nous fait remarquer dans son article sur « 5 erreurs à éviter quand on défend les animaux » […]

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Les différents sous-courants de l’animalisme – Les questions décomposent 3 mai 2018 at 13 h 24 min

[…] Convergence universaliste (les oppressions humaines et animales ont de nombreux points communs qu’il faut mettre en évidence pour faire converger les luttes) [Solveigh Alloin, David Olivier] Vs. Intersectionnalité exclusive (chaque lutte doit rester spécifique, les premières concernées doivent rester en pleine possession de leurs luttes) [T-punch Insurectionnel, Antigone XXI] […]

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Antje-Isabelle 19 novembre 2018 at 16 h 22 min

Je ne vois pas bien non plus en quoi les actions de L214 que je soutiens depuis le début , sont violentes .. ?!?

Ni en quoi ce texte intelligent puisse être qualifié de mollasson …

J’ai parfois été choquée par certains de vos propos justement et je suis toute ravie de cette nouvelle approche des choses ..!

Évidemment que cette démarche végétarienne ou vegan n’est pas forcément accessible au populaire , ils ont d’autres linges à battre , ne serait ce qu’arriver à manger à la fin du mois ..
J’en fait partie …
” Cette histoire de végétarisme ou de vegan : si en plus , faut encore que je me fasse chier avec ça !! J’ai pas le temps de ça …”
Il reste qu ‘ intellectuellement , je suis accessible à toutes les mouvances d’idées et que je suis à même de faire mes propres choix ..
La culture et la compréhension sont les plus grandes richesses que l’on puisse posséder.
Je me sens très privilégiée ..

Dans ma petite famille ( 5 enfants , mais pas toujours tous là en même temps maintenant ) , il y a un peu tout : carnivores , végé et vegan …
On fait à manger pour tout le monde … même si cela m’est difficile je dois dire , de mannipuler de la barbaque ou cuire des andouillettes ( ah , pitié : de l’air …..) ou du boudin ” noir ” …..
Que j’appelle malicieusement du boudin rouge … tête choquée des carnivores … ben quoi : ” c’est bien d’un bout de boyau rempli des morceaux de graisse et de sang non ? ”
Sur quoi , mes carnivores contemplent leur assiette d’un air perplexe …

Mais je vois l’effet que cause la violence de certains vegan : dernièrement , vandalisme des boucheries … déjà au sein,de ma famille …

Pour le coup , l’ensemble des vegans s’apparente à une secte extrémiste et dangereuse
capable de détruire le bien public , car ce ne sont pas des boucheries de grandes surfaces , ce sont des boucheries artisanales et les français sont attachés à leurs artisans .

Les personnes que je connais , après être passé d’un végétarisme souriant et apaisé au veganisme , ont perdu le sourire en quelques années . Et sont devenues plutôt extrémistes dans leur discours et l’approche de l’autre .
Si tristes et révoltées que le massacre des bêtes continue , ainsi que leurs conditions de vie que je qualifie dignes , d’un camps de concentration.

C’est plutôt drôle , je vois aussi dans l’inconscient collectif autours de moi ( amis , voisins , clients magasin .. des gens qui parlent dans la rue … en prenant un café ) :
Les végétariens encore , ” ça peut aller .. , souvent y mangent encore du poisson .. ” … ” alors c’est pas des végétariens. . Les végétariens y mangent pas d’animaux ” …” mais si , de toute facon , le poisson c’est pas de la viande …” … ” c’est vrai … mais ma belle-fille est végétarienne , elle a même pas voulu de la paëla j’te dis ..”
” Enfin , elle mange qd meme des oeufs et du fromage , heureusement , question équilibre , mais c’est chiant ..”
” elle est de gauche , non ? ” ….” oui , mais mon fils aussi , et pourtant il est pas végétarien ”
Je pourrais en faire un livre ..

Quand aux vegans , ils sont plutôt pris pour une catégorie socio-professionnelle très aisée , de faux gauchos et vrais bobos qui sont là pour emmerder le pauvre monde , ou pour des gens de droite , en tout cas pour des personnes assez aisées pour avoir le temps de tourner autour de leur propre nombril …
Ou bien le veganisme est sympathiquement perçu lorqu’il ” touche ” un ou une étudiante , idéaliste forcément et à qui la raison reviendra avec le temps , question de maturité. ..
Concernant les jeunes , le veganisme est perçu par les gens , comme un genre de crise d’adolescence …

On voit que nous sommes au début d’un long chemin …bien que les choses aient évolués dans le bon sens depuis ces dernières années. ..
La violence , la prise des armes peut servir à se rendre libre .
Mais la violence n’a jamais empêché les croyances profondes , religieuses , et concernant le rapport à la nourriture , il y a un côté religieux et très affectif indéniable.

Et la violence empêche par la sensation d’agression et le mouvement d’auto-défense qu’elle suscite , la remise en question ds gens quand à leur mode de vie .
Toute remise en question est généralement une agression pour la personne .
Et cette remise en question est immense !! Elle touche absolument tous les domaines .
Je crois que c’est même la plus grande remise en question pour le genre humain , hormis certains peuples .
Ne pas tuer . Ne pas tuer d’animaux . Ne pas tuer d’humains .
C’est dénier la toute puissance de l’être humain sur le monde entier . Et presque le déshumaniser .
Serait ce possible , au final ?
Je ne sais pas . Je ne mange pas d’animaux .. je porte encore mes vielles godasses en cuir , car nous ne sommes pas riches et je ne vais pas les balancer à la poubelle par idéalisme ..
Et je me sens assez seule , je dois bien le dire … aux milieu des êtres humains. ..

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Trois ans de végétarisme: bilan et évolution de mon rapport aux animaux – L'Odeur du Café 30 novembre 2018 at 9 h 32 min

[…] 5 erreurs à éviter quand on défend les animaux – Antigone XXI […]

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