Jamais sans mon poil

4 juillet 2012
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Femmes, c’est à vous que je m’adresse aujourd’hui.

Hommes, ne vous sentez pas délaissés : vous n’êtes jamais de trop, restez même, et il se peut que votre participation aujourd’hui soit des plus enrichissantes.

Car aujourd’hui, je remise torchons et spatules à la cuisine pour aborder une autre question, celle de l’épilation féminine.

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Pourquoi traiter de cette question ? Parce que, après les menstruations, l’épilation est une question qui touche une majorité de femmes et qui est loin d’être un geste anodin. Toutefois, je vous préviens d’avance, mon féminisme batailleur est nettement en recul sur cette question et j’avoue rester victime de décennies d’idées reçues autant de notre éducation quotidienne que des media – à savoir : je m’épile.

J’ai honte, je le reconnais, je plie au diktat de notre société moderne occidentale, qui veut que les hommes arborent une fière toison, tandis que les femmes soient rasées comme des moutons. J’imagine que je ne suis pas la seule ici et, partant de ce constat, une réflexion sur l’épilation n’est jamais mauvaise. Vous ne couperez donc pas à une présentation des arguments opposés à l’épilation féminine, car, si vous choisissez de vous épiler ou de vous raser, autant le faire en connaissance de cause et en toute lucidité.

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Alors, pourquoi NE PAS s’épiler ?

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Ce qui est fou dans la question de l’épilation, c’est qu’il y a mille fois plus de bonnes raisons de ne pas le faire plutôt que le faire. C’est même un peu l’acte le plus anti-naturel qui soit. En effet, s’épiler ou se raser, c’est …

 

 … nuisible pour la santé

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★ S’épiler a pour effet de fragiliser la peau en la desséchant et en favorisant les infections, puisque les poils régulent naturellement l’humidité. D’ailleurs, c’est à tort que l’on pense que le fait de ne pas avoir de poils sous les aisselles diminue la transpiration : les aisselles sont en effet une cavité où l’air circule peu et qui a tendance à s’échauffer rapidement. La sudation est donc la réaction naturelle du corps, car le liquide évaporé permet l’absorption de cette chaleur. Sur une aisselle poilue, les poils absorbent la transpiration et lui permettent de s’évaporer progressivement, ce qui tend à réduire la chaleur ressentie. En l’absence de poils, la transpiration n’est pas retenue et s’écoule : absorbée par les vêtements, elle ne refroidit plus les aisselles qui, au contraire, s’échauffent davantage et accroissent le phénomène de sudation. C’est le serpent qui se mord la queue (imberbe). L’excès de sel rejeté par la sudation tend ensuite à assécher la peau, une fois l’organisme revenu à une température modérée.

★ D’autre part, la pilosité humaine n’est pas un lointain héritage de notre vie de primates : la pilosité des hommes n’est pas la même que celles de singes, puisque nous avons des poils là où ceux-ci, justement, n’en n’ont guère (comme les parties génitales). Si cette pilosité a été objet d’une sélection par l’environnement, c’est bien qu’il y a une raison. Car les poils remplissent nombre de fonctions ! En plus de réguler la transpiration, ils régulent plus généralement la température corporelle : vous avez froid ? vos poils se hérissent ? C’est normal, cette ‘chair de poule’ est un mouvement naturel du corps pour ralentir la circulation de l’air et préserver la chaleur de l’organisme. D’ailleurs, les poils ont également des terminaisons nerveuses associées qui nous permettent d’anticiper une sensation, comme un choc, une brûlure… ou des caresses. Nous ne sommes pas si mal faits que ça, après tout 😉

L’épilation empêche également la diffusion et la production de phéromones. Pubis et aisselles sont en effet des zones d’émission majeures de phéromones de notre corps, puisque ce sont les glandes sébacées qui les produisent, les poils permettant ensuite leur fixation et leur transmission. Ce sont ces phéromones qui sont à la base de l’attraction sexuelle – davantage que tous les déodorants et autres parfums dont on a tendance à recouvrir nos aisselles. Barbie n’a pas de poils, pas plus qu’elle n’a d’odeur : serions-nous condamnées à partager son sort ?

★ Enfin, il ne faudrait pas oublier tout de même… s’épiler, ça fait mal ! Qui n’a pas retenu un cri au moment de retirer courageusement la bande de cire de notre maillot douillet ? Car s’épiler ou se raser, cela nous fait courir le risque de nous blesser, de nous brûler, mais aussi d’occasionner des réactions allergiques, des boutons, des démangeaisons, en plus des affreux poils incarnés lors de la repousse. D’ailleurs, cette douleur qui persiste n’est pas si étonnante : la base du poil recèle des cellules souches embryonnaires qui permettent de réparer des tissus en cas de lésion. S’épiler engendre donc une micro-lésion qui cicatrise d’autant moins bien que le poil n’est plus là.

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… un acte de soumission

 

S’épiler est l’acte le plus anti-féministe qui soit. Le féminisme, c’est être libre de son corps, c’est-à-dire qu’on peut exercer un libre choix sur l’ensemble des pratiques qui concernent notre corps. Or l’épilation est tout sauf un acte choisi : il s’agit d’une contrainte exercée par l’extérieur sur le corps de la femme. S’épiler est donc avant tout un acte conformiste, en plus d’être une pratique sexiste. Seuls les hommes qui le souhaitent s’épilent, tandis que, chez les femmes, cette pratique est dictée par des facteurs extérieurs à elles.

S’épiler, c’est se soumettre à une norme. L’épilation donne l’impression d’un consensus : toutes les femmes s’épilent, c’est bien naturel… Voir une femme aux jambes ou aux aisselles poilues choque l’oeil autant que cela attire de moqueries. Or c’est la pensée unique – et donc, l’absence de pensée – qui caractérise cette pratique : nous sommes toutes d’accord pour dire que s’épiler est affreusement pénible et que nous détestons le faire, pourtant, combien de nous oserions cet acte militant qu’est l’absence d’épilation ? Cette norme de l’épilation est maintenue par le contrôle social : certes, il n’y a pas de législation sur la pilosité féminine (et heureusement !), mais c’est au travers d’une pression sociale que ce contrôle est effectué.

S’épiler, c’est accepter le contrôle masculin. Par l’astreinte morale de l’épilation, les femmes tombent sous une aliénation particulièrement insidieuse car prétendument auto-dictée, mais au travers de laquelle les hommes assoient leur contrôle sur les femmes. Si l’acte de s’épiler était véritablement libre et dégagé de toute influence extérieure, tout laisse à penser qu’il y aurait certainement plus de femmes non épilées que de femmes épilées, et que les premières ne seraient pas victimes de regards désobligeants ou railleurs portés sur leur corps. Il y a donc bien là un conditionnement qui va à l’encontre d’un libre choix. Parmi les femmes qui déclarent s’épiler par choix personnel, la plupart ont tout simplement intériorisé des normes sociales qui ne sont plus perçues comme extérieures.

S’épiler, c’est accepter la marchandisation de son corps. Combien d’argent est gagné sur les dos des femmes par cette pratique ? Par les publicités et le marketing existant autour des différentes options d’épilation, le corps féminin est transformé en simple objet et devient une source de profit selon l’idéologie capitaliste moderne. Le pire ici, c’est que cette norme culturelle repose, entre autre, sur des intérêts économiques. D’ailleurs, les jambes lisses et sans imperfection aucune de la publicité n’ont-elles pas comme idéal implicite la standardisation des corps et leur ‘objectification’ – c’est-à-dire, leur déshumanisation ?

★ D’ailleurs, la publicité s’est emparée de l’idéal féministe pour construire un prétendu modèle de la femme ‘libérée’ : une femme active, soucieuse de son apparence à l’extrême, et sexy jusqu’au bout des orteils. En quoi s’épiler intégralement le pubis est-il un signe de libération sexuelle ? C’est une question à creuser…

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… réprimer sa sexualité

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L’épilation réduit le statut de la femme. Puisqu’il apparaît à la puberté, le poil est signe de maturité sexuelle. L’enlever, c’est ôter symboliquement sa majorité à la femme pour la replacer dans le rôle d’une mineure. D’ailleurs, l’épilation joue un rôle doublement dangereux puisque, surtout intégrale, elle permet une banalisation du corps imberbe, et donc de celui – désirable – de la petite fille. N’oublions pas également que s’épiler, aller à l’institut de beauté, tout comme se maquiller, c’est ‘se faire belle’ : sommes-nous laides au naturel ?

Le poil est érotique : le poil qui dépasse du maillot suggère… C’est bien pour cela qu’il ne faut surtout pas, dans notre société moderne, laisser le moindre poil se glisser hors de notre bikini. Et pour renforcer cet effort de puritanisme, on dit que c’est laid et on le pense vraiment. Cet appel à la sexualité du poil a particulièrement inspiré les artistes, pour lesquels la touffe de poil des aisselles renvoie souvent aux poils pubiens. Les retirer, c’est dé-érotiser son corps. Le pire, c’est que le travail de sape morale est tel qu’on associe maintenant la présence de poil à la désexualisation : qui n’a jamais pensé que des poils apparents n’étaient d’autre qu’un ‘tue-l’amour’ ?

★ Retirer ses poils, c’est donc aseptiser et artificialiser son corps, c’est-à-dire rejeter le naturel. L’épilation permet de rendre ‘socialement acceptable’ le corps pour pouvoir le montrer. S’épiler le sexe va bien au-delà des pures raisons esthétiques invoquées pour justifier ce geste : cela sert en réalité à ‘cacher’ son sexe, ‘cacher’ sa sexualité – tout comme les images brouillées censurent tout ce qui renvoie à l’érotisme du corps. Il y a là une dimension manifeste de répression sexuelle, pourtant refoulée et niée… D’ailleurs, avec l’Origine du Monde, Courbet ne faisait pas seulement scandale parce qu’il montrait un sexe féminin, mais bien parce qu’il le représentait dans tout son naturel, à savoir, poilu. Ce n’est pas pour rien que les poils ont été bannis des représentations féminines dans la peinture occidentale pendant des siècles…

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Tout ceci, sans oublier une chose majeure : l’épilation, c’est également coûteux en temps et en argent ! Combien investissons-nous de temps à nous tirailler la toison ? Beaucoup… Combien investissons-nous d’argent ? Beaucoup… et tout cela pour un geste totalement inutile !

Pourtant, malgré tout cela, je m’épile.

Je trouve cela fatigant, douloureux, coûteux, socialement aliénant, sexiste autant que conformiste et, surtout, complètement absurde, et pourtant, je m’épile, pourquoi ?

Parce que je suis faible. Je l’avoue, faible et particulièrement victime de cet ensemble de normes sociales qui pèsent sur mon regard autant que sur mes pratiques. J’aimerais trouver une femme poilue belle, j’aimerais voir des aisselles fières et sombres et me dire qu’elles sont splendides, j’aimerais mettre une jupe et regarder la fine toison de mes jambes comme un ornement délicat et charmant, et pourtant je trouve cela disgracieux au plus haut point. J’ai honte de lever les bras quand je sais que quelques millimètres non grata pourraient être entraperçus. Surtout, je trouve particulièrement laid quand le maillot laisse échapper des boucles hirsutes qui donnent une impression de négligé autant que de manque d’hygiène.

Mais pourquoi, pourquoi ?.. Pourquoi sais-je tout cela et malgré tout ?… Je sais combien ces arguments sont justes, je devrais, en toute logique, m’y plier, et pourtant ?.. Et pourtant, je continue de m’épiler.

 

Je n’y arrive pas.

Le conditionnement est si fort que j’en suis prisonnière.

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Et vous , où en êtes-vous avec vos poils ?

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Un été à poils | Élucubrations d'une jeune idiote 26 juillet 2014 at 7 h 02 min

[…] Parlons de poils de Aezeria sur son blog Une Sourde, et le non moins intéressant Jamais sans mon poil, d’Antigone XXI. Je remercie également Myriam qui n’a fait que me rappeler depuis que […]

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Yubaba 2 août 2014 at 17 h 45 min

Pour ma part, je suis presque libérée de ce diktat du poil grâce à mon copain, il était le premier à dire que s’épiler, ça prenait trop de temps et d’argent alors qu’au final pour lui ça ne lui changeait rien.
Je me rase les aisselles de temps en temps, pareil pour mes jambes, et je ne touche plus au maillot.
Et bizarrement, moins j’épile mes poils, moins ils repoussent. Je n’ai jamais vraiment eu peur du regard des gens à ce niveau, et j’avais bien raison, je n’ai jamais reçu de commentaire ou remarques vis-à-vis de mes poils.
Je pense que les hommes s’en moque bien plus que ce que l’on croît.

Merci de ton article, que j’ai trouvé très intéressant.

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lartem 4 août 2014 at 11 h 46 min

bonjour antigone XXI ! Ah que ca fait du bien de lire cette article je suis une femme qui s’epile aussi mais qui laisse le temps aux poils de repousser ! En hivers c’est plus facile : nous sommes habillées et a moins d’aller a la piscine plus besoin de rentrer dans le rang …Mon homme a compris que ca ne servait a rien de me demander de m’epiler regulierement il a appris a apprecier… bien a vous Potillia

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Laëtitia 27 octobre 2014 at 18 h 07 min

Bonsoir!
je viens de relire cet article que j’avais déjà lu il y a quelques mois et qui, a lancé ma réflexion sur le sujet (j’ai la flemme de relire tous les commentaires, mais j’espère que je n’avais pas déjà commenté! xD). Après avoir lu ton article, je suis tombé sur plein d’autre du même genre, je me suis renseignée un peu partout, et puis j’ai arrêté de m’épiler. Pour voir. Je voulais voir si je trouvaient mes poils laids parce que c’était mon avis propre, ou parce que c’était ce que la société imposait. Je savais que je n’aurais pas de problème au niveau des jambes (poils clairs, éparses et très fins, on ne les voit que si on veut vraiment les voir) ni au niveau du maillot, vu que ça fait belle lurette que je « débroussaille » juste de temps en temps. Je les ai d’ailleurs rasé il y a quelques mois, et je ne me suis jamais sentie aussi mal, j’avais l’impression d’être vulnérable (assez étrange comme impression d’ailleurs). Si il y a bien un endroit ou je peux dire que j’aime mes poils, c’est à cet endroit là. Quant aux sourcils, j’y touchais déjà très rarement, parce que je suis une grosse flemmarde et que je trouve l’épilation des sourcils trop longue et fastidieuse.

Mais j’étais persuadée que je n’arriverait pas à laisser pousser mes poils au niveau des aisselles. Contrairement à ceux de mes jambes, ils sont épais et foncés. Pour moi, poils aux aisselles = dégueulasse. Va savoir pourquoi. Toujours est-il que je les ai laissé pousser, par curiosité. Et je me suis rendue compte que je ne les trouvais pas dégueulasse du tout, finalement. Quand je suis nue et que je lève les bras pour me coiffer et que je les vois, je trouve ça normal. Pas beau forcément. Mais pas moche. A un moment je me suis épilée pour une occasion ; hé ben je trouvais ça bizarre quand je me regardais dans la glace. Comme s’il me manquait un truc. Depuis ce jour, je ne les ai plus épilé. Je les coupe un peu de temps en temps histoire qu’ils ne soient pas trop long, mais c’est tout. Mon copain a eu du mal au début, même s’il a accepté sans rien dire (alors que je lui ai dit que s’il trouvait ça trop moche, je les enlèverai). Maintenant, ça ne le choque presque plus, à part quand je met des tenues vraiment habillées, parce que ça « jure ». Il a fini par me dire « En fait, si ça me choquait au début, c’est juste parce que je n’avais jamais vu une fille avec des poils ».

Je me rend vraiment compte que si les poils me dérangent, c’est uniquement par rapport au regard des autres. J’ai encore beaucoup de mal à les montrer, et j’évite les débardeurs et autres, mais ça s’arrange de plus en plus, parce que je me lance des petits « défis » à la con, genre aller à un mariage avec une robe sans manches, aller à la fac en débardeur… J’ai prévu prochainement de retourner faire régulièrement des séances de piscine, mais l’idée me fait un peu peur. J’avoue aussi qu’il y a un certain nombre de mes proches (ceux dont je sais qu’ils me feront des remarques désagréables) qui ne le savent pas encore. L’autre jour, je suis allée dans une lingerie est j’étais morte de honte, les bras collé au corps, lorsque la vendeuse est venue m’aider à régler le soutient-gorge dans la cabine… Il y a une partie de moi qui me dit que c’est stupide de m’infliger autant de gêne alors que en 10 secondes et un coup d’épilateur ce serai réglé. Il y a une autre partie qui me dit que c’est stupide d’être gênée par rapport à mes poils alors que lorsque je suis seule, ils ne me dérangent pas du tout.

Enfin voilà, un petit témoignage pour te dire qu’à la base ma réflexion est partie de ton article, et qu’aujourd’hui, un peu grâce à toi, j’ai arrêté de m’épiler depuis plus de deux mois, et que je suis très satisfaite de ma décision, même si ce n’est pas toujours facile à assumer. 🙂

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Cécile 29 octobre 2015 at 17 h 49 min

Bonjour Laetitia, je suis journaliste et je prépare un sujet sur les poils au féminin, ou comment porter le poil en étant féminine. Je suis à la recherche de différents témoignages et je trouve ton expérience très intéressante. Je serais enchanté d’en parler plus longuement avec toi. Si tu acceptes ou que tu souhaites en savoir plus, n’hésites pas à me contacter par mail cecileproj@gmail.com ou par téléphone 01 53 84 30 55. Merci et à bientôt! Cécile

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Lilou 10 janvier 2015 at 18 h 15 min

Bonjour,

J’ai déjà lu ton blog plusieurs fois, je ne sais si j’avais commenté. Je souhaitais juste poser ma petite pierre. Depuis quelques temps, je suis un chemin qui mène à l’acceptation de soi au naturel. Et, avouons-le, pour tout ce qui concerne la « beauté » – maquillage, shampooing, épilation, crèmes… – je suis une grande feignasse devant l’éternel. Du coup, je ne me lave plus les cheveux, je me maquille très occasionnellement, je me mets un peu d’huile sur la peau quand j’y pense… Et aujourd’hui, me préparant à passer sous l’épilateur, je me suis demandé pourquoi ? Pourquoi me faire mal juste pour me conformer socialement ? Pourquoi, en plein hiver, m’imposer ça parce que je ne parviens pas à trouver mes jambes poilues jolies ? Et j’ai décidé que j’allais entreprendre de réapprivoiser mes poils ; premier pas, je les ai tondus à 1mm au lieu de les arracher sauvagement. Ça m’a pris 5 minutes, je n’ai pas souffert, et j’ai toujours des poils, mais petits et invisibles. Je ne sais pas si j’irai plus loin, si la tondeuse me conviendra ou si je reviendrai à mon épilateur.

En tout cas, j’attire votre attention sur le fait que la tondeuse agresse beaucoup moins la peau que le rasoir ou les autres procédés d’épilation, et qu’elle peut être une solution pour celles qui comme moi en ont assez de l’épilation mais ne s’assument pas encore au naturel.

À bonnes entendeuses 😉
Lilou

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Parlons poils! | Un kolibri sous la neige 4 février 2015 at 3 h 02 min

[…] été à poils – Élucubration d’une jeune idiote Jamais sans mon poil – Antigone XXI POILS PUBIENS: INDIGNEZ-VOUS (Vidéo) – Solange te […]

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Pouet 15 février 2015 at 10 h 34 min

Salut,

tout d’abord ce n’est pas parce que tu t’épiles que tu es faible. La dévalorisation n’a jamais servi à personne 🙂
Cette démarche doit venir de toi et si ça ne vient pas, ne te force pas. D’autres le feront avant toi et peut être que tu t’y habitueras sur elles, puis sur toi quand tu verras que ces femmes ne souffrent pas de leur pilosité.
Pour ma part j’ai arrêté de m’épiler avant de lire des articles sur la non-épilation. Tout d’abord par rébellion (envers la gente masculine) puis par conviction (sociale, coûts -monétaire et temporel-, douleur, santé).

Il y a une article que j’aime bien sur ce site : http://www.ecologielibidinale.org/fr/miel-etesansepilation-fr.htm

Bonne journée.

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Marie 16 février 2015 at 15 h 19 min

un point positif de l’epilation du maillot

sa enraye la propagation des morpions eh oui desolé mais cest vrai

avec toute la bonne volonté du monde jamais je ne pourrais ne pas m’epiler surtout le maillot ^^

vous etes bien courageuses a defaut j’utilise la cire au sucre faite maison ^^

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Perlimpinpin 4 avril 2015 at 16 h 03 min

Le morpion est en voie de disparition, je n’en ai jamais eu pourtant s’il y a bien une zone que je n’epile pas c’est le maillot.

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sarah 3 septembre 2016 at 9 h 29 min

Et on devrait raser la tete de tous les enfants, filles et garçons pour stopper l’épidémie de poux…

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S’épiler… ou pas? | Échos verts 18 février 2015 at 15 h 35 min

[…] Jamais sans mon poil sur Antigone XXI qui résume bien toutes les bonnes raisons de ne pas s’épiler. […]

Répondre
Sandrine 19 février 2015 at 11 h 28 min

Vous en avez rencontré beaucoup des morpions ? Moi je ne m’épile que très peu le maillot, juste ce qui dépasse du maillot de bain quand je vais à la piscine et je n’ai jamais eu de morpions. J’ai 32 ans.

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Liebster award: Je répond aux questions de Kolibri | Chachou Minimaliste 20 février 2015 at 22 h 14 min

[…] suis en train de lire plusieurs articles parlant de l’épilation comme celui d’AntigoneXXI,de pin up bio , d’écho vert, de Kolibri et j’ai vu la vidéo de Solange te parle, […]

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Mathilde 20 février 2015 at 22 h 41 min

Coucou, même si je m’épile, c’est à très petites doses et essentiellement l’été… Bref, je ne témoignerai pas sur ma relation avec mes poils mais je souhaitais juste vous faire partager un bel hommage musical au poil!

« Le poil » par Java : https://www.youtube.com/watch?v=7QaoH60X_dE

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Agnès 25 mars 2015 at 23 h 33 min

Aaaah! j’adoooooooooore cette chanson !

Je me permets de donner mon point de vue ici… je ne suis pas d’accord avec le terme que tu as employé Ophélie : tu dis être faible … parce que tu t’épiles toujours ? ou parce que tu n’arrives pas à dépasser l’idée (largement prônée par nos sociétés modernes et occidentales je vous l’accorde) que les poils pour certains cela fait disgracieux ? il me semble que ce n’est pas tout à fait la même chose… .

Personnellement je suis (ou plutôt j’étais, je me suis GRAVE calmée) « poil’ophobe », c’était l’horreur ! en plus je suis brune avec des origines méditerranéennes bref vous imaginez le boulot ^^ si cette « poil’ophobie » s’est calmée s’est parce que je suis passée par une période de rébellion, j’étais en colère contre le monde, les gens bref il fallait que je les enquiquine (pas très sympa j’avoue ne pas être très fière de cette période mais bon chacun fait sa crise :p). j’ai donc arrêté de m’épiler… par flemme d’abord, par souci d’argent aussi… et enfin par REVELATION ! (tadaaaaa *petite musique de film*) : en allant faire mes courses, je me suis sentie extrêmement gonflée ! mais quelle meuf je suis !!! je sors en jupe et débardeur non épilée faire mes courses et je me fou du regard des autres ! hahahahaha ! et puis si ça pouvait dégoutée un ou une passante en prime c’était le pied ! c’était le but même ! jouer sur ce dégout… .

Cette période a vite passée! la poil’ophobie a refait surface mais plus raisonnablement.

Ces deux périodes extrêmes m’ont permis d’assumer mon corps. Aujourd’hui je m’épile et je ne suis pas sûre de vouloir arrêter de le faire un jour. A la manière d’un maquillage ou du choix d’un habit j’aime pouvoir « sculpter » des dessins dans poils de mon intimité par exemple pour faire des surprises à mon amoureux, et je ne m’interdis pas de mettre des jupes, shorts, etc… quand j’ai les poils des gambettes qui dépassent. Je me sens plutôt libre en fait… car j’ai le choix ! en tout cas j’ai ce sentiment.
Peut être que je suis tombée dans le panneau inconscient de la conso et de l’image de la femme telle qu’on souhaiterait nous la faire intégrer. Je ne l’exclu pas mais je n’ai pas cette impression là… quand je m’épile ça me fait du bien (au moral ! entendons nous bien je ne suis pas martienne ça reste pas très agréable comme moment je l’accorde !) je me sens bien dans ma peau et je me laisse plus aller à mettre des tenues que je n’aurais jamais imaginer mettre, se sentir belle c’est toute une histoire quand même ! et bien l’épilation moi ça m’aide, ça me fait pousser des ailes ! je regarde mes jambes pleines de vergetures mais je me dis mince ! elles sont quand même lisses et fines aujourd’hui alors montre les !
BREF je voulais simplement partager mon expérience pour ne faire ni l’apogée d’une méthode ou d’une autre. Je pense sincèrement que cela dépend de la sensibilité de chacun, de ses convictions aussi. Le plus important c’est que chacun devrait être libre de s’épiler ou non sans subir le regard des autres et c’est là le vrai travail que notre société devrait faire je pense.
De mon côté la transition je le fais pour les autres et je le fais pour moi a été significative ça n’a pas le même sens.
Prenez soin de vous… désolé pour le roman je ne sais pas synthétiser :p et merci pour ce super blog!

PS : j’étais étonnée de lire que l’épilation incitait la transpiration ?… personnellement je m’épile régulièrement (à l’épilateur les aisselles) et je n’utilise aucun déodorant et ce depuis plus de 10 ans et je transpire pas (sauf évidemment en rando et en sport mais c’est plutot bon signe en rentrant chez moi je peux prouver à mon copain que SISI j’ai fais du sport regarde !) et c’est BON de transpirer dans ces moments là. Bref je sais qu’on est toute différente et que l’on ne réagit pas toute pareille mais pour celles qui souhaiteraient dire STOP aux produits vous pouvez essayer. Comme pour le shampoing je pense qu’il y a besoin d’une période d’adaptation et promis pas de mauvaises odeurs… Mon entourage me l’aurait dit quand même non ?! :s

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cerise noire 29 mars 2015 at 13 h 35 min

Je pense que la transpiration, comme toute autre sécrétion corporelle, c’est trop individuel. Il y a des gens qui sentent fort, d’autres moins. Je transpire peu habituellement, sauf quand je suis en stress, où tout d’un coup je sue 1L/min. Et ça sent pas bon. Et en plus, je pense que c’est pas mal acide ou quoi, et ça laisse des vilaines tâches jaunes sur les vêtements (bon appetit bien sur).
Et vu que j’ai pas de quoi me doucher à tout instant et/ou de quoi me changer… bah je mets du déo. J’aimerais beaucoup m’en passer, comme je me passe de beaucoup d’autres produits de beauté/hygiène soi-disant ‘indispensables’… mais quand je sors de chez moi pour aller au travail ou autre, déo quasi obligé !

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Jérôme 25 février 2015 at 22 h 43 min

Sinon, est il possible de s’épiler juste par choix sans avoir l’impression d’être faible et de céder face à un diktat? Mais seulement parce qu’on trouve ça plus agréable (à plusieurs points de vue) pour sois-même et pour autrui (cunnilingus).

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Intox 11 février 2016 at 18 h 31 min

Merci.

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OlivierJ 12 février 2016 at 20 h 13 min

Pour ma part, j’aime faire un cunnilingus, ça ne me dérange pas qu’une femme soit complètement épilée, mais je préfère quand elle a gardé une partie de son délicieux duvet qui la rend femme. Je trouve ça plus joli, et en bonus l’odeur a tendance à être plus excitante, plus complète.

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G 12 février 2016 at 23 h 42 min

Ah! super. Mon amant actuel m´a fait un premier compliment après notre premier rapport : « c´est tellement bien que tu ne sois pas épilée! », comme quoi…. et il est fan de mon « joli triangle noir ».

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Vanessa Bon 8 mars 2015 at 14 h 11 min

Bonjour,
il y a quelque temps j’ai lu un livre magnifique : Le Don De Qa, de Jean Marc Pasquiet…..
une histoire d’une grande beauté ou l’on passe d’émotion en émotion. L’émotion qui m’a le plus touché, c’est le dégoût que j’ai ressenti quand le héros tombe amoureux de la dernière femme poilus des bois!
je me suis surprise à dire oh! non!….alors que je cris au droit à la différence ect…..
Dans ce livre cet homme décrit cette femme, ses poils, leurs couleurs, avec tant d’amour, qu’au finale j’ai eu honte d’avoir ressenti ce dégoût….je me suis rendu compte que j’avais juste besoin d’accepter l’autre sans jugement aucun, même si j’ai parfois besoin de temps….l’histoire que nous avons avec nos poils est , je pense bien au delà d’un conditionnement extérieur, elle nous touche nous en temps que femme , elle nous appartient.
comment vivont nous avec notre animalité? Que sommes nous prête à accepter de faire pour la laisser être ?
Je suis une de celle qui m’ouvre à des sens subtil, mais qui ne vit plus dans les bois, alors je m’épile car cela fait partie de mon évolution, c’est mon choix et pas celui des autres, il m’arrive d’ailleurs de laisser pousser un peu sans avoir à rougir!

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Marie 25 mars 2015 at 11 h 28 min

Chere Ophelie, (pardonne-moi pour l’absence d’accents depuis un clavier japonais!)

Je tiens a reagir a ton article, en te remerciant d’abord, car il me semble que tu y enonces tous les points importants relatifs a la question, en abordant des faits peu connus du public.
Toutefois, je souhaite emettre une reserve quant au point concernant les dictats masculins ; je pense que les hommes et les femmes ne se soumettent pas les uns aux autres lorsqu’il s’agit de ce genre de phenomenes de mode, mais qu’ils sont chacuns influences a leur niveau par les normes esthetiques de leur temps. A mon avis, les hommes souffrent autant que les femmes de ce genre de pertes de contact avec une sexualite plus vraie, plus animale ; eprouver une comprehension a leur egard (pour ne pas dire de la compassion!) ainsi qu’a l’egard des femmes qui en souffrent, et ce, sans les accuser d’alimenter ces dictats qui les oppriment egalement me semble plus constructif et permettra peut-etre, a long terme, de favoriser la liberation des contraintes esthetiques chez les deux sexes.
De plus, je pense que cette question se confond aujourd’hui avec celle de l’erotisme, dont on a tendance a balayer la substance en montrant tout ; or, comme tu le dis avec justesse, l’erotisme se cache dans la suggestion et la transgression des normes ; cette « mise a nu » devoile plus qu’il n’en faut et entre en correlation avec l’esthetique de la pornographie moderne, dans laquelle l’erotisme laisse la place a une sexualite plus froide, plus mecanique.
Mais cela me fait songer a autre chose: cette nudite semble egalement renvoyer la femme a une posture de fragilite, de vulnerabilite ; il me semble que ce soit la quelque chose qui caracterise notre epoque, apres le temps de la femme forte et combative. Peut-etre que celle-ci serait, a travers sa soumission a ce genre de dictats esthetiques, en recherche de sa propre fragilite? (fragilite dans le sens neutre du terme, bien entendu, en tant qu’elle fait partie, comme la force et la fougue, de notre nature feminine.)

Enfin, je voudrai ajouter que, comme tout phenomene de mode, celui-ci m’apparait profondement lie a notre epoque et a la crise sexuelle qu’elle traverse. J’ai rencontre des hommes qui n’etaient pas influences par celle-ci, qui glorifiaient les poils, et ce fut pour moi une veritable liberation. Trouver des allier, hommes ou femmes, qu’importe! Lorsque son corps est celebre tel qu’il est, quelle joie d’etre une femme! Ainsi, je te conseille la chose suivante: commence par une zone, laisse-la redevenir naturelle, et laisse toi le temps de t’y habituer, ou pas. Je ne me suis jamais sentie aussi belle et aussi femme depuis que j’ai laisse mon corps se deployer tel qu’il etait, et c’est un veritable bonheur.
Aussi, si tu ne trouves pas le courage de mirer tes mollets duveteux (moi-meme c’est la zone qui me pose probleme en dernier), commence par le pubis. C’est merveilleux, un sexe de femme tel qu’il est, on apprend vite a l’aimer. Quelle liberte!

Pour terminer, j’aimerais absolument te conseiller la lecture d’un livre qui m’a grandement emue et qui m’a enormement apporte sur mon chemin vers la femme interieure: Femmes qui courent avec les loups, de Clarissa Pinkola Estes ; une conteuse et analyste jungienne qui aura certainement plus apporte au feminisme que certaines egeries contemporaines…

Merci pour le travail destine a ton site!

A bientot,

Marie

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Marg 4 avril 2015 at 2 h 04 min

Bonsoir bonsoir (ou bonjour?)!

Je m’excuse par avance, je n’ai pas eu le courage de lire tout les commentaires (désolée pour celles qui ont passé du temps à les écrire), j’espère ne pas trop répéter des choses qui ont déjà été dites!

Enfaite, j’écris pour te remercier de ton article. Je fais partie de ces filles qui sont fermement opposées à l’épilation, à qui ça tord les tripes de se pencher, vraiment, sur le pourquoi de cette pratique absurde qui, quand on y réfléchit bien (et même quand on y réfléchit seulement de façon superficielle, enfaite) ne présente aucun avantage. Mais je fais aussi partie de ces rebelles de canapé, qui ne font pas ce pour quoi elles prêchent: je m’épile. Enfin, pour être exacte, je m’épile de Mai à Septembre, avec plus ou moins de zèle selon mes activités et la météo. Actuellement j’ai donc des poils vieux de sept mois sur tout le corps (d’autant que, j’ai les cheveux très épais et volumineux, donc le reste de ma pilosité suit un peu cette logique).

Ado, je ne m’épilais pas en hiver. Personne ne voyait mes poils, si ce n’est mes meilleures copines, qui s’en fichaient complètement. L’été je le faisais, parce que c’est comme ça qu’une fille doit faire (même si ma mère, elle ne l’a jamais fait, ce n’est pas d’elle que me vient le mauvais exemple). Puis j’ai eu des copains, et il à fallu être nickel tout le temps. En terminal, mon copain actuel, un jour où je me plaignais d’irritations (ouioui, je n’ai aucune pudeur!), m’a convaincu d’arrêter de me mutiler « pour lui ».

Alors voilà, ça fait quatre ans que je suis saisonnière, épilée l’été, et à la saison froide je reprends mon pelage hivernal. Et je n’arrive pas à faire mieux. Impossible de franchir le cap de prendre le métro en été avec un short et des mollets de footballeur. Mais, si je n’arrive pas à afficher visuellement mes revendications en public, j’en parle. J’insiste sur mon état actuel de Grizzly, blague dessus. « Pour son anniversaire, j’ai offert à mon mec 6 mois de non-épilation ». « Non, je ne mets pas de collants en dessous de 80 deniers, sinon les poils passent à travers ». Ça fait tordre le nez à certains, mais comme c’est dit sur le ton de la rigolade, ça passe. Parce que je crois qu’il faut habituer les gens à l’idée, en en PARLANT. Tant qu’on aura la quasi-certitude de se prendre des remarques désagréables, seules les plus courageuses pourront franchir le cap. Et c’est avec des articles comme celui-ci (même si je pense que le public qui lit ce blog est déjà un minimum ouvert sur la question) qu’on peut préparer les gens à voir bientôt des filles à poils (pas celles sur les panneaux publicitaires qui, ironie du sort, n’en ont aucun: des vrais poils, littéralement) dans la rue. C’est en argumentant contre l’épilation, en étant ouvertement admiratives de celles qui ont passé le cap. Les idées précèdent souvent les actes, on à notre idée sur la question, le reste suivra.

Voilà, tout ça pour dire qu’en parler c’est déjà beaucoup, il n’y a pas à s’en vouloir d’être en désaccord avec son discourt. Écrire un article exposant les arguments contre l’épilation, c’est déjà une action!
Donc merci pour cet article, merci à celles qui réfléchissent à la question (sans pour autant y adhérer, mais se questionner c’est déjà bien), merci aux courageuses qui ont totalement franchi le cap!!!

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Eva 9 avril 2015 at 12 h 19 min

Salut,
puisque tu n’as pas lu tout les commentaire, je te remet en lien cette chanson décomplexée

Belle journée
Eva

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Sev 23 avril 2015 at 12 h 33 min

Marg, je suis exactement comme toi!
Une vraie poilue, avec une belle toison d’hiver pour me tenir chaud… Mais que je n’ose montrer.
D’ailleurs il va falloir que je prenne un rdv chez l’esthéticienne… 😉

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Eve Bd 6 mai 2015 at 17 h 59 min

Bonjour à toutes et à tous,

J’ai lu pour la première fois cet article il y a quelques mois déjà, alors que j’étais en pleine découverte du féminisme. Tout comme Ophélie, et beaucoup d’entre nous, j’ai été révoltée par l’absurdité de ce diktat qu’on impose aux femmes, sans toutefois me sentir prête à le défier.

À mesure de mes lectures féministes, j’ai commencé à comprendre ce que mon corps est pour la société: un objet de désir standardisé. Un objet que j’ai toute ma vie désespérément tenté de mouler à la norme: épilation intégrale, maquillage, coiffure, beaux habits. Un objet que j’ai haïs pour ce que je ne pouvais pas changer: mon poids, les poils qui revenaient toujours, le visage que l’on doit affronter le soir lorsqu’on se démaquille…

Et puis, un jour, je me suis levée avec une envie: un piercing. Plutôt que d’écouter ma raison, j’ai suivi mon instinct: l’après-midi même, un joli anneau argenté me traversait le nez.

Mon copain n’aime pas particulièrement les piercings. Ma mère et ma grand-mère (qui vivent elles-mêmes de grandes insécurités par rapport à leur incapacité à se conformer aux diktats de beauté) détestaient. Les femmes bien n’ont pas de piercing. Les autres me disaient que je ne trouverais jamais un emploi qui accepterait ce bout de métal au milieu de mon visage…

Et pourtant, ce bout de métal, je l’adorais. Il rapprochait mon image de l’idée que je me faisais de moi. Il me prouvait que je pouvais faire des choix pour moi, que je pouvais m’en foutre, que ça ne plaise pas aux autres.

Quelle confiance ça m’a donné. Cette envie de me devenir, elle m’a inspirée à amorcer d’autres changements.

Mon copain m’a beaucoup aidé. Il est féministe, et particulièrement sensible aux pressions que vivent les femmes. Il aime les femmes, et n’exige pas d’elles qu’elles entrent dans un moule. Il est mon premier amour, le premier qui m’ait dit qu’il aimait mes seins, mes fesses… Que j’étais belle, qu’il avait envie de moi. Grâce à lui, j’ai appris à aimer mon corps, à croire qu’il pouvait susciter le désir, même si je n’étais jamais parvenue à le soumettre aux normes de beauté.

Je suis devenue végétarienne. Je veux devenir végane aussi tôt que possible. Si cela n’a pas de rapport évident avec l’apparence, ça a énormément augmenté mon estime de moi-même. Je vivais enfin en accord avec mes valeurs, je faisais des choix dont j’étais fière. J’avais une valeur intrinsèque, j’étais utile.

J’ai arrêté de me maquiller. Mon copain n’a jamais remarqué. Il préfère me savoir au naturel. Je prends maintenant du temps pour me développer en tant que personne, pour être aimée pour ce que je suis, plutôt que l’image que je projette. J’ai appris à aimer la clarté de ma peau, quelque fois parsemée d’acné léger. J’ai appris à aimer le bleu de mes cernes, mes cils blonds, la roseur de ma bouche. J’ai appris à aimer ce visage pour ce qu’il a de vrai, et pour la sincérité de l’amour qu’il dégage.

Inspirée par une amie, je me suis questionnée sur le shampoing. Je suis tombée sur le blogue d’Antigone, et ça a été immédiat: en quelques mois, j’ai réussi à passer d’un lavage quotidien aux produits toxiques à un lavage aux deux semaines avec du bicarbonate de soude. Quelle libération, à la fois de ne plus passer tout ce temps dans la salle de bain, et de n’en avoir rien à cirer si parfois on a les cheveux luisants… J’ai appris à aimer mes cheveux tels qu’ils sont, complètement indomptables, comme moi.

J’ai arrêté de porter des soutien-gorges. J’ai réalisé que mis à part pour les femmes qui ont une extrêmement grosse poitrine, le soutien-gorge n’est qu’un besoin de plus créé par la société de consommation. J’ai appris à aimer la vraie forme de mes seins, à me trouver sexy lorsque j’ai les mamelons qui pointent à cause du froid (et le froid, je connais, je vis au Canada). Les soutien-gorges m’apparaissent aujourd’hui comme une prison, le digne descendants des corsets, qui conformaient le corps féminin aux désirs des hommes et empêchaient les femmes de se mouvoir librement.

Et pour les poils, j’y pensais… Mais je n’arrivais pas à franchir le pas. Au bout d’un an de métamorphose, j’ai assisté à une chorégraphie de danse contemporaine intitulée Imparfaites. Au bout de quelques minutes pendant lesquelles les danseuses se tortillaient de malaise, en déclamant des poèmes sur leur dégoût d’elles-mêmes, l’une d’entre elle s’avance au centre de la scène, et lève les bras, nous exposant fièrement les longs poils noirs de ses aisselles. J’ai compris le message: la joie de savoir qu’on n’a pas à changer, qu’on est imparfaite et que c’est parfait…

Et voilà: j’ai depuis quelques semaines de timides poils blonds sur les jambes, un toison bouclée et un peu rousse sur le pubis, et des poils bruns qui s’installent tranquillement sur mes aisselles. Et qu’est-ce que je les aime!

Ils sont le plus extrême de mes abandons. Ils sont la liberté d’exister en dehors du regard des autres. Ils sont l’acceptation entière et heureuse d’une partie de moi dont j’avais toujours voulu supprimer l’existence. Ils sont un pied de nez au capitalisme pourri qui utilise mon corps pour vendre des produits qui ne servent à rien et qui détruisent l’environnement. Ils sont ma réappropriation de mon corps, je suis mon corps et il est moi, je l’aime en entier et je n’ai pas besoin d’approbation.

Je pense, Ophélie, que laisser pousser ses poils est un acte militant, comme le véganisme: il faut faire le cheminement par soi-même, se libérer des contraintes qui ne viennent que de nous, et l’indifférence au regard des autres vient tout seul. La libération des femmes passe par les femmes.

Aujourd’hui, je suis invisible. J’ai rejeté, un à un, tous les critères qui faisaient de moins une femme potentiellement désirable aux yeux de la société. Et je ne me suis jamais sentie aussi belle. Ni aussi libre. Lorsqu’on n’a pas le regard des autres sur soi, on se fout de tout. Et c’est bon.

J’en parle aux femmes et aux hommes que j’aime. Je souhaite aux premières d’arriver à s’affranchir comme je l’ai fait, et aux seconds d’aimer des femmes vraies et confiantes. Je relis ton article aujourd’hui, Ophélie, et je souhaite vivement que tu réussiras à surmonter ce paradoxe que tu vis. Je n’exclus nullement les personnes qui décident de s’épiler. Je pense néanmoins que ce choix devrait refléter une préférence personnelle, et faire l’objet d’une réflexion éclairée, qui n’est pas influencée par l’image véhiculée dans les médias de masse.

Avec toute mon affection et ma solidarité xxx

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Noemie 6 mai 2015 at 18 h 22 min

Quel beau commentaire et quelle belle histoire. Je voulais savoir si tu me laisserai partager ton histoire sur ma page facebook? x

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Eve Bd 6 mai 2015 at 19 h 02 min

Oui, tu peux le faire 🙂 x

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Linette 9 mai 2015 at 14 h 24 min

Oh ton témoignage m’a donné les larmes aux yeux..

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Jean-Pierre 23 décembre 2015 at 9 h 43 min

Ouah… c’est beau et c’est fort… bravo pour ce témoignage !

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aslibrin 6 mai 2015 at 18 h 33 min

Je m’épile tres peu. Et mon homme adore les poils. D’ailleur je n’ai jamais rencontré un homme qui n’aime vraiment pas ça. Ils disent qu’ils n’aiment pas mais combien regardent les films porno asiatiques ou les filles ne sont absolument pas épilées? Je vois deja les têtes dégoutées mais avez vous déja senti une aisselle à plein nez? ( je parle pas de celles non lavé depuis des jours, ni de ceux qui ont des problemes d odeurs) car c est extremement exsitant, il en va de même pour l’odeur des poils pubiens. Alors oui les poils gardent l’odeur mais les odeurs même forte sont aussi très agréables et attirantes. ( je ne parle pas de l odeur du savon ou gel douche). En tout cas je pratique le libertinage ( et il y a une vrai dictature du poil pour les homme comme pour les femmes) et personne ne c est jamais pleind ou a porté un regard dégouté ( d ailleur c est les femmes elle même qui ont le plus de mal avec ça). Apres c est peut etre que par mon origine ethnique j en possede tres peu en dehors du pubis… Chacun devrait etre totallement maitre de son corps. Et nous entre femme nous devrions etre solidaire avec celle qui souhaite s affranchir de ce diktat plutot que de faire les dégoutées.

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Catemi 19 août 2015 at 17 h 23 min

Bonjour,
J’ai découvert ton blog depuis peu, et ton article aujourd’hui, et j’ai décidé de réagir à celui-ci et aux commentaires que j’ai lu (il y en a beaucoup, et j’ai préféré lire les premières réactions, les plus anciennes donc).
Je trouve ton article très juste. Tu traduis très bien ce sentiment d’obligation face à une pratique que la société nous a imposé et qui fait partie de notre culture, ce sentiment qui va même jusqu’à nous faire trouver « laide » une femme non épilée ou rasée, mais je ne vais pas m’étendre plus là-dessus car tu as très bien exprimé cette idée.
Les commentaires de ces femmes qui ont arrêté de s’épiler, et le fait qu’un de mes amis connait une fille de mon âge (19 ans) qui ne s’épile pas (je ne l’ai jamais vu mais savoir le phénomène si proche de soi n’est pas négligeable) m’a profondément convaincue.
Je pense sérieusement à franchir le pas, advienne ce qui adviendra. Peut-être que ce sera plus facile pour moi étant donné que je ne me maquille pas (sauf occasionnellement, pour les fêtes, soit moins de cinq fois dans l’année) et que j’ai une pilosité importante sur les bras que je n’ai jamais rasée (et personne ne m’a jamais fait de réflexion). Par contre je me rase les jambes entièrement, les aisselles et le stric minimum pour le maillot, histoire que ça ne dépasse pas. Je compte donc arrêter, merci à toutes pour vos témoignages et surtout à Antigone XXI pour avoir soulevé la question et l’avoir abordée si justement !

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artistmalwoi 12 septembre 2015 at 14 h 28 min

Bonjour,

Alors tout d’abords je suis nouvelle sur ton blog et ce que je trouve drôle c’est qu’on s’appelle pareil LOL.
Je suis pas végane mais en devenir (je me laisse le temps d’évoluer pour pas sentir de contrainte 😉 ). Mais je t’en a une vie naturel.
Je réagis à ton article car moi j’ai franchis le cap je m’epile plus. Et le plus dur en faite c’est les ami/famille qui eux ce dérange pas pour les commentaires à la noix. Mais je m’en fou j’ai encore la force de m’oppose. J’ai passé l’été poilu j’ai appréhender et au final je me suis baigné avec tout mes poils bon j’avoue l’équipe avec qui je travaillait et avec qui je me baignais en avait parlé et pour eux c’était devenu normal du moins pour beaucoup grâce à d’autre femme poilu et il comprenait même. Mais à la fin , y avait nouveau dont une esthéticienne lol et je me baignais. Alors soit fière de tes poil et vasi par étape c’est pas simple mais on y arrive doucement lol. Une sortit entre fille poilu en jupe pourrais aide aussi mdr

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Claire 3 novembre 2015 at 16 h 11 min

Il y a deux ans, sur un parquet de danse trad, je songeais en admirant tous ces pieds danser ensemble. Mon attention fût captivée par une paire de ballerines qui valsaient particulièrement bien, mes yeux remontent et se trouvent nez à nez à une paire de mollets sveltes et… poilus !!! le tout surmonté d’une jupette et d’une danseuse 😀
Depuis ce moment, je laisse tous mes poils tranquilles. Et je ne considère plus cette problématique épilation/pas épilation, qui ne m’appartient pas 🙂
Merci à toutes ces femmes qui vivent leur naturel et rayonnent leur épanouissement en celui-ci <3

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Gene 22 décembre 2015 at 23 h 26 min

bon, je suis brune, très brune et en plus j’ai grandi dans un pays à gens plutôt imberbes… dur dur! je me suis décoloré les poils puis j’ai supplié mes parents de m’acheter un épilateur! Pourtant ma mère était plutôt du genre à combattre ca,,, elle se souvenait de son enfance où on disait « tu as vu les jolis poils qu’elle a aux jambes ? », c’était dans les années 60 peut-être, en Amérique Latine, là où le dictat de l’image est aujourd’hui impitoyable! Ca a donc très vite changé!
Aujourd’hui, je suis adulte, 37 ans, j’ai 2 enfants.
Depuis que je suis maman et que du coup j’ai TRES peu de temps, je relativise beaucoup.
En plus je suis prof et pour mes élèves adolescentes je sens que je dois aussi mener ce combat et donner un modèle différent.
J’habite dans un pays froid, l’hiver je le passe en robe et collants noirs en laine, super!
A la piscine, j’y vais même si les poils ont déjà repoussé… une maman qui s’occupe de son gamin vaut plus qu’une maman épilée… je me dis ca et je me mets vite dans l’eau pour qu’on ne voit plus rien.
Sous les bras… bof… j’ai plutôt arrêté.
Je dans le tango… alors si j’ai pas le temps de m’épiler, je mets un pantalon et un t-shirt à manches et puis on danse presque dans l’obscurité, j’y suis allée plein de fois en robe et toute poilue dans mes jolis talons hauts!
Après tout c’est pas la jambe épilée qui attire les hommes. Je me suis plusieurs fois retrouvée dans les bras d’un homme nouveau en me disant « et moi qui voulait m’épiler hier pourquoi je l’ai pas fait!? », et bien eux, ca ne leur faisait ni chaud ni froid.
Moi j’aime caresser les poils des hommes, je trouve ca sensuel, partout, pourquoi ce ne serait pas sensuel pour eux aussi??!!
Bien sûr je ne suis pas rassurée…. montrer mes poils c’est pas facile, mais c’est sûr que si c’était plus répandu, je passerai dans le camp des « courageuses » le plus vite possible!!
En attendant mes enfants grandissent en me voyant poilue. Ma fille de 3 ans dit : « maman quand je serai grande, moi aussi j’aurai des poils là », et je me dis, j’espère que ma choupinette aura la vie plus facile que moi! haha

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Hélène 23 décembre 2015 at 4 h 08 min

Bonjour, bonsoir,
Je suis heureuse et fière d’écrire ici et d’affirmer que je ne m’épile plus (jambes, aisselles, pubis) depuis plus de 8 mois 🙂 Moi qui eu été une adepte de l’épilation « totale », mon épilateur est maintenant dans un carton auquel je n’ai pas accès et je m’en porte bien.

Bon je n’ai pas encore passé l’épreuve de la piscine ou plage publique, exposant mes poils pubiens dépassant quelque peu… (puis-je appeler cela de la chance? ça facilite quand même je trouve)
Les jambes et aisselles aucun souci. Car je me sens bien, libre et belle comme cela. J’ai quand même souvenir d’une sacré remarque d’un ami proche: « Oh non toi aussi tu fais ça!? Bon t’inquiète tu restes quand même mon amie ». Je ne savais pas que la pilosité est un critère dans le choix de ses amis!?!? Étonnant non?

Donc oui, comme tu le dis si bien, il y a 1000 bonnes raisons pour ne pas s’épiler, mais le plus dure reste les codes sociaux, donc l’image que l’on (se) donne en société, et, lié à cela, le regard des autres…
Qu’est ce qui m’aide à assumer face à cela?
Bon, mon bien être bien sûr, le sentiment d’être en accord avec moi-même et mes convictions (c’est apaisant).
Mais (malheureusement?) le déclic s’est fait aussi grâce au regard des autres, de ces femmes portant avec naturel, simplicité et parfois fierté, leur toison, de ses hommes à qui cela importe peu, qui sont parfois heureux de voir des femmes briser les codes et conditionnement, qui ne m’ont pas jugées et qui ont même (quelques fois c’est arrivé) touché et embrassé ces aisselles velues, sans émettre le moindre dégoût ou jugement.

Ça m’aide à renforcer mes convictions et mes actions construites sur ces mêmes convictions!

Hélène, fière de ne plus porter de soutien-gorge depuis 1 an! (Car ça aussi c’est un sujet qui nous concerne toutes, occidentales entre autre, et où il existent également un tas de raison de ne pas en porter!)

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chrisdecalis 26 décembre 2015 at 0 h 16 min

Bonjours! Je suis tombé par hazards sur ce sujet. Oui, je suis un homme et je suis entièrement d’accord avec tout les points abordés ici haut. Qu’une femme se raze/épile ou non, je la trouverais toujours aussi attirante. Mais il en reste un choix personnel. Une femme a le droit de se trouver plus jolie avec ou sans poils. Il y a juste un point que je me doit de survoler avec vous. Les hommes comme les femmes ont naturellement des poils et il faut vivre avec. Par contre il y a une chose que je ne supporte pas personnellement, c’est les poils vraiment trop long. Par exemple, je ne me rase jamais la barbe/moustache. Par contre, j’aime garder tout ca en ordre et en « contrôle ». Je me coupe les poils de barbe court. Par rasé, juste court. Je trouve cela plus propre. C’est pareille pour le reste de mon corps. J’aime garder mes poils court. Je pense que les femmes qui n’aiment pas s’épiler ou se raser devraient au minimum couper ca court, ça donne un impression de propreté et en plus c’est jolie. (Et, moi qui adore le sexe oral, me permet d’atteindre mon objectif plus facilement!)

Ensuite, je me doit de parler de l’autre côté de la pièce. Car oui, il y as des femmes qui trouvent les hommes poilus absolument dégoûtant. Certaines ne supportes juste pas une barbe ou une moustache ou même un torse poilus.

Pour finir, il faut arrêter de se fier au films pornographique et aux revue de beauté qui nous dit que c’est beau un corps complètement rasé. Même dans les pubs de rasoirs pour femme, les actrices se rasent une jambe déjà rasée tellement le poils c’est mal vue.

En résumé; C’est votre corps, faites ce que vous voulez. Si quelq’un n’aime pas vos poils, ils n’ont pas de place dans votre entourage!

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Séverine 26 décembre 2015 at 21 h 53 min

Bonjour à toutes … et tous ;)…
J’ai beaucoup aimé ton texte. J’ai survolé les commentaires… Alors désolée si je fais redites… Mais voilà… Je suis féministe (puissance 10) et je ne supporte pas les poils… Féminins ou masculins… Donc je m’épile (la totale) mais j’exige la même chose de mon partenaire… C’est un choix esthétique et qui dans mon esprit n’a jamais été sexiste… Le moindre homme velu m’a toujours fait fuir. La voix envoûtante d’un Guy Marchand me fait indéniablement craquer mais qu’il ôte sa chemise et son poitrail poilu ainsi que ses épaules et son dos inhibent définitivement toute libido. A chacun ses choix… Il faut de tout pour faire un monde… Mais peut-être qu’ôter le débat sur les poils dans le féminisme permettrait d’aborder les questions vraiment sérieuses et vitales (genre viols, violences sur les femmes, différences de statut, de salaires etc… ) ?
Cordialement à toutes et tous 😉 !

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Claire 24 janvier 2016 at 0 h 12 min

S’épiler aujourd’hui n’est pas un acte antiféministe, pour autant que l’on sait tout ce que vous venez d’énumérer (à raison) dans votre article. Ou en tout cas, ce n’est pas ma vision du féminisme, qui est celle de l’égalité absolue et effective homme-femme, en droits et en reconnaissance. Il faut effectivement connaître l' »historique » de l’épilation et ce que ça peut entraîner pour la peau et la santé.
Maintenant, je m’épile, et je suis féministe, et ne me sens pas faible parce que c’est un choix (peut-être et sûrement conditionné par une culture mais au même titre que ma préférence du orange au verdâtre caca d’oie dans ce cas). Je ne suis pas choquée du tout par une femme qui ne s’épile pas, ni par un homme qui s’épile. On peut vouloir se sentir tout doux, préférer le contact d’une peau glabre, ou au contraire, la trouver plus douce avec des poils, ou encore, aimer avoir des poils à tel endroit et pas à un autre… Par pitié pas de nouvelles catégories et impératifs, et vive la diversité… Si tout le monde était poilu pareil, peut-être qu’on s’ennuierait un peu aussi ? Idem avec les corsets/soutiens-gorge, je suis personnellement fascinée par les corsets et ce qui importe c’est de faire des choix (esthétiques) en connaissance de cause, et pas pour un partenaire etc…
Non ?

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Sylphide 17 mai 2016 at 10 h 37 min

Tout à fait d’accord, j’ai parcouru vos témoignages, je respecte le choix de chacun et chacune de ne plus s’épiler ou de s’épiler. Chacun à mon sens est libre de disposer de son corps comme il ou elle le souhaite.
Des années d’épilation ont fait de moi une femme qui n’a quasiment plus de poils. Du coup je ne laisse pas les quelques uns qui me restent;
Et bien que n’ayant quasiment plus de poils je transpire toujours et de divers endroits.
Je préfère ne pas être poilue, je me sens mieux ainsi et ce n’est pas pour répondre aux diktats actuels.
Concernant mon maillot n’ayant pas assez de poils pour un ticket de métro j’ai adopté l’intégral et pour ne pas avoir un « sexe de petite fille », je me suis fait tatouer.

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Eloïse Crt 16 août 2016 at 10 h 06 min

Comment on peut mettre au même pied d’égalité l’épilation et le goût d’une couleur ? Dire qu’on fait un choix, dicté par la société dans laquelle on vit, c’est par définition un non choix. On est forcément asservie.

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Fanfan 25 septembre 2018 at 15 h 20 min

Et pourquoi pas ? Le choix des couleurs, le gout que l’on en a est aussi dicté par la société, notre environnement…le vert caca d’oie, qui l’apprécie vraiment ? Par contre le turquoise…fait l’unanimité !
D’ailleurs si l’on pousse ce raisonnement d’asservissement (mot fort quand on parle d’épilation, mais soit), alors le choix de NE PAS s’épiler est aussi dicté (indicrectement) par la société, puisque volontairement fait pour ne pas faire ce que l’on te dicte… (la comme ca, ca parait assez peu clair, je sais :))
En fait, faire un choix par contradiction ou un choix contre… ce n’est plus réellement faire un choix libre !

Bon je n’irais pas plus loin dans l’argumentaire, mais il me semble que penser l’épilation comme un diktat, le devient beaucoup plus, que simplement s’épiler sans y penser.

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La reine des fleurs 1 mars 2016 at 18 h 56 min

Merci pour cet article, je ne m’épile plus depuis environ 6 mois. A l’origine c’est parce que je restais chez moi et n’avais pas de contact avec « l’homme », cela m’a fait réfléchir. Après vous avoir lu, en plus des arguments annoncés que je partage (féminisme, action « politique »), le fait que vous soyez consciente et pourtant « faible » face au regard des autres me motive encore plus à ne pas m’épiler et assumer mes poils en société. Je vais le faire putain, sortir en débardeur/short au naturel dans le métro, un bon gros fuck aux diktats, assoir ma liberté. Que j’ai hâte des regards désapprobateurs face à mon assurance 😀

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Jean-Pierre 4 mars 2016 at 14 h 16 min

Bravo ! J’adore votre assurance naissante et vous soutiens.

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Mariette 6 mars 2016 at 1 h 28 min

Par avance désolée pour la longueur de ce commentaire et les éventuelles fautes survivantes de ma relecture.
Merci à celles et ceux qui iront jusqu’au bout. J’ai lu tous les commentaires et cela m’a donnée envie de faire part de mon expérience…

Aaaah les poils quel débat!
Pour ma part je les détestais! Des origines méditerranéennes ont fait de moi une poilues comme on en voit peu (de longs poils bruns sur les jambes, les bras,etc.). Ma mère se plaisait à raconter comme j’avais un petit duvet tout noir qui me couvrait le dos à la naissance… Petite fille je ne m’en préoccupais pas vraiment et portais mes jupette sans collants, mes petits poils bruns à l’air libre. Puis mes grands frères les premiers ont commencé à en rire, normal pour eux les critères du poil avaient changés avec l’entrée au collège, puis j’y suis entrée à mon tour… Je ne portais plus de jupes mais mes bras et ma lèvre supérieur trahissait mon caractère pileux et a commencé à me valoir quelques moqueries… Les garçons plus que les filles. Mais à l’adolescence les garçons ça compte… Je demandais à ma mère de pouvoir me raser, m’épiler mais elle me trouvait trop jeune et vu ma pilosité me disait que si je commençais si jeune ce serait pire… est ce qu’elle disait vrai je ne sais pas mais j’ai commencé à complexer et à détester littéralement mes poils puis les poils en général… J’ai commencer à me raser les jambes puis les aisselles en cachette..
Il fallait que je le fasse très régulièrement car ça repoussait très vite (j’avais des critères très stricts, dès qu’un micromètre de poil venait piquer sous la paume de ma main il fallait recommencer…). C’est devenu de plus en plus pénible. C’était long, fastidieux et en me comparant aux autres je me rendais compte que chez moi, c’était pire… Je rasais mes jambes des chevilles au pli de l’aine, mon pubis était nu et ne persistait qu’un mince filet de poils tondus courts (j’ai expérimenté l’intégral la première fois mais j’ai eu la désagréable impression d’un sexe de petite fille…). A cela s’ajoutait les aisselles, la lèvre supérieur et les sur cils qui on réduit jusqu’à devenir une mince ligne (il ne repousse même plus aujourd’hui). Avec les années mon calvaire pileux s’est accentué avec l’arrivée des poils incarnés systématiquement par dizaine sur chaque jambe à la repousse… Très vite je me suis retrouvée tiraillée entre le calvaire des poils moches, pénibles à enlever, et celui de la repousse moche et extrêmement douloureuse… Je détestais mes poils et je détestais devoir les enlever…
Toutes les techniques y sont passées et rien n’y faisait… Alors je me suis tournée vers les techniques d’épilation dites définitives… Mon salut était dans le laser et la lumière pulsée!
J’avais pourtant un conjoint à l’époque qui me disait de ne pas m’épiler si je ne le souhaitais pas. Lui étant poilu, il était mal placé pour me demander quoique ce soit me disait-il… A la base je n’aimais pas les hommes velus (les poils c’était le mal!) et lui en avait le torse bien fourni. Un jour pensant me faire une bonne surprise il a tout enlevé. Je lui ai demandé de ne jamais recommencer parce qu’au final je n’aimais pas, c’était bizarre et non familier de voir son torse ainsi… comme quoi. Il ne passait qu’un coup de tondeuse pour les raccourcir et c’était bien comme ça. 🙂
Pour ma part je voulais toujours éradiquer les miens alors j’ai débuté la lumière pulsée en y mettant tous mes espoirs (la totale ; jambes entières, maillot ultra échancré, aisselles!), mais les effets ont tardé à se montrer. Au bout de 10 séances (à raison d’une séance toutes les 6 semaines) il me restait toujours mes poils certes beaucoup moins mais toujours beaucoup trop alors on a continué… Rendez vous compte cela représentais plus d’un an durant lesquels je ne me rasais qu’une fois toutes les 6 semaines puisque pour optimiser l’efficacité il faut limiter au maximum les rasages et bannir les épilations. Ça devait réussir donc j’ai suivi à la lettre les recommandations. Quel soulagement que « d’avoir le droit » de ne pas le faire tous les deux jours ou toutes les semaines (selon la technique)… C’était même un devoir que de ne pas le faire!
Au fur et à mesure des séances les poils se sont affinés, la repousse s’est allongée, est devenue moins douloureuse et les poils incarnés moins nombreux. Je me suis habituée à vivre avec des poils, de moins en moins ennemis de mon quotidien. Moins de souffrance, moins de pression.
AUJOURD’HUI CA FAIT PLUS DE DEUX ANS que j’ai débuté ce « traitement » et il me reste des zones de poils récalcitrants, je pourrais continuer, les séances sont gratuites depuis la onzième (le contrat disait dix séance, plus de poils alors…), mais je m’en tiens là. Je fais partie de ses femmes pour qui ce n’est pas une réussite totale pour beaucoup en six à douze séances le problème est réglé définitivement…
D’abord je me suis habituée à les voir et puis, objectivement, ils sont peu nombreux comparé à ce que j’avais, plus fins et moins foncés (difficile d’être objectif quand on a été à ce point poil-ophobe). De plus je suis las de ces séances et du rasage qui va avec comme j’étais las de devoir m’épiler toutes les semaines… Et depuis que je n’ai presque plus de poils, et surtout que je ne focalise plus sur ceux qu’ils restent, je me suis aperçue des changements de mon corps. Notamment de la sudation et je ne me reconnais pas totalement dans celle que je suis aujourd’hui. Avant jamais je n’avais sué des cuisses ou du pubis par exemple (ça peut en faire rire certains mais qu’elle étrange sensation…) et sous les bras l’odeur de ma sueur n’est plus la même (plus acres et plus forte)… avant je trouvais l’odeur de la sueur souvent érotique (tout dépendait du contexte…) mais plus maintenant… C’est comme si j’avais perdue de mon sexappeal en voulant en gagner.
Ironie du sort mes poils me manquerait presque.
Pendant un temps j’ai regretté de ne pas aussi avoir fait mes bras et aujourd’hui je suis soulagée de ne pas l’avoir fait… Je ne regrette pas d’avoir fait ces séances mais j’ai conscience aujourd’hui que mon corps va devoir se réhabituer à cette nouvelle condition et retrouver un équilibre, puisque ce que je lui ai fait subir l’a altéré quelque part… Bien que je ne regrette pas de l’avoir fait, je pense aujourd’hui que je n’aurai pas du poursuivre autant de temps mais l’acceptation de soi passe par un processus et un cheminement qui peut être long, et cela a été mon cas. Je ne vais pas m’épiler par la suite mais laisser ces vestiges de ma pilosité passée, libre de vivre comme bon leurs semblent pour montrer à mon corps que j’ai compris son message et que le naturel est la voix que je choisi dorénavant… Si seulement j’avais pu raisonner comme cela avant, quel mal je me serai épargnée tant physique que moral, mais je devais en passer par là.
Les autres peuvent bien regarder et commenter je ne serais plus victime de ma nature comme je l’ai été et plus jamais je ne souffrirai de ce que la société me renvoyait à la figure. Si pour le reste, la mode, le maquillage j’ai toujours été détachée des artéfacts médiatiques pour cela j’étais prisonnière de mon image sociétale d’adolescente et aujourd’hui, je suis plus que jamais Femme, libérée et fière de l’être.

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Marion 23 mars 2016 at 13 h 50 min

Personnellement, je n’ai pas encore réussi à franchir le pas. Je m’épile pratiquement pas en hiver mais mes aisselles souffrent lorsque viennent les beaux jours. Je me suis épilée une fois la moustache, ça m’a fait tellement mal que j’ai arrêté. Je préfère décolorer mais j’en peux plus des crèmes décolorantes à la composition chimique qui me brûlent la peau: auriez-vous des crèmes décolorantes plus naturelles à me conseiller?

Merci encore pour cet article! Peut-être qu’un jour moi aussi je franchirais le pas !

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S. 28 mars 2016 at 22 h 42 min

Personnellement je n’ai jamais fait d’épilation « sociale », je m’épile ou me rase quand ça me chante et à vrai dire pas très souvent ! …. Pour moi le rasage et/ou l’épilation a plus une côté « je change de vie à partir de cet instant » tout comme les gens qui se rase « la boule à zéro » comme on dit vulgairement, seulement ce n’est que pour moi, dans mon intimité et il n’y a que moi qui le sait …. Donc c’est plus un état d’esprit, de m^me les moines bouddhistes qui se rasent la tête en entrant au séminaire …. J’assume le fait d’être différente « à tout poil » … Et oui je vais à la piscine avec mes poils et je m’en porte aussi bien …. Peut être quand il me « gênent » je les enlève plus mais c’est rarissime : l’hiver j’ai froid sans, l’été j’ai chaud sans !!! LOL … Mon mari s’il a émit une ou deux suggestion s’y est fait et ne dit rien …. Qui ne dit mot consent donc …. Bref ! Donc je vis ma vie libre et « au poil » !hihihi ! Et … Je me fiche de ce qu’en pense les autres !

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Aurélie 29 avril 2016 at 10 h 59 min

Ca y est, j’ai réussi mon défi perso, suite à la lecture de cet article, un an sans toucher à mes poils d’aisselles !
Une ou deux fois, pour aller à la piscine, j’ai failli tout enlever, mais en fait, je les aime ses poils ! Ils sont doux et sentent bon (oui, oui !). Je trouve que je sens moins la transpiration (j’ai aussi un déodorant plus naturel) et que je transpire moins. Il faut juste assumer le regard des autres, mais franchement, je ne passe pas mon temps les bras en l’air, donc ça va ! Avec certains hauts sans manches, j’ai encore des doutes, donc pour l’instant, je fais l’impasse.
Pour les autres poils, c’est plus compliqué… Pour les jambes, les cuisses sont tranquilles depuis de nombreuses années, j’ai juste un léger duvet blond. Pour les mollets, je garde mes poils tant que je dois mettre des collants (et je suis passés à des collants opaques, donc plus chauds et plus solides). Ensuite épilation à la cire de temps en temps au besoin (tous les mois à peu près je pense…).
Pour le maillot, j’ai beaucoup ralenti l’épilation. J’enlève juste ce qui dépasse et encore juste pour aller se baigner et c’est tout ! Je m’achèterai bien un joli shorty pour la piscine et la plage pour régler le problème définitivement… A voir…
Ps. : Le fait d’avoir trois enfants m’a bien aidé, car franchement, je n’ai plus le temps de faire la chasse aux poils comme avant et surtout plus l’envie de perdre du temps à ça !! 😉

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pgriffet 28 juin 2016 at 8 h 36 min

« Qui attire l’attention contre le diktat des hommes rasés ? »

Il n’y a pas de diktat du glabre pour les hommes. Pas besoin d’attirer l’attention. Que du contraire, depuis une quinzaine d’années, ils peuvent garder ou enlever leur pilosité, sans que ça ne dérange (et ce choix est une bonne chose).
La bonne question est plutôt : qu’est-ce qui pousse autant de femmes à se conformer à une norme qui implique d’ailleurs de gros inconvénients (chez la plupart des gens, pas chez tous) ? Je n’ai pas la réponse à cette question.
La seule chose que je sais, c’est que comme on ne voit jamais de poils sur le corps des femmes dans les médias mainstream, il n’y a pas de référent. Quand on verra un quart des femmes dans les médias avec des poils, alors on pourra parler de « liberté de s’enlever ou garder » ses poils. En attendant, il n’y a pas de liberté, tellement la pression est forte. Ma compagne se fait insulter à la plage ou à la piscine par des pilophobes intolérant-e-s. Je suis avec elle, j’ai aussi des poils mais on me dit rien. On appelle ça le double standard et ses racines sont ancestrales. Faut pas chercher plus loin le «culte du glabre féminin»

« Il est quant même bien pratique d’entretenir sa coupe avec le sexe oral » …  » De même que s’occuper d’un partenaire au milieu de ses poils (très longs…tout partout…) n’est pas des plus agréable »

Ce sont des affirmations totale subjectives, donc peu intéressantes. J’expérimente le contraire depuis 35 ans et je n’ai jamais eu de problème à gérer les poils pubiens, ce sont même des partenaires de jeux sexuels, comme les poils des seins et des aisselles :p
Votre discours est malheureusement celui de l’industrie cosmétique : présenter les poils comme des ennemis, qu’il faut domestiquer, éradiquer. C’est normal, ça leur rapporte plein de frics à ces patriarcapitalistes 🙁

 » tout partout lorsque l’on vient de se raser ?? et ça glisse super ! »

et le lendemain du rasage, est-ce que ça glisse encore ? Ou c’est plutôt « papier émeri » ? Maïa Mazaurette avait fait une excellent billet il y a qq années sur la période de repousse entre deux rasages, cette période où il est très désagréable de frotter son corps contre celui du/de la partenaire car la repousse est irritante. Sans parler de tous les inconvénients liés au rasage : démangeaisons, rougeurs, poils incarnés, etc. Fallait que je rétablisse un peu l’équilibre suite à ce commentaire laudatif sur le glabre :p

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genevieve 28 juin 2016 at 18 h 01 min

Bravo pour ce commentaire très juste. Merci!! C’est fou que les gens se permettent d’insulter une femme à cause de ses poils. Se permettrait-on d’insulter quelqu’un parce qu’il ne se fait pas refaire le nez??!
Ces personnes prennent-elles aussi facilement la parole quand il s’agit de remettre quelqu’un à sa place en cas de maltraitance verbale ou physique en public..? je me dis que cette histoire de poils déchaîne malheureusement trop d’ardeurs…

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Kayla 9 juillet 2016 at 2 h 53 min

Merci pour ce texte! Moi j’en suis à la liberté de mes envies, à moi, comme femme féministe et activiste, radicale et sans aucun compromis.

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Kash 7 août 2016 at 7 h 42 min

Bonjour! Très bon article, même si je connaissais déjà tous ces arguments:) par contre je n avais jamais poussé la réflexion sur l érotisation du poil, et par ce fait ci d aseptiser le corps. Bon point! Pour moi c est encore trop dur malheureusement. J ai une pilosité brune et drue sur peau blanche. J ai quelques amies qui grâce à leur poils blonds et fins ont osée et franchement je les trouve très bien comme ça! En revanche ce que je ne toucherai JA-MAIS c est d abord l intégral (brrrr je ne me sens plus femme comme tu le dis… J aurais l air d une enfant), et mes bras (seul endroit ou j ai les poils blonds et fins) je n en vois absolument pas l intérêt… Et pourtant certains m ont déjà proposé de le faire ¬_¬) Bref tout ça pour souhaiter bon courage à celle qui entreprennent cette démarche, car si il y aura toujours des gens pour s en moquer totalement, ce sont les regards de jugements qui se manifestent le plus. Mais c est vous qui avez bien raison 😉

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Cédric 14 août 2016 at 9 h 44 min

Je suis un homme, et je me suis déjà épilé intégralement pour faire plaisir à une excompagne, je déteste ça, le pire c’est sous les aisselles je l’ai jamais fait et le ferais jamais,
je me sens privé d’une part de ma masculinité en m’épilent,
de plus ça donne parfois d’horrible bouton blanc, ça gratte, et parfois de vilain poils incarnés,
j’ai dit à ma dernière ex qu’elle avais pas besoin de s’épiler pour moi,
elle m’a dit je ne saurais pas,
si j’étais une femme, je ne prendrais ni la pilule, et ne m’épilerais pas,
et c’est bien expliqué dans l’article, c’est encore une façon déguisée de domination sur la femme,
on la rend uniquement objet sexuelle en plus avec sont consentement, y’a cas regarder les pubs et comment on traite la femme, tant que vous accepterais ça vôtre pouvoir ne vous reviendra jamais,
voilà 20ans c’était choquant une femme épilée intégralement,
sans parler de l’énergétique, pourquoi les Sa-du en Inde ne se coupe jamais les cheveux,
ils dises que l’énergie se concentre aussi dans les cheveux et les poils,

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Eloïse Crt 16 août 2016 at 9 h 49 min

Si tu étais réellement une femme, tu n’aurais pas cette réflexion car tu serais né dans une société qui te dit quoi faire en permanence, toi une personne t’a demandé de t’épiler, ça te gène alors tu ne te laisses pas faire, mais à l’inverse, en tant que femme, ce n’est pas le même contexte/schéma, tu ne peux pas savoir ce que tu aurais fait dans la peau d’une femme dans ce patriarcat… Ce n’est même pas une question d’acceptation, on ne peut pas changer la mentalité de tou.te.s d’un claquement de doigt alors même si moi je me revendique avec mes poils, d’autres femmes me montreront du doigt, mais je ne peux pas les juger car elles ont été conditionnées à raisonner ainsi. Le féminisme sert à ça, entre autres, mais trop de gens le combattent, à tort.

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leonieparent 14 août 2016 at 16 h 42 min

Merci pour cet article! Je suis moi-même dans ce débat intérieur depuis plusieurs années… Je réussis à laisser mes aisselles au naturel, même si j’ai de drôle de regards de la part des gens, parfois. C’est mon premier pas, un jour j’en aspire à laisser mes jambes libres, elles aussi. J’ai trouvé ça extrêmement difficile au début, l’été surtout, de lever mes bras et laisser voir cette touffe sombre! Mais comment peut-on continuer à dépendre du regard des autres quant à nos critères de beauté? Je n’en suis pas encore entièrement détachée, mais j’en fait un défi personnel pour les prochaines années. 🙂 Et aussi, pourquoi la ligne de ce qui est beau ou laid est si mince, pourquoi est-elle prise dans des détails extérieurs à notre beauté naturelle et individuelle? Il faut ré-apprendre à voir que la beauté se trouve dans le « vrai », dans l’unique, et que le « laid », n’existe pas en fait… Ça serait beaucoup plus facile de s’accepter et d’accepter les autres tels qu’ils sont. C’est bon aussi de lire les autres commentaires, de savoir que nous sommes plusieurs à travailler pour une société plus ouverte, plus vraie et encore plus libre. Bravo à tous.tes! 😀

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Lola 1 septembre 2016 at 15 h 06 min

Pour toute ces raisons… JE NE TOUCHE PLUS MES POILS! Mais 10000000 merci de me donner des arguments pour la prochaine reunion de famille/plage entre amis/sortie restau…. m’enfin pour toute les fois où mes poils vont terroriser qqun!

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Kalamare 4 septembre 2016 at 2 h 56 min

Yowza…Ça fait un moment que j’ai renoncé à l’idée de l’intégrale ^^. Je ne me sens pas du tout à l’aise avec un pubis « tondu ». J’ai le sentiment qu’il me manque quelque chose – puis bon sang, qu’est-ce que c’est pénible à faire. Et je trouve bizarre, quand je me regarde dans une glace, de voir cet être qui n’a de poils nulle part hormis sur la tête ! La fameuse « jumelle » de la chevelure dont parlait Baudelaire sur le corps de sa muse dans le poème consacré m’a sans doute marquée. Esthétiquement, je trouve ça plus « équilibré », toutefois je n’imposerai ce choix à personne. En revanche, je répliquerais à coup sûr si j’entendais quelqu’un me dire que c’est « dégueulasse », ou « sale ». Les poils sont comme les cheveux : si on les lave, ils sont propres. C’est simple. Je ne vois pas où serait le manque d’hygiène supplémentaire. De la même manière, je ne m’épile pas en hiver – sinon j’ai froid aux jambes, même sous mon jean ! Je concède que j’ai encore du mal à assumer mes aisselles…Peut-être que je devrais me relire la première apparition que Zola donne à « Nana » au tout début du livre en question : je me souviens qu’il fait une description flatteuse de ses poils d’aisselles. Il y a trois ans, je sortais avec une fille, et nous ne nous sommes jamais imposées de nous épiler. De fait pour moi, « l’argument du cunnilingus » est un faux argument : je peux attester que les poils ne sont pas un si grand « obstacle » – à moins peut-être d’avoir trente centimètres de toison entre les jambes ! En bref : merci de cet article. Quand bien même tu t’épiles, ne te culpabilise pas. La société actuelle te donne déjà bien assez de « raisons » de t’excuser sans arrêt quand tu es une femme. Si tu veux réapprivoiser tes poils, vas-y progressivement – je crois que quelqu’un d’autre l’a déjà dit dans les commentaires Sinon, enlever tes poils ne te prive pas de féminisme, et ça ne fait pas de toi une complice de machisme. Tu soutiens qu’on peut être femme avec ou sans poils, c’est ce qui compte. Être féminine, ça commence par aimer être une femme, et être une femme répond à au moins autant de définitions qu’on a toutes épilé de poils dans nos vies, je pense ! Alors sois bien dans ta peau, dans tes pompes et dans tes poils comme tu le souhaites, et continue d’écrire. S’il te plaît.

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jessyca 20 septembre 2016 at 10 h 37 min

bonjour à tous et à toutes , je voulais vous racontez par rapport à l’épilation que depuis l’âge de 16 ans je ne m épile plus j’ai 30 ans actuellement et poilue, mon mec avec qui je suis depuis 2 ans trouve mes poils super sexy , il ne s’épile pas non plus . je m’aime trop poilue donc je sors poilue dans la rue mais personne n’a oser me faire de réflexions ou de regard de travers pourtant je sort beaucoup . On est en 2016 c’est la liberté dE SOI alors les poilues franchement pourquoi vous vous prenez le choux par rapport aux poils ? personne ne vous interdit d’être poilues perso j’en ai jamais eue rien a battre de ce que l’on peut penser de moi . je pense qu’aujourd’hui en 2016 les gens vont plutôt vous regardez bizarrement si vous vous rasez encore les gens mais pas l’inverse . je ne suis pas un mouton ou une victime de la société je suis moi et je fais ce que je désire de mon corps , alors vive les femmes poilues ou pas poilue et le naturel , vous êtes toutes belles. je me suis même rasée complètement la tête c’est jolie et j’assume .bye

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jessyca 20 septembre 2016 at 10 h 42 min

je voulais ajoutez que le mot feminine c’est par définition être une femme alors quoi que tu fasse si t’es une femme tu resteras toujours une femme donc tout ce que tu fais est féminin pareil pour un homme en jupe seras toujours un homme quoi qu’il fasse sauf s ‘il change de sexe

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Marceau 26 septembre 2016 at 15 h 21 min

Bonjour !
ravie d’avoir trouvé ce blog et quelqu’un qui a osé soulever ce point
car nous avons le plaisir de vous annoncer désirer à mettre en vue une belle campagne pour le retour de la pilosité féminine (pubis, aisselles, etc..) car y’en a marre de ces stéreotypes robotique de notre époque !
Donc merci à celles qui veulent y contribuer de répondre à cet appel et enfin ramener la féminité naturelle telle qu’elle mérite de l’être et bravo encore à l’auteure de ce blog et à toutes celles qui suivent 🙂

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n 26 septembre 2016 at 18 h 38 min

Ça peut être hyper intéressant… dans quel cadre, quelle ampleur de diffusion souhaitez vous mettre cela en place ??

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Marceau 27 septembre 2016 at 10 h 07 min

Oui nous le savons…l’ampleur dépendra des adeptes (l’union fait la force non ?), le premier pas est de passer de l’idée à l’action mais le plan ne sera détaillé qu’aux personnes réellement interessées. Si tel est le cas, questions&suggestions en boite à authenticwoman@online.fr (groupe fermé fb à l’étude) Cord.

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Catemi 26 septembre 2016 at 18 h 41 min

Je suis intéressée… Mais en quoi peut-on vous aider à mettre cela en place ?

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Marceau 27 septembre 2016 at 10 h 09 min

Bjr voir comment. ci-dessus 😉

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A poils | Une vie d'allégresse 2 octobre 2016 at 23 h 56 min

[…] article d’Antigone XXI « jamais sans mon poil »: antigone21.com/2012/07/04/jamais-sans-mon-poil/ […]

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Tous au poil ! – Ma Copine Pauline 5 octobre 2016 at 17 h 41 min

[…] copines, d’être réellement libre ou non de s’épiler. Antigonexxi, dans son article Jamais sans mon poil, ajoute d’ailleurs,très justement : « Parmi les femmes qui déclarent s’épiler […]

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Ginette 8 octobre 2016 at 21 h 21 min

Bonsoir !

ça m’arrive pas souvent de répondre à des articles, mais là j’ai envie.
Les poils … haha !
Pour ma petite histoire, j’ai du me raser une fois les aisselles au collège pour faire comme les copines, mais je n’ai jamais recommencer ( ou peut être une fois, je ne sais plus maintenant ) en tout as j’ai détester cette sensation, je me rappelle de cet effet qui  » pègue « , la sensation que la sueur coule.
J’ai toujours voulu garder mes poils aux aisselles, ça été source de moqueries un peu à l’adolescence et de regards un peu insistants encore aujourd’hui. C’est devenu pour moi une façon de revendiquer cette liberté de mon corps, je disais à un moment que c’était  » ma religion  » ou  » mon partie politique « .
Je defends ouvertement le droit de garder mes poils.
Je les ai toujours aujourd’hui 🙂 je les coupe un peu de temps à autre quand ils sont trop long.
Pour le maillot, ça m’est arrivé une ou deux fois d’épilé, mais ça me fait vraiment trop mal, même si esthétiquement j’aime bien en avoir un peu moins ( jamais fait l’intégral, et ça ne me tente pas du tout, pour moi le rapport au sexe de petite fille imberbe est limite malsain ) étant  » généreuse  » en pilosité.
Pour la baignade je trouve des bas de maillots bien couvrants.
Pour les jambes, c’est vrai que je subis aussi aussi le dictat sociétal et je n’arrive pas à apprécier mes jambes poilues quand je suis en jupe. J’épile donc uniquement l’été, le reste de l’année ça pousse.

Je suis d’accord avec tout ton article, et je me dis que la condition féminine à encore de longs jours d’évolution devant elle, que ce soit les poils ou d’autres sujets, il y a encore du chemin, ici comme ailleurs.
Merci en tout cas de parler de tout ça

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Marceau 9 octobre 2016 at 13 h 32 min

Merci à vous et si vous voulez contribuer à notre cmp. n’hésitez pas (voir mail à l’adr. ci-dessus 😉

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Ginette 9 octobre 2016 at 20 h 31 min

Je vous ai envoyé un petit mail 😉 ça m’interesse !

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KARINE 16 octobre 2016 at 18 h 46 min

Bonjour a tous je vous invite sur facebook sur mon groupe contre l’épilation venez nous rejoindre et exprimer vos opinions ! merci a tous https://www.facebook.com/groups/non.a.lepilation/

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Salle de bain zéro déchet : fais le plein d’idées ! | Clémentine la Mandarine 29 octobre 2016 at 14 h 19 min

[…] mieux, c’est encore de les garder (à lire ici ou ici). Oui, mais… tu n’as pas envie. Moi non plus à vrai dire. Alors on fait comment […]

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Neud 30 octobre 2016 at 3 h 00 min

Chère madame,
j’entends ton cri du coeur et je le partage. M’épilant depuis mes 8 ans, il m’a fallut bien des années avant de réfléchir, de prendre ma décision, puis de l’appliquer, et enfin de trouver mes poils du corps beaux. Laisse-moi te dire que je suis irano-suisse, et que mon père le Suisse est autant poilu que ma maman orientale, si bien que leur enfant, c’est Choubaka : poils longs, noirs, épais (merci le rasage à répétition ;D).

Ce qui m’a aidé, c’est tout d’abord cette fille que j’admire, au collège (lycée): passionnée de théâtre, de philo, de littérature, de photographie et de peinture, elle est mon aînée de deux ans et mon inspiration tant vestimentaire (elle trouve toutes ses fringues dans les seconde-main) que spirituelle (elle parle doucement, a toujours un mot gentil pour tout le monde, écoute activement, mange végan sans faire polémique)… et voilà qu’un été, elle débarque avec des poils bruns, fins, sous une jupe au-dessous du genou, avec des derbys et des chaussettes colorées. Toujours son sourire de militante, et sa voix douce de personne empathique.
Déclic. Je ne m’épilais plus, par flemme, mais n’osais pas montrer mes jambes. Je commence alors à remonter le bas de mes pantalons. Vais une fois à la piscine. Quelques remarques méprisantes, uniquement d’autres femmes : les hommes avaient l’air impressionnés! Ni dégoûtés, ni gênés, plutôt les yeux qui leur sortaient de la tête devant tant de poils librement et fièrement promenés sur un corps féminin! (j’avais tout de même un paréo, je suis pas Jeanne d’Arc non plus)
^-^

Ces derniers temps, j’ai cherché des photos de belles femmes, fortes, libres, intelligentes, avec des poils. Pour m’encourager, parce que c’est dur quand l’écrasante majorité de mes connaissances arborent une peau infantile. Je dois dire que… ça fait du bien, d’aller à contre-courant. C’est comme si mon corps est un acte de résistance. Quand il m’arrive de vouloir m’épiler, je regarde mes poils et leur dis que ce sont de vaillants soldats pour la liberté, un bon gros fuck you aux diktats, aux préjugés, qui cantonnent la femme dans son rôle de bombe sexuelle pré-pubère. Je me sens sexy, merci, avec mes gentils poils. Mes derniers gars n’en avaient strictement rien à foutre, et m’ont même dit qu’ils adoraient : beaucoup de filles sont obsédées par leur apparence, au point que ça gâche les relations, tandis qu’avec moi c’était beaucoup plus tranquille, vu que j’étais (bcp) moins insécure.

Les plus: une peau plus réceptive, plus sensible, plus douce? Gommage incroyablement agréable. Plus de temps pour autres choses. Douches bien plus relax. Cette impression de porter une oeuvre de la résistance partout. Les regards parfois admiratifs qu’ils suscitent (moi une inspiration, oh my god).
Les moins: ? (même le regard des gens apportent quelque chose: le courage. la victoire sur la peur)

Blablabla, tout ça pour te dire : bonne chance. Un jour tu vaincras.
– évite au maximum toute photo de femme épilée. C’est trop puissant, perso j’ai encore du mal.
– inspire-toi: Frida Kahlo (qui m’a permis d’exhiber mon mono-sourcil en toute confiance, voir même, avec orgueil XDDD), ? miau

http://doublemesh.com/women-beauty-unshaved-armpit-hair/


(cette femme est ma nouvelle héroïne. Quelle classe, quel talent, sublimer le poil, aho divine)

Dernier truc: il faut que tu aies envie de les trouver beaux. Vraiment. Fais-en un objectif. Commence par les poils des bras qui sont toujours là. Des cuisses, si tu te ne les épiles pas. ^-^

http://www.nyccrazygirl.com/archives/2016/10/06/34388494.html

Bisous ! Et merci pour ton blog, tu dénonces des choses à mon avis importantes, avec justesse et positivité! Il faut des gens comme toi sur cette foutue planète :))))))) <3 <3

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Zoette 28 janvier 2017 at 13 h 19 min

Super article ! Les arguments donnent à réfléchir !
Je m’épile également mais grâce à mon copain (et oui parfois on peut vraiment tomber sur des hommes en or) je suis passée de vers nu : « j’enlève tous les poils, partout et tout le temps » à une épilation plus espacée, en hiver par exemple je passe de longues périodes sans m’épiler et ça ne gêne absolument pas mon copain (je suis pourtant bien garnie de ce côté-là ;), je ne m’épile pas forcement toujours le maillot alors qu’avant c’était intégral ! cela me permet de varier les plaisirs selon mon humeur, je le fais aussi moins souvent, bref c’est toujours une épilation mais plus modérée.

Par contre, j’avoue ne pas réussir du tout à assumer ma pilosité à d’autres regards, quand je ne suis pas nickelle donc c’est pantalon ou manches pour sortir !

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Iserym Bracegirdle 14 février 2017 at 16 h 41 min

C’est clair que s’épiler ce n’est pas quelques chose de naturel, on est tous né pour avoir du poils naturellement étant adulte donc…
Après il est vrai qu’étant conditionné et que d’un point de vu esthétique, avoir des poils, c’est pas jolie jolie, forcément c’est dur de s’en passer.
Perso je n’arrêterais pas de m’épiler, du moins les jambes ça c’est sûr (pour le reste c’est à voir…), à moins que la mode soient aux poils. lol 😉
Par contre l’hiver, je ne rase pratiquement jamais et ça, c’est grâce à mon homme qui ne me dis pas comme certains le feraient, comme quoi je devrais raser.
Bon ok là il commence à faire la remarque pour le maillot mais ça le dérange pas tant que ça et pour les jambes il s’en fou un peu à vrai dire. 😀
Je dirais même que sous la couette, les poils ça passe mieux que les chaussettes, allons comprendre…

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Marceau 24 février 2017 at 12 h 20 min

s’il y a quelque chose de sûr, c’est bien ce dernier point chère Iserym 😉 …

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Jx 6 mars 2017 at 11 h 03 min

Bonjour,
Je suis un homme de 40 ans et j’aime les femmes poilues, exit les jambes. Je trouve bien plus sensuelle une femme qui assume ses poils sous les aisselles et laisse ses poils dépasser du string, c’est très érotique. Je trouve les femmes au naturel plus équilibrée, libre et féminine que les 99,9% de femmes lobotomisées, sans personnalité, ou sans caractère, qui s’épilent comme des gamines par crainte du ridicule. Il est affligeant de constater que toutes les petites filles veulent vite être des femmes et que dès que les poils apparaissent veulent ressembler à des petites filles. Il est pervers de vouloir une femme qui ressemble à une gamine, le porno y est pour beaucoup, sans parler du matracage publicitaire. Je trouve malsain et perverse ce regard et cette norme de la femme imberbe. Les femmes ont milité pour leurs droits, se battent chaque jour pour être reconnues, mais restent esclave de cette société immorale et dégradante. Mesdames, restez au naturel, assumez fièrement votre droit à disposer librement de votre corps. Parfois mon épouse, après des années de discussions acharnées se laisse pousser les poils mais à la moindre soirée ou rdv médical, c’est épilation et rasage complet accompagné d’un profond malaise et sentiment de honte. Ma préférance n’a alors plus la moindre importance, la priorité, ce sont les autres et leur jugement. Qu’en pensez vous?

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gm 6 mars 2017 at 11 h 31 min

Merci, c’est fantastique d’avoir des commentaires de ce type de la part des hommes. Depuis que je m’en fais moins pour mon épilation, quel gain de temps et de liberté!! Mes poils sous les bras ne me gênent pas du tout… sauf quand je voudrais mettre une petite robe à bretelles pour aller danser le tango… alors je mets autre chose et me dis… en fait les hommes, eux, ne mettent pas de petites robes à bretelles… et c’est rare de voir leurs bras nus, leur jambes nues aussi d’ailleurs (et c’est bien dommage). Pour les jambes j’avoue y revenir plus souvent, mais de moins en moins. Depuis que je suis séparée j’ai rencontré des hommes d’âges différents, disons de 28 à 78 ans et même à la première nuit, se connaissant peu, ou bien ou pas du tout, pas épilée du tout ou avec les jambes lisses, je ne ressens aucune différence chez eux! Je mes sens exister plus pleinement et assumer ma sensualité et ma féminité sans que rien de ce dictat des poils n’ait quelque chose voir là dedans. Et arrivée là il est question d’être une femme dans une dimension différente, plus pleine, plus assumée, plus naturelle, plus sauvage. Je me sens pousser des ailes et ma « recherche » se déploie même sur d’autres plans. Ma salle-de-bains et ma maison se vident petit à petit de plein de choses inutiles et ma garde robe aussi… pour tout vous dire, ca fait quelques mois que j’ai même abandonné mes culottes! une liberté de plus! La vie est belle!!

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Séverine Lascombe 6 mars 2017 at 11 h 36 min

Génial ! Dès que les poils auront totalement repoussé sur l’intégralité du corps, plus besoin de vêtements non plus. Le retour à la grotte est proche ! Et notre chère petite planète bleue ne s’en portera que mieux 🙂

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gm 6 mars 2017 at 11 h 41 min

😉

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Marceau 6 mars 2017 at 12 h 07 min

Bonjour Séverine Lacombe,
donc tu as des poils sur le dos, les hanches et les épaules aussi ?…ah ah ah 🙂

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Séverine Lascombe 6 mars 2017 at 12 h 14 min

😀 ! Non, pas du tout ! Je suis complètement de l’autre côté du miroir :)… Quand j’étais citadine, vivant en Allemagne, j’étais en effet, selon les critères de ce blog totalement « libérée », ne prêtant pas attention aux poils…. donc je ne connaissais ni le rasoir ni la cire… Jusqu’à mes 30 ans. Depuis que je vis à la campagne et que j’ai découvert la douceur indéfinissable d’un épiderme sans poils, je m’épile totalement et j’exige la même chose de mon partenaire…
Je trouve que certains commentaires sont à la limite de l’insulte… Je ne me sens ni demeurée, ni lobotomisée, ni sous l’emprise d’un diktat sociétal….
A chacun ses poils ou non-poils et vive la diversité !!! 😀 !

La sauvage :D 6 mars 2017 at 12 h 03 min

« sauvage »!!! c’est exactement ça!! Je suis devenue teeeellement « bestiale » hahahaha 😀
Surtout que pour moi la transition a été totale CocaCola+clopes+épilation+shampoingsdemagasin+contraceptionhormomale à… bio+sain+naturel…
Et depuis, j’ai l’impression de découvrir de nouveaux sens! Je ne suis plus malade! C’est complètement ouf!
Et j’ai aussi une libido débordante 😀
hahaha
Laissez-moi vivre avec mes poils (même sur les jambes) et mes odeurs de phéromones ^^

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gm 6 mars 2017 at 12 h 44 min

une femme ma recommandé ce livre « femmes qui courent avec les loups, histoires et mythes de l’archétype de la femme sauvage » que je viens de commencer à lire… peut-être que ca pourra éclairer certaines de ces libérations que nous ressentons. Pour moi aussi la libido est au top et je prends de plus en plus de plaisir à déguster les hommes, c’est de plus en plus créatif et délicieux, autant pour moi que pour eux…;-)

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Marceau 23 mars 2017 at 15 h 55 min

Bonjour à vous 🙂
puisque l’effet de liberté attendu semble bien là, si vous êtes partantes pour participer à un projet photographique, voyez mon post de Septembre bien plus haut des commentaires de cette page et
@ votre écoute car le natural vintage, ça revient et c’est bien mieux comme ça 😉 …

Marceau 12 avril 2017 at 23 h 12 min

Voilà ce qu’on appelle un « retour aux sources »…La sauvage 😉 (respect)

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Marceau 6 mars 2017 at 12 h 00 min

ET voilà cher Jx, une preuve concrète de plus montrant combien de femmes ayant perdu leur nord sur leur authenticité pour donner priorité à « l’industrie de l’image ». Voilà pourquoi le pubis en triangle crée par mère nature n’est plus qu’un signe extérieur car celles qui décident de le garder montrent bien leur affirmation de féminité. Mais puisque ton épouse semble être victime influençable facile est-ce que le fait de constater que des stars qui prônent les poils pubiens et le témoignent sur le net (Julia Roberts, Drew Barrymore, Laetitia Casta pour ne citer qu’elles) l’aiderapeut-être à se refaire une idée 😉 :
(tout est sur le net, dont même 2 blogs de jeunes filles parmi d’autres qui méritent d’être saluées pour leurs actions: pinupbio.com & lecorpslamaisonlesprit.fr/jenepileplusmamounette)
Voilà espérant que ce post pourra aider une autre femme à retrouver qui elle était, pour le bonheur de son mari et aussi pour elle même !..

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